• Tianjin, Chine

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  • Articles récents

  • Teresa Teng Dèng Lìjūn 邓丽君

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    Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.
    N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?
    Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.
    Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant.
    Glisse une larme sur sa joue.
    Une autre encore.
    Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.
    Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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  • Liú Yáng (刘洋)

    Liú Yáng (刘洋)

    « Une femme tel un rêve
    Un rêve perché loin dans le ciel, désormais à notre portée sous les couleurs d’une femme d’exception. »
    Tels étaient les mots du Xinyang Daily, le jour du lancement de Shenzhou 9, lancé le 16 juin 2012.
    A l'âge de 33 ans, originaire de Línzhōu (林州) dans le Henan, Liú Yáng est devenue la première spationaute chinoise (háng tiān yuán 航天员).
    « N’est ce pas la meilleure promesse d’avenir que de laisser une de nos femmes contempler depuis le ciel, l’œil plongeant, le regard avide de beauté, la Chine éternelle ? » souffle un internaute.
    Liú Yáng occupe le grade de commandant dans l'Armée populaire de libération (Zhōngguó Rénmín Jiěfàng Jūn) et membre du Parti communiste Chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng).
    « Ma Terre, celle de centaines de millions de chinoises. Je porterai leur espoir, leur parole, leur rêve loin dans le ciel, toute honorée que je suis de voler dans l’escape en leur nom. »

  • Lin Huiyin

    Lin Huiyin

    Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.
    Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant.
    Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.
    Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.
    Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

  • Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen 宋庆龄

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    Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.
    A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?
    Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L'amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).
    Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.
    Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

  • Yang Likun

    Yang Likun

    Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.
    Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de "Xiaojiuer".
    Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.
    Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.
    Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

  • Lin Chi-ling 林志玲

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    Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.
    Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.
    Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.
    « Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »
    Longtemps après, je l’ai croisée.
    Elle venait d’être exclue d’une superproduction.
    La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.
    Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.
    Je lui ai alors dit :
    - Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)
    - Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

  • Yang Liping 杨丽萍

    Yang Liping

    Quelle drôle d’aventure, la vie !
    La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie "Dynamic Yunnan". Tout grognon, soupirant d’ennui.
    Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !
    Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.
    Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore
    Ce soir là, je me faufilais dans les coulisses.
    Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.
    - Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.
    - Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.
    Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.
    - Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

  • Li Bingbing 李雪

    Li Bingbing (48)

    - Toute jeune, me dit-elle, je n’avais pas la moindre intention de devenir actrice. Je souhaitais alors apprendre aux jeunes enfants la lecture, le savoir.
    Cependant, en 1993, une proche lui suggére de faire un tour au très renommée Shanghai Drama Institute in 1993.
    - J’y suis allé en un coup de vent. Ce jour là, un vent trop fort peut être, j’y suis restée le temps d’une saison.
    Dès 1999, dans le film Zhang Yuan's Seventeen Years (1999), elle noue avec la célébrité. La voilà propulsée au rang des meilleures actrices lors du 12th Beijing College Film Festival.
    Viennent les propositions Hollywoodiennes : Resident Evil, Transformers.
    - Je ne me laisse pas emporter par ce furieux coup de vent, je reste moi même, heureuse dans ma tête, le regard rivé vers des enfants à qui je lis des poèmes.

  • Zhang Jingchu (張靜初)

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    Lorsque je la rencontre, je lui demande pourquoi diable avoir changé ton prénom ?
    - Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ?
    - Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.
    Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.
    Inquiète, l’âme en peine, luttant contre l’homme, belle toujours.
    Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia's Heroes de notre temps.
    Je l’interroge encore :
    - Est ce de trop tout cela lorsqu’on s’ébat encore avec la jeunesse ?
    Se dresse un sourire sur son visage.
    - Je me souviens de mon premier cours de diction
    Agnosco veteris vestigia flammæ, je reconnais la trace de mes premiers feux. Virgile, l’Énéide,
    De mes feux mal éteints j'ai reconnu la trace. Racine, Andromaque.

  • Faye Wong 王菲

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    D’abord, une inquiétude.
    Elle fait la une de Time Magazine.
    Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?
    Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.
    Je la croise, l’interroge.
    Elle retient ses larmes.
    Une chanson file entre ses lèvres.
    Elle raconte la naissance de sa fille.
    - Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.
    Je la taquine alors.
    - La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?
    Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.
    Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.
    Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).
    - J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

  • Fan Bingbing 范冰冰

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    Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).
    Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.
    L’ayant approché à cette époque, je l'interroge sur ses rêves.
    Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.
    - Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.
    Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.
    Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.
    Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.
    Au delà de mes espérances, disait elle.
    Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.
    Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.
    - Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.
    - Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.
    - Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

  • Zhāng Zǐyí 章子怡

    FOREIGN PRESS AWARDS

    Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.
    Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.
    A son encontre mille soupçons.
    Comme elle me l’a déclaré, d’une voix bien chaloupée : “Je suis phénoménalement ambitieuse”.
    Comment pourrait on lui reprocher de vouloir porter si haut, si loin, son si beau visage ?
    A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.
    Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.
    Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor
    (L'amour triomphe de tout).

  • Wei Wei 韦唯

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    Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.
    Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.
    Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :
    - Ai je le droit de dire la vérité ?
    J’acquiesce favorablement.
    - Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

  • Zhang Zilin 张梓琳

    Zhang Zilin

    Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.
    C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.
    Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.
    - Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.
    Je l’interroge alors.
    - Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?
    Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

  • Jane Zhang

    Jane Zhang

    Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.
    Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».
    Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.
    Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.
    Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey" talk show, côtoyant même les Pink floyd.
    Dieu sait où les vents l’emporteront !

  • Pan Hong

    Pan Hong

    Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.
    Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.
    Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.
    Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.
    Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot :
    « Tant qu'il y a de vie, il y a de l'espoir (Dum vita est, spes est). »

  • NE PAS DIABOLISER LA CHINE !

    Là, gisant sous nos pieds, le venin se répand.
    Tout doucement s’insinue dans l’opinion l’idée que la Chine est un pays hostile, la charge s’invitant bientôt dans les campagnes électorales.
    Que lui reproche-t-on exactement ?
    De laminer nos industries dont certaines sont moribondes depuis longtemps ?
    De détruire l’emploi ?
    De laisser exsangue nos économies ?
    De porter atteinte à notre modèle social ?
    Par delà le factum, levons le voile sur une hypocrisie.
    D’aucuns pays ne souhaiteraient pas connaitre le développement économique de la Chine ?
    Que ces thuriféraires fassent preuve de cohérence !
    Si d’aventure ils envisagent une mondialisation à géométrie variable, qu’ils dénoncent alors toutes les déclarations onusiennes favorables au développement et ainsi de la marche inexorable du monde !
    Comment reprocher à une nation naguère famélique de s’en sortir ?
    Cette civilisation par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire.
    Elle s’y accomplit avec une volonté dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.
    Certes le pays n’a pas choisi le modèle démocratique mais quiconque le connaît mesure la détermination des pouvoirs publics à augmenter le niveau de vie de sa population. Assumant les tâches régaliennes, l’Etat donne le rythme, rectifie les débordements tout en laissant libre cours à l’initiative privé.
    Cet engagement rappelle celui de l’Etat Français au lendemain de la guerre ou au début des années 60.
    Tout doit être fait pour améliorer le menu quotidien et abolir l’apostrophe trop souvent entendue sur les bords du Chang Jiang : « qu’as-tu mangé ce matin ? »
    Francois de la Chevalerie, 2007

  • Dong Siyang

    D-Siyang

    Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.
    La plus belle aussi, comme elle se réclame.
    A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.
    Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie "21-year-old woman president".
    - Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie
    Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.
    De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.
    Toutes rêvent de gloire et de passion.
    Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

  • POLLUTION DE L’AIR EN CHINE (TIANJIN)

    A 120 Km de Beijing, Tianjin, 11 millions d'habitants, est une ville en plein développement. Autour des anciennes concessions occidentales et du fleuve Hai, les grattes ciels pullulent. Dans les faubourgs, les zones de développement industrielles s'étendent de toutes parts, depuis des ateliers de production à de prestigieuses usines comme la future ligne d'assemblage d'Airbus. Le tableau serait enthousiasmant si une contrariété de taille ne venait le tempérer, l'air de Tianjin est empoisonné ! Ne se comptent plus les polluants avérés qui interagissent en entre eux ou s'agglomèrent à d'autres paramètres (UV solaire, ozone, humidité de l'air, acides, etc.). Comme partout en Chine, les raisons de la pollution de l'air sont établies : explosion du trafic automobile, croissance de l'activité industrielle, utilisation soutenue du charbon, dégagement incontrôlé et… bienveillance des autorités. Découpé en 17 districts sur une étendue de 11 920 Km², Tianjin offre une variété inégalée de composites volatiles que tout visiteur serait bien avisé de connaître. Dans les districts portuaires et périphérique de Tanggu et Dagang, les relevés concernant le monoxyde de carbone s'accordent sur des chiffres approchant 250 mg/m3 d'air alors que la norme recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 20 mg/m3. La présence d'incinérateurs, de chaudières industrielles et de fours d'affinage justifie ce record. Dans ces quartiers, l'air est également balayé par des rejets de dioxyde de soufre à hauteur de 600 mg/m3 alors que le niveau de référence est de 20 mg/m3. Dans le district de Hangu, le seuil d'alerte au dioxyde d'azote (NO2) est souvent dépassé (400 µg/m3 en moyenne horaire). En centre ville, dans le quartier de Heiping district, les concentrations en fine particules sont de l'ordre de 150 /300 µg/m3 alors que les normes européennes fixent le seuil d'alerte à 20µg /m3. Aux gaz d'échappement des véhicules s'ajoute la circulation du vent. Venant du bassin du Bohai, brassant déjà toutes sortes de composites, il tourne en rond sur Tianjin, favorisant l'agrégation des particules chimiques. Vous avez alors l'impression de vous trouver au coeur d'une raffinerie. Vos mains sont noires, encombrées de manière permanente par un agglomérat de poussière visqueuse. Aux portes des universités de Tianjin et Nankai, la pollution est tellement prégnante qu'elle envahit les habitations. Pour pallier à cette situation, des surodorants destinés à masquer l'odeur sont régulièrement déversés dans les rues. Si cette pratique apporte un mieux, il n'est pas sûr que l'accouplement entre émanations chimiques et molécules de désinfection soit correctement maîtrisé sur le plan sanitaire. Résultat, à Tianjin, les pathologies liées à la pollution de l'air ne cessent de croître. Dans les hôpitaux, les patients asthmatiques se bousculent avec des augmentations annuelles de 15 %. Cependant aucun chiffre n'existe sur les décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique. Toutefois selon la délégation à la santé de la ville, le nombre de morts de cancer a augmenté de 18% en 2006, de 16 % en 2007. Malgré cela, les autorités sont hésitantes sur la marche à suivre. D'un côté, elles encouragent les acteurs industriels à faire des efforts, de l'autre, aucune fermeture de sites polluants n'a été envisagée dont certains se trouvent pourtant au coeur de la ville. Pas davantage de restrictions n'a été apportée à la circulation automobile. Dans tous les cas, le système surveillance de la pollution atmosphérique de Tianjin mériterait une refonte totale, notamment, avec un accès plus libre à l'information, des relevés plus réguliers et des systèmes d'alerte. François de la Chevalerie
  • François de la Chevalerie (Junma)

    Mi appellido Chino es Junma (Bonito caballo). Por lo presente, asumo el cargo de director de dos empresas : CHINA MESSENGERS, la cual se dedica al manejo de proyecto de montajes industriales en el ámbito del sector ambiental y las energías renovables y PANEUROCHINA, la cual desarrolla técnicas de valorización para los sedimentos, sanos o contaminados (barro de mar) y su explotación con el fin de fabricar materiales de construcción. Las dos compañías están ubicadas en Tianjin. . Dentro de mis actividades, ambiciono favorecer el desarrollo de nuevas tecnologías o procesos tecnológicos (estudios, validez técnica, unidad piloto, definición de las normas, etc.) en los países emergentes.
  • LES CHINOIS ET LE RACISME EN FRANCE

    Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.
    Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.
    L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.
    Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine. Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.
    Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.
    Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?
    D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?
    De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.
    De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité ! Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?
    D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.
    De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.
    François de la Chevalerie (Tianjin) et Jing-Chao Zhao-Emonet (Paris)
    Juillet 2011

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    ITgium

  • jùn mǎ 俊 马

    Grande muraille

    Résidant à Tianjin (天津) et à Qingyuan (清远 ), Province du Guǎngdōng (广东), je suis un entrepreneur (qǐ yè jiā 企业家) passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.
    Au delà de mes activités professionnelles, je suis tombé amoureux (ài shàng 爱爱上) de la Chine dont j'aime parcourir les villes et les campagnes à la recherche du moindre secret, d’un bel éclat, m’en allant à l'aventure (mào xiǎn 冒险).
    Mon nom chinois est jùn mǎ (俊 马).
    Légère coquetterie dans le choix des mots, en Français : élégant ou gracieux cheval.

    François de la Chevalerie

  • Sòng Měilíng 宋美齡 Madame Tchang Kaï-chek

    Soong Mayling

    Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.
    Elle disposait aussi d’un charisme époustouflant bientôt remarqué par Gary Grant qui disait d’elle :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.
    Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng. Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman boude la belle Dame.
    Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

  • Catégories

  • Femmes chinoises

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  • Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name enlightens the most inner thoughts of a woman.
    Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen.
    Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way. She, a divorcee.
    Him, an outstanding womanizer.
    This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future. Their emerging sharing life brings no hope, no future.
    It is only a matter of time before everything caves in. But not, despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, reinforcing both.

  • Zhou Xuan 周璇

    Zhou Xuan

    Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.
    Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?
    Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.
    Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.
    Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

  • Wang Danfeng

    Wang Danfeng

    Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.
    Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s'en laissant pas compter.

  • Jin Xing 金星

    jinxing

    Issue de la minorité coréenne, Jing Xing cultive les particularismes les plus audacieux.
    Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé de l’un à l’autre, d’un coupe d’aile.
    Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.
    Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle me dit :
    - Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.
    Elle ajoute dans un murmure :
    - Ma vie est fantasque, une belle vie d’entre les vies de ce monde !

  • Sumo à Tianjin

    Tianjin

    Mon équipe de Sumo, le Tanggu Sumo Team, des combattants indomptables mais au cœur généreux, gagnant par deux fois (2010 et 2011) au tournoi des Clubs Sumo de Tianjin.

  • Tián Yuán 田原 (1985)

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    C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,
    Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.
    Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.
    - Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.
    Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.
    Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.
    Je suis honteux, très honteux, les bras pendants
    Elle s’éloigne alors.
    Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.
    Elle n’avait alors que 19 ans.
    Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

  • Peng Liyuan 彭丽媛

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    Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l'espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.
    Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.
    Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.
    Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.
    Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.
    - Merci Madame, murmurais-je alors.
    Madame, la première de Dame de Chine.

  • Mián Mián 棉棉

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    Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.
    Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.
    La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.
    D’ailleurs, la plupart sont censurés.
    Du coup, je l’ai interrogée.
    « Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.
    Alors dans ces conditions, comment survivre ?
    Se perdre dans la drogue et le sexe ?
    Ou se perdre dans l’écriture. »

  • Zhou Weihui 周衛慧

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    Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.
    Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.
    Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.
    “ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.
    Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »
    Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

  • Shu qi 舒淇

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    Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.
    Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.
    Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».
    Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.
    Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.
    Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :
    - Made it, Ma ! Top of the world !
    Je suis laissé sans réponse, médusé.
    - James Cagney, White Heat !

  • Gong Li 巩俐

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    Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.
    Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.
    La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, rencontré au hasard d’une marche sur la grande muraille, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.
    Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

  • Coco Lee 李玟

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    Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.
    La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.
    Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

  • Sabino Cagigos – Sà bīn 萨宾

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    It is clear that Sabino Cagigos once called in chinese 萨宾 (Sà bīn) embodies the vitality of the today culture.
    Since long, thanks to his Catalan origin, Sabino has a fascination with labyrinths that cover his family background, his philosophical approach, mainly the troublesome western culture.
    The labyrinths represent the conflict between the artist and the world, narrated through a lifetime experience.
    After some vacillation, the route through the labyrinths is finally marked out.
    I found a symbolic similarity between them and the intelligence, the one of Sabino, the one of everyone, even the unskilled one.
    However, for the undogmatic Sabino, experiment remains open, a field of investigation always put into question.
    Nothing is set in stone.
    Everything is short-lived.
    And at the, the men dies.
    So the earth.
    So everything.
    So the Chinese women, Sabino Cagigos, their painter.

