• Tianjin, Chine

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  • Articles récents

  • Teresa Teng Dèng Lìjūn 邓丽君

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    Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.
    N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?
    Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.
    Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant.
    Glisse une larme sur sa joue.
    Une autre encore.
    Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.
    Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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  • Liú Yáng (刘洋)

    Liú Yáng (刘洋)

    « Une femme tel un rêve
    Un rêve perché loin dans le ciel, désormais à notre portée sous les couleurs d’une femme d’exception. »
    Tels étaient les mots du Xinyang Daily, le jour du lancement de Shenzhou 9, lancé le 16 juin 2012.
    A l'âge de 33 ans, originaire de Línzhōu (林州) dans le Henan, Liú Yáng est devenue la première spationaute chinoise (háng tiān yuán 航天员).
    « N’est ce pas la meilleure promesse d’avenir que de laisser une de nos femmes contempler depuis le ciel, l’œil plongeant, le regard avide de beauté, la Chine éternelle ? » souffle un internaute.
    Liú Yáng occupe le grade de commandant dans l'Armée populaire de libération (Zhōngguó Rénmín Jiěfàng Jūn) et membre du Parti communiste Chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng).
    « Ma Terre, celle de centaines de millions de chinoises. Je porterai leur espoir, leur parole, leur rêve loin dans le ciel, toute honorée que je suis de voler dans l’escape en leur nom. »

  • Lin Huiyin

    Lin Huiyin

    Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.
    Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant.
    Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.
    Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.
    Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

  • Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen 宋庆龄

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    Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.
    A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?
    Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L'amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).
    Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.
    Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

  • Yang Likun

    Yang Likun

    Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.
    Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de "Xiaojiuer".
    Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.
    Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.
    Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

  • Lin Chi-ling 林志玲

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    Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.
    Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.
    Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.
    « Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »
    Longtemps après, je l’ai croisée.
    Elle venait d’être exclue d’une superproduction.
    La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.
    Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.
    Je lui ai alors dit :
    - Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)
    - Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

  • Yang Liping 杨丽萍

    Yang Liping

    Quelle drôle d’aventure, la vie !
    La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie "Dynamic Yunnan". Tout grognon, soupirant d’ennui.
    Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !
    Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.
    Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore
    Ce soir là, je me faufilais dans les coulisses.
    Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.
    - Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.
    - Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.
    Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.
    - Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

  • Li Bingbing 李雪

    Li Bingbing (48)

    - Toute jeune, me dit-elle, je n’avais pas la moindre intention de devenir actrice. Je souhaitais alors apprendre aux jeunes enfants la lecture, le savoir.
    Cependant, en 1993, une proche lui suggére de faire un tour au très renommée Shanghai Drama Institute in 1993.
    - J’y suis allé en un coup de vent. Ce jour là, un vent trop fort peut être, j’y suis restée le temps d’une saison.
    Dès 1999, dans le film Zhang Yuan's Seventeen Years (1999), elle noue avec la célébrité. La voilà propulsée au rang des meilleures actrices lors du 12th Beijing College Film Festival.
    Viennent les propositions Hollywoodiennes : Resident Evil, Transformers.
    - Je ne me laisse pas emporter par ce furieux coup de vent, je reste moi même, heureuse dans ma tête, le regard rivé vers des enfants à qui je lis des poèmes.

  • Zhang Jingchu (張靜初)

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    Lorsque je la rencontre, je lui demande pourquoi diable avoir changé ton prénom ?
    - Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ?
    - Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.
    Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.
    Inquiète, l’âme en peine, luttant contre l’homme, belle toujours.
    Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia's Heroes de notre temps.
    Je l’interroge encore :
    - Est ce de trop tout cela lorsqu’on s’ébat encore avec la jeunesse ?
    Se dresse un sourire sur son visage.
    - Je me souviens de mon premier cours de diction
    Agnosco veteris vestigia flammæ, je reconnais la trace de mes premiers feux. Virgile, l’Énéide,
    De mes feux mal éteints j'ai reconnu la trace. Racine, Andromaque.

  • Faye Wong 王菲

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    D’abord, une inquiétude.
    Elle fait la une de Time Magazine.
    Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?
    Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.
    Je la croise, l’interroge.
    Elle retient ses larmes.
    Une chanson file entre ses lèvres.
    Elle raconte la naissance de sa fille.
    - Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.
    Je la taquine alors.
    - La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?
    Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.
    Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.
    Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).
    - J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

  • Fan Bingbing 范冰冰

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    Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).
    Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.
    L’ayant approché à cette époque, je l'interroge sur ses rêves.
    Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.
    - Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.
    Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.
    Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.
    Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.
    Au delà de mes espérances, disait elle.
    Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.
    Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.
    - Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.
    - Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.
    - Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

  • Zhāng Zǐyí 章子怡

    FOREIGN PRESS AWARDS

    Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.
    Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.
    A son encontre mille soupçons.
    Comme elle me l’a déclaré, d’une voix bien chaloupée : “Je suis phénoménalement ambitieuse”.
    Comment pourrait on lui reprocher de vouloir porter si haut, si loin, son si beau visage ?
    A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.
    Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.
    Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor
    (L'amour triomphe de tout).

  • Wei Wei 韦唯

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    Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.
    Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.
    Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :
    - Ai je le droit de dire la vérité ?
    J’acquiesce favorablement.
    - Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

  • Zhang Zilin 张梓琳

    Zhang Zilin

    Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.
    C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.
    Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.
    - Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.
    Je l’interroge alors.
    - Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?
    Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

  • Jane Zhang

    Jane Zhang

    Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.
    Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».
    Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.
    Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.
    Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey" talk show, côtoyant même les Pink floyd.
    Dieu sait où les vents l’emporteront !

  • Pan Hong

    Pan Hong

    Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.
    Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.
    Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.
    Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.
    Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot :
    « Tant qu'il y a de vie, il y a de l'espoir (Dum vita est, spes est). »

  • NE PAS DIABOLISER LA CHINE !

    Là, gisant sous nos pieds, le venin se répand.
    Tout doucement s’insinue dans l’opinion l’idée que la Chine est un pays hostile, la charge s’invitant bientôt dans les campagnes électorales.
    Que lui reproche-t-on exactement ?
    De laminer nos industries dont certaines sont moribondes depuis longtemps ?
    De détruire l’emploi ?
    De laisser exsangue nos économies ?
    De porter atteinte à notre modèle social ?
    Par delà le factum, levons le voile sur une hypocrisie.
    D’aucuns pays ne souhaiteraient pas connaitre le développement économique de la Chine ?
    Que ces thuriféraires fassent preuve de cohérence !
    Si d’aventure ils envisagent une mondialisation à géométrie variable, qu’ils dénoncent alors toutes les déclarations onusiennes favorables au développement et ainsi de la marche inexorable du monde !
    Comment reprocher à une nation naguère famélique de s’en sortir ?
    Cette civilisation par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire.
    Elle s’y accomplit avec une volonté dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.
    Certes le pays n’a pas choisi le modèle démocratique mais quiconque le connaît mesure la détermination des pouvoirs publics à augmenter le niveau de vie de sa population. Assumant les tâches régaliennes, l’Etat donne le rythme, rectifie les débordements tout en laissant libre cours à l’initiative privé.
    Cet engagement rappelle celui de l’Etat Français au lendemain de la guerre ou au début des années 60.
    Tout doit être fait pour améliorer le menu quotidien et abolir l’apostrophe trop souvent entendue sur les bords du Chang Jiang : « qu’as-tu mangé ce matin ? »
    Francois de la Chevalerie, 2007

  • Dong Siyang

    D-Siyang

    Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.
    La plus belle aussi, comme elle se réclame.
    A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.
    Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie "21-year-old woman president".
    - Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie
    Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.
    De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.
    Toutes rêvent de gloire et de passion.
    Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

  • POLLUTION DE L’AIR EN CHINE (TIANJIN)

    A 120 Km de Beijing, Tianjin, 11 millions d'habitants, est une ville en plein développement. Autour des anciennes concessions occidentales et du fleuve Hai, les grattes ciels pullulent. Dans les faubourgs, les zones de développement industrielles s'étendent de toutes parts, depuis des ateliers de production à de prestigieuses usines comme la future ligne d'assemblage d'Airbus. Le tableau serait enthousiasmant si une contrariété de taille ne venait le tempérer, l'air de Tianjin est empoisonné ! Ne se comptent plus les polluants avérés qui interagissent en entre eux ou s'agglomèrent à d'autres paramètres (UV solaire, ozone, humidité de l'air, acides, etc.). Comme partout en Chine, les raisons de la pollution de l'air sont établies : explosion du trafic automobile, croissance de l'activité industrielle, utilisation soutenue du charbon, dégagement incontrôlé et… bienveillance des autorités. Découpé en 17 districts sur une étendue de 11 920 Km², Tianjin offre une variété inégalée de composites volatiles que tout visiteur serait bien avisé de connaître. Dans les districts portuaires et périphérique de Tanggu et Dagang, les relevés concernant le monoxyde de carbone s'accordent sur des chiffres approchant 250 mg/m3 d'air alors que la norme recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 20 mg/m3. La présence d'incinérateurs, de chaudières industrielles et de fours d'affinage justifie ce record. Dans ces quartiers, l'air est également balayé par des rejets de dioxyde de soufre à hauteur de 600 mg/m3 alors que le niveau de référence est de 20 mg/m3. Dans le district de Hangu, le seuil d'alerte au dioxyde d'azote (NO2) est souvent dépassé (400 µg/m3 en moyenne horaire). En centre ville, dans le quartier de Heiping district, les concentrations en fine particules sont de l'ordre de 150 /300 µg/m3 alors que les normes européennes fixent le seuil d'alerte à 20µg /m3. Aux gaz d'échappement des véhicules s'ajoute la circulation du vent. Venant du bassin du Bohai, brassant déjà toutes sortes de composites, il tourne en rond sur Tianjin, favorisant l'agrégation des particules chimiques. Vous avez alors l'impression de vous trouver au coeur d'une raffinerie. Vos mains sont noires, encombrées de manière permanente par un agglomérat de poussière visqueuse. Aux portes des universités de Tianjin et Nankai, la pollution est tellement prégnante qu'elle envahit les habitations. Pour pallier à cette situation, des surodorants destinés à masquer l'odeur sont régulièrement déversés dans les rues. Si cette pratique apporte un mieux, il n'est pas sûr que l'accouplement entre émanations chimiques et molécules de désinfection soit correctement maîtrisé sur le plan sanitaire. Résultat, à Tianjin, les pathologies liées à la pollution de l'air ne cessent de croître. Dans les hôpitaux, les patients asthmatiques se bousculent avec des augmentations annuelles de 15 %. Cependant aucun chiffre n'existe sur les décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique. Toutefois selon la délégation à la santé de la ville, le nombre de morts de cancer a augmenté de 18% en 2006, de 16 % en 2007. Malgré cela, les autorités sont hésitantes sur la marche à suivre. D'un côté, elles encouragent les acteurs industriels à faire des efforts, de l'autre, aucune fermeture de sites polluants n'a été envisagée dont certains se trouvent pourtant au coeur de la ville. Pas davantage de restrictions n'a été apportée à la circulation automobile. Dans tous les cas, le système surveillance de la pollution atmosphérique de Tianjin mériterait une refonte totale, notamment, avec un accès plus libre à l'information, des relevés plus réguliers et des systèmes d'alerte. François de la Chevalerie
  • François de la Chevalerie (Junma)

    Mi appellido Chino es Junma (Bonito caballo). Por lo presente, asumo el cargo de director de dos empresas : CHINA MESSENGERS, la cual se dedica al manejo de proyecto de montajes industriales en el ámbito del sector ambiental y las energías renovables y PANEUROCHINA, la cual desarrolla técnicas de valorización para los sedimentos, sanos o contaminados (barro de mar) y su explotación con el fin de fabricar materiales de construcción. Las dos compañías están ubicadas en Tianjin. . Dentro de mis actividades, ambiciono favorecer el desarrollo de nuevas tecnologías o procesos tecnológicos (estudios, validez técnica, unidad piloto, definición de las normas, etc.) en los países emergentes.
  • LES CHINOIS ET LE RACISME EN FRANCE

    Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.
    Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.
    L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.
    Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine. Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.
    Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.
    Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?
    D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?
    De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.
    De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité ! Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?
    D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.
    De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.
    François de la Chevalerie (Tianjin) et Jing-Chao Zhao-Emonet (Paris)
    Juillet 2011

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    ITgium

  • jùn mǎ 俊 马

    Grande muraille

    Résidant à Tianjin (天津) et à Qingyuan (清远 ), Province du Guǎngdōng (广东), je suis un entrepreneur (qǐ yè jiā 企业家) passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.
    Au delà de mes activités professionnelles, je suis tombé amoureux (ài shàng 爱爱上) de la Chine dont j'aime parcourir les villes et les campagnes à la recherche du moindre secret, d’un bel éclat, m’en allant à l'aventure (mào xiǎn 冒险).
    Mon nom chinois est jùn mǎ (俊 马).
    Légère coquetterie dans le choix des mots, en Français : élégant ou gracieux cheval.

    François de la Chevalerie

  • Sòng Měilíng 宋美齡 Madame Tchang Kaï-chek

    Soong Mayling

    Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.
    Elle disposait aussi d’un charisme époustouflant bientôt remarqué par Gary Grant qui disait d’elle :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.
    Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng. Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman boude la belle Dame.
    Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

  • Catégories

  • Femmes chinoises

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  • Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name enlightens the most inner thoughts of a woman.
    Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen.
    Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way. She, a divorcee.
    Him, an outstanding womanizer.
    This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future. Their emerging sharing life brings no hope, no future.
    It is only a matter of time before everything caves in. But not, despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, reinforcing both.