  • Zhou Xun 周迅

    zhou xun

    J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.
    Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.
    Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.
    Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.
    Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre
    Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).
    - Vous semblez sortir tout droit d’un rêve !
    D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.
    Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.
    Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.
    - Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

  • Maggie-Cheung 張曼玉

    Maggie-Cheung

    Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.
    Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.
    Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.
    Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

  • Michelle Yeoh

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    Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.
    En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.
    Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.
    Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.
    Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.
    A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.
    Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

  • Paris en Chine

    Paris en Chine

    Le groupe Guangsha, premier promoteur privé de Chine, construit dans la banlieue de Hangzhou la résidence de Tiandu Cheng, littéralement, « la ville du ciel », qui est une copie des principaux éléments architecturaux de Paris avec un quartier haussmannien érigé au milieu de nulle part, à l'entrée duquel s'élève une reproduction de la tour Eiffel de 108 m de haut. Guangsha prévoit d'accueillir 100 000 personnes dans ce district. La fin des travaux est prévue pour 2015.

  • NE PAS AVOIR PEUR DE LA CHINE !

    Délocalisation ; pratiques commerciales ; croissance boulimique, vol technologique, dumping, extrême capitalisme, tout y passe, l’on ne sait où donner de la tête.
    Pointés du doigt, fauteurs de troubles, la faute aux chinois ! Tout est prétexte à nourrir le slogan, déjà mondial !
    A Paris, leur frénésie de rachat de baux commerciaux suggère l’hostilité. Dans les universités américaines, l’on stigmatise des promotions comptant jusqu'à 40 % des leurs.
    Au Mexique, « los malditos chinos » sont tenus pour responsables de la fermeture des maquiladoras.
    Au Maghreb ou à Madagascar, l’écroulement de la filière textile suscite la colère.
    A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué à Canton. Les politiques s’en mêlent.
    L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois abreuvent la démagogie.
    Dans la mêlée, des universitaires japonais lâchent l’incidente : le Japon a bien fait de mater la Chine dans les années trente ! De mal en pis, la chasse est sonnée.
    En Indonésie, plus d’une fois ! Partout les raccourcis s’imposent.
    Telle usine fermée !
    Telle magasin liquidé !
    Tel emploi perdu !
    Eux, toujours eux !...
    De deux choses l’une, soit le phénomène s’emballe et alors la confrontation est à craindre ; soit l’intelligence prend le dessus.
    Comment reprocher à un pays autrefois famélique sa soif de croissance et l’enrichissement de sa population ?
    Comment contester l’affirmation de sa nouvelle puissance ? Fière de son passé, la Chine l’est de son présent, de son avenir. Mieux vaut donc composer sans complaisance mais avec détermination.
    Même si la France est une puissance moyenne, elle peut jouer un rôle ne serait-ce qu’en raison de son image favorable dans l’empire du milieu.
    L’on aime la France et l’idée que les français seraient romantiques.
    Donc amicaux.
    Et l’amitié, c’est le nerf de toute énergie en Chine.
    Du côté des autorités, l’on observe que les modèles d’administration des deux pays présentent des similitudes : l’Etat s’engage, donne le rythme tout en laissant libre cours à l’entreprenariat privé.
    Ne doit-on pas s’appuyer sur cette appréciation pour hisser la France en première ligne dans le dialogue Occident Chine en y associant pas seulement les entreprises du CAC 40 mais l’homme de la rue, chaque français ?
    Mais seule une politique volontariste peut y conduire. Partout en France, doivent surgir des têtes de pont rassemblant français et chinois.
    De même, un effort sans précédent doit être mené en faveur de l’apprentissage du mandarin.
    Dans nos écoles, il doit être enseigné à l’égal de l’allemand ou de l’espagnol. Parallèlement, le français doit être promu en Chine.
    De surcroît, il faut encourager l’installation de français en Chine. S’en compte 7 000 actuellement, amenons ce chiffre à 50 000 !
    De notre côté, recevons des chinois, 8000 mille étudiants en 2005, 40 000 demain ! Favorisons aussi initiative et inventivité. En France, les mécanismes de soutien à l’exportation de produits ou de savoir faire favorisent les entreprises établies, rares sont les dispositifs financiers accessibles au tout venant.
    Pourtant la France dispose d’un incroyable vivier de talents (créateurs, chercheurs, entrepreneurs, artisans, etc.) mais beaucoup, faute de moyens, ne peuvent s’aventurer en Chine. Offrons-leur cette possibilité !
    Apportons à ce grand pays notre sensibilité, nos valeurs, notre humanité !
    En retour, il nous apportera ce qu’il nous manque terriblement aujourd’hui, une énergie constructive, de l’espoir. Ensemble, tordons le coup à la fatalité de l’histoire, aux préjugés, jouons contre les peurs !

  • QUELS SONT LES RISQUES D’UN TREMBLEMENT DE TERRE EN CHINE ?

    RAPPEL
    TANGSHAN (28 juillet 1976)
    Le tremblement de terre de Tangshan, épicentre du séisme, eut lieu le 28 juillet 1976 à 3 h 52 du matin.
    Tangshan dans la province du Hebei comptait alors environ un million d'habitants. Selon les chiffres officiels, le bilan du tremblement de terre, l'un des plus meurtriers de l'histoire, fut de 242 419 morts, alors que certaines sources en totalisent trois fois plus.
    Le tremblement de terre fit également de nombreuses victimes à Tianjin (20 000), distance seulement de 150 Km de Tangshan.
    SICHUAN (12 mai 2008)
    Plus récemment, le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Sichuan, le 12 mai 2008, a été ressenti à Tianjin comme d'ailleurs partout à divers degrés en Chine.
    Le séisme de magnitude 7,9 aurait été provoqué par la rupture d'une barrière rocheuse séparant deux plaques tectoniques lequel a provoqué des secousses en cascades. Ces barrières limitent en principe les effets des secousses telluriques. Il faut rappeler que rien ne laissait prévoir le séisme sur la faille de Beichuan, dans la zone de Longmen même si la présence de bordures de plaques tectoniques à cet endroit est connue. L'implantation de villes sur la zone d'intersection des plaques et la présence de barrages travaillent les sols. Aussi, le phénomène naturel n'est peut-être pas la première cause des terribles destructions et pertes humaines à Yingxiu, Beichuan et Nanba.
    QUELS RISQUES POUR TIANJIN ?
    En revanche sur la zone côtière, notamment à Tianjin, la possibilité de la survenance d'un tremblement de terre existe de manière précise. En cause, la structure géologique de la Chine marquée par une forte instabilité. Associée à la plaque eurasienne, la plaque du Chang Jiang bouscule sévèrement la région de Beijing, donc Tianjin. Toutefois, le phénomène naturel pourrait avoir aussi son importance. Couplé avec une sur-exploitation de terres, le bétonnage massif (extravagant)* des deux municipalités accroît la fragilité des sols. L'hypothèse d'une cassure terrestre n'est donc pas à exclure.
    En outre, il faut rappeler que l'élévation de Tianjin se situe à seulement 4 mètres de hauteur du niveau de la mer. Si d'aventure, les eaux du Bohai étaient le théâtre d'un tremblement de terre significatif, les ondes sismiques pourraient dégager une déferlante jusqu'à Tianjin. Tianjin. Les districts maritimes de Tianjin, notamment, celui de Tanggu, ne disposent pas de protection naturelle pas davantage de digues pour contrecarrer d'éventuels effets dévastateurs. De surcroît, la présence massive d'industries chimiques particulièrement polluantes dans cette zone pourrait entrainer des conséquences en chaîne sur l'écosystème de la mer de Bohai, déjà très abimé. Un tel événement pourrait être d'ampleur plus grave que celui intervenu le 26 décembre 2004.
    MOLLE PREPARATION
    Aujourd'hui, les autorités de la Municipalité sont peu préparées à l'éventualité d'une catastrophe naturelle. Certes des comptes rendus en rapport avec l'activité sismique sont disponibles au Bureau des Mines de la ville de Tianjin et au service des archives de certains districts. L'université de Tianjin dispose également d'un Département « Géologie » lequel procède à des études épisodiques. A la lecture de deux d'entre eux, je n'ai relevé aucune inquiétude particulière. L'on s'en tient, en conclusion, dans les deux cas, à un argumentaire fort peu scientifique à savoir que la répétition de tremblement de terre de Tangshan, survenu en 1976, ne pourrait avoir lieu avant 4000 ans !
    A ma connaissance (mais je me trompe peut-être), le système d'alerte demeure vague. J'ai plusieurs fois interrogé le service des risques de Tanggu sur le sujet, aucune réponse claire ne m'a été apportée. Or, faute d'une organisation extrêmement rodée, les conséquences d'un tremblement de terre pourraient être très significatives.
    François de la Chevalerie (Junma)
    Octobre 2009

  • Gigi Leung 梁詠琪

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    Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?
    Elle assume élégamment cette impertinence.
    - Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?
    Défense imparable dont elle titre un beau sourire.
    La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.
    Je l’arrête sur son chemin.
    - Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.
    Gigi regarde alors vers le ciel.
    - Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

  • Zhōngguó

    Zhōngguó

  • Francois de la Chevalerie, 2012

    Francois de la Chevalerie, 2012

    D’origine Belge mais de culture franco-mexicaine, mon nom chinois est JÙNMĂ (élégant cheval).
    Résidant à Tianjin et à Qingyuan (Guangdong), je suis un entrepreneur passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.

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Le détachement féminin de l’espionnage chinois

Posté par ITgium le 13 septembre 2017

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Le détachement féminin de l’espionnage chinois (Hong se niang zi jun 色娘子)

L’âme de Mlle Bo, agent secret, Gonganbu girl

A Jùn mǎ tale 俊 马 (François de la Chevalerie) & the Sà bīn pictures (萨宾)

Avant propos

Toutes ces années passées en Chine m’ont aidé à les reconnaître, à les comprendre, à les aimer.

Nullement n’ai je le souhait de porter le tir contre elles ni même de m’emporter contre l’existence d’un réseau d’espionnage (toutes les nations en disposent) et pas davantage d’en démêler les fils, mon désir serait plutôt de leur rendre hommage en mettant en lumière quelques agréables chausse trappes.

Innocence dans le pré

Au début, je ne me méfiais guère.

J’avais le regard complaisant pour ces belles femmes qui écument inlassablement les réceptions diplomatiques, les salons ou les inaugurations.

Je m’accommodais avec plaisir de leurs aimables attentions comme de leurs délicats atours.

Au fil de discussions, j’appréciais leur impeccable maitrise des langues étrangères.

Je me laissais surprendre par une intelligence souvent inédite.

Je m’amusais encore de leur connaissance surprenante de mon univers culturel.

Durant des années, je jouais sans défiance, évoluant dans leur sillage, répondant tête baissée à leur questions, toujours plus précises, frôlant le détail, presque une mise à nu.

Au milieu des délices, un doute

Que ces rencontres eussent lieu à Shanghai, à Beijing ou à Guangzhou, je remarquais une étrange similarité dans l’approche. A chaque fois, surgissaient les mêmes mots, de semblables refrains et, merveilleusement posé sur leur visage, un pareil sourire tout en finesse.

Commet se fait-il que des femmes distantes de plusieurs milliers kilomètres tiennent un discours presque à l’identique ?

L’âme chinoise serait-elle à ce point bâti sur un même socle que nul ne puisse s’en éloigner ?

Sont-ce là des clones ?

A chaque rencontre, je me posais des questions, celles-ci allant croissant, sans pour autant recevoir des réponses.

Finalement, je commençais à être atteint d’une douce paranoïa.

Je décortiquais méthodiquement leurs caractères, leurs carrières, cherchant à mettre en évidence des points d’ombre.

« L’ignorance est parfois une belle armure contre d’indésirables soupçons » assure Anxmandae de Leira.

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Fuir une encombrante paranoïa (偏執病) !

Rassurez-vous, les femmes que vous allez rencontrer au hasard de votre périple chinois ne sont pas toutes des agents de charme du Guójiā Ānquánbù, plus communément appelé gōng ān bù (公安部) au service de sa majesté l’empereur de Chine (Huángdì 皇帝).

La grande majorité sont sincères et douces, peut être aimantes.

Une immense majorité ne vous apportera pas de faux espoirs.

Derrière les ombres

Cependant l’exception œuvre pour le 2ème bureau.

Un jour de cette vie, des agents secrets assermentés (tè wù 特务) ou des espions (jiān xì 奸细), mieux encore des taupes au regard perçant (mì tàn 密探), courant inlassablement à la recherche d’information (s) (tàn yuan – 探员), raclant sans état d’âme les fonds de tiroirs (àn tàn 暗探), ou plus misérablement seraient-elles seulement des mouchards, des agents secrets de l’ennemi (dí tè 敌特).

Peut-être s’impatientent-elles à l’idée de connaitre un document secret (jīmìwénjiàn 机密文件) ou un secret de fabrication (zhìzuò mìfāng 制作秘方) :

Elles habillent leur requête en vantant astucieusement votre réussite (chénggōng de mìjué 成功的秘诀).

Qu’importe !

Qu’elles fussent ou non employées par une quelconque officine, je les reconnais d’abord comme des êtres humains, portant fièrement entre leurs mains la volonté du peuple  (rén xīn 人心).

Je les aime ainsi, drapées en danseuse javanaise comme Mata Hari (玛塔·哈里).

Dites moi seulement, comment ne pas aimer celle que le quotidien du Peuple (Rénmín Ribao) décrit comme l’espionne la plus belle et habile des temps modernes, Miss Anna Chapman, celle-ci oeuvrant au service du Tsar de toutes les Russies ?

Femme chinoise

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Heureux profil

Bruit de couloirs, les voilà en tailleur blanc, la silhouette fine, le sourire enjoué, flirtant avec la trentaine.

Beaucoup offrent un visage presque occidental, leurs yeux bridés s’effaçant à l’ombre.

Le soir venu, elles se meuvent en grappe lors de réceptions élégantes, couvant d’un regard malicieux des diplomates, des hommes d’affaires, des scientifiques et des créateurs.

Elles se faufilent dans les rangs, le pas volontairement hésitant, se parant d’une fausse timidité.

Tel un vent léger, une approche toute en délicatesse.

Bientôt des hommes les rejoignent.

Viennent les premiers mots, une présentation convenue.

Glisse un rire contenu sur leur visage, comme lâché pour la circonstance.

Généralement, l’expatrié poursuit la conservation, le cœur fébrile, ému d’une si belle rencontre.

- Est-ce là, à cinquante ans passés, la chance qui me sourit ? se demande t-il en se perdant dans une confondante naïveté.

- Sans hésiter, je me laissais embarquer vers un nouvel horizon ! reconnait un diplomate.

- Je retrouvais ces mêmes frissons qui me traversaient lors de mes vingt ans, admet un industriel aguerri.

Faisant rarement état de leur nom chinois, elles se présentent sous un prénom d’emprunt occidental, le plus généralement anglo-saxon issu du répertoire des croustillantes vedettes Hollywoodiennes. Elles vous confieront volontiers l’origine de leur choix. Le plus souvent, c’est leur professeur de langue qui leur en a suggéré l’idée.

Telles qu’elles se déclarent s’exposant dans leur meilleur sourire :

Sylvie ou Rosa à Shanghai ;

Jenny ou Margaret à Beijing ;

Pearl et Naomi à Tianjin.

Ce prénom est un outil parmi d’autres artifices, le tout étant savamment orchestré.

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-

Méthodes

Les voilà, en rang serré se prenant au jeu, désormais en service, dans l’arène.

L’expatrié est aux anges.

Il remercie le ciel. Il bénit sa fortune. Il vante un improbable destin !

La jeune femme pousse l’avantage. Elle flatte son orgueil. Elle le félicite pour sa maitrise de la langue chinoise qu’il manie généralement avec beaucoup de difficultés.

Peut être aura-t-il suffisamment de clairvoyance pour se rendre compte que son mandarin chantonne mal à l’oreille du quidam chinois mais rien n’est jamais sûr.

Malheureusement, pour beaucoup l’hameçon est dans la bouche.

D’un rendez vous à l’autre, Madame vous emporte loin, très loin, vers d’inaccessibles cimes fleuries.

Prenez soin de votre car cette belle âme ne vous aime tout simplement pas.

Vous n’êtes qu’une ressource, de la matière première à raccorder avec d’autres en vue de déchiffrer un document d’intérêt, une maitresse idée, une source.

Cependant l’imbécile croit toujours au père Noel.

Pourtant les indices abondent.

Incidemment, elle se dévoile : trop d’empressement, une connaissance aigu de votre langue, un anglais déclamé avec l’accent des fins fonds de l’Arkansas ou des courriers au ton académique, des formulations trop à la mode.

Elle use de tous les moyens de communications pour vous amadouer : oralement (kǒutóu 口头), par l’écrit (wénzì 文字), de manière imagée (xíngxiàng 形象), démonstrativement (shìfànxìng 示范性) et toujours activement (huódòngxìng 活动性).

Elle guette inlassablement une information (mìfāng 秘方), confidentielle (jīmì de 机密的).

Toujours âpre au combat, elle évoque directement des points précis de votre carrière enchevêtrée.

Vient la bête !

Une demande précise, par trop précise.

- Comme se fait-il que cette charmante femme en sache autant sur moi alors qu’aucunes des femmes avec lesquelles j’ai frayé au Pérou, au Sénégal ou en Italie, n’ont jamais prêté le moindre intérêt à ce brevet que j’ai déposé voici vingt ans à l’ONPI à Genève ? confie un inventeur.

- Je ne crois pas être la gloire qu’elle déclare que je suis ? s’émeut un industriel.

Tout cela est de bonne guerre, le plus souvent sans conséquence.

Rarement cherche-t-elle à piéger crûment son interlocuteur.

Rarement cherche-t-elle à l’abattre. Nullement a-t-elle l’intention d’être une source de malheur, de calamité (huò duān 祸端).

Jamais elle ne vous fera perdre la face (diū miàn zi 丢面子), elle sait trop bien, depuis toujours, qu’aucune âme ne peut supporter telle ignominie. Son immortalité tient au respect de l’autre, de sa dignité, même lorsqu’elle le plonge – malgré lui – dans un âpre combat.

Elle ne vous aime pas mais elle ne vous souhaite aucun malheur.

Mlle est une femme presque ordinaire dont le sourire reluisant ne dit rien sur les grâces de son cœur.

De surcroît, rarement cherche-t-elle des faits précis telle une boite noire. Plutôt une atmosphère, une idée du monde.

Une idée que la Chine pourra combattre ou, plus heureusement, copier, ensuite valoriser et la mettre sous ses ailes.

Vous maintenir à l’ombre

Mieux vaut se libérer l’esprit de toute charge émotionnelle.

Si d’aventure vous êtes à la recherche de doux sentiments, elles vous prendront rapidement par défaut.

Il faut donc ne rien lâcher sans pour autant leur faire comprendre que vous avez compris leur agréable manège.

Quel bonheur de jouer en averti, passant par dessus la mêlée d’un tir groupé de questions !

Votre objectif, gardez coûte que coûte votre secret (báoshǒu mìmì 保守秘密).

Ne leur confier jamais un secret (bǎ mìmì gàozhī mǒurén 把秘密告知某人).

Gardez même dans les entrelacs de votre mémoire vos pensées secrètes (mì’érbùxuān de xiángfǎ 秘而不宣的想法), votre porte secrète (yí dào ànmén  一道暗门).

Conservez loin de son regard vos affaires dans le plus grand secret (zuìwéi mìmì 最为秘密地), sous couvert du secret professionnel (zhíyè mimi 职业秘密).

Lâchez plutôt des confidences inexploitables (mimi – 秘密).

Chinese female unknown spirit

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Formation

La plupart ont été formées à l’institut des Langues Etrangères de l’Université de leur ville d’attache.

Toutes en ont reçu les meilleurs prix, première de leur promotion.

Brillantes, sérieuses et disciplinées, elles ont légitimement éveillé la curiosité du responsable local du Guójiā Ānquánbù.

- La République populaire de Chine (RPC) (Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó) vous sera reconnaissant, leur dit-il, pour toute action qui puisse servir le progrès et le bonheur de notre honorable pays.

Comment ne pas répondre avec enthousiaste à une telle supplique ?

Lorsque l’on a vingt ans, de surcroît, si l’on vient d’une famille pauvre, l’on abdique aussitôt devant une si belle promesse !

Naguère, ces belles jeunes femmes promouvaient la pensée de Mao Zedong (xuānchuán Máo Zédōng sīxiǎng 宣传毛泽东思想) ou de l’infoguerre (Xinxi Zhanzheng) mais tout cela est oublié depuis longtemps.

Aujourd’hui, elles répandent plutôt de belles idées, celles se déclinant autour du soft power chinois, fer de lance de la Chine d’aujourd’hui dans sa conquête de puissance.

Certaines œuvrent encore pour la propagande du Comité central du Parti communiste chinois (Zhōnggòng Zhōngyāng Xuānchuán Bù 中共中央宣传部), distillent méthodiquement ses principes, ses valeurs.

D’aucunes sont de belles perles, membres émérites du service de renseignement militaire (Qingbao 情报部).

Couverture

Un bon espion dispose toujours d’une imparable couverture laquelle évolue selon le temps, les circonstances.

En raison de leur inimitable talent, beaucoup Intègrent aisément des sociétés occidentales.

Elles s’accommodent de fonctions visibles mais sans trop de responsabilité, jamais très éloignées du service des relations publiques.

Conclusion

La belle actrice anglaise, Elizabeth Hurley, apporte une jolie conclusion à mes commentaires.

- I’ve always wanted to be a spy, and frankly I’m a little surprised that British intelligence has never approached me.

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A Sylvie Lin Jing tale, How does a chinese mother in law spoil the child of a mixed marriage ?

Posté par ITgium le 26 juin 2013

A Sylvie Lin Jing tale, How does a chinese mother in law spoil the child of a mixed marriage ? dans A Sylvie Lin Jing tale, How does a chinese mother in law spoil the child of a mixed marriage ? interracial-7-212x300

Mixed marriage

A Randy Flagg tale

I don’t understand how Chinese married couples can deal with their in laws. I mean, from what I see, one’s own parents are hard enough to deal with.

To deal with another set of parents seems like you are just asking for trouble.

I‘ve heard stories of Chinese wives who move in with their husband’s mother in law and become almost like automatons, bowing to the every whim, and every wish of the mother in law.

That’s why in America we make it a point to limit in law visits to only once every 6 to 12 months on average. The point of getting married for people like me is to start a family of one’s own, not to extend it.

It is a separate entity unto itself; although it does recognize in laws and grandparents, however, in the long run they have little input on decision making. I agreed to marry my wife because I loved her, but I didn’t agree to marry her parents.

Let me give you an example. Here’s my situation.

My wife is 5 and half months pregnant and we have moved to a nice home in Pudong. She works fulltime at a fortune top ten company.

This equals lots of stress. We have both decided that I will stay at home, write, and take care of the baby. It is pivotal that I establish my responsibility and reliability to take care of her and the child.

My wife decided to call her mother to help her with moving. In American culture this is not uncommon. But I think most American families as a whole, understand that if the wife’s in laws come to help, they are there to assist and not to take over; doing so undermines the husband’s role.

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Sylvie Lin Jing Mom

Yesterday I spent 12 hours unpacking and distributing the contents of over 60 boxes while they went to the hospital, and to visit friends. By the time they returned, the new apartment was pristine.

I was exhausted. I had polished every piece of furniture, set up the two home theaters, unpacked the clothes, and found places for the boxes.

I went out and bought plants and rugs for the rooms and placed them accordingly, cleaned the bathrooms, made up the beds.

I respectfully left a big job for her mother to do, and that was to clean and wax the floors and to set up the kitchen. When I was finished it looked like a modern day western apartment.

 

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Mixed baby

By the end of the next day everything that I did had become undone; making the last 12 hours that I spent insignificant. They took everything out and reordered everything. My mother in law was complaining all the way through. My job as an house husband had failed.

To my wife, her mother’s word is God. To her mother, for me to do this job was unfathomable. I don’t hate my mother in law; in fact, I admire her, and I aspire to follow in some of her attributes. She’s great in spurts. But in American culture lines are drawn, and I think that the difference is that in Chinese culture there are no lines.

My mother in law has imposed that she will come in October when the baby is due. She wants to stay for 5 months. In my culture this is unheard of, that is unless the father has run off, of which I haven’t done.

I have extensive experience in taking care of children, even more than my wife. When the baby is born I am quite sure that once again I will be made redundant.

In American culture it is quite uncommon for the mother in law to stay for 5, 4, or even one month. My wife is convinced that she will be too weak to take care of herself and the child. She is convinced that she will need her mother. I believe that her mother will only get in the way. I understand a Chinese mother’s sense to be needed.

But in an American’s view. Five months is overbearing.

My wife and I often go to visit her Chinese friends who have recently given birth. I always see the in laws lingering about in the apartment. It reminds me of that phrase… ‘Too many cooks in the kitchen spoil the broth’. I have one. Too many parents in the house spoil the child.

 

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Amoureux à Pékin

Posté par ITgium le 28 février 2013

Les Récits de jùn mǎ 俊 马 de François de la Chevalerie, juillet 2011

Un amour à Pekin

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Pékin

Quand Sylvie Lin Jing rencontre l’amour !

Aux abords de l’an 2012, Sylvie Lin Jing est en perdition. Depuis des années, la vie lui offre des hommes pâles ou lâches, fuyants ou absents.

Des relations heurtées, au tournant, masochistes.

Aucun n’a jamais répondu à son attente, pourtant simple à souhait, aimer.

Seulement aimer.

Désormais, une tristesse lancinante chahute ses nuits, le crâne endolori, les larmes aux joues.

Suis je condamné au célibat éternel ? Se demande-t-elle

Elle s’y refuse, toujours prête à aimer.

Aimer mille fois mieux qu’avant.

Aimer jusqu’à l’infini.

Aimer comme il souhaite être aimé.

Aimer sa nature d’homme, cet autre.

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Sylvie Lin Jing

Rencontrer l’amour à Pékin

Un jour, Sylvie est de voyage à Pékin.

Une amie de longue date l’invite à prendre à un thé chez elle.

Elle s’y rend avec plaisir, heureuse d’évoquer des souvenirs, les années passées à l’université des Langues de Shanghai.

Son amie l’accueille dans un bel appartement dans le quartier de Cháoyáng Qū.

A ses côtés, un inconnu à l’allure discrète.

L’homme lui tend poliment la main.

Beauté assurée, traits réguliers, son visage surprend.

S’y mêlent élégamment l’Asie et l’Europe.

Naguère, sa mère, une Han originaire de Chángshā s’est laissée émouvoir par son père, natif de Tübingen dans le Land de Bade-Wurtemberg, teuton jusqu’à la corde.

De cette improbable union, surgit Wilhelm.

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Wilhem

Longtemps étudiant à la Eberhard Karls Universität, fréquentée en son temps par l’astronome Kepler, Wilhelm est aujourd’hui, homme d’affaire averti.

Il fixe paisiblement Sylvie.

Silencieux, il laisse les deux femmes échanger des souvenirs.

Vague le récit de leurs années de jeunesse.

Entre deux respirations, Sylvie pose délicatement son regard sur lui.

Suit un échange silencieux augmenté sur chaque visage d’un sourire prudent comme d’une invitation.

Sylvie reprend la conversation avec son amie.

Elle raconte un séjour à Paris, des banalités.

Puis elle s’étire, ses yeux bifurquent alors sur Wilhelm.

Cette fois, le visage de ce dernier affiche un sourire conquérant.

- J’ai deux places ce soir à 20 h 30 pour la représentation de Der Fliegende Holländer (德語) de Richard Wagner au Guójiā dà jùyuàn (國家大劇院). Vous…

Sylvie Lin Jing acquiesce favorablement sans qu’il puisse achever sa phrase.

- Eh bien ! S’exclame leur amie. Compte tenu de l’heure, je pense que vous devriez vous y rendre au plus tôt !

Bientôt, Sylvie Lin Jing et Wilfried se retrouvent ensemble dans un taxi en direction de Cháng’ān jiē (长安街).

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Opera de Pekin

Paralysés par l’émotion, ils n’échangent aucun mot, seulement des regards furtifs.

Dans la tête de Sylvie Lin Jing, tourbillonne une avalanche de sentiments.

De la peur.

La peur de l’autre.

La peur d’un inconnu, comme les autres.

Jaillit heureusement un vent contraire, une sensation de légèreté, de bien être.

Bientôt apparaît sous un brouillard opaque l’Opéra, un bâtiment en forme d’ellipse, fait de titane et de verre censé évoquer le yin et le yang.

Le temps pressant, ils se précipitent à la porte d’entrée.

Comme elle a le pas lent, Wilhelm la prend par la main.

Dans les murs de l’Opéra, ils se faufilent parmi la foule, trouvent leur place.

Wilhelm lâche sa main, un abandon qu’il accompagne d’un sourire.

Elle répond, les yeux légèrement embués.

Dans la salle, la lumière décline.

Nuit éphémère.

Silence.

Un rideau devant eux.

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Wagner

Sur un fragile filet de lumière, se profile le Chef d’orchestre.

Ils reprennent leur respiration, fixent la scène.

Tonne la voix orageuse de l’Hollandais Volant.

Suivent les vrombissements des cordes.

Les envolées sont tellement puissantes que Wilfried égare sa main vers la sienne.

Elle l’accueille généreusement, glisse la sienne dessous, dessus, hésite, s’immobilise.

Le baryton pousse sa voix, acclame le monde.

Répond Daland, le capitaine norvégien.

Tonne Senta, sa fille.

Des voix qui transpercent, balaient les certitudes.

Sylvie s’incline légèrement vers Wilhelm.

Il comprend l’assaut, accommode ses lèvres sur sa joue.

Comme le monde est étrange, murmure-t-il, j’étais un, je suis deux maintenant.

- Deux dans un… reprend-t-elle, lâchant au passage un sourire.

Le rideau se lève sous les acclamations du public.

Des hourras mérités que le couple naissant accompagne chaleureusement.

Maintenant, ils sortent du dôme avec une sorte de sévérité dans le regard.

Nulle main en partage.

Ils se tiennent à distance, comme effrayés par ce chahut.

- Vous avez apprécié ? demande Wilhelm, devant le Lac artificiel au pied de l’opéra.

- Oui mille fois mais maintenant, dit-elle d’une voix volontaire, c’est à moi de prendre l’initiative. J’ai une proposition à vous faire. Je ne sais pas ce que la vie nous réserve mais peut être devrions nous à jamais immortaliser cette journée. Pour cela, il vous suffit de me suivre.

Il hoche de la tête.

Ils marchent alors longuement de long de Cháng’ān jiē dans un silence imperturbable.

Elle conduit le bal, il la suit pieusement cherchant à comprendre.

Ils s’arrêtent devant la Porte de La Paix Céleste (Tiān’ānmén 天安门).

- Avez-vous du souffle ? demande-t-elle

Il marque son étonnement.

- Approchez vous de moi !

Il s’exécute, le visage troublé.

- Eh bien ! Il est temps que vous m’embrassiez le plus sensuellement possible et alors vous gagnerez une place au paradis. Vous y êtes ?

La lumière glisse sur ces visages s’accommodant l’un à l’autre. Bientôt file doucement la nuit sur Pékin.

 

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Les plus belles femmes chinoises de tous les temps

Posté par ITgium le 6 janvier 2013

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Femme chinoise

Les Récits de jùn mǎ

de François de la Chevalerie, juillet 2011

Les plus belles femmes chinoises ou les plus célèbres, au choix

Cela m’étonne moi-même, je tombe souvent amoureux d’icônes du passé, de belles femmes qui ont marqué leur temps avec grâce, force, autorité et parfois de la poésie.

Peut être est ce lié à l’inexorable silence dans lequel elles se trouvent maintenues ou leur beauté plus jamais entachée par les assauts de l’âge.

Comme elles sont alors réellement inaccessibles, les sachant loin d’un regard concurrent, nulle tristesse dans mon cœur.