  • Zhou Xuan 周璇

    Zhou Xuan

    Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.
    Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?
    Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.
    Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.
    Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

  • Wang Danfeng

    Wang Danfeng

    Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.
    Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s'en laissant pas compter.

  • Jin Xing 金星

    jinxing

    Issue de la minorité coréenne, Jing Xing cultive les particularismes les plus audacieux.
    Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé de l’un à l’autre, d’un coupe d’aile.
    Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.
    Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle me dit :
    - Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.
    Elle ajoute dans un murmure :
    - Ma vie est fantasque, une belle vie d’entre les vies de ce monde !

  • Sumo à Tianjin

    Tianjin

    Mon équipe de Sumo, le Tanggu Sumo Team, des combattants indomptables mais au cœur généreux, gagnant par deux fois (2010 et 2011) au tournoi des Clubs Sumo de Tianjin.

  • Tián Yuán 田原 (1985)

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    C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,
    Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.
    Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.
    - Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.
    Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.
    Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.
    Je suis honteux, très honteux, les bras pendants
    Elle s’éloigne alors.
    Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.
    Elle n’avait alors que 19 ans.
    Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

  • Peng Liyuan 彭丽媛

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    Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l'espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.
    Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.
    Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.
    Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.
    Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.
    - Merci Madame, murmurais-je alors.
    Madame, la première de Dame de Chine.

  • Mián Mián 棉棉

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    Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.
    Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.
    La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.
    D’ailleurs, la plupart sont censurés.
    Du coup, je l’ai interrogée.
    « Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.
    Alors dans ces conditions, comment survivre ?
    Se perdre dans la drogue et le sexe ?
    Ou se perdre dans l’écriture. »

  • Zhou Weihui 周衛慧

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    Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.
    Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.
    Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.
    “ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.
    Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »
    Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

  • Shu qi 舒淇

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    Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.
    Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.
    Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».
    Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.
    Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.
    Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :
    - Made it, Ma ! Top of the world !
    Je suis laissé sans réponse, médusé.
    - James Cagney, White Heat !

  • Gong Li 巩俐

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    Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.
    Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.
    La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, rencontré au hasard d’une marche sur la grande muraille, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.
    Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

  • Coco Lee 李玟

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    Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.
    La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.
    Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

  • Sabino Cagigos – Sà bīn 萨宾

    CHT

    It is clear that Sabino Cagigos once called in chinese 萨宾 (Sà bīn) embodies the vitality of the today culture.
    Since long, thanks to his Catalan origin, Sabino has a fascination with labyrinths that cover his family background, his philosophical approach, mainly the troublesome western culture.
    The labyrinths represent the conflict between the artist and the world, narrated through a lifetime experience.
    After some vacillation, the route through the labyrinths is finally marked out.
    I found a symbolic similarity between them and the intelligence, the one of Sabino, the one of everyone, even the unskilled one.
    However, for the undogmatic Sabino, experiment remains open, a field of investigation always put into question.
    Nothing is set in stone.
    Everything is short-lived.
    And at the, the men dies.
    So the earth.
    So everything.
    So the Chinese women, Sabino Cagigos, their painter.

  • Zhou Xun 周迅

    zhou xun

    J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.
    Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.
    Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.
    Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.
    Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre
    Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).
    - Vous semblez sortir tout droit d’un rêve !
    D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.
    Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.
    Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.
    - Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

  • Maggie-Cheung 張曼玉

    Maggie-Cheung

    Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.
    Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.
    Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.
    Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

  • Michelle Yeoh

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    Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.
    En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.
    Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.
    Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.
    Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.
    A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.
    Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

  • Paris en Chine

    Paris en Chine

    Le groupe Guangsha, premier promoteur privé de Chine, construit dans la banlieue de Hangzhou la résidence de Tiandu Cheng, littéralement, « la ville du ciel », qui est une copie des principaux éléments architecturaux de Paris avec un quartier haussmannien érigé au milieu de nulle part, à l'entrée duquel s'élève une reproduction de la tour Eiffel de 108 m de haut. Guangsha prévoit d'accueillir 100 000 personnes dans ce district. La fin des travaux est prévue pour 2015.

  • NE PAS AVOIR PEUR DE LA CHINE !

    Délocalisation ; pratiques commerciales ; croissance boulimique, vol technologique, dumping, extrême capitalisme, tout y passe, l’on ne sait où donner de la tête.
    Pointés du doigt, fauteurs de troubles, la faute aux chinois ! Tout est prétexte à nourrir le slogan, déjà mondial !
    A Paris, leur frénésie de rachat de baux commerciaux suggère l’hostilité. Dans les universités américaines, l’on stigmatise des promotions comptant jusqu'à 40 % des leurs.
    Au Mexique, « los malditos chinos » sont tenus pour responsables de la fermeture des maquiladoras.
    Au Maghreb ou à Madagascar, l’écroulement de la filière textile suscite la colère.
    A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué à Canton. Les politiques s’en mêlent.
    L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois abreuvent la démagogie.
    Dans la mêlée, des universitaires japonais lâchent l’incidente : le Japon a bien fait de mater la Chine dans les années trente ! De mal en pis, la chasse est sonnée.
    En Indonésie, plus d’une fois ! Partout les raccourcis s’imposent.
    Telle usine fermée !
    Telle magasin liquidé !
    Tel emploi perdu !
    Eux, toujours eux !...
    De deux choses l’une, soit le phénomène s’emballe et alors la confrontation est à craindre ; soit l’intelligence prend le dessus.
    Comment reprocher à un pays autrefois famélique sa soif de croissance et l’enrichissement de sa population ?
    Comment contester l’affirmation de sa nouvelle puissance ? Fière de son passé, la Chine l’est de son présent, de son avenir. Mieux vaut donc composer sans complaisance mais avec détermination.
    Même si la France est une puissance moyenne, elle peut jouer un rôle ne serait-ce qu’en raison de son image favorable dans l’empire du milieu.
    L’on aime la France et l’idée que les français seraient romantiques.
    Donc amicaux.
    Et l’amitié, c’est le nerf de toute énergie en Chine.
    Du côté des autorités, l’on observe que les modèles d’administration des deux pays présentent des similitudes : l’Etat s’engage, donne le rythme tout en laissant libre cours à l’entreprenariat privé.
    Ne doit-on pas s’appuyer sur cette appréciation pour hisser la France en première ligne dans le dialogue Occident Chine en y associant pas seulement les entreprises du CAC 40 mais l’homme de la rue, chaque français ?
    Mais seule une politique volontariste peut y conduire. Partout en France, doivent surgir des têtes de pont rassemblant français et chinois.
    De même, un effort sans précédent doit être mené en faveur de l’apprentissage du mandarin.
    Dans nos écoles, il doit être enseigné à l’égal de l’allemand ou de l’espagnol. Parallèlement, le français doit être promu en Chine.
    De surcroît, il faut encourager l’installation de français en Chine. S’en compte 7 000 actuellement, amenons ce chiffre à 50 000 !
    De notre côté, recevons des chinois, 8000 mille étudiants en 2005, 40 000 demain ! Favorisons aussi initiative et inventivité. En France, les mécanismes de soutien à l’exportation de produits ou de savoir faire favorisent les entreprises établies, rares sont les dispositifs financiers accessibles au tout venant.
    Pourtant la France dispose d’un incroyable vivier de talents (créateurs, chercheurs, entrepreneurs, artisans, etc.) mais beaucoup, faute de moyens, ne peuvent s’aventurer en Chine. Offrons-leur cette possibilité !
    Apportons à ce grand pays notre sensibilité, nos valeurs, notre humanité !
    En retour, il nous apportera ce qu’il nous manque terriblement aujourd’hui, une énergie constructive, de l’espoir. Ensemble, tordons le coup à la fatalité de l’histoire, aux préjugés, jouons contre les peurs !

  • QUELS SONT LES RISQUES D’UN TREMBLEMENT DE TERRE EN CHINE ?

    RAPPEL
    TANGSHAN (28 juillet 1976)
    Le tremblement de terre de Tangshan, épicentre du séisme, eut lieu le 28 juillet 1976 à 3 h 52 du matin.
    Tangshan dans la province du Hebei comptait alors environ un million d'habitants. Selon les chiffres officiels, le bilan du tremblement de terre, l'un des plus meurtriers de l'histoire, fut de 242 419 morts, alors que certaines sources en totalisent trois fois plus.
    Le tremblement de terre fit également de nombreuses victimes à Tianjin (20 000), distance seulement de 150 Km de Tangshan.
    SICHUAN (12 mai 2008)
    Plus récemment, le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Sichuan, le 12 mai 2008, a été ressenti à Tianjin comme d'ailleurs partout à divers degrés en Chine.
    Le séisme de magnitude 7,9 aurait été provoqué par la rupture d'une barrière rocheuse séparant deux plaques tectoniques lequel a provoqué des secousses en cascades. Ces barrières limitent en principe les effets des secousses telluriques. Il faut rappeler que rien ne laissait prévoir le séisme sur la faille de Beichuan, dans la zone de Longmen même si la présence de bordures de plaques tectoniques à cet endroit est connue. L'implantation de villes sur la zone d'intersection des plaques et la présence de barrages travaillent les sols. Aussi, le phénomène naturel n'est peut-être pas la première cause des terribles destructions et pertes humaines à Yingxiu, Beichuan et Nanba.
    QUELS RISQUES POUR TIANJIN ?
    En revanche sur la zone côtière, notamment à Tianjin, la possibilité de la survenance d'un tremblement de terre existe de manière précise. En cause, la structure géologique de la Chine marquée par une forte instabilité. Associée à la plaque eurasienne, la plaque du Chang Jiang bouscule sévèrement la région de Beijing, donc Tianjin. Toutefois, le phénomène naturel pourrait avoir aussi son importance. Couplé avec une sur-exploitation de terres, le bétonnage massif (extravagant)* des deux municipalités accroît la fragilité des sols. L'hypothèse d'une cassure terrestre n'est donc pas à exclure.
    En outre, il faut rappeler que l'élévation de Tianjin se situe à seulement 4 mètres de hauteur du niveau de la mer. Si d'aventure, les eaux du Bohai étaient le théâtre d'un tremblement de terre significatif, les ondes sismiques pourraient dégager une déferlante jusqu'à Tianjin. Tianjin. Les districts maritimes de Tianjin, notamment, celui de Tanggu, ne disposent pas de protection naturelle pas davantage de digues pour contrecarrer d'éventuels effets dévastateurs. De surcroît, la présence massive d'industries chimiques particulièrement polluantes dans cette zone pourrait entrainer des conséquences en chaîne sur l'écosystème de la mer de Bohai, déjà très abimé. Un tel événement pourrait être d'ampleur plus grave que celui intervenu le 26 décembre 2004.
    MOLLE PREPARATION
    Aujourd'hui, les autorités de la Municipalité sont peu préparées à l'éventualité d'une catastrophe naturelle. Certes des comptes rendus en rapport avec l'activité sismique sont disponibles au Bureau des Mines de la ville de Tianjin et au service des archives de certains districts. L'université de Tianjin dispose également d'un Département « Géologie » lequel procède à des études épisodiques. A la lecture de deux d'entre eux, je n'ai relevé aucune inquiétude particulière. L'on s'en tient, en conclusion, dans les deux cas, à un argumentaire fort peu scientifique à savoir que la répétition de tremblement de terre de Tangshan, survenu en 1976, ne pourrait avoir lieu avant 4000 ans !
    A ma connaissance (mais je me trompe peut-être), le système d'alerte demeure vague. J'ai plusieurs fois interrogé le service des risques de Tanggu sur le sujet, aucune réponse claire ne m'a été apportée. Or, faute d'une organisation extrêmement rodée, les conséquences d'un tremblement de terre pourraient être très significatives.
    François de la Chevalerie (Junma)
    Octobre 2009

  • Gigi Leung 梁詠琪

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    Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?
    Elle assume élégamment cette impertinence.
    - Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?
    Défense imparable dont elle titre un beau sourire.
    La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.
    Je l’arrête sur son chemin.
    - Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.
    Gigi regarde alors vers le ciel.
    - Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

  • Zhōngguó

    Zhōngguó

  • Francois de la Chevalerie, 2012

    Francois de la Chevalerie, 2012

    D’origine Belge mais de culture franco-mexicaine, mon nom chinois est JÙNMĂ (élégant cheval).
    Résidant à Tianjin et à Qingyuan (Guangdong), je suis un entrepreneur passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.

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Est ce que toutes les langues se valent ?

Posté par ITgium le 4 juin 2016

de

-

Le récit de jun ma

Longtemps, je le pensais.

Puis un jour, j’ai eu pour compagne une jeune femme issue de l’ethnie bouriate, originaire de Oulan Oude en Sibérie.

Chercheuse dans le domaine des matériaux, je l’ai rencontrée à l’université de Tianjin.

Bien que ses traits physiques la rapprochent des Han, son tempérament était à l’opposé de celui des chinoises. Plus directe, peu conformiste. Surtout, elle manifestait un notable mépris pour les biens matériels.

Notre relation s’étoffant, elle m’enseigna des rudiments de la langue bouriate.

C’est ainsi que je réalisais à quel point cette langue est bien plus qu’une langue mais une invitation à la cosmologie.