Leur mémoire appartient au tout venant comme à moi même, m’y osant.

Dans la mêlée, à ce palmarès, j’ai ajouté des plus jeunes, bien vivantes, bien en chair, qui illustrent avec élégance la modernité de la Chine d’aujourd’hui.

Voilà, ci après, quelques femmes dont je ne crains pas de dire qu’elles sont les plus belles chinoises par delà le temps, du moins, tel que je le ressens.

Catalogue imprécis et subjectif

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Zu Weitan

Wǔ Zétiān (625 – 705)

Une belle autorité sur les hommes de l’époque

Malgré les critiques des historiens confucianistes, cette concubine a porté haut vers la lumière le flambeau de sa propre dynastie Zhou, seule impératrice de toute l’histoire de Chine. 

Avec des sourcils arqués comme des antennes de papillon, elle était autoritaire, cruelle en ses heures.

Surtout une féministe avant l’heure bousculant des hordes d’homme, l’empereur Gaozong et sa troupe.

 

 

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Zhou Xuan

Zhou Xuan (1918 – 1957)

Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.

Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?

Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.

Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.

Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

 

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Lin Huiyin

Lin Huiyin (1904–1955)

Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.

Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant. Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.

Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.

Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

 

 

 

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Soong Mayling

Sòng Měilíng, Madame Tchang Kaï-chek (1898-2003)

Politique

Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.

Dans les Vacances Romaines, Gregory Peck chahute aimablement Audrey Hepburn, dans le rôle d’une jeune princesse, en lui disant que son heureuse silhouette ne saurait surpasser l’allure de la Reine des Reines, Madame Tchang Kaï-chek.

Ce mot encore prêté à Cary Grant :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.

Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng.

Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman n’apporte pas leur soutien à cette cause.

Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

 

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Wang Danfeng

Wang Danfeng (1924)

Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.

Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s’en laissant pas compter.

 

 

 

 

 

 

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Soong Ching Ling

Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen (1893-1981)

Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.

A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?

Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L’amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).

Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.

Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

 

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Deng Lijun

Dèng Lìjūn (1953-1995)

Une belle voix à jamais endormie

Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.

N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?

Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.

Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant. Glisse une larme sur sa joue. Une autre encore.

Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.

Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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Cíxǐ (1835–1908)

Vilaine est cette opinion que l’impératrice douairière Cíxǐ était une femme irascible, rusant et calculant, responsable du déclin de la Chine et de sa soumission au diktat des puissances étrangères.

Comble du toupet, petite concubine, elle s’impose dans les rangs et donne encore un peu de souffle à la dynastie Qing, décadente et endormie.

Dans sa jeunesse, Cíxǐ était une très belle femme que tout homme de bon aloi aurait aimé prendre pour compagne.

 

 

 

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Yang Fengyin

Yan Fengying (1930-1968)

Elle est remarquable dans l’opéra de Huangmei, d’une beauté captivante.

Je l’ai adorée dans le chef d’œuvre « The Cowherd and The Girl Weaver » où elle suspend sa voix presque vers l’infini.

Elle est morte lorsque la vie tout juste s’emballe, à 38 ans, le plus bel âge pour une femme.

 

 

 

 

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Yang Likun

 

Yang Likun (1941-2000)

Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.

Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de « Xiaojiuer ».

Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.

Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.

Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

 

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Zhang Zhixin

Zhang Zhixin (1930-1975)

Mère courage

Si elle avait été Française, elle aurait été Jeanne d’Arc.

Vraie marxiste mais dissidente dans les années sombres de la révolution culturelle, elle a condamné sans relâche l’idolâtrie maoïste, la dérive d’un potentat.

Pour avoir exprimé librement son opinion, elle a été emprisonnée pendant 6 ans (1969 à 1975), torturée, puis exécutée par décapitation.

Comment la Chine pourra-t-elle se remettre d’une telle honte ?

Comme ma tante Edith de la Chevalerie, c’est une femme exemplaire digne de toutes les louanges, un exemple.

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Pan Hong

Pan Hong (1954)

Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.

Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.

Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.

Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.

Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot, « Tant qu’il y a de vie, il y a de l’espoir (Dum vita est, spes est). »

 

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Gong Li

Gong Li (1965)

Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.

Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.

La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.

Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

 

 

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Zhang Ziyi

Zhāng Zǐ(1979)

Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.

Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.

A son encontre mille soupçons.

A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.

Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.

Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor (L’amour triomphe de tout).

 

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Wáng Fēi (1969)

Chanteuse

D’abord, une inquiétude.

Elle fait la une de Time Magazine.

Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?

Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.

Je la croise, l’interroge.

Elle retient ses larmes.

Une chanson file entre ses lèvres.

Elle raconte la naissance de sa fille.

- Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.

Je la taquine alors.

- La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?

Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.

Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.

Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).

- J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

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Zhang Zilin (1984)

Mannequin

Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.

C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.

Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.

- Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.

Je l’interroge alors.

- Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?

Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

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Maggie Cheung Man-yuk (1964)

Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.

Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.

Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.

Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

 

 

 

 

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Michelle Yeoh

Michelle Yeoh Choo-Kheng (1963)

Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.

En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.

Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.

Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.

Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.

A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.

Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

 

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Jane Zhang

Jane Zhang (1984)

Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.

Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».

Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.

Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.

Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey » talk show, côtoyant même les Pink floyd.

Dieu sait où les vents l’emporteront !

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Dong Siyang

Dong Siyang (1988)

Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.

La plus belle aussi, comme elle se réclame.

A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.

Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie « 21-year-old woman president ».

- Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie

Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.

De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.

Toutes rêvent de gloire et de passion.

Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

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Yang Lan

Yang Lan (1968)

Un tantinet taquine, chahutant surtout les hommes, Yang Lan se vante d’être la Oprah Winfrey chinoise.

Bill Clinton et Henry Kissinger en ont fait les frais ne sachant plus comment répondre.

Lorsque je l’ai aperçue pour la première fois bataillant l’argument, je l’ai trouvé séduisante mais aussi franchement autoritaire.

Elle s’en est expliquée en m’assurant que pour réaliser ses ambitions, il lui fallait une poigne masculine.

La voilà donc une décennie après, Présidente de la société Sun Television Cybernetworks établie à Shanghai et l’une des femmes les plus riches de Chine.

Son rêve étant accompli, je l’ai de nouveau interrogée.

- Me voilà mieux, je suis redevenue entièrement femme !

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Jiang Qing

Jiang Qing (1914-1991)

Je suis sans doute le seul homme sur la planète à être tombé amoureux de celle qui fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong.

Femme de caractère, longtemps détestée en Chine, aujourd’hui presque totalement oubliée, je me lui laissé emporté dans mes rêves par une photo d’elle s’en allant tout juste dans sa vingtième année.

- Comment peut on aimer un monstre ? demande un ami.

- En arrêtant sine die le fil des années !

Nous voilà en 1934, cette belle fleur croisant mon chemin, je l’aurais alors conviée à une bien meilleure partition que celle qui la conduite dans l’arène détestable du pouvoir et d’un prince rouge légendaire.

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Yang Kaihui

Yang Kaihui (1901-1930)

La première épouse de Mao mérite les honneurs.

Nullement parce qu’elle est entrée en l’année 1919 dans la vie du grand Timonier mais parce que ce dernier, un saint homme, n’a nullement remué ciel et terrain pour lui éviter une exécution sommaire par le Guomindang en 1930 à Changsha (Hunan)

Du coup, Yang Kaihui, femme simple et au bon cœur, mère attentive de trois enfants est durablement aimée par le peuple chinois.

Comme par moi même croyant naïvement que les belles âmes portent le meilleur témoignage de la beauté du monde.

 

 

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Gu Kailai

Gu Kailai 谷开来 (1958)

Politique, femme d’affaires chinoise

En 2000, un ami m’appelle, la voix fiévreuse.

- je sais qu’elle est la Jackie Kennedy Chinoise !

Il s’épuise alors dans une salve d’épithètes tout à l’honneur de Gu Kailai.

Puis il me convie à Dalian.

Je suis aussitôt ébloui par une silhouette gracieuse, le tailleur moulant, un foulard de soie glissant légèrement sur la nuque.

Une gestuelle sobre, jamais de mouvements brusques, une sorte de discipline.

Une belle dame que j’aurais plutôt dénommé la future Madame Tchang Kaï-Chek.

Patatras !

Le goût du pouvoir est une chose inique.

En 2012, Gu Kailai est condamnée à mort avec une peine suspensive pour avoir fait assassiné un anglais.

Figée, sans réaction, au Tribunal, elle est alors insensible à son sort, la mort ayant peut être déjà pris pleinement possession de son âme.

Cependant, dans la déchéance, elle est toujours belle et élégante, portant dans son âme un irrésistible parfum de Madame Tchang Kaï-Chek et de Jackie Kennedy.

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Lin Chiling

Lin Chi-ling 林志玲

Mannequin

Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.

Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.

Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.

« Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »

Longtemps après, je l’ai croisée.

Elle venait d’être exclue d’une superproduction.

La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.

Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.

Je lui ai alors dit :

- Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)

- Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

Yuan Quan (1977)

Actrice

Comme j’ai beaucoup aimée dans le film The Last Tycoon (2012 film) de Wong Jing où elle s’imposait, toute flamme tout feu, dans le rôle de la redoutable patronne de la triade de Shanghai dans les années 30, je lui ai écrit pour la féliciter.

Elle m’a répondu, le ton de la voix inquiet.

- Penses tu que je puisse en retirer une bonne réputation ?

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Lou Jing

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Chanteuse

« Je suis chinoise », s’exclame Lóu Jìng.

« De toute mon âme », ajoute-t-elle, la voix légèrement chahutée par l’émotion.

Shanghaienne, Lóu Jìng fait souche sur Terre voici une vingtaine d’année, le visage empreint des belles couleurs de son père, homme noir d’Amérique et de sa mère, chinoise.

En 2009, participant à une émission de variété, Lóu Jìng devient brutalement célèbre.

De nombreuses voix s’étonnent alors que ce beau visage puisse être chinois, arrimé à une civilisation cinq fois millénaires.

Vaguent des mots peu élégants.

Du bruit venant souvent des mâles, la tête envahi par leurs démons.

Au lieu de batailler contre l’absurde, Lóu Jìng rétorque simplement :

« J’ai été élevée en Chine ».

Originaires du Henan ou de l’Anhui, ses amis s’appellent Li, Liu, Wang, Yang et Zhang, Lin.

« Je remercie mes parents de m’avoir donné la vie. » ajoute-t-elle, son visage composant avec un beau sourire.

L’on songe en silence a l’avenir.

Dans quarante ou cinquante ans, son fils ou sa fille deviendra peut être le porte drapeau, la figure de la Chine d’alors

Homme ou femme de ce monde.

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Hou Yu

Hou Yu

Chanteuse

La voix s’élève vers de belles hauteurs, s’élance plus encore vers un horizon lointain.

Loin dans le ciel, survolant son ombre.

Soudain, Hou Yu suspend son envol.

La voix se rétablit vers des notes légères,

Bientôt un calme, comme une attente.

Sera-t-elle l’épouse de l’empereur ?

La concubine au cœur chaud, l’aimant jusqu’à l’infini.

Embastillée dans des étoffes, le visage de Hou Yu est blême.

Glisse une larme sur ce visage bien fait.

Elle s’aime tour à tour dans les rôles de Dan, de Quingyi ou de Wudan.

Elle souffre aussi, la carapace l’accable, le masque l’étouffe.

Telle une concubine déchue, l’âme en peine.

Voilà le public du Guójiā dà jùyuàn (國家大劇院) l’applaudissant à tout rompre.

Hou Yu est une valeur sûre de l’opera de Pekin (Jīngjù).

Je la félicite alors, me laissant porter, l’enveloppant de mes bras.

- Je trouve le public de Tianjin plus chaleureux, se lâchant dans le bonheur, murmure-t-elle.

Je la tiens plus près de mon cœur.

- Oui, l’homme Tianjinois est le plus chaleureux du monde.

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Tian Yuan

Tián Yuán 田原 (1985)

Ecrivain

C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,

Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.

Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.

- Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.

Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.

Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.

Je suis honteux, très honteux, les bras pendants

Elle s’éloigne alors.

Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.

Elle n’avait alors que 19 ans.

Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

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Wei Wei

Wei Wei 韦唯 (1963)

Chanteuse

Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.

Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.

Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :

- Ai je le droit de dire la vérité ?

J’acquiesce favorablement.

- Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

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Mian Mian

Mián Mián 棉棉

Ecrivain

Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.

Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.

La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.

D’ailleurs, la plupart sont censurés.

Du coup, je l’ai interrogée.

« Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.

Alors dans ces conditions, comment survivre ?

Se perdre dans la drogue et le sexe ?

Ou se perdre dans l’écriture. »

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Wei Hui

Zhou Weihui 周衛慧

Ecrivain

Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.

Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.

Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.

“ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.

Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »

Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

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Peng Linyuan

Peng Liyuan 彭丽媛

Chanteuse

Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l’espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.

Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.

Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.

Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.

Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.

- Merci Madame, murmurais-je alors.

Madame, la première de Dame de Chine.

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San Mao

Sanmao 三毛 (1943 – 1991)

Ecrivain

C’est sans doute l’un de mes plus grands bonheurs de lecture de la littérature chinoise contemporaine.

J’ai adoré les chroniques du Sahara (Sāhālā de gùshi) où elle raconte ses 13 années de vie dans le désert, suivant les traces du père de Foucault.

C’est un monument de poésie et de rêves, bien avant que cette terre “miraculeuse” soit envahie par des bandes barbares.

Du coup, emporté par ses rêves, j’ai lu la biographie qui lui est consacrée Sanmao de meng yu renshen (Le Rêve et l’existence de Sanmao).

Puis le rêve, un effroyable jour de l’année 1991, s’est fait triste.

San Mao a été découverte morte, suicidée et assassinée.

Je suis aller prier pour cette femme qui m’a tant donnée sur le temple taôiste du mont Heng Shan (衡山), recevant une partie de ses rêves.

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Fan Binbing

Fan Bingbing 范冰冰 (1981)

Actrice

Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).

Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.

L’ayant approché à cette époque, je l’interroge sur ses rêves.

Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.

- Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.

Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.

Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.

Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.

Au delà de mes espérances, disait elle.

Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.

Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.

- Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.

- Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.

- Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

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Jin Xing

Jin Xing 金星

Chroregraphe

Issue de la minorité coréenne, Jin Xing cultive les particularismes les plus audacieux.

Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé(e) de l’un à l’autre, d’un coup d’aile.

Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.

Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle dit :

- Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.

Elle ajoute dans un murmure :

- Ma vie est fantasque, heureuse vie d’entre les vies de ce monde !

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Coco Lee

Coco Lee 李玟 1975

Chanteuse

Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.

La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.

Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

 

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Zhou Xun 周迅 1974

Actrice

J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.

Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.

Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.

Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.

Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre

Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).

- Vous semblez venir tout droit d’un rêve !

D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.

Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.

Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.

- Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

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Jingchu

Zhang Jingchu (張靜初) 1980

Actrice

Pourquoi diable a-t-elle changé de prénom ?

- Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ? interroge-je.

- Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.

Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.

Inquiète, l’âme en peine, luttant contre des hommes, des lâches.

Belle toujours.

Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia’s Heroes de notre temps.

Je l’interroge encore :

- Est ce de trop tout cela lorsqu’on se meut encore dans la jeunesse ?

Se dresse un sourire sur son visage.

- Je me souviens de mon premier cours de diction, me dit-elle. Ces mots…

Je reconnais la trace de mes premiers feux

(Agnosco veteris vestigia flammæ, Virgile, l’Énéide)

De mes feux mal éteints j’ai reconnu la trace

(Racine, Andromaque)

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Yang Liping

YANG Liping 杨丽萍

Quelle drôle d’aventure, la vie !

La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie « Dynamic Yunnan ». Tout grognon, soupirant d’ennui.

Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !

Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.

Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore

Ce soir là,  je me faufilais dans les coulisses.

Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.

- Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.

- Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.

Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.

- Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

 

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Shu Qi

Shu qi 舒淇

Actrice

Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.

Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.

Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».

Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.

Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.

Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :

- Made it, Ma ! Top of the world !

Je suis laissé sans réponse, médusé.

- James Cagney, White Heat !

 

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Sylvie Lin Jing

Sylvie Lin Jing

Ecrivain

Sylvie Lin Jing, son monde entre cinq paradoxes.