Ainsi, lorsque un bouriate dit le mot ciel, il rajoute l’infini. Quand il dit l’infini, il complète avec l’invraisemblable et ainsi de suite. Jamais isolés, les mots s’inscrivent dans un récit qui décrit l’histoire de l’univers depuis le début des temps.

Ils n’existent pas autrement. Jamais, du moins, dans leur petitesse quotidienne.

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-

Dès lors, il m’était impossible d’évoquer le temps – qu’il fût beau ou saumâtre – donc le ciel sans discourir deux heures durant sur l’univers.

Comme je me montrais mauvais élève, Madame prit le large.

Dans la tradition bouriate, toute rupture doit être sobre et brutale.

Celui qui rompt quitte les lieux du jour au lendemain en laissant seulement sur un coin de table un bout de papier.

Sur celui-ci, un seul mot suffit à décrire la raison de l’échec.

Dans mon cas, c’était entendu, je n’avais rien compris à « son ciel », le mien étant par trop prosaïque, pullulant de nuages, chahuté par d’incessantes averses.

François de la Chevalerie

Publié dans Les voitures chinoises | Pas de Commentaires »

Aurélie Châtelain, morte pour la France !

Posté par ITgium le 8 octobre 2015

Aurélie Châtelain, morte pour la France ! dans Aurélie Châtelain aurelie-chatelain-est-la-victime-collaterale-de-l-attentat-dejoue-a-villejuif_exact1024x768_l-300x253

Aurélie Chatelain

Victime du terrorisme, assassinée au hasard des chemins, la mémoire d’Aurélie a été célébrée à Tianjin en Chine du nord.

Son sourire rayonnant et son courage suscitent l’admiration des chinois.

Drapée dans la peau d’une héroïne tragique, Aurélie symbolise la France dans l’empire du Milieu.

Ci-après, « la minute » d’une soirée consacrée à la France et au cours de laquelle son souvenir s’est naturellement imposé.

J’en ai retranscrit le contenu.

————————

A Tianjin, à l’université de Nankai (Nánkāi Dàxué 南开大学), chaque mois se réunit le comité des Savoirs, une association dont le but est de parfaire nos connaissances sur des thèmes divers.

Sous la conduite des vieux professeurs Sun Wei et Ju Zhenping, l’on s’entretient le temps d’une soirée d’un sujet. Le mois dernier, les plaines du centre de la Chine, entre le Huáng Hé et le Chángjiāng, berceau d’une civilisation cinq fois millénaire. Parfois l’on s’évade vers des horizons lointains, la découverte du Désert du Taklamakan ou de la vallée aux neufs villages fortifiés (Jiuzhaigou). L’on commente aussi des sujets scientifiques comme cette idée que l’univers serait relié à un autre univers répondant à des lois physiques méconnus.

Dans l’assistance, à parts égales, femmes et hommes. Plutôt d’âge mûr. Dans les rangs, des étudiants et une poignée d’étrangers.

Parler de la France

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Université de Tianjin

Ce soir là, à la demande du Professeur Sun Wei, je m’étais offert à parler de la France.

J’avais préparé un exposé académique. Une cascade de tableaux ; des cartes assaillies de couleurs ; une chronologie chevauchant les siècles.

Bientôt les regards se portent sur moi. Je prends place sur l’estrade, les mains encombrées de documents. Je cherche un repère. Alors que des sourires m’encouragent à parler, une sorte de paralysie me surprend. Aucun mot ne glisse de mes lèvres.

Je reprends mon souffle, toujours rien.

Je force mon énergie, le vide.

Qu’ai-je à dire de la France ? Comment saurais-je la dépeindre ? Ai-je seulement le jugement pertinent ? Déjà je crains les poncifs, le convenu.

De guerre lasse, je pose mes mains sur le pupitre. Je glisse alors hâtivement sous le projecteur une image.

Sur un pan de mur, apparaît doucement une jeune femme. Les yeux pétillants de joie, joues et lèvres enlacés, le tout porté par un sourire radieux.

AurélieCe sourire, Aurélie Châtelain, originaire de Caudry dans le nord de la France.

Aò hēi lì (奥黑莉), ai-je aussitôt repris en chinois.

Puisse-t-elle par leur seule force de son visage évoquer la France !

Dans la salle, les regards convergent sur elle.

Beaucoup cherchent, scrutent. Certains plissent des yeux.

D’abord un silence recueilli. Bientôt des murmures.

Un jeune homme s’avance.

- J’ai vécu deux années en France, commente Li Yazhe, le jour de mon départ, je voulais garder en mémoire une image de ce pays que j’ai aimé, que j‘aime toujours. Je ne savais que choisir, entre Versailles et Fontainebleau ; Napoléon et Louis XIV ; des vignobles du bordelais à la Montagne Saint Victoire. Aucune image ne s’imposait. Le départ s’annonçant, j’ai posé ma tête dans mes mains. Je me donnais une minute, pas une de plus. Lorsque je la relevais, j’étais toujours dans le brouillard. Comme je balayais du regard la salle d’attente, mes yeux s’arrêtèrent sur un écran de télévision. Je vois alors une femme resplendissant de vie. Jeune et souriante, tel un soleil. Tel un message. « Ne l’oublie pas ce pays, mon ami ! » ai-je cru entendre.

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-

- Ce jour là, je me trouvais au Musée du Louvre. J’accompagnais un groupe de touristes du District de Jixiang, poursuit Jing Liu. Alors que nous nous approchions de la Joconde, un bip a retenti sur mon Smartphone. Un ami venait de m’adresser la photo d’Aurélie, l’accompagnant d’un commentaire : « Cela s’est passé en France ! »

Devant le spectacle de la Madone, un touriste m’interroge : « Les françaises font-elles autant la moue aujourd’hui ? » Je luttais contre cette supposition. Rien n’y faisait. Il se lamentait que la Joconde fusse à ce point peu avenante. C’est alors que me vint l’idée de lui opposer le visage d’Aurélie. Le groupe se rassemble autour de moi. Plus aucun des Tianjinois n’a alors cherché à surprendre le sourire introuvable de la Joconde. Ils n’en avaient que pour Aurélie. “ Ce regard est limpide et lumineux, je le comprends ! “ commente l’un d’eux.

Plus tard, déjeunant, avec ces derniers, ils me demandent de parler d’elle. Une foison de question. Ils voulaient tout savoir jusqu’à ses amours et, plus haut dans le ciel, ses rêves. Je cherchais mes mots. Fallait-il seulement dire la vérité ? Je n’ai pas voulu froisser leur bonheur. Je parlais d’une française comme je me l’imagine, comme ils se l’imaginent désormais. Dans le district de Jixiang à Tianjin, la voix de la France, c’est désormais Aurélie.

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Université de Tianjin

- Parler d’Aurélie, c’est ce que j’ai fait à l’université de Caen, le soir même du drame, prolonge Yang Ying. Du fait de mon ancienneté au Département du Génie Côtier, mon directeur de Thèse m’a demandé de parler de la France à trois étudiants qui le matin même venaient d’arriver des profondeurs de la Chine. Je les abreuvais de conseils. Ils m’écoutaient avec un infini respect, l’oreille bien tendu. Au bout d’une heure, je laissais le champ libre à leurs questions. « Il semble, dit le premier, qu’une femme se soit endormie au petit matin. Lorsque j’ai appris cette nouvelle, je me suis demandé ce que le destin pouvait lui reprocher ». « Moi aussi, reprend un autre, Je ne peux admettre que l’on en vienne à mourir à l’aube ». « Comment se peut-il qu’une femme si jeune puisse être si tôt emportée ? » conclut le dernier.

- Ce matin là, nous étions en costume, cravate bien serrée !  poursuit Wu Guo Jun, cadre austère dans une grande entreprise. Autour de notre líng dào (chef), un homme peu affable, notre délégation comptait dix membres. Notre objectif, prendre d’assaut une entreprise française, l’avaler si vous voulez. Depuis de longs mois, nous avions examiné cette proposition par le menu jusqu’à la moindre écriture. Finalement, nous avons décidé de mettre sur la table une somme bien replète. Voilà le grand jour ! Dans un immeuble Parisien, nous suivons notre chef. Son visage est tendu. Il brûle d’impatience. Le contrat est là devant nous. Les français se font attendre. Peut être s’émeuvent-ils d’un addendum de dernière minute ? Les minutes se prolongent. Dans l’attente, notre attention se porte sur un journal placé un peu plus loin. Dessus apparaît une femme souriante. Glisse un sourire sur le visage du líng dào. Nous respirons enfin. Surgit la délégation française. Par je ne sais quelle chimie une sorte de fraternité chaleureuse s’est immédiatement installée dans la salle. Le contrat est signé. Chacun se congratule. « Ah cette chère française ! Elle nous portera chance ! » s’exclame notre chef.

Aurelie Chatelain

Aurélie Chatelain

- Elle est morte à 32 ans. Lâchement assassinée ! lance brutalement Wang Peiliang, une jeune femme à la tenue stricte.

Silence glacé dans la salle. L’émotion est à son comble.

Ce que certains imaginaient être seulement un sourire est aussi une larme.

Ce que d’aucuns vivaient comme une lumière est encore un chagrin.

- Aux premières heures du matin, poursuit Wang Peiliang, je cours dans les parcs. Je m’étire. Je chahute mon corps. Je lui donne l’énergie dont il a besoin. Je suis heureuse. Je le serais encore plus si les femmes du monde entier partageaient un plaisir égal sans rien craindre de la vie.

De nouveau un silence.

- Lorsque je m’aventure à Pékin le long du lac Houhai, ajoute-t-elle, je pense à Aurélie. N’avait-elle pour première passion, celle de danser ? Chaque matin en son souvenir, je danse pour elle devant la maison de Sòng Qìnglíng, Mother of China, l’épouse du père fondateur de la Chine moderne, Sun Zhongshan (Sun Yat-sen). Un tour sur moi même, une valse en sa mémoire !

- Chaque soir, nous sommes trente à danser, prolonge Ye Xianbing, une retraitée de la Mairie. Devant le Musée de Tianjin, un souffle nous porte, le souvenir des êtres aimés trop tôt disparus. Leur ombre nous éclaire. Ils sont là parmi nous, mènent la cadence. Nous suivons leurs pas. Ainsi nous rendons hommage aux mille pairs de Chine comme autant à des étrangers aimés, comme à Aurélie.

- Le destin (mìng yùn 命运) ne lui a pas prêté la longévité (cháng shòu 长寿) qu’elle aurait méritée, commente le vieux professeur Ju Zhenping. La mort l’a trouvée à un âge où l’on aime infiniment la vie. Voilà l’infortune des héros, mourir avant l’âge ! Cependant, nous connaissons ce proverbe, le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi.

- Oui, nous savons qu’elle a défait le démon, l’ennemi du genre humain, poursuit Sun Wei. Ce matin là, dans la peau du diable, il sévissait. Il voulait semer la mort, tuer à bout portant, se draper de sang. En portant toute seule l’assaut, Aurélie a eu raison de sa misérable colère. En bousculant son sordide programme, elle a sauvé des vies ! Elle a donné sa vie pour les autres. Aurélie est morte pour la France !

- Peut-être avait-elle pour mission de protéger ce pays ? suggère Wang Peiliang.

- Peut-être a-t-elle toujours pour mission de le protéger des peines à venir ? reprend le professeur Ju Zhenping. Depuis la constellation du Centaure, voguant d’étoile en étoile, elle se tient aux aguets, prête à l’ouvrage. Lorsque la France s’en ira vers des lendemains funestes, elle diffusera des ondes bienveillantes, une idée du bonheur qu’elle portait inlassablement sur son visage. Une idée de la vie. Du haut du ciel, son sourire veille.

- Longtemps nous autres chinois avions pour seul héros français dài gāo lè (戴高乐), remarque le professeur Sun Wei. C’est le nom que nous donnons au Général de Gaulle. Ainsi traduit, le « très grand homme ». Lorsque la mort l’a emporté, il a pris place aux côtés des grands de Chine, Kǒng Fūzǐ (孔夫子), Lǎozǐ  (老子), l’empereur Kangxi (康熙), Sun Zhongshan (孫逸仙), Zhōu Ēnlái  (周恩来), Dèng Xiǎopíng (鄧小平), d’autres frères d’arme. Tel qu’il fut, il célébrait l’idée du devoir, le sens de la Nation. Telle qu’elle fut, Aò hēi lì racontait la France d’aujourd’hui, portant loin ses couleurs. Désormais selon nos traditions, dans chaque maison chinoise, depuis Taiyuan en passant par Xi’an et jusqu’à Chengde, ces héros français se maintiendront dans nos meubles. Comme nos ancêtres, comme Aurélie à jamais présent.

- Son visage angélique méritait d’éblouir la vie plus longtemps ! reprend Wang Peiliang.

- Nous autres Tianjinois, lui sommes infiniment reconnaissants de nous avoir fait comprendre la part d’humanité et d’universalité de la France, affirme le professeur Ju Zhenping, la voix saisie par l’émotion. Aurélie, tu seras toujours des nôtres, comme ta petite fille, comme tous les membres de ta famille.

Sur ces mots, la soirée s’est conclue.

Sous le regard bienveillant des professeurs Sun Wei et Ju Zhenping, dans la nuit noire de Tianjin, tout au souvenir d’Aurélie, chacun s’en alla avec une certaine idée de la France.

Le récit de François de la Chevalerie (jùn mǎ 俊 马 故事)

PS 

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The untold story of a chinese married woman

Posté par ITgium le 23 mai 2015

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She.

A jùn mǎ tale

俊 马 故事

In the course of the life of a married woman, Love is ever won forever.

In China much more than elsewhere, many marriages are driven and instigated by parental conformism. Among various considerations, the financial means of the future husband rank at the top mainly his ability to purchase a new home. Age plays also a significant role. The thirties years barrier acts as an alert, a major emergency.

From here, many women bury themselves into the couple to satisfy a short shortsighted strategy, the making of a comfortable life.

They are in danger of having a rude awakening.

But the picture behind is much more complex.

I would like to take the time to share my own personal testimony by investigating the full spectrum of a married woman worries and sometimes troublesome situation.

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She

This is story of Nancy Yeung

Nancy is not born with a golden key around their neck. She came from the average Beijing middle class family rooted in the Xicheng District (西城区). No Brother. No sister. Unfortunately, fate knocked early at her door. At age 3, her father died of an unknown reason or, at least, by herself. However, according to family sources, two years before the Nancy birth, her dad knew that his life would soon be over. That is when he made up his mind to bring to life a child that will carry his blood after his death. As one of his friends remembers: “For him, it was as a duty nobly discharged. Because he has completed its mission on Earth, he could now die. Perhaps, he had seen salvation in Nancy eyes.” Thanks to the shining presence of the amazing little girl, his last few weeks were characterized by a sense of joy and inner illumination. The last time he saw her, the very cute Nancy was bubbling in her bath, with a crown on her head. Then, she whispered into his ear, her voice full of emotion: “I love you, Dad”. In turn, he approached her, muttering: “The only advice I can give to you. Never fear! Try not to be superficial in all your relations, your life commitments!” She remained silent as if she had understood, only three years old.

Despite this painful episode, her mother made sure that Nancy life would be full of happiness, promoting in a daily basis the best mental health and wellbeing. From her, Nancy inherited a charming and captivating smile. That is why she has the extreme ability to smile through the storm, under any circumstances.

Thanks to the enlightening love of her mom, she holds three sizeable natural resources: Self-affirmation, self-confidence and self-esteem.

However, this smile covers up the crushing sadness of her father absence that is very hard to live with. Crippled by this obsession, having reached adulthood, in her spare times, Nancy is willing to help people from orphanages and schools in deprived areas.

- Let me quote the greatest Mahatma Gandhi (粵語) she told them, “Where there is love there is life”.

She presumed that a loving heart is the beginning of all things, all knowledge, the way forward.

Obviously, the children need this encouragement. Because Nancy gives love to them, she is on every lip of the abandoned children.

This is Nancy, a heart of gold, a generous soul, “Mother Nancy”.

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She received a good education by attending the university of Beijing. She received a Master’s degree in international business. She learned English, praising the genius of some American writers as well as outstanding moviemaker, the best of them, Charlie Chaplin. She read more than once “The Good Earth”, written with genius by Pearl Buck also known by her Chinese name Sai Zhenzhu (賽珍珠).

It is at this time that she aspired to a diplomatic career. This revelation came to her by viewing photos of the stunning Zhōu Ēnlái at the Geneva Conference in 1954. Each night, before bed, she looked at the map of the world. Then, she moved her finger over. She fixed her gaze upon a country. Mozambique, Africa. Salvador, South America. Estonia, Europe. New Zealand, Oceania. She felt that she could bring peace, security and stability to the world. She thought that she could alleviate the misery, hunger and devastation caused by years of violent conflict in so many the countries. “My duty, my dream! Give happiness to the voiceless, to the poorest, to the most vulnerable!”

In the twists that life can sometimes take, she ended as a talented businesswoman. Nevertheless, she never forgot her personal oath. In Mozambique, where she carries on its business, she enjoys sharing her time with Makonde and Tonga, women or children. « I am happy that I am part of their family”, she said with deep sincerity. Mia Couto, a Mozambican writer, author of the amazing novel Every man is a race” once wrote: “Nancy incarnates the beauty, sensuality and fantasy of the Chinese woman, the very essence of untouched beauty as nature intended”.

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Unlike the average businessman, likely possessed by his Dad advice, Nancy sought to understand the meaning of its action. She realized that she was engaged in the spreading of the Chinese soft power as the President Xi Jinping has encouraged through his call to the Chinese dream (zhōngguó mèng 中国梦). Before each stay in far distant land, she liked to close herself in a library. Therefore, she learned a lot about the African continent, its history, its culture, its habits and, mostly, its inhabitants dream. At each meeting she had with her Mozambicans counterparts, she begun with this surprisingly introduction: Mozambique is derived from Musa Al Big or Mossa Al Bique or Mussa Ben Mbiki, an Arab trader. She pursued remembering the President Samora Machel, the father of the nation.

For many Chinese companies involved in this country, she acts as a « mediator » which task is to prevent any uncomfortable situation with the local people. “She is candid and open, very straight from the heart. We respect her and trust her tremendously”, said one of its partners.

On the edge of a celestial business tour in Africa, she discovered the beauty of humanity, which she shared with the inhabitants of Earth.

A Shadow on the Writing Board

Each history has its secrecies, its mysteries and its questions that one will perhaps never solve. Incidentally, something strange in her life, some confusion resonates on her name. In this tale, I gave her the patronymic of Nancy Yeung but that’s untrue. It would thus appear that her registered one is Jing Yang. However, she later changed it to Zi Yang, arguing that she did so due to her mom’s requirement. What were the reasons behind the scenes? One may speculate the shadow of her Dad unsettling death here reemerges. Three names is a very heavy weight to be carried by for just one person. The shrouds of secrecy serve to perpetuate Nancy life mystery.

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Wedding time

At 28, a friend alerted her about her age.

- This is an insurmountable barrier. Do you realize that? She asked. Marriage is a central milestone in the lives of most people. Don’t wait!

At that time alone, Nancy sniffed instantly a life of failure in the middle of nowhere.

She feared the eye catcher, some putting them down about her celibacy.

Already, she suffocated, trembling, difficulty in breathing.

Once, her mom taught her that a solution for every problem is found in nature. As Nancy mind is perfectly clear and decisiveness, she enrolled immediately in the search of a husband.

- I like to feel the sensation of conquering the sky, although, in the final analysis, it always wins the victory over us.

Nothing very spontaneous.

In her path, she met a lonesome man, ten years older. Knocked down by a broken marriage, suffering from the gout, the main illness of the Kings of France, he wasn’t in good spirits. Aged thirty-eight, his life was plagued by ill health and a previous unhappy romance. Here comes the holy Nancy. Because she has a generous heart, she felt able to save him from a gloomy life, a moody horizon. In fact, this guy exemplified her wish to help someone.

- It is natural to feel depressed at times, she said. Nothing is preordained! With me your morale will run high.

She asked him to marry her the same day.

As fleeing from a rain of bullets, in an outburst, she said abruptly: “We will do it perfectly!”

While he was somewhat reluctant to support this project wondering whether it was appropriate to do it so quickly, Nancy exclaimed, the face radiant with joy: « This is what I want, this is what I seek, this is what I desire with all my heart!

Slip a smile on her face. Mouth half open, she continued her heavily offensive. She raced towards him, kissing his neck, his cheeks and forehead. At the very end, she whispered a carnal and definite, I love you.

She believed that marriage is an exclusive, permanent union between a man and a woman, a loving partnership open to the possibility of an everlasting happiness. 

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Dealing with despair

The path between heaven and hell is a narrow one. A family is a risky venture, because the greater the love, the greater the loss. That’s the trade-off. In a short time, her marriage turned into its own hell when her husband started to lock himself into a deafening silence, his chosen dark and lonely prison. For obscure reasons, he didn’t want to see anybody. For unknown reasons, he was unable to speak anymore. Removing himself from the world, his life was malignly regulated down to prosaic habits: eat, work and sleep.His heart is hardened like the soil of the roadside and he cannot accept happiness.

However, his only one enjoyment was the reading of his bedside book, “One Man’s Bible” (gè rén de Shèngjīng 一个人的圣经, Yī) from Gāo Xíngjiàn. He mostly spends his nights flipping through the pages. On its part, Nancy bedside book is LIFE.

In the course of time, an iron Curtain has fallen into her couple.

What are those demonic and uncontrollable forces that plunged her life into ruin? She hasn’t the answer.

She prayed ten thousands times in so many churches, so diverse temples to rehabilitate and to reshape her couple, everywhere, anytime, whenever, the weather cloudy, rainy or sunny.

More than that, she attended psychology teachings at the university to learn how to recover her faith in love. But, her husband refused to come there, as it was encouraging to do so. He pointed out that he has nothing to do with that. He said that he doesn’t need any support. He was adamant and affirmative that he would follow his own way.

The time went on.

She was still sharing his life, but she was desperately lonely.

Then she recalled the word of her mother at her wedding party, quoting Socrates: “My advice to you is get married: if you find a good husband you’ll be happy; if not, you’ll become a philosopher”.

Behind the curtain, was her husband her real husband or just an actor playing an undetermined role for her undeclared dramatic life purpose?

Here relies the crucial point of Nancy life. Because of her father early death, she tried to repair this absence, taking care of abandoned child’s, marrying a lonely man, doing all her best to maintain afloat her couple. She has an earnest and genuine heart but life is a somewhat complex material.

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Fleeing the disorder

Reaching thirty years old, she intended to go away from her Beijing home in a way to escape a deep feeling of depression.

Due to her social activities, she meets a lot of men of all backgrounds and professions, natives and foreigners. Nancy has fixed guiding principles that she never distanced herself apart. She treated every man with a good sense of friendship and all at once imposing to herself a responsible behavior, always self-discipline, never cross the lines. Most of her relations have been for more than ten years.

The danger lies in the unknown.

On March 2013, Nancy met at a party in Beijing a foreigner, nothing exceptional.

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A few days after, he invited her to a dinner that took place nearby the Drum Tower (Gǔlóu 鼓楼).

During the meal, they had a long conversation in a warm atmosphere, in good faith. They focused their attention on various topics, laughed often. However, they did not address their personal life. At that time, the man didn’t have any precise information about Nancy universe, as for instance, the fact that she was married. After dinner, at midnight, they walked a while nearby the Gōng Wáng Fǔ in Houhai. Suddenly, as a strange and mysterious force encouraged them, they began running. Was it a sign of fate?

The day after, the man flew back to Germany where he was currently working.

During four months, they exchanged letters, discussing a wide range of topics, mainly literature, philosophy and movies. Through portraits of historical figures, they started being very friendly.

By the end of July, she told him that she was planning a tour trip to Europe.

“Why we don’t spend sometimes together?” he asked.

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She responded favorably.

As a consequence, he invited her to join him in France where he was settled at that time.

When he came at her hotel where she was waiting for him, he felt a little disoriented to learn that her name wasn’t the same that the one she introduced herself at the first time.

This same evening, the conversation went on her private life. She acknowledged without difficulty that she was married.

This consideration hasn’t change the nice welcoming she received.

In Paris, they spent together a fabulous week long, walking trough the streets, visiting museum, and each night, dancing until dawn nearby the Seine River.

All was going on very well until an incident occurred at the Versailles castle garden. Suddenly, between colorful trees, she described her husband as a simple man with who she has no more dialogue.

Then a glacial silence. From her heart escapes a sigh when painful memories emerge from her lips.

She couldn’t breath anymore.

Her face showed how crushed and hurt she was.

Then she started crying over and over.

“I am still sharing his life, but I am desperately lonely” she admitted.

He sat down beside her and took her hand, a natural gesture, nothing premeditated.

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Then, in the magical place of Versailles, under the approving and benevolent gaze of Louis XIV, a love story was born between them, sweetly.

The next morning, she flew to Lisboa.

“During your stay in Paris, wrote the man days later, just holding you in my arms offers me the comfort that creates an exceptionally meaningful connection with you.

Those days, I was so joyful with you, having fun, smiling, laughing, kidding each other, clowning around, cajoling, cavorting, teasing, arguing and even crying

I am wondering if your smile is always bright, radiant and exuberant.

I am asking myself if you heart still brings your “natural” happiness that can spread all around you and give strength to others, the unhealthy little boys and girls as for me.

I question whether your private life gives an appropriate answer to your dream, your long-time dream, the one rooted deep inside your mind.”

He never received any message from her. Not even a word. Not even a whisper.

During nearly two years, she trapped herself in a strictly wall of silence.

Sometimes, in a moment of sadness, the man expressed his complete incomprehension of such behavior.

“Do you fear that something might happen if your today life is not preserved? Is this the question? As you may know, we fear the thing we want the most. Accordingly, the fear is your substance, the worst part of you. Hidden behind your charming smile, your negligent behavior is disputable as well as your dishonest attitude with your husband. Nothing worthwhile in this relation. A poor sense of friendship, senseless in all ways…”

In another message, he sought to understand her.

“Since so many months I am sad to observe that you didn’t reply to my messages. If the reason is to preserve your marriage, according to this assessment, I deeply support you. I think that you are doing well in breaking any ties with me. I interpret your silence as an extreme effort to give all your Love to your husband. It is an honorable posture”.

No response.

She remained intentionally enclosed in total isolation.