Femme lettrée, dotée d’une forte sensibilité, elle nourrit l’espoir d’une existence banale et confortable, à l’ombre d’un mari quelconque, une vie sans âme.

L’esprit romantique, souvent la larme à l’œil, elle s’abime dans de sombres colères sans issue.

Femme d’une impeccable honnêteté, se gonflant parfois de mots à l’emporte pièce, elle pousse trop loin ses choix radicaux.

Le verbe talentueux, elle refuse de s’en saisir, écrit peu ou rien, sommeillant à l’ombre des grands écrivains.

Comblé par l’anonymat, elle ne veut pas entendre parler d’elle, s’aimant peut être trop peu pour être la plus belle.

L’âge venant, tout cela confondu, disséqué, broyé et laminé, donne un merveilleux roman, « Meredith, my Uncreated 2050 Chinese girl ».

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Gigi Leung

Gigi Leung 梁詠琪

Chanteuse

Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?

Elle assume élégamment cette impertinence.

- Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?

Défense imparable dont elle titre un beau sourire.

La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.

Je l’arrête sur son chemin.

- Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.

Gigi regarde alors vers le ciel.

- Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

 

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Aimer une chinoise et puis s’en va

Posté par ITgium le 31 décembre 2012

Les récits de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

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Le cas Lin Jing

 

Le conciliabule des amants, le cas Sylvie Lin Jing

Ils s’appellent Paolo, Jay, Jeoren, Bunong et René.

A eux seuls, ils jonglent avec cinq nationalités.

Cinq cœurs d’homme âpres au combat.

Au hasard de leur destin, ils ont rencontré Sylvie Lin Jing,

Leur chinoise, disent-ils de concert.

Un ange passant par là, douce lumière, ce temps heureux.

Sylvie, une belle femme lettrée et élégante.

Elle les a accompagnés chacun dans leur désir de Chine telle une ouverture sur un monde souvent méconnu.

A Londres, à Harrods, sur Brompton Road dans le quartier de Knightsbridge, ils se sont retrouvés.

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Sylvie

Ce qu’ils disent de leur première rencontre avec Sylvie

- Je l’ai connue en un coup de vent entre deux avions, moi, m’en allant vers Atlanta, raconte Jay. Elle, vers Shanghai. Sur son seul sourire, je l’ai aussitôt aimée. Deux mois après, je rejoignais la Chine, un pays où je ne m’étais jamais rendu auparavant.  J’avais dans ma sacoche une bague de fiançailles achetée chez Tiffany & Co à New-York et déjà dans ma tête l’idée du mariage à Atlantic City.

- Comme je passais devant la Fontaine de Trevi, je l’ai rencontrée, se souvient Paolo. Le regard très inspiré, elle semblait se nourrir d’une imagination invraisemblable. Que regardez vous de si beau ? ai je demandé. Anita Eckberg ! A-t-elle répondu. Je l’ai alors entrainée toute la nuit durant dans les rues de Rome.

- Elle a épousé mon regard lors d’une rencontre chez des amis à Shanghai, précise Jeoren. J’ai tout de suite senti qu’elle était prête à la plus belle aventure de la vie, l’amour.

- Une soirée sans nuage à l’ombre de la montagne Meili culminant à 6000 m d’altitude, nous avions l’œil sur Vénus, dit Bunong. Six heures à l’horloge, l’astre crâne dans le ciel ! Plus loin, Jupiter, l’œil moqueur, balayé de mille couleurs. Dans la ronde, ses filles, Europa et Ganymède. Soudain je m’élance, je m’empare de ses lèvres, doux vent de l’ouest, température clémente.

- Je suis un habitué du Renmin Gongyuan, précise René. Je cherche l’âme sœur, en vain, depuis deux ans. Finalement, j’ai souscris au service d’une sorcière maléfique du nom de Rosa, un modèle de méchanceté et d’aigreur. Pourtant grâce à ses bons soins, je l’ai rencontrée dans un restaurant de Shanxi Lu. Ma belle fée !

Puis le voile se fend.

- Complicated and nervous ring a bell, dit Jay. Un mois après mon arrivée à Shanghai, j’ai plié bagage. Je me suis installé à Pékin où j’ai vécu ensuite très heureux.

- Combien de fois depuis le premier jour de notre rencontre, raconte René, ne m’a-t-elle pas signifié qu’elle allait rompre avec moi ? Pourquoi devrais je m’investir dans une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut, une femme qui change d’opinion quand bon lui semble ?

- La nuit tombée, sous les étoiles, commente Bu Nong, j’oubliais ses emballements, son caractère abrupt. Vous savez, le vent frais de Lijiang chasse les mauvaises ondes.

- Alors que j’étais tout doux, tout bon, se rappelle Paolo, elle me harcelait au téléphone, m’appelant cents fois dans l’heure. Je n’avais plus que ses criailleries dans ma tête, plus jamais le son du bouvreuil pivoine que j’entends depuis dans mon enfance à l’ombre des Apennins.

- Avec elle, poursuit René, j’ai souhaité maintenir une distance, telle une sorte « de service minimum ». Pas de cadeau, peu d’attention, peu de geste. Mieux vaut jauger la pièce avant de confier son âme !

- Si elle est célibataire encore à ton âge ! suppose Jeroen. C’est qu’il y a malaise en la demeure ! Je le lui ai dit. Elle m’a aussitôt giflé.

- A chaque fois que j’arrivais en retard à un rendez vous, poursuit Paolo, c’était un déferlement ! Un jour, sur le chemin de Xītáng (西塘) une petite ville chinoise située au sud de l’embouchure du Yangzi Jiang, elle a fait valser ses mains sur mon visage, me mordant aussi les mains. Je suis arrivé à destination, défiguré, les oreilles décollées.

- A chaque fois que je prenais mon élan, tout plein du désir de l’aimer, ajoute Jeoren, elle me réprimandait. Comment faire alors ?

- Avec elle, à un moment d’intense douceur peut suivre un éclat, une tornade, complète Paolo. C’est comme la mer des Sargasses, l’on vit le bonheur éternel et vient la fin du monde !

La chute

Tous à leurs souvenirs, le visage de ces hommes se noie subitement dans une profonde tristesse.

N’ont-ils pas pris conscience d’avoir manqué le coche ?

N’était-elle pas la femme tant attendue ?

Vilain paradoxe, ils se mentent à eux mêmes.

Ils l’ont bel et bien aimée.

A trop jouer, à ne pas l’accepter tel qu’elle est, ils l’ont épuisée.

Un beau jour, elle a pris la tangente sans laisser de traces.

Plus jamais, elle n’a répondu à leurs courriers, leurs cris de désespoir.

C’est ainsi quelle est faite, la Sylvie !

Femme entière, convaincue de lendemains meilleurs.

Plus jamais une Sheng nu (剩女) mais désormais une femme mariée, s’en allant vers un autre destin.

 

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Scène de vie à Suzhou

Posté par ITgium le 30 décembre 2012

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Sylvie

Un jour, Sylvie Lin Jing pleure…

Les larmes de Suzhou

François de la Chevalerie, décembre 2012

- Regarde Sylvie droit dans les yeux, proclame Jay. Lorsque s’annoncent ses larmes, tu assisteras alors au plus merveilleux spectacle qu’il m’a été donné de voir en Chine.

Plus beau que la percée de l’automne dans la Vallée de Jiuzhaigou.

Plus saisissant que la forêt d’Osmanthus à Guìlín.

Plus imposant que la montagne Yulong à Lìjiāng. Plus impénétrable que le Tǎkèlāmǎgān Shāmò.

Le lendemain, j’invitais Sylvie à Suzhou, terre du lait et du miel.

Une journée du mois de juin, ensoleillée et paisible.

Pour l’occasion, Sylvie portait une robe blanche immaculée comme un hommage à la vie.

Sous le coude les romans de Lu Wenfu, nous avons arpenté les ruelles, enjambant les 160 ponts de la ville.

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L'univers de Sylvie

Le déjeuner venant, nous avons fait halte dans un restaurant traditionnel installé dans un vieux temple aux portes en bois rouge.

Dans une vaste salle, des familles chinoises au grand complet, fêtaient gaiement de véritables agapes.

Un chahut convivial, du bien être.

Sylvie pose son regard sur le menu, choisit les plats locaux, un Biluo Xiaren, un Xigua Ji et une soupe bien appétissante.

Le serveur prend la commande.

Soudain, un flot de larmes se répand sur son visage.

Qu’ai je fait pour lui suggérer une telle peine ?

Je cherche une réponse en l’observant intensément comme pour démêler les fils d’une histoire que je ne comprends pas.

Son visage chavire peu à peu dans une insondable tristesse.

Les larmes se répandent, bientôt occupent tout son visage.

Autour de nous, le silence.

Tous les regards se portent sur Sylvie, attendent un sourire.

Toutes les familles sont tétanisées par sa peine.

Désormais immobilisés, les serveurs retiennent leur souffle.

Je pose alors ma main sur son front.

S’accommode sur mon visage de la compassion.

Elle pleure toujours, des larmes en abondance sur ses joues.

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Suzhou

Dans un élan, je lui murmure mon amour.

- Pourquoi pars-tu ce soir ? s’exclame-t-elle d’une voix ombragée. Peut être pour ne jamais revenir ?

Pour ma défense, je parle confusément, une volée de mots inaudibles.

Une urgence à l’autre bout du monde m’attend.

Un argumentaire dérisoire.

Une main se pose sur mon épaule.

Le Directeur du restaurant venu à la rescousse.

- Pourquoi faites vous pleurer votre amie ? demande-t-il.

- Qui êtes vous Monsieur pour faire tant mal à une si belle femme ? interpelle une vieille dame au visage centenaire.

- Quelle arrogance, cet homme là ! renchérit une autre dame.

- Ces yáng guǐ zi nous ont imposé naguère les traités inégaux, la déchéance de notre pays millénaire, ne voilà-t-il pas qu’ils poursuivent leur scélérate ambition avec nos femmes ! tonne cette fois une voix d’homme.

La salle applaudit, se gave d’un slogan : “Out of China!“

Je me lève alors.

Je me retire lentement à reculons, le regard fossilisé sur elle.

Cette fois, ses mains cachent son visage.

Ses cheveux arrosés de larmes.

Dans le restaurant, tous les regards se portent sur moi, entre condamnation et haine.

Maintenant dans la rue, j’appelle le premier taxi.

Direction, l’aéroport de Pudong.

D’un seul tenant.

Cette fois, une larme atteint mon visage.

Une pensée.

Comment puis je rester une seule seconde de plus en terre de Chine après avoir infligé une telle douleur à une femme ?

 

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Amour à Shanghai

Posté par ITgium le 30 décembre 2012

François de la Chevalerie, décembre 2012

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Sylvie

Voici quelque temps, dans la mêlée de la vie, un ami lâche une incidente :

- Pour connaître Shànghǎi, il te faudra déchiffrer le regard d’une femme. Derrière l’apparence, les jeux de rôle, le superflu, une beauté assurée, se cache dans les entrelacs de son âme, un brin de paradis, une ville aux lumières éternelles.

Il ajoute d’une voix émue :

- Nul autre qu’un homme amoureux n’en fera meilleur usage.

Fort du conseil, dès le lendemain, d’un pas résolu, je me lance à l’assaut de la perle de l’Orient, la parcours de long en large, m’en allant vers le Wai Tan, poussant jusqu’à l’Observatoire de Sheshan, au sommet de la colline de So Zé.

Courant, haletant.

Osant l’aventure dans les rues les plus sombres.

Brusquant des ombres.

Prolongeant ma route vers de beaux édifices, témoins d’un passé glorieux.

Sur le chemin, je frôle des femmes.

Grandes ou petites, replètes ou chétives. L’œil borgne ou le regard vif.

Toutes chinoises, supposées Shanghaiennes.

Du cru, d’un beau cru.

D’un geste, je les approche.

D’une voix chaleureuse, je quémande une minute de leur vie.

Ou un simple sourire.

Je les observe jusqu’à les dévorer du regard. Traquant le moindre trait, guettant chaque nuance, à la recherche de l’improbable onde.

Malheureusement, ce jour-là, les perles sont rares.

Pâle constat !

Comment cette femme au regard si fade peut-elle abriter la face cachée d’une ville ? Comment cette autre, désespérément amorphe, m’en dévoiler les secrets ?

L’âme de Shànghǎi m’échapperait-elle plus longtemps encore ?

La nuit tombant, je baisse les bras.

C’est alors que devant le Renmin Gōngyuán, je remarque une ombre glissant le long de l’étang aux lotus.

Une silhouette élégante et fine s’en allant rapidement. La voilà maintenant sur Nanjing Lu, s’élançant d’un pas volontaire, traversant le croisement d’un seul tenant.

Une marche presque militaire l’emmène vers le Ciro’s plaza.

Je la prends alors en filature, la double sur la gauche, bloque son passage.

Lutte étrange, mon corps s’oppose au sien.

La nuit est opaque. Des bruissements de voiture aux alentours. Quelques clameurs au loin.

Son visage est sobre, aux traits harmonieux. Une peau légèrement chahutée par une pigmentation désordonnée.

Elle lève lentement la tête, me foudroie du regard, jette une moue dans l’arène. Enfin, elle s’exclame :

- Vous n’avez rien compris ! L’âme d’une chinoise ne s’acquiert pas sur une fausse détermination.

Surpris, je la laisse passer. Elle file de nouveau, plus rapidement encore.

Je reprends ma course, à son niveau maintenant.

- Mademoiselle, pourriez-vous me parler de Shànghǎi ?

Elle s’emporte alors.

Une remontrance, un cri de colère. Une avalanche d’épithète censée chasser l’intrus.

Puis un silence.

Soudain, surgissent des larmes. Elles glissent sur ses joues, chahutent ses lèvres.

Dans un éclair, un sourire.

Emmené par un mot léger. Une étoile dans le ciel. Un vœu pour la vie. Une envie sincère d’aimer, d’être aimé.

Désormais sereine, elle raconte un quartier, une anecdote, l’Histoire de Shànghǎi.

Ci-git, sous des pierres, un homme illustre ayant construit plus d’une bâtisse comme, Victor Sassoon, qui construisit l’actuel Peace Hotel sur le Bund.

Là-bas, un aventurier au long cours, chercheur d’or.

Se dissimulant sous les arbres, l’amour fou et désespéré entre une française de bonne famille et un bandit de Chóngqìng.

Se brisant à jamais la vie d’un jeune français passionné d’écriture chinoise, le malheureux, écrasé au petit matin par un chauffard sur Nanjing Lu.

Malheureuse encore, cette toute jeune fille, née de l’amour éclair entre un homme noir et une chinoise, à la recherche de son père dans un bar glauque aux abords du temple de Jing’an.

Heureuses ces femmes devant l’élévation incessante de temples voués à la consommation.

Au loin, résonne la triade Xiăo dāo hui, la Société des Petites Épées.

Hurle son parrain, Du Yuesheng, surnommé Du les Grandes Oreilles, personnage ubuesque, meneur de trafics en tous genres.

Bruit aussi la grande Histoire.

Les vivats des membres fondateurs du Parti communiste chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng) le 23 juillet 1921 dans la concession française (fǎzūjiè).

Misérables, les Hóng wèi bīng, grotesques gardes rouges, chantant la wénhuà dàgémìng, la révolution culturelle et ses millions de morts.

Heureux, mille fois heureux, les juifs réfugiés d’Autriche, de Pologne et de Russie, en 1940 dans le ghetto de Hóngkǒu !

Ils disent merci à la Chine éternelle de leur avoir sauvé la vie.

Ils s’agenouillent, prient; la main enroulée dans un Sefer Torah.

A l’ombre des souvenirs, le monde moderne.

Des gratte-ciels, toujours plus hauts, pullulant à Pudong, caressant le ciel.

Sur le toit de l’un, un homme.

Sur le toit de l’autre, une femme.

Au milieu, le vide.

Pourtant, un fil invisible les relie, telle une promesse.

Au fil des récits, je réalise ma chance.

L’âme de cette femme compose avec Shanghai, s’enlaçant, s’aimant.

Deux dans l’un.

L’un dans le regard de l’autre.

L’un s’émerveillant de l’autre.

C’est donc elle, ma muse !

Rassuré, je pars à sa conquête, demande son nom.

Court un silence.