Then the time elapsed.

Little by little, Nancy became a bad dream in the man’s mind as a story that had never existed, as she had never crossed his life.

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Nancy Yeung

Nancy return

Two years later, as part of a grouped consignment to all his business contacts in China, the man sent to her his Wechat code.

“How are you, Junma?” she asked.

As he did for all his partners, he welcomed warmly her message by adding the following remark: “What a strange kind of woman!”

She agreed to meet him.

Being in Beijing on May, they spent a day together in the hútong (胡同), strolling from Gulou to the Lama Temple.

It was a sunny day. The joy of being together could be seen on their happy mood. The best part was the look of pride on the man’s face when he saw thoroughly Nancy, again and again.

However, this positive picture is marred by a sad moment. By the evening, she expressed her unhappiness, telling that even if she were still married, she would never have a baby with her husband.

This comment brought tears to her eyes.

The day after, the man sent to her a message mentioning that his feelings were reemerging as they were two years ago, the same symptoms of love. Instead of welcoming warmly this revelation, she pointed out that he was “too emotional, too sensitive”.

Completely indifferent to this warning, he declared his love to her.

“I’m sorry, she exclaimed, I know I’m sounding rude by cutting you off, but I would like to say that you are an idiot (shén jīng bìng 神经病)”.

He replied.

“I have reviewed in detail the translation of this word. This one caught my attention: “disease or dysfunction of one or more peripheral nerves, typically causing numbness or weakness”.

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I am disoriented to realize that this is your appreciation of me. Why do I deserve such critic? Please tell me? If there are any, my only fault was to express my sincere Love as it stands, truthfully, genuine, thoughtful and caring.”

The she said with a walling voice : « But you, a foreigner without any special emotion to this country in order to a special aim with money. »

With this sentence, I mean, she is all over the map !

The chapter is closed.

As she did during two years, Nancy disappeared once again completely speechless.

She vanished into thin air.

Since then not even a sign, just the sound of the birds in the trees.

“I think that I am just a rubbish box to pour when she didn’t feel well, nothing more” the man concluded, the soul melancholic and painful.

Her answer, her motto : Proud, Indifferent. Be frustrated, Calm (Déyì dànrán shīyì tǎnrán 得意淡然~失意坦然).

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Sony Chan, la chinoise la plus populaire de France ?

Posté par ITgium le 20 mars 2015

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Sony Chan

A jùn mǎ tale 俊 马 故事 (François de la Chevalerie)

 

De passage à Paris, j’ai été convié à un repas. Le sujet du jour : la Chine.

Sollicité pour prendre la parole, je rapporte méthodiquement les nouvelles du front : une économie en voie d’essoufflement, une pollution toujours autant prégnante et un Président autoritaire qui, faute de visibilité, encourage la jeunesse à jouer au football. Je poursuis sur les femmes, un sujet sans fin et à l’impossible conclusion. Je me lamente du viscéral ennui qui entame la vie des couples chinois. A partir du moment où l’argent domine tout, le naufrage est inévitable. « Tout cela n’est guère réjouissant » dis-je pour finir.

- Mais tu n’y es pas du tout !

Il me tend un smartphone. Sur l’écran, une jeune femme aux cheveux longs, les yeux perçants de Sòng Měilíng (宋美齡), le front dégagé de Zhou Xuan (周璇), les joues de Dèng Lìjūn (邓丽君), un zeste d’Audrey Hepburn.

- Sony Chan, tu connais ?

En matière des vedettes de commande, de postiches fabriqués par la CCTV, ma candeur n’a pas de seuil.

- Nullement de ce genre, tranche un ami, Sony Chan, c’est ce que la Chine produit de mieux.

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Sony Chan

- Qui aurait pu imaginer que le chinois le plus populaire de France fut une femme ? poursuit un autre. Plus jamais engoncé dans un traditionalisme éculé, voilà que l’empire du milieu s’offre un visage inattendu : un homme drapé dans la peau d’une femme ; Une femme aux origines masculines ; un homme comme une femme. Quel vent de jouvence !

Sourires approbateurs dans l’assemblée. Tous se réjouissent d’une telle percée. 

Cependant, certains moquent ma crasse ignorance, celle courante des expatriés embastillés dans leur tour d’ivoire, sourds aux clameurs de la rue.

Une comédienne glamour et de bonne humeur

Du coup, la nuit venue, je suis parti à la recherche de Sony Chan dans les entrelacs des réseaux sociaux.

Je le vois.

Je la vois toutes les coutures.

Je m’amuse de ses chroniques à la télévision, à la radio. Sous l’ombre de la tour Eiffel, la comédienne lâche des jugements pertinents. Sans jamais se départir d’une bonne humeur, elle allume gentiment la France. Elle pointe de pâles réalités, traque les maux. Elle s’y prête en mettant en avant une personnalité chaleureuse et avenante.

Elle joue de ses rires, d’une gestuelle hardie.

Sony Chan est une personne aimable et bien disposée (hǎo shēng hǎo qì 好声好气).

Autant qu’elle s’en réclame, elle réinvente le glamour. Un genre qui paraît désuet mais qui sous sa grâce retrouve, entre fraicheur et générosité, une nouvelle vigueur.

Un ton qui tranche avec une scène de comiques aux saynètes plutôt grasses, souvent empâtées de réalisme social.

Paradoxalement, Sony Chan est beaucoup plus engagée que ses pairs.

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Liberté

Ce goût à la liberté

Alors qu’elle pourrait se fondre dans son nouveau pays, la France où elle est installée depuis 1997, elle tire de ses origines chinoises une exigence, ne jamais faiblir devant l’arbitraire, porter la voix autant que nécessaire.

Le mot est lancé.

« Je suis triste de voir la dégradation de ma ville natale, au niveau politique et social » se lamente-t-elle.

Originaire de Hong Kong, Sony s’inquiète des entorses croissantes à la démocratie sous la pression de Pékin, des tracasseries qui jour après jour détruisent les libertés.

Cette même liberté (zì yóu 自由) qu’elle s’est donnée pour sa sexualité, elle entend la faire prospérer à Hong Kong à la barbe des censeurs.

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Liberté en chinois

Ce courage qu’elle a à s’afficher comme bon lui semble, elle l’affirme autant à Victoria Peak (太平山頂) ou sur le front de mer de Tsim Sha Tsui.

Nullement craint-elle encore le gōng ān bù[1] qui invite les overseas chinese (Hǎiwài Huárén 海外華人) à ne pas se répandre.

Contrairement à beaucoup de ses concitoyens, plutôt pusillanimes, qui glissent honteusement dans le fossé (liū gōuzi 溜溝子), elle plaide pour une Chine moins encombrée de totalitarisme et avec plus d’Etat de Droit.

“On doit surtout écouter son cœur, soupire-t-elle. Le regard des autres fait partie de la liberté de chacun. On a le droit de m’aimer ou pas, mais on ne peut pas m’empêcher de vivre”

« L’oiseau préfère sa liberté à une cage dorée », pourrait-elle aussi rapporter.

Belle lumière de ce temps, voguant vers son destin, nul n’empêchera Sony d’avancer à grands pas (gāo gē měng jìn 高歌猛进), à vivre selon ses valeurs en France, à Hongkong.

Tel est le sens d’une vie, ce diction chinois : plutôt mourir de façon glorieuse que de mener une vie vulgaire (nìng wéi yù suì, bù wéi wǎ quán 宁为玉碎,不为瓦全).

—————

Sony Chan – Son spectacle au théâtre Les Feux de la Rampe.

 


[1] Le Ministère de la sécurité publique de la République populaire de Chine

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L’enfer urbain en Chine, la tour de la classe moyenne (gāo lóu zhōng chǎn jiē jí – 高楼中产阶级)

Posté par ITgium le 19 juin 2014

Photo : Shanghai vue de nuit sur les nouvelles habitations - Chine, China

Habitations Shanghai

Le récit de jùn mǎ (俊 马) (François de la Chevalerie)

En Chine, la pollution visuelle urbaine est presque insurmontable. 

Mieux vaut être myope pour ne point trop en souffrir.

Partout se dressent des villes bétonnées lesquelles ont été méthodiquement expurgées de leurs quartiers historiques.

Inutile de voyager dans ce pays, elles se ressemblent toutes,  le même modèle presque à l’identique.

Au delà de quelque gratte-ciel à l’esthétisme original à Shanghai ou à Canton, l’enfer urbain est dominé par la tour dite des classes moyennes, un bloc de béton de 30 à 40 étages surélevé parfois par un chapeau en forme de pagode.

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Habitations à Tianjin

Les tours se regroupent en ruche d’une dizaine ou d’une vingtaine sur un terrain généralement plat à l’exception de quelques viles montagneuses comme Guiyang.

Tous les dix kilomètres, de nouvelles ruches surgissent. Presque à l’infini.

Chaque étage compte entre 6 et 20 appartements.

Dans chacun, vivent entre trois et cinq personnes.

Au final, chaque tour abrite entre 1500 et 2000 personnes, voire plus.

Leurs équipements comme les alentours sont presque toujours de même facture : même entrée, même ascenseur, pareils couloirs, semblable jardin.

Même absence d’escalier extérieur qui aurait pu être bien utiles pour les 65 personnes brûlées à vif en 2011 dans l’incendie d’un immeuble à Shanghai.

Selon les dernières estimations, 150 000 tours se compteraient en Chine.

Près de 300 millions de chinois y résideraient.

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Chine

Le verdict pourrait être impitoyable si deux éléments n’étaient pas pris en compte.

Le premier est d’ordre social, ces tours symbolisent l’heureuse ascension d’une partie de la population au rang des classes moyennes. Beaucoup vivent leur installation dans ces bâtiments avec un infini bonheur, heureuse revanche d’une vie passée dans des appartements exigus et délabrés.

D’un coût à l’achat d’une moyenne de 50 000 à 100 000 euros dans les villes secondaires, l’acquisition d’un appartement est le signe d’une vie accomplie ou en voie de l’être.

Généralement, ces appartements recouvrent une surface aux alentours des 100 m2, ce qui est convenable pour des familles le plus souvent composées de trois personnes.

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Tours

Le deuxième a trait au feng shui (风水). D’essence taoïste (dàojiào), née au commencement de la civilisation chinoise, cette pratique vise à agencer les habitations en fonction des flux visibles (les cours d’eau) et invisibles (les vents) afin d’obtenir un équilibre des forces et une circulation de l’énergie.

Comme je l’ai maintes fois observé en relevant les messages reçus sur wēixìn (微信) à l’occasion de crémaillères, beaucoup de chinois en tiennent comptent.

Nullement sont-ils perturbés de se trouver prisonniers dans des blocs de béton, entassés les uns sur les autres mais bien davantage prêtent-ils attention à se trouver au confluent de forces censées leur procurer succès et stabilité.

Condamnée à l’époque de Mao Zedong, cette pratique est redevenue populaire telle une justification d’un bien être supposé durable. 

Cependant le feng shui n’a pas de valeur scientifique.

Ses attributs ne résisteront pas longtemps à la présence d’amiante[1], de plomb dans les murs des immeubles, tout autant à la chape de pollution balayant le ciel de chine, à une mort prématurée qui pointe dangereusement à l’horizon.

Dès lors la classe moyenne chinoise s’enferme dans un rêve qui dura le temps d’une époque effervescente, un moment de l’histoire chinoise.

L’enfer urbain en Chine, la tour de la classe moyenne (gāo lóu zhōng chǎn jiē jí - 高楼中产阶级) dans Urbanisme à Shanghai superstock_1566-448104-300x199

Buildings in Hong Kong

L’enfer urbain en Chine comme une volonté de se détruire.

Partout en Chine, les villes offrent le même spectacle de progrès.

Organisées autour de centres villes ployant sous des mó tiān dà lóu (gratte-ciels), suffocant sous la pression de gigantesques centres commerciaux, les villes s’offrent comme des emballages de béton sans âme.

Chancelante et écrasées sous leur ombre, subsistent de vieilles maisons datant de l’époque des concessions ou de désormais trop rares Siheyuan (四合院), les maisons traditionnelles chinoises à cour intérieure.

Dans les entrelacs, veillent les vestiges de rares temples feuilletés d’or et gardés par des shī (lions 獅), témoins dérisoire d’une histoire millénaire

Rasé tout le reste, rayées les effluves du passé.

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Shenzhen Buildings

Chavire le monde ancien !

Dans les faubourgs, des carrés d’immeubles d’habitation surgissent à chaque carrefour, fermant immanquablement l’horizon. Chaque fois, se comptent dix ou vingt tours de 40 étages, toujours de même facture,

Zhōng guó tài tài tǎ lóu (Madame la tour de Chine).

Chaque année, mille s’en construisent à l’identique.

Mêmes matériaux, même escalier, pareils décor et jardin, hébergeant de semblables Monsieur Li, Monsieur Wang, Monsieur Zhang, les Lao bai xing (老百姓), les cent noms de famille de la chine immémoriale ainsi que leurs femmes, s’en allant en meute dans les centres commerciaux.

Tous entassés à bon compte dans l’antre supposé du progrès où, toutes fenêtres ouvertes, se respirent des gaz délétères, des particules toxiques et mortifères.

Les villes chinoises sonnent comme l’enfer, Dìyù (地獄), littéralement « la Prison sous terre ».

Selon une légende, les âmes y seraient conduites pour se faire pardonner leurs péchés sur Terre.

Serait-ce là le projet de Yánluó wáng (阎罗王), le roi de l’Enfer de parquer le peuple de chine dans des villes déshumanisées afin qu’il expie de ses crimes sur Terre ?

Souffle heureusement un vent contraire, emportée par tous ceux, toujours plus nombreux, qui exigent un environnement plus sain, plus rassurant, moins chaotique.

Doucement, la mutation des villes chinoises s’annonce, bientôt lieu de vie plutôt que l’enfer.


[1] L’amiante chrysotile est toujours produit et largement consommé en Chine

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Les filles de joie chinoises à Paris. Prostitution Chinoise en France. Weixin, la voie royale (微信).

Posté par ITgium le 2 février 2014

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Filles chinoises

Le récit de jùn mǎ (俊 马) et les dessins de Sà bīn (Sabino Cagigos 萨宾)

Lors de l’un de mes passages en France, dans la tiédeur d’un salon parisien, un ami me rapporte une information étonnante.

De nombreuses artères de Paris seraient arpentées par des prostituées chinoises.

Comment se peut-il que de belles perles de la moitié du ciel (bàn biān tiān 半边天) sillonnent nos rues ?

Quel vent étrange les a conduit en France ?

Pourquoi ont-elles entrepris une aussi longue route pour un destin si funeste ?

Pourquoi pavaner dans les arrières-cours alors que tant de touristes chinois s’exposent fièrement aux Champ Elysées et sur les Grands boulevards ?

Comme mon ami ne pouvait apporter des réponses à ces questions, j’ai cherché à comprendre.

Premier réflexe, une recherche linguistique.

Les filles de joie chinoises à Paris. Prostitution Chinoise en France. Weixin, la voie royale (微信). dans Chinoises Paris hhg-200x300

Sabino Cagigos painting

En chinois, le terme « prostitution » recouvre une variété large de définition, aucune ne dominant vraiment.

Avec le chinois, aucune traduction n’est aisée.

Mài yín (卖淫) s’imposerait comme la traduction officielle mais certains préfèrent souvent mài chūn (卖春).

Si l’on sépare les signes, l’un se lit : « acheter le bizarre », l’autre : « acheter le printemps ».

Cette dernière proposition a une valeur historique.

Sous la dynastie Tang (VIII. siecle), il était de tradition que les hommes mariés puissent s’offrir quelque liberté à l’annonce du printemps. D’après, les textes de l’époque, cela leur permettait de se libérer d’un surcroît d’énergie. En somme, les empereurs voulait ainsi se prémunir contre toute rébellion possible. Mieux valait le sexe que les lances ! Des jeunes femmes se prêtaient au jeu dans l’intérêt de la stabilité de la Chine millénaire. 

Une autre piste s’affirme xìng jiāo yì (性交易).

Segmenté, cela donne : « sexe, payer, facile ». D’autres privilégient piáo sù (嫖宿).

Traduction intéressante puisqu’on retrouve des mots tangibles, « putain et nuit ».

Dans ce cas, mieux vaut peut être chú jì (雏妓) ou encore biǎo zi (婊 ) lesquels mots désignent sans délicatesse et sans nuance une prostituée.

Plus raide cette proposition, mǔ quǎn (母犬).

Habilement traduit, cela donne « un animal de femme ».

Ou sommairement lancé, la gorge graveleuse, « chienne ! ».

« N’en est-on pas moins un être humain ? » interroge Anxmandae de Leira.

La prostitution est une affaire de convenance.

Elle s’impose naturellement là où existent des enjeux de pouvoir, des rapports de force.

Entre des hommes d’influence, se glissent des femmes accommodantes. Tantôt elles les consolent tantôt elles les aiguillonnent.

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Sourire triste

Ainsi, serait prostituée « la seconde femme » d’un homme d’influence, Baoernai (包 二 奶 ).

Triste sort pour des courtisanes souvent de bonne composition !

Les accompagnatrices se verront plutôt affublées d’un marqueur baopo (包 婆) dont la traduction anglaise est redoutable, voilà les bien nommées : « packaged wife ».

Mieux vaut clarifier la situation selon l’essentiel, santing (三 厅) désigne ces toutes jeunes femmes qui pullulent dans les karaoké et les bars. Cependant, dans ces lieux, toutes ne sont pas des prostituées. Parfois seulement de gentilles filles, dansant et chantant au bon plaisir des clients.

Allons plus loin ! Composons avec le diable !

Les doorbell girls ou les dingdong ladies (叮 咚 小 姐)  sollicitent le chaland par téléphone, le plus souvent dans les hôtels.

Certaines pourtant s’attèlent à un massage bien pudique.

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Talentueuses ?

Plus sûrement, les coiffeuses d’apparat, falangmei (发 廊 妹), vous entraineront vers un back room peu reluisant. Tout comme les filles de rue, jienü (街 女) ou jì nǚ (妓女).

Cependant la palme revient aux xiagongpeng, les malheureuses qui font des passes sur les chantiers.

Plus d’hésitation alors !

Le mot est crû, sans ambigüité, ce sont des « putes » lesquels se verront traitées de mǔ gǒu (母狗).

Au lieu de décortiquer un mot intraduisible, mieux vaut aller sur le terrain.

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Ballade encourageante

 La voie royale (kāng zhuāng dà dào 康庄大道)

En Chine, l’arme absolue pour aller à la rencontre des filles de joie se nomme Weixin (微信).

En anglais Wechat.

En d’autres mots, « micro message ».

Fort de 800 millions d’utilisateurs, le face book chinois a une longueur d’avance sur son concurrent américain.

Et en temps passé, il le domine de trois têtes.

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Weixin

Weixin s’apparente à révolution tranquille.

Bien que le gouvernement chinois maintienne un corset rigide de règles pour taire toute contestation, toute liberté de propos, Weixin offre d’innombrables brèches.

Parmi celles-ci, une touche accessible aux usagers, le Weixin de voisinage (fù jìn 微信 附近), c’est à dire la possibilité de partir à la rencontre des personnes se situant physiquement dans votre environnement immédiat.

Ainsi vous vous trouvez à la terrasse d’un café et vous souhaitez partir la conquête de quelques jolis minois attablés plus loin. Weixin se charge de l’opération.

Apparaitra sur votre Smartphone, la liste détaillée de personnes que vous pourrez aussitôt contacter en masse ou individuellement.

Cette application n’est pas passée inaperçu auprès des charmeuses.

Je me souviens d’un soir à Chongqing (重慶).

Alors que je m’apprêtais à dormir, soudain mon weixin s’est mis à sonner. D’innombrables appels, telle une charge militaire.

Tous provenaient de jeunes femmes dont je relevais leur apparent agréable profil.

Afin de faire taire cette intrusion, j’ai mis mon smartphone en veille.

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A Paris, le phénomène se répand peu a peu.

Voilà un an, mon Weixin de voisinage était sobre.

S’y manifestaient des visages sérieux, des personnes souhaitant enseigner le mandarin, des chinois de la deuxième génération, des hommes d’affaire.

Cette année, l’atmosphère a beaucoup changé.

Pullulent les quémandeuses !

Un vrai déferlement !

L’utilisation de Weixin n’est pas seulement en cause.

Le grand débarras (zhòng dà rēng diào 重大 扔掉)

Depuis que le Président chinois, Xi Jinping (习近平) s’est installé au pouvoir (fin 2013), dans le sillage de sa politique anti corruption (fǎn fǔ ou fǎn tān 防腐) souffle un vent de moralisation dans le pays.

Au nombre des mesures décidées, la fermeture en des lieux de débauches potentiels (centre de massages, karaoké sulfureux, Spa par trop intimiste, etc.) s’impose comme la plus emblématique.

Participant des pratiques culturelles ancestrales, depuis toujours l’industrie du sexe était tolérée en Chine. Loin de tout jugement moral, les autorités s’en accommodaient. Comme aussi la population habituée à voir au coin de sa rue un centre de massage pratiquant le dà fēi jī ( ).

Nulle ligue supposée vertueuse n’a jamais manifesté sa désapprobation.

En 2013, entre 4 et 6 millions de chinoises officiaient selon des statuts divers.

Généralement très jeunes, beaucoup s’exilent de leur province d’origine pour pratiquer ce métier 1000 ou 3000 kilomètres plus loin, principalement des grands centres urbains. Pour certaines villes, ces activités constituaient l’essentiel de leur force économique ou, du moins, leur label (Tanggu, Dongguang, etc).

Elles y voient un tremplin pour acquérir quelques deniers afin d’acheter une maison dans leur ville natale et de se marier blanche comme neige.

Personne localement n’ayant connaissance de leur activité antérieure, elles se relèvent de cette période de leur vie sans encombre.

La nouvelle politique a mis dans la rue nombre de ces jeunes femmes.

Les établissements de massage fermés, beaucoup ont rejoint leur province natale, d’autres, la mort dans l’âme, des chaines industrielles avec des revenus amputés de 80 %.

Cependant la situation de l’emploi en Chine marquant des signes d’effritement, proches du désespoir, beaucoup s’exilent.

Près de deux millions de chinoises seraient prêtes à l’aventure au delà des frontières.

Plus de 200 000 auraient déjà rejoint la Malaisie, Singapour et l’Indonésie.

10 000 auraient fait souche en France.

Si la nouvelle orientation est maintenue en Chine, compte tenu d’un afflux probable, les chinoises pourraient s’accaparer 30 % du marché de la prostitution en France, voire plus.

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Jolie chinoise

M’en allant à leur rencontre

Faute de comprendre, je me suis décidé à faire les cent pas sur les artères d’infortune des quartiers réputés chauds, hóng dēng qū (红灯区).

Première destination, avenue de Clichy.

Devant une station de bus, je remarque des formats pâlissants.

Trois dames d’âge mur plongées dans une conversation chaleureuse secouée par des éclats de rire.

Jouant de discrétion, je m’approche, l’oreille bien tendue. Avec leur accent inimitable, je reconnais la langue du Dōngběi sānshěng (东北三省), le dialecte du nord de la chine.

L’une d’elle à la voix qui porte. Elle restitue un dialogue avec un client.

- Je suis chinoise, lui ai-je dit !

Toutes trois se laissent emportées par un rire tellement communicatif que je me laisse gagner par un sourire.

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Ce besoin d’être autre

Elle poursuit :

- Si tu le veux, dit l’homme, je t’emmène dans mon pays. De l’autre côté de la mer, proche d’une vielle forteresse en argile, non loin du désert.

- Je suis chinoise, lui ai-je répété.

- Une femme simplement, a-t-il répondu.

- J’en ai connu un autre, s’exclame une autre comparse, il m’a dit, chez moi, tu seras comme une reine car personne ne te ressemble sous les baobabs. La chinoise du village tel un emblème exotique.

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Mlle Wang, Reine de Paris (Sa Bin)

- C’est tout de même étonnant, reprend la première, de rencontrer des gens autrement mieux attentionnés que nos clients à Dongguang (东光县). Dans mon centre de massage, jamais je n’ai reçu pareille invitation.

Soudain, un passant s’arrête.

Il murmure à leurs oreilles. Il surprend mon regard et s’éloigne aussitôt.

Elles se tournent alors vers moi.

Au lieu de tenir ma langue, je m’excuse en chinois.

- Vous parlez chinois ?

Je m’étrangle dans mes explications. Je leur raconte que je ne parle pas le chinois tout en m’exprimant en chinois.

- Vous travaillez avec les Wēnzhōu rén ? demandent-elles de concert.

- Je passais seulement par là. J’ai surpris votre conversation. J’en suis honteux de l’embarras que je vous ai causé.

- D’où venez-vous ? interrogent-elles encore.

- De Chine !

Un éclat de rire s’élève dans le ciel.

Je les invite à prendre un thé dans une brasserie du coin.

D’une voix enfiévrée, elles me rapportent leur itinéraire.

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S’ouvrir au monde

Leur histoire

Toutes trois se considèrent comme des filles normales, (pǔ tōng nǚ rén 普通 女人) appartenant à des familles de travailleurs (gōng zuò zhě 工作者).

Leur famille n’ayant pas beaucoup de moyens, elles ont pris la direction de la terre promise du Guangdong (广东), dans le sud de la Chine, pour trouver du travail avec un souhait bien louable, celui de réunir suffisamment d’argent pour acheter un appartement dans leur ville d’origine.

Après quelques années passées sur les chaines de fabrication de Foxcom (la société taïwanaise qui fabrique presque tous les Smartphones du monde), elles ont réalisé que leur salaire de 160 dollars par mois ne suffirait pas pour atteindre leur objectif.

Elles sont allés prospecter du côté de Dongguang, ville aux mille visages à la réputation sulfureuse connue pour ses bordels et ses ateliers d’assemblage.

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Leur visage se glace…

Soudain leur visage se voile tristesse.

De fil en aiguille, elles se laissent emporter par un mauvais courant. 

Les voilà dans les entrailles du mal dans une maison secrètement close (àn mén zi 暗门子).

Jour et nuit, elles massent les péquenauds du coin.

La tâche est rude mais elles recueillent plus que leur dime. Quelques années après, elles retournent dans leur ville d’origine, la cassette bien remplie. Leur bonheur ne dure souvent pas longtemps car la manne est suspecte.

N’auraient-elle pas fréquenté une curieuse maison (chāng mén 娼门) ?