Je renouvelle l’appel, l’entoure de mots amicaux.

Elle se redresse, regarde le ciel comme pour fuir mon regard, mumure enfin :

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Sylvie

- Sylvie lín jìng

Une civilisation cinq fois millénaires à l’ombre d’une forêt dense où s’emmêle un zeste de France, telle une chanson.

Originaire de Fuzhou, depuis longtemps arrimée à Shanghai.

Un ancrage durable, indéracinable, « mieux qu’un homme dans mon sillage », dit-elle malicieusement.

Elle raconte alors sa vie de femme, cadencée et mouvementée.

Vigoureusement moderne jamais insouciante.

Des rencontres, des poèmes, une promenade sur un vieux pont, un baiser à l’arraché et puis brusquement se meurt une passion trop lourde à porter.

Tel un retour en arrière pour revenir aux sources, celle d’une ville follement aimée.

Ils n’y pourront rien ces gaillards ! Ni leur adresse, ni leur ingéniosité ne sauront faire fléchir la belle.

Liu, le notable, plouc jour et nuit, roulant dans une berline argentée.

Paolo, le Romain, chantant un ton trop haut « ti amo » d’Umberto Tozzi, le buste en avant.

Un lǎowài originaire d’Atlanta calmant ses nerfs du bout de ses lèvres.

Bu Nong, l’éternel rêveur cosmique, faisant sonner les clochettes de lijiang.

Jeroen, l’Hollandais, grand de taille et bel homme, pêchant la rascasse à Middleburg.

Soudain, une inquiétude chevauche son regard.

Le souvenir d’une querelle, d’une contrariété, juste d’une moue.

Avec l’un, avec l’autre, elle ne sait plus.

Des scènes de vie, un zeste de violence.

Sur les bords du Huángpǔ Jiāng, une après midi pluvieuse du mois de février, des commentaires sarcastiques.

Longeant Shanxi Lu, un terrible chahut, une sinistre affaire d’argent née dans l’univers vulgaire et ostentatoire du Banyan Tree de Hangzhou.

Au pavillon mexicain de l’exposition universelle, une fatigue suivie d’une dispute, d’une fuite et heureusement de retrouvailles.

Des cris à faire frémir le monde entier, au nº 50 de la rue Moganshan. Beaucoup de larmes, ce jour-là !

Des gifles à la pelle devant une agence immobilière dans le district de Pǔtuó Qū. La honte infinie d’un homme agressé en pleine rue.

Misérable accueil à Pǔdōng, l’une fois la tête maussade, l’autre fois la tête en colère

Une ballade en vélo au Shìjì Gōngyuán, le ventre à l’air.

Sombre ce monde d’infortune.

Le sentiment d’une occasion ratée, celle d’aimer pour la vie.

Sylvie lín jìng m’offre son passé, son présent, son futur.

Sans fard, sans détour.

De la matière brute.

Des mots ciselés, sans mensonge, venant naturellement.

Une femme profonde et sensible, nullement tiède dans ses sentiments, gardant la mémoire de chaque instant, portant la réflexion au loin.

Sous l’effet d’ondes bienfaisantes, vivant honnêtement.

- Puisque aujourd’hui le destin m’a permis de vous rencontrer, demandai-je alors, dites moi seulement ce que je dois faire pour me faire aimer par Shànghǎi ?

- Ne rien dire qui n’interrompe sa course vers des lendemains heureux !

Elle me tend la main, s’empare chaudement de la mienne et soupire.

- Je vais maintenant regagner mon bureau, le siège d’Air France à Shanghai.

Cette fois, je laisse le passage, regarde sa silhouette s’éloigner lentement. Gracieusement, elle disparait à l’horizon.

L’âme de Shànghǎi est le meilleur cadeau que Sylvie lín jìng m’ait jamais offert, une part de sa lumière.

Là, dans l’ombre, j’aimerai toujours Shànghǎi, le cœur heureux d’une si belle rencontre, ce bonheur.

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A Sylvie Lin Jing tale, “Never lie to a Chinese woman !”

Posté par ITgium le 23 décembre 2012

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Sylvie Lin Jing, Shanghai

De François de la Chevalerie

Haakon Kristiansen is a Norwegian former professional bodybuilder.

He landed in Shanghai for the Expo 2010 Shanghai China.

The main purpose of his visiting trip was to start a relation with a Chinese woman.

At this stage, he had not a clear picture of his future.

He wanted to go forward in life, that’s all !

—————————————————————————–

Thanks to a friend, a meeting shall be arranged promptly in a fine high-end restaurant with a hardened single Lady, Sylvie Lin Jing, 34.

The first time, he met her, Haakon was gentle, charming, generous, active, strong-willed, realist and with a somewhat Nordic style sense of humor.

He had a fondness for poetry.

At times he quoted verses from the so great Henrik Johan Ibsen.

The Wild Duck (1884) is by many considered his finest work. It tells the story of Gregers Werle, a young man who insists on pursuing the absolute truth, the « Summons of the Ideal ».

Listening to him brought tears to the Sylvie eyes

This very day, she promised herself that she would do everything possible to marry him, the sooner the better.

Haakon had, she thought, the best credentials to provide her an endless love.

But, before there is a question that should be asked to him, just a formality !

- Are you married ? She asked.

- No ! he replied with no hésitation.

Sylvie was almost jumping for joy.

The second meeting took place in a gourmet restaurant.

By then, Sylvie was extremely happy.

She wore her best dress and a very beautiful necklace

Because of to their emerging love romance, it is time, she thought, to set the long-awaited date of their marriage, the dream of her life.

She clasped him tightly in her arms and said joyfully :

- During the fall time in the Jiuzhaigou Valley, the Valley of Nine Villages, the beautiful colors of the trees will give us faith and a strong belief for the future. We will have our wedding ceremony in the Zharu Buddhist monastery. And then, we will dominate the world from the Huánglóng scenic place.

- There is a problem, I got two kids and I have not finished yet !

- What do you mean ?

- It is a question of time, I mean, of months. I am confident that the court will issue the decree of divorce in summer.

- So you are married ?

Suddenly he saw that tears were flowing down her cheeks.

She was shaking and gasping for breath and beginning to suffocate painfully.

She wept hot tears endlessly.

The compassion of Haakon for the weeping of Sylvie was intense but the game was over.

At the end, she was made straight and said.

- Forget it !

She left instantly like a war machine.

He never saw her again.

 

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A Sylvie Lin Jing tale, Violence against a man, the Stockholm syndrome

Posté par ITgium le 22 décembre 2012

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Sylvie

De François de la Chevalerie

Once, the well known psychiatrist Anxmandae de Leira, said :

- Gender-based violence both violates men’s human rights and is a serious obstacle to the achievement of freedom, development and peace.

When Ignatius, a Spanish man from a Granada noble family, met her in Shanghai in 2012 for the first time, he was in his early fifties.

He was looking for a romantic, caring, tender, faithful woman with whom he can enjoy life !

From the very first start, he admitted that Sylvie was nervous.

A personality trait that he would consider. But he didn’t.

A week after from the beginning of their relation, while he was talking calmly to her, she said abruptly : “Shut up !”

By then, Ignatius figured that he has to improve himself.

He happened to speak as gently as possible, becoming more tolerant.

One month later, being in Shanghai downtown, just when they may be headed to a resort for the weekend, Sylvie asked him to buy some sandwiches for the trip.

She has something to do at her office, so Ignatius proposes to carry out.

After wandering in the Nanjing Lu, he found a sandwich bar.

He bought two impressive sandwiches, each half meter long with a remarkable thickness full of ham, salami and vegetables.

It was the very first time in his life that he would eat such huge piece of food.

Ignatius guessed he was pretty proud of himself.

What a beautiful testimony of Love !

He felt that he has done his duty.

When he arrived at her office, Sylvie looked at him with dismay, hot-temper, hatred.

Then she raced towards him.

She took the food. Thereby she threw them all in his head with chilling violence.

The sauce splashes on his cheeks, the ground strewn with vegetables, the walls covered with salami.

Then Sylvie screamed in anger hitting him several times his face.

Ignatius was standing there, the mouth open, with no reaction.

Then she left the room to return there after ten minutes.

Meanwhile, he remained completely paralyzed, groggy and shocked.

What happened after is almost incomprehensible.

When she returned, Ignatius stood before Sylvie, looked at her – my own face – and I wept and stroked her cheeks.

Then he took her warmly in his arms and he kissed her with joy.

It was probably the best kiss they ever shared.

Then, Ignatius concluded :

I love everything about you, as your beauty as your character.

 

Stockholm syndrome

Stockholm syndrome, or capture-bonding, is a psychological phenomenon in which hostages express empathy, sympathy and have positive feelings towards their captors, sometimes to the point of defending them. These feelings are generally considered irrational in light of the danger or risk endured by the victims, who essentially mistake a lack of abuse from their captors for an act of kindness.

Stockholm syndrome can be seen as a form of traumatic bonding, which does not necessarily require a hostage scenario, but which describes « strong emotional ties that develop between two persons where one person intermittently harasses, beats, threatens, abuses, or intimidates the other. »

One commonly used hypothesis to explain the effect of Stockholm Syndrome is based on Freudian theory. It suggests that the bonding is the individual’s response to trauma in becoming a victim. Identifying with the aggressor is one way that the ego defends itself. When a victim believes the same values as the aggressor, they no longer become a threat.

Battered-person syndrome is an example of activating the capture-bonding psychological mechanism, as are military basic training and fraternity bonding by hazing.

 

 

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A Sylvie Lin Jing tale, Why Chinese girls got mad with marriage ?

Posté par ITgium le 22 décembre 2012

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Sylvie

De François de la Chevalerie

Many Chinese women are in fear to remain alone at the age of thirty.

When Theodolus, an attractive Greek guy from Thessalonica, met Sylvie, within a few weeks the subject of ‘the future’ was broached by her, including a fatal questions about marriage.

How the hell do Theodolus find an easy-going Chinese girl who isn’t gonna stress about marriage ?

It seems an impossible task.

Here, the tale.

———————————–

Hundred times, she has alerted me about her age.

The morning jingle

Soon the night, all nights

on the verge of despair.

Her age seems an insurmountable barrier.

At 29, always alone, she snifs a life failure in the middle of nowhere.

She fears the eye catcher, some putting them down about her age, her celibacy.

Already, she suffocates, trembling, difficulty in breathing.

She asks me to marry her immediately, this very day

As fleeing from a rain of bullets, in an outburst, she says abruptly : – We will do it perfectly !

Slip a smile on his face.

Mouth half open, she continues her heavely offensive.

She races towards me, kissing my neck, my cheeks and my forehead, like an experienced porn star.

Another kiss on my lips, sailing over my tongue

She whispers, a carnal I love you.

She rubs my belly, going merrily on my chest.

Follows an another I love you, this one more sober.

A little weird, too abrupt.

Another one, colder, too fast.

Another remote.

Another, thrown in a hurry.

Another indistinguishable.

The last one, dilapidated.

- I, she said in a whisper, holding her breath.

A tear slides down her face.

She cries, head down, fingering rattling.

Then she looks at me as she has never done so.

An uncompromising looking.

Surprisingly, I smile.

Then she nods her head slightly, the bust stiff, with a snap of his fingers.

- Okay ! She said.

Instantly, she flew directly to the door, without looking back.

Another man was already in her head.

I never saw her again.

 

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A Sylvie Lin Jing tale, His weapon is a pen

Posté par ITgium le 20 décembre 2012

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Sylvie

A jùn mǎ tale

De François de la Chevalerie

Once upon a time, a mature woman from Chengdu with a long-term experience in Renmin Gongyuan sunday blind date meetings asked my friend Jeoren Van Groen[1], an aristocratic robust Dutch guy, to meet what she pictured as a Shanghai providential Lady.

At that time, she provided a detailed description of Sylvie Lin Jing, born the year of the death of a notorious womanizer whose unceasing yearnings for the power undermines his country.

Through a fancy advertising, she portrayed her :

- She is a very elegant and charming woman fond of reading and art, sometimes naïve, sometimes mentally sophisticated, sometimes fragile, sometimes stubborn, but always brave and sincere in looking for her soul mate.

So my friend was excited. Then he agreed immediately for the meeting.

The blind date took place in an elegant and refined restaurant in Shanxi Lu, downtown Shanghai.

Lots of shivers during two hours talk.

A dialogue followed between the life and the future, that touched them deeply inside.

The day after, Jeoren sent to me this message.

- I have had the wonderful fortune of meeting a most remarkable woman, who was strong yet frail, courageous yet afraid, prophetic and visionary. She is a mature woman at the height of her sensuality.

- Great, I said, did you get the job ?

Jeoren didn’t answer.

- Something wrong ?

- First, I have to write a thousand of romantic’s letters. But she must do the same ! Eye for an eye, tooth for a tooth ! If not… no way !

A week later, the blind date woman sent to him a disturbing message.

- Sylvie just called me and cried so sadly.  She said you wanna stop without giving any reason. 

What happened ?

Is there some misunderstanding ?

Is it really over ?

I know it’s none of my business to get involved in the private affairs of you two, but I do feel responsible for what happened to both of you.

I told you Sylvie was fragile, she will blame herself and lose confidence to herself for a quiet long time if you end it this way, abruptly and unexpectedly. She kept asking me what she did wrong to deserve such a broke-up.

How can I console her ?

Do you mind telling me why? Is there anything I can do to make up?

I’m sorry if it’s a mistake to let you know each other and bring hurt to each other already. Sincerely.

When I heard the news, I was not surprise. Jeoren was clear on his strategy. Because she hasn’t reply to his letters, he abandoned.

However, one year later, I received a call from him. He was crying heavily through a moved voice. He was quite unable to speak. Finally, he said tearfully and with a lump in his throat.

- She broke !

- I didn’t know that you were always connected with her, I told him.

- I have sent her one thousand letters expressing all my love but she never replied. Not a word. Not a whisper.

Because Jeoren didn’t give me any clear explanation, I called the blinding mate women. She was furious and irritated.

- He can say thousand times of « I love » to Sylvie, which means nothing to her when what he did has pointed to a contrary conclusion.

People eventually find out the truth by what you do instead of what you say. 

His weapon is his pen which is capable to make a woman fall in love with him on paper, while, his weakness is he have nothing but a pen, with no idea how to love a person of flesh and blood in real life by at least being able to fulfill things like listening, caring, being reliable, trustable, and not lying all the time…

Yes, his words can be eternal on the paper, but not sustainable in this bloody down to earth world.

- He just disappeared from my world, said Sylvie with her usual radiant, half-shy smile, summing up the situation.

Eye for an eye, tooth for a tooth !

That’s the game !


[1] Translated in English : an experienced and young person

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Les couples chinois

Posté par ITgium le 18 décembre 2012

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Un couple heureux ?

Les récits de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

(1) Le caractère des femmes chinoises au sein du couple

(2) Quelques poncifs sur le caractère des chinoises

(3) Conciliabule d’anciens amants, le trouble Sylvie Lin Jing

 Avant propos

La femme chinoise deviendrait-elle, une fois mariée, une tigresse (hǔ) ?

Se transformerait-elle en un démon (mèi) ?

Même si ce mot mal prononcé s’accorde sur un tout autre sens, la messe est dite : la femme chinoise ne serait pas de composition facile.

Le caractère de la femme chinoise au sein du couple

Mari et femme, chinois tous deux.

Une union géographiquement logique mais dangereuse.

Dans les comédies chinoises, le couple est souvent dépeint de manière caricaturale.

D’un côté, un homme menant rondement ses affaires à l’extérieur mais faible, assez non chaland, parfois fuyant, à l’intérieur de la maisonnée.

De l’autre côté, une boule de feu !

Une femme au fort caractère plutôt acariâtre, souvent dominatrice et qui tient jalousement les cordons de la bourse.

Chacun vaque à ses occupations, se satisfaisant en apparence d’un étrange équilibre.

Cependant, dans l’ombre, le mari se lâche, pointe le « mauvais caractère » de sa femme.

Il fustige son goût à la domination qu’il tolère pourtant.

Terrorisé à demeure, son plus grand bonheur est de s’en aller, la nuit tombante dans un karaoké avec une bande de copains comme lui meurtris dans leur vie de couple.