Les regards se figent.

Elles décident de partir pour une destination lointaine, décidées de se libérer de l’opprobre.

Destination, la France.

Elles payent comptant un passeur qui leur prend presque l’intégralité de leur cagnotte.

Un jour saumâtre à en mourir, elles arrivent à Paris. Leurs économies asséchées, dépourvus de papiers en règle, elles donnent leur bras à des Wenzhou ren lesquels accaparent l’essentiel des activités chinoises dans la capitale. Peu scrupuleux, ces derniers les exploitent, les stigmatisant au quart de tour.

Le temps passant, les cernes encombrant leur visage, elles admettent la fatalité de leur existence.

Peut être ne doivent-elles leur survie qu’à leur corps ?

C’est ainsi qu’elles atterrissent avenue de Clichy, chassant les hommes de France, du Monde.

Silence maintenant. Leurs mains glissent sur leur visage.

Triste après midi à Paris, abimée sous une pluie dense, la nuit déjà.

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Meili, la belle

Le lendemain, je vogue à Belleville.

Une touffe de femmes chinoises devant une porte cochère. Plus jeunes que celles de la place de Clichy. L’habillement loqueteux. Le regard triste, déconfit.

Je m’approche. Elles se forment en cercle autour de moi. L’une exécute deux signes de la main lesquels indiquent en chinois les chiffres 5 et 0. Le coût de la passe est de 50 euros.

Tout juste vingt ans au compteur, elle m’attire d’une main volontaire. Sans le vouloir, je me laisse emporter dans les tréfonds, l’âme coupable.

Nous traversons un dédale de cave pour arriver dans une pièce minuscule à la lumière tamisée.

Je l’interroge sur sa ville natale. Elle est originaire de Jilin (吉林), dans le nord de la Chine.

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Regard implicite

Je lui raconte que je m’y suis rendu. Son visage s’éclaire. Elle s’amuse à l’écoute de mon récit de la visite du musée de la pluie de météorites qui regroupe les météorites tombées à Jilin en mars 1976.

Selon une chance inouïe, j’ai gardé des photos de mon passage dans cette ville sur mon Iphone. Je lui montre mes souvenirs du parc de Beishan où le soir venu, je suis allé danser. J’étais peut être trop vieux car seules les femmes d’un certain âge répondaient à mes sollicitations.  Elle rit de mes aventures. La sentant maintenait en confiance, je l’interroge.

- Tu es toute jolie, que fais tu ici ? 

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Nourrice, le matin

- Je suis nourrice, dit-elle.

Elle répète cela à plusieurs comme pour taire toute autre question de ma part.

Brutalement, son visage se replie, la larme à l’œil. Elle me révèle que son père est atteint du cancer de la plèvre, son logement de ses parents étant attenant à une usine chimique.

- Il n’a pas les moyens de se soigner correctement. J’adore plus que tout ma père. Je ferai tout pour la sauver.

Silence.

En Chine, les lourdes pathologies sont rarement prises en charge et le plus souvent à l’avenant. De surcroît, son père étant un petit commerçant de quartier, il n’a pas les moyens de s’offrir les soins appropriés.

- Je suis venu ici pour lui envoyer l’argent nécessaire afin qu’il puisse se rendre dans le meilleur hôpital de Pékin. Je souhaite que mon père soit fier de moi ! Lorsque je lui adresse de l’argent, je mentionne sur le pli : « Voilà l’apport d’une partie de mon travail de secrétaire dans une société internationale de grande renommée ».

Puis un silence

- C’est faux, bien sûr ! Le matin, je suis nourrice. Le soir…

Une larme glisse sur son visage.

Lugubre, cette cave, cette vie.

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Le rêve d’une vie normale dans le sillage d’Antoine de Saint-Exupéry

Le troisième périple me conduit porte d’Italie. Un voyage presque à la dérobée car ce quartier n’est pas connu pour abriter des femmes aux mœurs libres.

Nulle ombre le long des rues.

Nulle femme guettant au pied d’une porte.

Nul regard en biais.

Premier quartier chinois de Paris, lieu d’accueil des boat people dans les années soixante dix, la communauté chinoise se montre discrète, se lâche rarement.

Ce mutisme est encore plus accusé dès lors qu’il s’agit du commerce du sexe.

Aussitôt la question abordée, les visages se ferment.

Malgré tout, me glissant d’une porte à l’autre, je fais le siège de la forteresse, décortiquant la moindre allusion, rassemblant les indices.

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Saint Exupery

De fil en aiguille, je me retrouve dans un bureau import export.

La pièce est déserte.

Au mur, le portait du nouveau président chinois.

Soudain, une femme apparait, la cinquantaine, plutôt volubile.

Immédiatement, elle forme avec sa main le chiffre cinq.

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Cinq filles rentrent dans la salle, la trentaine en moyenne, la beauté imparfaite.

Comme je les interpelle en chinois, elles s’amusent de mon accent nasillard de Tianjin.

Comme je m’y accomplis toujours, je les interroge sur leur lieu de naissance.

Dans la foulée, je commente la réputation de leur ville.

Je me répands contre les Shanghaiennes. Ne rêvent-elles pas inlassablement de trouver un homme fortuné plutôt que d’aimer ?

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La meneuse me demande d’interrompre la taquinerie.

Dans l’urgence, je retiens une femme de petite taille, originaire de Tangshan (唐山), ville proche de Tianjin.

Comme le Tianjin hua (la langue de Tianjin) est aussi parlée à Tangshan, nous nous comprenons parfaitement, notre échange en sera plus aisé.

Les autres femmes quittent la pièce.

Je prends mes notes.

D’emblée, elle me raconte son itinéraire, très ordinaire, trop ordinaire.

Sa famille étant pauvre, à dix-huit ans tout juste, elle sillonne la Chine à la recherche d’une vie meilleure mais les hommes qu’elles rencontrent lui offrent de bien pâles raisons d’espérer.

Elle s’enlise dans ce qu’elle nomme une « vie malheureuse », faite d’insomnie et d’une sourde peur, celle de basculer dans l’inconnu.

Un homme de mauvaise vie l’encourage jour après jour à garnir le cheptel d’un KTV (en fait, ce sont des Karaoke, lieu souvent d’accueil d’une prostitution soft).

Elle refuse d’abord mais dépourvue de moyens, faute de perspectives, elle finit par accepter.

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Le rêve d’une vie meilleure

Suivent deux ans de souffrance avec des clients sans vergogne.

Glisse une larme sur son visage.

Cependant, au hasard des rencontres, un vieil homme mesure sa peine. Plutôt que de l’encombrer de son corps abimé, il lui raconte sa vie.

Voilà longtemps, il étudiait à l’école de langues étrangères de Beijing où il a appris le français. Il évoque l’âme romantique des hommes francais. Il rapporte des récits, des lectures. Il reprend presque mot pour mot le petit prince (小王子 – 小说).

La jeune femme est conquise.

Dès lors, son sort est joué, elle se rendra en France, à la recherche de la perle rare.

Aussitôt à Paris, elle fait le siège des agences matrimoniales chinoises de la capitale. Pour un montant faramineux (10 000 euros), une officine propose des rencontres.

Elle s’émerveille de cette perspective mais elle déchante très vite. Comme dans les plus lugubres KTV, les femmes sont présentées groupées à des hommes peu scrupuleux, souvent libidineux.

Voilà trois mois qu’elle remorque douloureusement sa vie.

Elle est à bout, peine à trouver ses mots.

- Heureusement, me dit-elle, j’ai toujours à l’esprit ce mot d’Antoine de Saint-Exupéry (安托万·德圣埃克絮佩里).

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Peut être que l’homme français romantique vit dans un monde qui n’existe pas, conclut-elle.

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Lexique

Lexique sommaire des prostituées chinoises de Paris

D’où viennent elles ?

La plupart de ces femmes sont originaires du Dongbei (东北三省), la région nord-est de la Chine ou la Manchourie.

Alors que la Chine connaît des taux exceptionnels de croissance, le nord de la chine a connu des vents moins favorables. Région autrefois très industrielle, organisée autour de conglomérats d’Etat, la modernisation de la chine a condamné ces entreprises. Du coup, cette région affiche les pires taux de chômage de la Chine, près de 30%, en priorité les femmes.

Quel est leur âge ?

En Chine, la prostitution est l’affaire de très jeunes femmes, généralement entre 20 et 27 ans. A 28 ans, la plupart cherchent un mari afin de ne pas passer la trentaine célibataire comme les encouragent la tradition et surtout la pression familiale.

A Paris, nombre de gourgandines sont d’un âge bien avancé. Pour beaucoup, elles n’auraient pas pu exercer ce métier en chine plus longtemps. Poursuivre cette activité à l’étranger est donc peut être leur seule solution ?

Combien sont elles sur le pavé de Paris ?

Selon les estimations des services de la préfecture de police, elles seraient plus de 500 à Paris avec une présence affirmée dans le quartier de Belleville (20ème arrondissement).

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D’après ce qu’elles m’ont rapporté, elles n’auraient pas de protecteur, du moins, un homme dans le parage.

Quel est le coût du voyage en France ?

Les officines en tous genres offrent des services dispendieux pour des résultats incertains. Autour de 20 000 € pour les migrants de Wenzhou, entre 5 000 €~ 12 200 € pour les migrants de Dongbei

Qui prête cette somme ?

Cette somme est généralement collectée auprès des proches, des amis et des voisins avec une promesse de remboursement à échéance. Parfois l’argent est prêté par les organisations intermédiaires lesquels imposent des taux d’intérêts très élevés.

Où résident-elles ?

Le plus souvent, elles dorment dans des  « chambres » ou sont rassemblés quatre à six filles. Nullement s’agit-il d’une collocation sympathique ! Le prix mensuel d’un lit est fixé 120€.

Coût de la passe

Le frais d’une passe se situerait entre 30€ et 50€, ce à quoi s’ajoutent souvent les frais de l’hôtel.

Connaissance du français

Très approximatif mais compréhensible.

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Amiante en Chine

Posté par ITgium le 29 mars 2013

Amiante en Chine dans Amiante en Chine amphibole

Amiante en Chine

Les écrits de jùn mǎ 俊 马

(François de la Chevalerie)

Sur cette page, les articles suivants :

(1) Amiante en Chine : données générales

(2) Le regard de la Chine sur l’amiante

(3) L’autre scandale de l’amiante en France

(4) L’affaire du Clémenceau

(5) Asbestos troublesome issue

 

Amiante en Chine : données générales

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L’amiante chrysotile est toujours produite et utilisée en Chine (en 2012, 450 000 tonnes). De ce fait, les pathologies liées à l’exposition à l’amiante progressent à un rythme alarmant.

S’ajoutant aux 120 000 ouvriers travaillant dans les mines d’amiante, au 1 million de personnes employées dans la fabrication industrielle de produits contenant de la chrysolite, 80 millions de personnes supplémentaires sont également exposées à l’inhalation quotidienne de microfibres.

En Chine, les pathologies directement liées à la présence généralisée de fibres d’amiante concernent près 3 millions de personnes atteintes (cancer de la plèvre).

D’après des renseignements (par recoupement), dans la seule ville de Tianjin, 85 000 de personnes sont atteintes de ce mal. Toutefois plus de 300 000 toujours par trop exposées à ce produit pourraient l’être dans les dix prochaines années.

Afin de remédier à cette situation actuelle, depuis 2009, la China Non Metallic Minerals Industry laquelle institution chinoise supervise l’ensemble des enjeux liés à l’amiante en Chine a mis en place des actions telles que :

Sécurisation des lieux de production des produits à base d’amiante

Sécurisation des  technologies de pose de l’amiante

Apport de solutions technologiques alternatives

Elaboration d’outils et de séances de formation

Elaboration de normes et de procédures (enlèvement, logistique, déchets, etc.)

Renforcement des normes

Information & communication du public

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QUELLE EST L’ATTITUDE DE LA CHINE AU REGARD DE L’AMIANTE ?

De de jùn mǎ (François de la Chevalerie) et Jing Chao Zhao-Emonet

Quand les problèmes de désamiantage préoccupent davantage les Européens, quand le marché du désamiantage est devenu un marché prometteur avec un bel avenir pour le dépistage et des techniques d’élimination de déchets d’amiante en Europe, les Chinois viennent de sortir un rapport d’étude de marché sur les produits de l’amiante en Chine en Janvier 2008.

En tapant le mot clé « produits d’amiante » en chinois, sur le moteur de recherche de Google, on y trouve environ 168 000 entrées.

Donc, que se passe-t-il en Chine ? Quelle est l’attitude de la Chine au regard de l’amiante ? Pour aider les entreprises françaises et européennes à connaître ce marché chinois, il est nécessaire de prendre connaissance de l’actualité et de l’attitude de l’autorité chinoise sur ce sujet.

La Chine est un des sept pays qui a des réserves importantes d’amiante, classée en troisième position, derrière la Russie et le Canada. Ces réserves principales sont concentrées à l’ouest des trois provinces chinoises (Gansu, Qinghai et Xinjiang).

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L’historique de la production industrielle chinoise de l’amiante commence dès le début des années 50 (du 20ème siècle).

Aujourd’hui, elle est devenue le deuxième pays en production d’amiante chrysotile et le premier pays en vente (une grande partie sur le marché domestique).

En 1996, la production nationale atteignait le sommet de 441 700 tonnes.