Dans ces bordels, il s’en donne à cœur joie, maltraitant à la baguette de jeunes femmes, tout juste dépossédées de leur virginité.

A leur tour terrorisées, elles subissent les assauts de ces hommes adipeux, libidineux, vulgaires et la plupart du temps saoul.

Cruelle revanche !

Quand il revient tard le soir, il se glisse délicatement dans  l’appartement, bientôt converge vers le lit conjugal.

Sa femme est aux aguets mais elle s’en fiche.

Elle s’en félicite plutôt car, vu les frasques de son mari, elle pourra étendre plus encore son pouvoir.

Heureuse femme chinoise qui porte la culotte !

Le temps d’un week-end, les couples s’exilent dans un palace flamboyant en périphérie de leur ville de résidence, généralement un hôtel golf.

Souvent ils s’y rendent en grappe avec d’autres amis.

Si d’aventure vous voulez connaître l’effrayante misère des couples chinois, je vous conseille cette expérience.

Jamais je n’ai été autant saisi par l’ennui, telle une guillotine me conduisant vers la mort.

Pendant ces weekends, les journées sont rythmées par des repas plantureux où pour la bonne cause, le monde des affaires n’étant jamais loin, ils invitent grassement une notoriété locale, le maire d’un commune ou le secrétaire général du parti.

Ces derniers les remercient ensuite par quelque facilité dans l’accès à un marché truqué.

Après les beuveries, les hommes jouent aux cartes, la cigarette au bec, à coup de milliers de yuans. Quant aux femmes, elles s’étirent sur des chaises, l’œil calé sur leur désormais obèse rejeton qu’elles gavent satiété.

La nuit venant, le couple se reconstruit en regardant la télévision, ce bienheureux encouragement à une vie maussade.

Plus tard, l’homme se fend d’une caresse.

Pauvre épouse, pour prix de sa domination, le corps presque inerte, elle satisfait son homme.

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Sylvie

Quelques poncifs sur le caractère des chinoises

Deux opinions contrastées que rien ne rapproche.

L’un s’étouffe presque un dénombrant les défauts des chinoises.

L’autre, émerveillé et bouche béante, vante leurs qualités.

Duel dont il ne sortira que des poncifs, les chinoises volent désormais de leurs propres ailes, certaines brutales, d’autres douces.

Mille âmes, mille femmes.

Le premier est hargneux.

Il argumente :

La femme chinoise est capricieuse.

La femme chinoise aime que les hommes la choient comme une princesse.

La femme chinoise est arriviste.

La femme chinoise ne s’intéresse qu’à l’argent.

Les chinoises encouragent l’homme à se marier le plus vite possible

Les chinoises poussent ces mêmes hommes à acheter un appartement aussitôt.
Les femmes chinoises ne veulent pas ce qu’on leur donne mais uniquement ce qu’elles veulent !

Les femmes chinoises sont de vraies tigresses émotives !

In fine, avec les chinoises, il faudra compter avec deux scandales par semaines !
Est-ce vrai tout cela ?

Que diable !

Ce contempteur apporte une explication intéressante.

Pour lui, cet effrayant comportement serait une conséquence de l’éducation post maoïste.

Le second est bienveillant, douces ses paroles.

Les femmes chinoises sont traditionnelles, connues pour leur sens moral pur.

Les femmes chinoises savent comment s’entendre avec leur mari et le rendre heureux.

Souvent gracieuse, les femmes chinoises offrent une beauté exotique.

Héritières d’une civilisation cinq fois millénaires, les femmes chinoises sont vertueuses et sages.

Selon une métaphore répandue en Chine, une femme est douce comme l’eau, donc tendre.

La Chine étant la deuxième économie mondiale, se marier avec une Chinoise est un investissement de bon aloi.

Est-ce vrai tout cela ?

Alors, dans ce cas, gagnons immédiatement ce merveilleux rivage !

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Le caractère des femmes chinoises

Posté par ITgium le 18 décembre 2012

Le caractère des femmes chinoises dans Le caractère des femmes chinoises 20071012.pho5709-300x196

Les chinoises

Les récits de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

(1) Le caractère des femmes chinoises au sein du couple

(2) Quelques poncifs sur le caractère des chinoises

(3) Conciliabule d’anciens amants, le trouble Sylvie Lin Jing

Avant propos

La femme chinoise deviendrait-elle, une fois mariée, une tigresse (hǔ) ?

Se transformerait-elle en un démon (mèi) ?

Même si ce mot mal prononcé s’accorde sur un tout autre sens, la messe est dite : la femme chinoise ne serait pas de composition facile.

belles-12077809-217x300 dans Les Chinoises Le caractère de la femme chinoise au sein du couple

Mari et femme, chinois tous deux.

Une union géographiquement logique mais dangereuse.

Dans les comédies chinoises, le couple est souvent dépeint de manière caricaturale.

D’un côté, un homme menant rondement ses affaires à l’extérieur mais faible, assez non chaland, parfois fuyant, à l’intérieur de la maisonnée.

De l’autre côté, une boule de feu !

Une femme au fort caractère plutôt acariâtre, souvent dominatrice et qui tient jalousement les cordons de la bourse.

Chacun vaque à ses occupations, se satisfaisant en apparence d’un étrange équilibre.

Cependant, dans l’ombre, le mari se lâche, pointe le « mauvais caractère » de sa femme.

Il fustige son goût à la domination qu’il tolère pourtant.

Terrorisé à demeure, son plus grand bonheur est de s’en aller, la nuit tombante dans un karaoké avec une bande de copains comme lui meurtris dans leur vie de couple.

Dans ces bordels, il s’en donne à cœur joie, maltraitant à la baguette de jeunes femmes, tout juste dépossédées de leur virginité.

A leur tour terrorisées, elles subissent les assauts de ces hommes adipeux, libidineux, vulgaires et la plupart du temps saoul.

Cruelle revanche !

Quand il revient tard le soir, il se glisse délicatement dans  l’appartement, bientôt converge vers le lit conjugal.

Sa femme est aux aguets mais elle s’en fiche.

Elle s’en félicite plutôt car, vu les frasques de son mari, elle pourra étendre plus encore son pouvoir.
Heureuse femme chinoise qui porte la culotte !

Le temps d’un week-end, les couples s’exilent dans un palace flamboyant en périphérie de leur ville de résidence, généralement un hôtel golf.

Souvent ils s’y rendent en grappe avec d’autres amis.

Si d’aventure vous voulez connaître l’effrayante misère des couples chinois, je vous conseille cette expérience.

Jamais je n’ai été autant saisi par l’ennui, telle une guillotine me conduisant vers la mort.

Pendant ces weekends, les journées sont rythmées par des repas plantureux où pour la bonne cause, le monde des affaires n’étant jamais loin, ils invitent grassement une notoriété locale, le maire d’un commune ou le secrétaire général du parti.

Ces derniers les remercient ensuite par quelque facilité dans l’accès à un marché truqué.

Après les beuveries, les hommes jouent aux cartes, la cigarette au bec, à coup de milliers de yuans. Quant aux femmes, elles s’étirent sur des chaises, l’œil calé sur leur désormais obèse rejeton qu’elles gavent satiété.

La nuit venant, le couple se reconstruit en regardant la télévision, ce bienheureux encouragement à une vie maussade.

Plus tard, l’homme se fend d’une caresse.

Pauvre épouse, pour prix de sa domination, le corps presque inerte, elle satisfait son homme.

lin-peng-147x300 Quelques poncifs sur le caractère des chinoises

Deux opinions contrastées que rien ne rapproche.

L’un s’étouffe presque un dénombrant les défauts des chinoises.

L’autre, émerveillé et bouche béante, vante leurs qualités.

Duel dont il ne sortira que des poncifs, les chinoises volent désormais de leurs propres ailes, certaines brutales, d’autres douces.

Mille âmes, mille femmes.

Le premier est hargneux.

Il argumente :

La femme chinoise est capricieuse.

La femme chinoise aime que les hommes la choient comme une princesse.

La femme chinoise est arriviste.

La femme chinoise ne s’intéresse qu’à l’argent.

Les chinoises encouragent l’homme à se marier le plus vite possible

Les chinoises poussent ces mêmes hommes à acheter un appartement aussitôt.
Les femmes chinoises ne veulent pas ce qu’on leur donne mais uniquement ce qu’elles veulent !

Les femmes chinoises sont de vraies tigresses émotives !

In fine, avec les chinoises, il faudra compter avec deux scandales par semaines !
Est-ce vrai tout cela ?

Que diable !

Ce contempteur apporte une explication intéressante.

Pour lui, cet effrayant comportement serait une conséquence de l’éducation post maoïste.

Le second est bienveillant, douces ses paroles.

Les femmes chinoises sont traditionnelles, connues pour leur sens moral pur.

Les femmes chinoises savent comment s’entendre avec leur mari et le rendre heureux.

Souvent gracieuse, les femmes chinoises offrent une beauté exotique.

Héritières d’une civilisation cinq fois millénaires, les femmes chinoises sont vertueuses et sages.

Selon une métaphore répandue en Chine, une femme est douce comme l’eau, donc tendre.

La Chine étant la deuxième économie mondiale, se marier avec une Chinoise est un investissement de bon aloi.

Est-ce vrai tout cela ?

Alors, dans ce cas, gagnons immédiatement ce merveilleux rivage !

belles Conciliabule d’anciens amants, le trouble Sylvie Lin Jing

Qu’est-ce donc cette femme qui suscite des passions diverses ?

De quelle matière est-elle faite ?

Ils s’appellent Paolo, Jay, Jeoren, Bunong ou René.

Ils l’ont aimée.

Ils l’ont adorée.

Ce qu’ils en disent, mille ans après :

- Complicated and nervous ring a bell, dit un ancien compagnon venu en Chine pour l’épouser.

- Combien de fois depuis que je la connais, raconte René, ne m’a-t-elle pas signifié qu’elle allait rompre avec moi, presque une fois par semaine ? Pourquoi devrais je m’investir dans une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut, une femme qui change d’opinion quand bon lui semble ?

- Je l’ai connue sous les étoiles, commente Bu Nong. La nuit étant tombée, je l’envisageais uniquement pour l’amour que je lui portais.  Je ne me souvenais plus alors de ses emballements. Vous savez, le vent frais de Lijiang chasse les mauvaises ondes.

- Alors que j’étais tous doux, tous bon, se rappelle Paolo, elle me harcelait au téléphone, m’appelant cents fois dans l’heure. Deux cents, le lendemain. Trois cents, le jour suivant. Je n’avais plus que ses criailleries dans ma tête, plus jamais le son du bouvreuil pivoine que j’entendais dans mon enfance à l’ombre des Apennins.

- Avec elle, poursuit René, j’ai souhaité maintenir à son égard une distance, telle une sorte « de service minimum. Pas de cadeau, peu d’attention, peu de geste. Mieux vaut jauger la pièce avant de confier son âme !

- Si elle est célibataire encore à ton âge ! suppose Jeroen. C’est qu’il y a malaise en la demeure. Je le lui ai dit. Elle m’a aussitôt giflé.

- A chaque fois que j’arrivais en retard à un rendez vous, poursuit René, c’était un déferlement ! Un jour, sur le chemin de Xītáng (西塘) une petite ville chinoise située au sud de l’embouchure du Yangzi Jiang, elle a fait valser ses mains sur mon visage, me mordant aussi les mains. Je suis arrivé à destination, défiguré, les oreilles décollées.

- A chaque fois que je prenais mon élan, tout plein du désir de l’aimer, ajoute Jeoren, elle me réprimandait. Alors comment faire ?

- Avec elle, à un délicieux moment de douceur peut suivre un éclat, une tornade, complète Paolo. C’est comme la mer des Sargasses, l’on vit le bonheur éternel et vient la fin du monde.

Tous à leurs souvenirs, le visage de ces hommes se noie subitement dans une profonde tristesse.

N’ont-ils pas pris conscience d’avoir raté le marchepied du bonheur ?

N’était-elle pas la femme tant attendue ?

Le vilain paradoxe, c’est qu’ils se mentent à eux mêmes.

Ils sont bel et bien tombés amoureux d’elle.

A trop jouer, à trop la regarder sous tous les angles, à trop réfléchir, à ne pas l’accepter tel quel est, ils l’ont épuisé.

Et puis, un beau jour, elle a pris la tangente sans laisser de traces.

Plus jamais, elle ne répondait à leurs courriers, à leurs cris de désespoir.

C’est ainsi quelle est faite, la Sylvie !

Femme entière, convaincue de lendemains meilleurs.

Plus jamais une Sheng nu (剩女) mais désormais une femme mariée, s’en allant alors vers un autre destin.

 

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La jalousie chez les femmes chinoises

Posté par ITgium le 9 décembre 2012

La jalousie chez les femmes chinoises dans La jalousie des chinoises vlcsnap-16697352-300x168

Diablesse en herbe

La jalousie d’une femme chinoise, Sylvie Lin Jing

Derrière le spectacle d’une croissance phénoménale, les rapports entre les femmes ne seraient-ils pas seulement un champ de ruine en Chine ?

de François de la Chevalerie, juillet 2011

Les Récits de jùn mǎ

(1) La jalousie est un mal mondialement partagé.

(2) La jalousie est-elle plus aiguë en Chine ?

(3) Jalousie ordinaire au Bureau, de Sylvie Lin Jing

(4) Jiang Qing, la plus belle jalouse de Chine ou comment je suis tombé bêtement amoureux

(5) La jalouse de Shanghai

 

La jalousie est un mal mondialement partagé.

Certains supposent que les femmes en seraient davantage atteintes.

Peut-être ont-elles l’honnêteté d’en faire état plus souvent en public que les hommes.

Femme jalouse est souvent splendide !

Flairant une quelconque traîtrise, elle se redresse, l’œil vengeur, les dents serrées. Les mains tremblent. Une émotion à fleur de peau occupe leur regard. Bientôt elle s’emporte, fonce droit devant leur homme, le chapitre, lui tire l’oreille. D’un coup, elle le gifle en public. Une claque encore si ce dernier oppose un sourire moqueur.

 

 

 

 

La jalousie est-elle plus aiguë en Chine ?

Du temps des années de glaciation communiste, pour une femme, la jalousie se mesurait souvent à l’aura de son mari au sein du parti.

Quelques mots abrupts suffisaient pour signifier qu’il était le mieux placé.

Donc elle aussi !

Depuis les années 80 et l’explosion de la consommation, la jalousie se mesure dans la capacité de chacune d’acquérir des biens, d’étaler des richesses, de rendre témoignage d’une vie facile.

Dans la mêlée, elles mettent en avant leur homme plutôt pour leur richesse supposée rarement pour une hasardeuse beauté, les physiques des hommes étant interchangeables en Chine.

La jalousie consiste aussi à vanter ou dénoncer une belle silhouette.

Là, les chinoises sont gagnantes. Plutôt fines, élégantes et gracieuses.

Dans les années à venir, la jalousie se jouera autour des décolletés.

La chinoise n’étant pas généralement pas bien dotée, il s’en comptera de vaillantes pour se faire poser des prothèses mammaires et remporter la mise.

A qui la plus belle poitrine ?

A la plus grande joie des chirurgiens esthétiques, le combat sera âpre, sans pitié.

Jalousie ordinaire au Bureau, de Sylvie Lin Jing

« Au bureau, mes collègues féminins sont superficiels et intéressés. A longueur de journée, elles parlent de produits de luxe en tous genres. Dès qu’elles ont une seconde de libre, elles comparent leur garde robe, pointent les rentrées mensuelles. Valsent des noms de marque. S’empilent des sacs, des foulards.

Chaque jour, le même déballage vulgaire dit toujours sur le ton de la propagande. Leurs voix se faisant concurrence, elles deviennent inaudibles.

Parmi mes collègues, il s’en compte une que je déteste plus que tout.

Une amie qui la connaît dit que je suis jalouse d’elle. Peut-être ? Mais alors elle l’aura bien mérité !

Mariée avec un français avec lequel elle a un petit garçon, elle n’a que trois sujets dans sa vie.

1) Son mari, un homme riche, est très amoureux d’elle. Ils vivent ensemble depuis plus de 8 ans.

2) Leur fils est adorable. Elle le scande partout et donc tout le monde le répète mécaniquement.

3) De l’avis général, c’est une femme parfaite sans ombre.

Elle a encore un 4ème sujet, moi !

Ce que je déteste le plus, c’est qu’elle parle de moi au tout venant, à des inconnus.

Toujours la même rengaine.

Elle leur dit que si je suis encore célibataire, c’est parce que je compte me marier avec un homme vieux et riche, juste pour son argent. Mais, ajoute-t-elle d’une voix perfide : « Comme c’est dommage, elle ne l’a pas trouvé ! »

C’est méchant non ?

Je suis pareillement méchante.

Bien qu’elle ait des responsabilités importantes dans l’entreprise, elle écrit très mal, surtout en chinois. Peut-être souffre-t-elle d’un sérieux problème d’éducation ? Chaque fois que je tombe sur une de ses notes, je me fais un plaisir de les montrer aux collègues en relevant méthodiquement les fautes d’orthographe. Oui je suis moi aussi méchante…

Mais peut-être dit-elle vrai ?

Je vais peut-être me marier avec un homme vieux et riche ?

C’est le destin ? On verra… »

Sylvie Lin Jing, juillet 2010

Jiang Qing, la plus belle jalouse de Chine ou comment je suis tombé bêtement amoureux !

Je suis sans doute le seul homme sur la planète a être éperdument amoureux de Jiang Qing (chinois 江青 ) (1914-1991) qui fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong.

Femme de caractère, longtemps détestée en Chine, aujourd’hui presque totalement oubliée.

La raison de cet amour fiévreux et passionne tient à une histoire curieuse.

Un jour, un ami chinois m’interroge :

- Quelle est selon toi la plus belle femme chinoise ayant jamais existé ?

Je lui dis qu’il m’était impossible de répondre, n’ayant qu’une connaissance limitée des beautés chinoises.

- Pas de problème ! répond-t-il alors. Je t’adresse mille images ou photos. Tu la choisiras alors mais n’oublie pas, une femme chinoise n’est jamais aussi belle lorsque son regard se noie dans la jalousie !

Je me rappelle avoir passé un dimanche entier à Hengyang à consulter ces photos.

Toutes ces femmes me semblaient pareillement jolies.

De ce lot, je n’arrivais pas à écarter n’en serait-ce qu’une seule.

Ne méritaient-elle pas de porter toutes le titre enviable de la plus belle femme de Chine ?

Qui suis-je pour statuer de manière autoritaire ?

Finalement, j’ai allégé mes critères en n’en retenant qu’un seul, la jalousie !

Une nuit encore, je portais mon attention sur ces photos.

Mais, cette fois, toutes étaient mises indistinctement à l’écart.

Finalement, il n’en restait plus qu’une seule image partiellement abîmée.

Mon ami avait porté la mention suivante sur celle-ci.

« J’avais dit que je t’adressais mille photos. Comme j’en avais 999, alors j’ai rajouté celle-là, pour la bonne cause. »

Je l’ai aussitôt appelé.

- J’ai fait mon choix.

- Laquelle ? me demande-t-il.

- La millième !

- Non !…

Puis. Il a raccroché le téléphone sans même me saluer.

Il ne m’a jamais rappelé.

Comment le pouvait-il en être autrement ?

J’étais tombé amoureux de Jiang Qing, ce monstre !

La jalouse de Shanghai

Gracieuse perle de Shanghai, elle s’exclame :

Je suis là !

Entièrement là !

Je te tiens, mon ami !

Au moindre écart, je me répands.

La hache s’il le faut !

Je broierai tout au passage.

Gare à toi !

Avant même de l’avoir mené, j’ai perdu le combat de la liberté.

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Le blog d’une Chinoise de Shanghai

Posté par ITgium le 2 décembre 2012

Le blog d’une Chinoise de Shanghai dans Le blog d’une Chinoise de Shanghai, Sylvie Lin Jing 556237_171069389702029_1850767876_n-286x300kqs-_12246293_n-251x300 dans Le blog d’une Chinoise de Shanghai, Sylvie Lin Jing

Le blog d’une Chinoise, Sylvie Lin Jing [1]

Sylinjing 的博客

De 2005 à 2010, Sylvie Lin Jing, résidant à Shanghai, entretient un blog sur sina.com.

Ci-après, le Décryptage de son blog.

 

Préambule

Tenir un blog, jour après jour et au hasard des sujets, c’est révéler une partie de soi même.

Sylvie Lin Jing, c’est faire vivre sa féminité.

A cela, s’ajoute sa passion pour les Arts, le tout donne le sentiment d’une femme dotée d’une forte sensibilité.

Tenir un blog, c’est aussi un besoin d’exister et peut-être d’être heureux.

Dans un rare enchevêtrement, s’y déversent mille idées, mille lubies.

Des marques de vêtement côtoient des grands noms du cinéma, de la littérature.

Et, au milieu, une émotion, de l’amour, un insondable plaisir de vivre.

François de la Chevalerie

 

Thèmes :

(1) Sylvie et sa garde robe

(2) Le cinéma selon Sylvie

(3) La littérature, le plaisir de Sylvie

(4) Sylvie, entre musique, peinture et danse

(5) Le tour du monde d’après Sylvie Lin Jing

(6) Sylvie, elle même !

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Sylvie et sa garde robe

Comme beaucoup de Shanghaiennes, Sylvie adore plus que tout lécher les vitrines.

A chaque ouverture de magasin, elle s’offre un commentaire.

La voilà détaillant l’achalandage de la première boutique de DUTTI MASSIMO à Nanjing West Road.

Plus loin, elle a remarqué une robe écarlate dans la boutique Zara.

Mais légèrement complexée, elle ne veut pas s’y rendre seule.

Elle lance un appel.

- Qui veut s’y rendre avec moi ?

Chaque année, Sylvie recompose sa garde-robe.

Une sorte de rituel qui lui procure beaucoup de plaisir mais aussi de l’inquiétude.

Il s’agit, en effet, d’un moment délicat car pour faire rentrer de nouveaux habits dans des armoires par trop pleines, il faudra irrémédiablement se séparer de certains vêtements appelés à être sommairement jetés à la poubelle.

Apparemment, cette opinion n’est pas partagée par son frère qui ne comprend pas l’intérêt d’une telle démarche, se contentant lui de porter le même chandail depuis vingt ans.

- Deux positions irréconciliables, admet-t-elle. 

Selon Sylvie, le principal problème de cette opération dite du printemps, c’est que chaque vêtement illustre un moment particulier.

Par exemple, cette robe blanche savamment dentelée porte la mémoire d’une souffrance.

Cette jupe d’un ton ocre rappelle une immense joie.

La seconde étant bien davantage abîmée que la première, que faire ?

Ainsi, jeter un vêtement n’est jamais un geste simple.

Désemparée, Sylvie adresse un message à Nina :

- Ma garde-robe sera pour longtemps un micmac invraisemblable !

Chaque fois que s’annonce le week-end, Sylvie dit éprouver un sentiment de peur.

- Peut-être est-ce le moment de penser ? croit-elle.

Penser ou faire du shopping, question cruciale pour une belle Shanghaienne.

Opiniâtre consommatrice sur Internet, errant de site en site à la recherche d’une robe rouge ou d’un chemisier en soie, Sylvie s’interroge.

Qui se cache derrière la toile, ce temple de la consommation ?

Elle répond sur un ton amusé :

- Félicitations ! En y venant, vous avez rejoint la pègre !

 

Le cinéma selon Sylvie

Elle s’interroge :

- Pourquoi les Chinois ne connaissent-ils pas Alain Delon ?

Sylvie s’offre une double réponse.

- L’homme est désormais vieux, déclare-t-elle.

Mais surtout, il ne tient pas la comparaison face à une Romy Schneider.

- Romy est belle, savoureuse comme le jade humide, suggère-t-elle.

Sylvie aime la beauté.

Donc elle adore la publicité de Dolce & Gabbana, société de prêt-à-porter de luxe basée à Legnano, et laquelle couvre les murs de Shanghai au printemps 2010.

- Une publicité vraiment agréable, note-t-elle.

Cela lui rappelle les images en noir et blanc du cinéma italien des années cinquante et soixante des mémorables Federico Fellini, Michelangelo Antonioni et Vittorio De Sica.

Dans leurs films, remarque-t-elle, les femmes sont dotées d’une impressionnante force intérieure !

“Il Segno di Venere » est le film culte d’une femme qu’elle vénère, Sophia Loren.

Mais attention, Sylvie sait porter le fer au besoin.

- Le maquillage artificiel de Madonna fait pauvre et vulgaire face à la beauté délicate et raffinée d’une Monica Vitti.

Le grand plaisir de Sylvie, c’est de voir des films et d’en raconter les récits.

Elle s’étonne de la durée si courte, quelques jours seulement, de la relation totalement improbable entre deux êtres dans le films The Bridges of Madison County.

- Comment une femme décente s’est-elle laissée submerger par un amour inattendu sur une route mouillée, à sept heures du matin ? se demande-t-elle.

Elle croit en avoir la réponse :

- Dans un univers rempli de nébuleuses, vivre une seule fois l’amour n’est jamais trop tard ! Cette rencontre fortuite a forgé son destin.

Sylvie s’émerveille devant le film de Jacques Rivette, 36 VUES DU PIC SAINT-LOUP où l’acteur Sergio Castellitto, dit-elle, joue le cœur battant.

 

La littérature, le plaisir de Sylvie

Entre deux DVD de Maria Callas, elle s’empare d’une tripotée de livres : des romans policiers de Chandler, les biographies de Gustav Mahler et de Wladimir Horowitz mais aussi un ouvrage de Hú Shì, philosophe et écrivain chinois.

Aujourd’hui, Sylvie lance un débat sur le dernier roman de Yan Geling, « les choses de la vie ».

Elle dit en avoir fait une heureuse lecture.

Elle s’interroge sur l’importance des émotions dans la vie sans pour autant trouver de réponse.

- Peut être trouverais-je des bribes d’émotion en allant dans les pubs de Shanghai ?

Vient ce récit.

- Il y a beaucoup de pubs à Shanghai. L’ambiance est toujours un peu près pareille. Mais, ajoute-t-elle, l’arrivée d’un homme peut sauver la situation.

Voilà qu’elle rencontre un homme poli et courtois. C’est alors que surgit une merveilleuse incidente :

- J’étais ravie car je pouvais me prouver à moi-même que ma féminité n’avait pas diminué.

Enfin, ce mot inattendu :

- Louis, je crois que c’est le début d’une belle amitié, dit-elle à son interlocuteur, laissant sans doute ce dernier tristement interdit.

 

Sylvie, entre musique, peinture et danse

Cependant, Sylvie a déjà l’esprit ailleurs.

Elle chantonne à tue tête « les miséreux de la butte », une chanson de Cora Vaucaire.

- Pourquoi ces refrains sont si peu connus en France ? se demande-t-elle.

Toutefois, elle pleure toujours à l’écoute de l’Adagio en ut mineur de Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart.

Voilà qu’elle achète maintenant un petit tableau à Moganshan Road dont le nom est porteur d’espoir , « l’Elixir d’amour », une peinture à l’encre.

Elle se promène souvent dans le quartier artistique de Shanghai, s’intéresse à Lao Gupo :

- Toujours laid et rugueux, comme l’art brut, dit-elle.

Elle se lance alors dans une réflexion.

- Devant les peintures de Botticelli et de Caravage, beaucoup se demandaient à l’époque s’ils étaient mauvais ou bons. Le temps a résolu cette question, conclut-elle.

Elle admire encore Pina Bausch dont la magie des figures sombre dans l’invisible.

 

Le tour du monde d’après Sylvie Lin Jing

Cette fois, Sylvie boude.

Elle voulait se rendre au Japon mais elle constate amèrement que les procédures pour obtenir le visa sont compliquées. Elle décide de surseoir à ce projet.

Qu’importe ! Elle formule un vœu !

- L’Italie, mon pays préféré ! Je n’ai pas d’autre objectif dans la vie que celui d’y vivre !

Aussitôt, elle énumère des lieux magiques.

Le val d’Orcia, une vaste vallée située dans la province de Sienne, en Toscane.

Viterbo, dans le Latium,s’élevait avant une ville étrusque.

Positano, ville fondée selon la légende par Neptune, comme un clin d’oeil à « la Dolce Vita »

Les iles Lipari, pour retrouver l’atmosphère méditerranéenne !

Rome, sous le regard d’Anita Eckberg.

Et Venise, dit-elle, Absolument ! Absolument !

Et Prague ? s’interroge-t-elle.

Pour Sylvie Lin Jin, toute ville est inespérable de la patte d’un écrivain.

Après avoir rédigé une longue note critique sur l’œuvre de Kundera, elle hésite à l’admirer.

Elle n’apprécie pas, dans le fond, « L’Insoutenable Légèreté de l’être » cette idée que l’homme n’ayant qu’une seule vie à vivre doit être irresponsable.

Cependant, elle aime Prague.

- Ce que j’aime, c’est l’absinthe. Sa couleur verte est extrêmement fausse. Les gens le boivent dans une impulsion rapide car l’absinthe est censée chasser la frustration et l’anxiété qui guette les artistes.

Lecture encore du magazine National Geographic où elle s’émeut de la splendeur des photos d’Angkor Wat.

 

Sylvie, elle même !

Ce texte :

- Lorsque j’ai regardé lors des Jeux Olympiques ces milliers des bénévoles et athlètes, les yeux charges d’émotion, je n’ai pu m’empêcher de penser en silence. Je devais l’admettre, je ne suis pas une personne altruiste. Jamais je ne ferai ce qu’ils font !

Son amie d’enfance, MARY, sur le chemin des Etats-Unis, s’est arrêtée pour la rencontrer à Shanghai.

Elles évoquent leurs souvenirs.

De la maternelle, de l’école primaire, du premier cycle du secondaire, lycée, le temps où elles faisaient leurs devoirs ensemble, pratiquaient la calligraphie, apprenaient l’anglais, taquinaient les garçons.

Et pour conclure, elle se laisse porter par un poème de David Lehman

When she says Margarita she means Daiquiri.

When she says quixotic she means mercurial.

And when she says, « I’ll never speak to you again, »

she means, « Put your arms around me from behind

as I stand disconsolate at the window. »

He’s supposed to know that.

When a man loves a woman he is in New York and she is in Virginia

or he is in Boston, writing, and she is in New York, reading,

or she is wearing a sweater and sunglasses in Balboa Park and he is raking leaves in

Ithaca

or he is driving to East Hampton and she is standing disconsolate

at the window overlooking the bay

where a regatta of many-colored sails is going on

while he is stuck in traffic on the Long Island Expressway.

When a woman loves a man it is one-ten in the morning,

she is asleep he is watching the ball scores and eating pretzels

drinking lemonade

and two hours later he wakes up and staggers into bed

where she remains asleep and very warm.

When she says tomorrow she means in three or four weeks.

When she says, « We’re talking about me now, »

he stops talking. Her best friend comes over and says,

« Did somebody die? »

When a woman loves a man, they have gone

to swim naked in the stream

on a glorious July day

with the sound of the waterfall like a chuckle

of water ruching over smooth rocks,

and there is nothing alien in the universe.

Ripe apples fall about them.

What else can they do but eat?

When he says, « Ours is a transitional era. »

« That’s very original of you, » she replies,

dry as the Martini he is sipping.

They fight all the time

It’s fun

What do I owe you?

Let’s start with an apology

Ok, I’m sorry, you dickhead.

A sign is held up saying « Laughter. »

It’s a silent picture.

« I’ve been fucked without a kiss, » she says,

« and you can quote me on that, »

which sounds great in an English accent.

One year they broke up seven times and threatened to do it

another nine times.

When a woman loves a man, she wants him to meet her at the

airport in a foreign country with a jeep.

When a man loves a woman he’s there. He doesn’t complain that she’s two hours late

and there’s nothing in the refrigerator.

When a woman loves a man, she wants to stay awake.

She’s like a child crying

at nightfall because she didn’t want the day to end.

When a man loves a woman, he watches her sleep, thinking:

as midnight to the moon is sleep to the beloved.

A thousand fireflies wink at him.

The frogs sound like the string section

of the orchestra warming up.

The stars dangle down like earrings the shape of grapes.

 


[1] http://blog.sina.com.cn/u/1894916834

 

 

 

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