Suite à l’interdiction, dès 1997, de l’utilisation de l’amiante dans de nombreux pays et l’importation massive d’amiante Russe, la production chinoise a été freinée : en 2007, la production d’amiante était de 396 248 tonnes et l’importation d’environ 210 000 tonnes. En 2011 la consommation intérieure était d’environ 490 000 tonnes [1] .

Actuellement il y a 31 mines de grande ou moyenne taille en Chine. Parmi elles, 11 ont des réserves importantes [2] .

À ce jour, 120 000 chinois travaillent dans les mines d’amiante et plus d’un million dans la fabrication industrielle de produits contenant du chrysotile.

Il existe plus de 3 000 produits d’amiante en Chine, classés en 5 types : produits d’isolation, d’étanchéité, de freinage, de construction (amiante-ciment) et autres sortes de produits spéciaux.

L’amiante est un terme commercial, d’une variété de minéraux fibreux naturels.

Elle est classée en deux grandes familles : les amphiboles et les serpentines. La famille des amphiboles ((Na,K)0-1(Ca,Na,Fe,Mg)2(Mg,Fe,Al)5(Si,Al)8O22(OH)2) contient 5 membres : la crocidolite, l’amosite, l’anthophyllite, trémolite et l’actinolite.

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La famille des serpentines n’a qu’un seul représentant commercial : le chrysotile ou l’amiante blanc (Mg3Si2O5(OH)4).

Ces deux familles ont des caractéristiques communes : la forme fibreuse, la haute résistance à la traction, la résistance aux produits chimiques et l’isolation.

Mais, elles ont aussi des caractéristiques très différentes : pour les amphiboles, les fibres sont droites, moins solubles, repoussent l’eau, contiennent de nombreux fers et résistent aux solutions acides.

Pour le chrysotile, les fibres sont ondulées ou bouclées, plus solubles, l’eau s’accroche aux fibres, contenant peu de fer et résistent aux solutions alcalines [3] .

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, 95% de la production d’amiante est le chrysotile, le reste de 5% est à la famille de l’amphibole.

À ce jour, le danger sur la santé humaine pour la famille d’amphibole est reconnu presque dans le monde entier, y compris en Chine. La fermeture de toutes les mines d’amphibole en Chine peut remonter aux années 80 (du 20ème siècle).

Depuis le 1er Juillet 2002, la production, l’importation et l’utilisation de l’amphibole ont été interdites en Chine [4] [5]. En conséquence, toute la production d’amiante chinoise d’aujourd’hui est que le chrysotile.

Un débat mondial sur « l’amiante blanc », le chrysotile

Les caractéristiques des deux familles d’amiante étant différentes, le débat sur le plan international est concentré, depuis quelques années, sur la question de l’utilisation du chrysotile et de sa sécurité. Les opinions divisent le monde en deux camps opposés.

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Le côté contre (anti-chrysotile), est mené par l’Union Européenne, l’Australie et le Chili, qui en demandent l’interdiction d’utiliser toutes les sortes d’amiante, y compris le chrysotile. Leurs arguments s’appuient sur des données scientifiques [6].

Ces recherches ont montré que certaines pathologies professionnelles malignes ou bénignes sont liées à l’exposition de l’amiante, comme le mésothéliome (un cancer de la plèvre), tumeurs bronchiques (adénocarcinomes ou carcinomes épidermoides), pleurales bénignes : pleurésie bénigne , pleurale diffuse, plaques pleurales (ou fibrose pleurale circonscrite), atélectasie par enroulement. Ces pathologies respiratoires se manifestent souvent après quelque dizaine d’années après l’exposition à l’amiante.

Le côté pour (pro-chrysotile), est mené par le Canada, suivi par la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil, s’appuyant sur de nouvelles données scientifiques [7], dans l’intention d’argumenter que le chrysotile ne présente pas de danger majeur pour la santé humaine, en mettant des normes de sécurité et de protection suffisantes sur les lieux de travail. Ces données de recherches ont montré l’existence de différences épidémiologiques marquées entre le chrysotile et les amphiboles.

Le chrysotile est beaucoup plus facile à éliminer du corps humain que les amphiboles. En plus, l’industrie d’aujourd’hui fabrique seulement des matériaux qui contiennent de l’amiante (ACM [8]) de haute densité, non friable. Les fibres du chrysotile sont encapsulées dans une matrice de ciment, ou de résine, ou autres.

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Il en résulte que ce débat, entre les deux côtes, est tellement acharné qu’il se transformerait vite en une vraie guerre commerciale, d’où la Convention de Rotterdam (entrée en vigueur en 24 février, 2004).

Les pays membres de la Convention de Rotterdam, dont la Chine fait partie, doivent voter sur la proposition de soumettre le chrysotile à la procédure de “consentement préalable en connaissance de cause”, s’appelle aussi la procédure PIC (Prior Informed Consent) [9] . Ce vote à eu lieu lors de sa première réunion, le 18 Septembre 2004.

Pour les pays pro-chrysotile et les pays anti-chrysotile, ce jour a été un moment décisif. Juste avant cette réunion, la Chine se mobilisait très activement en ayant des échanges fréquents avec le Canada.

Finalement en 2004 et en 2006, le Canada et d’autres pays pro-chrysotile se sont objectés avec succès, le chrysotile n’a pas été inclus sur la liste de PIC. De ce fait, les pays anti-chrysotile ont été très déçus.

Mais cette guerre, loin d’être finie, continuera jusqu’à la prochaine réunion de la Convention de Rotterdam en octobre 2008 à Rome.

L’organisation et la politique d’industries de l’amiante

En Chine, cette industrie est représentée par la Commission de l’Industrie de l’Amiante, sous la direction de l’Association des Minéraux non Métalliques de Chine (fondée en 1987, ayant 16 commissions). Ses tâches comprennent : l’encadrement et la formation du métier, la coopération internationale pour l’échange d’informations, la consultation, les missions données par l’état et la communication avec le gouvernement central.

La politique chinoise sur l’utilisation de l’amiante est en bref :

1) l’interdiction des amphiboles.

2) l’autorisation de la production et de l’utilisation du chrysotile à condition d’être vigilant sur les mesures de protection pour les travailleurs et l’environnement.

Ces mesures de sécurité concernant l’utilisation de l’amiante sont : « Conventions No.162,1986 » et « Recommandation No.172, 1986 » de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Il existe aussi une vingtaine de normes chinoises concernant l’amiante chrysolite et ses dérivés .

Le marché chinois de traitement de l’amiante

Le marché chinois de désamiantage et traitement de l’amiante est très différent de celui de l’union européenne.

Il est orienté vers deux grands créneaux. Le premier est de limiter et de contrôler les poussières du chrysotile dans les mines et aussi sur le lieu de travail des usines de fabrication des produits d’ACM. Le deuxième est l’industrie de démolition des navires en fin de vie (domestiques ou importés).

Actuellement, dans les mines chinoises, l’installation de systèmes de prévention de poussières de la chrysolite est obligatoire. D’après la régulation nationale « Hygiene standard of industrial enterprise design (TJ36-79) », la teneur de l’air en chrysolite ne doit pas dépasser 2 mg/m3.

En réalité, dans les mines nouvelles, elles sont contrôlées à 2,5 3 mg/m3. Mais pour les mines plus anciennes, elles sont en général à 10 – 15 mg/m3, donc largement supérieure à la limite maximale de la norme.

Par contre et en général, dans les grandes entreprises de fabrication de produits d’ACM, la situation est meilleure, car les normes sont bien respectées, à l’exclusion de certaines petites entreprises privées, selon un article de Jingguang FAN publié en 2005 dans une revue chinoise « La protection de travail » [10].

Pour les navires fabriqués avant les années 80, l’amiante a été utilisée sans restriction. Dès les années 90, il a été interdit de l’utiliser dans les constructions navales. L’âge moyen des flottes partant à la casse est d’environ 30 ans : les vieux navires démolis à ce jour sont datés des années 70 et 80 et donc très pollués.

La quantité d’amiante présentée sur un navire est très variable de l’un à l’autre. Par exemple : le navire Clemenceau, pesant 25 000 tonnes, est estimé contenir entre 500 à 1 000 tonnes d’amiante (d’après rapport de Paul Röder et rapport Aage Bjorn Andersen), alors que seulement 900 à 1200 tonnes d’amiante (d’après l’association de défense du navire) pour le navire “Blue Lady” (l’ex-France), avec un poids de 46 000 tonnes soit, 1,84 fois plus lourd que le Clemenceau.

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La chine est un des pays qui a des activités importantes de démolition navale.

La meilleure période de cette industrie s’est située entre 1998 et fin 2003 : elle a démoli au total 8,76 millions de TDL (Tonnes de Déplacement Lège) de navires, classée à la deuxième position, derrière l’Inde.

Mais depuis 2004 jusqu’à ce jour, cette industrie chinoise est en crise. D’une part, sur le plan international, les navires neufs ont un prix trop élevé, en conséquence il y a moins de navires en fin de vie qui se dirigent vers la casse.

Et d’autre part, le prix d’achats de ces vieux navires a été augmenté par la concurrence d’autres pays asiatiques comme l’Inde et le Bangladesh. Il en résulte que le démantèlement naval n’est plus rentable pour les entreprises chinoises, d’après une analyse de l’association de la démolition navale de la Chine (CNSA).

Cependant, la Chine a besoin de cette industrie pour récupérer l’acier et tous les autres métaux au service de son économie gourmande.

Dans l’intention de reconquérir ce marché, la Chine est en train de préparer son rebondissement et sa stratégie vise le développement en argumentant une industrie propre et verte.

Depuis 1988, le gouvernement chinois a promulgué : les « Mesures de prévention sur la pollution de l’environnement dans la démolition navale », les « Dispositions provisoires de sécurité et de protection de l’environnement pour l’industrie de démolition navale » et le « Guide des technologies de démantèlement des navires pour la prévention de la pollution de l’environnement » (élaborés par CNSA).

Des initiatives et démarches dans ce sens ont été multipliées ces dernières années.

Le 20 Mai 2003, la première formation professionnelle sur la protection de l’environnement pour la démolition navale a eu lieu dans un cadre d’un projet de coopération avec les Pays-Bas. Les participants chinois concernés par cette formation sont des dirigeants venus du gouvernement central et des directions locales.

En 2005 et 2006, deux réglementations : « General regulations on green ship recycling » et « Technical guideline for Pollution Prevention related to Shipbreaking » sont mises respectivement en œuvre par l’autorité chinoise.

La Chine a participé activement à l’élaboration de « La convention internationale sur le recyclage des navires » au sein de l’organisme maritime international (IMO), dont elle est membre.

Cette convention devrait être adoptée au cours des années 2008-2009. Une fois entrée en vigueur, la Chine prendra beaucoup d’avantages au niveau des conditions de travail et sur la protection de l’environnement par rapport à ses principaux concurrents : le Bangladesh et l’Inde (aussi membres de l’IMO).

Car cette convention implique le processus total de la démolition navale, par exemple : des règlements sur les traitements des matériaux dangereux (y compris l’amiante), sur les équipements nécessaires, sur les contrôles du processus, sur la sécurité, sur la formation du personnel de chantier et sur les mesures à prendre en cas d’urgence [11].

Sur ce marché ou l’âge moyen des navires traités est de 30 ans environ, il y a 200 à 600 grands navires commerciaux désarmés chaque année sur un total de 50 000 navires en service dans le monde. Entre 2008 et 2020, il y aura 95,7 millions TDL à démanteler, le volume de la démolition navale atteindra un pic en 2010 (17,9 millions TDL) [12].

Ceci représente une nouvelle opportunité pour la Chine, puisque selon la source de CNSA, onze entreprises chinoises ont déjà atteint les normes ISO [13] 14001 et OSHA [14] 18001 en 2008. C’est-à-dire qu’elles ont obtenu les certifications en ce qui concerne la gestion de l’environnement et de la santé.

La Chine est prête à saisir cette possibilité favorable pour regagner ce marché avec une capacité de « recyclage vert » estimée à un million de TDL par an et cette prévision devrait peser un poids non négligeable sur ce marché.

Le choix des technologies de traitement de l’amiante pour les pays émergents

Dans le domaine du traitement de l’amiante, quels types de technologies sont le mieux adaptés pour les deux créneaux indiqués ci-dessus ?

Malgré un PIB la classant en troisième place économique mondiale, la Chine est toujours considérée comme un pays en voie de développement. Dans ce contexte, quelques critères sont importants dans le choix des technologies pour un pays émergent.

Ils sont : (1) le coût d’équipements et de traitement, (2) l’utilisation de technologies faciles et simples, (3) la capacité de recyclage de l’amiante (transformation en matériaux non dangereux et réutilisables).

fibro-ciment-300x189Sur le marché actuel du traitement de déchets d’amiante, il y a deux méthodes principales : l’enfouissement et la vitrification (par exemple la méthode INERTAM).

La première conserve les propriétés toxiques de l’amiante. La deuxième le transforme en un vitrifiât, atoxique, mais à un coût très élevé qui ne convient pas à un traitement local, sur les chantiers de démolition, dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Pour cela, des nouvelles technologies innovantes sont en train de se développer, par exemple : celles d’AACM (Alternative Asbestos Control Method) de l’EPA aux États-Unis, celles de conversion thermochimique (TCCT) d’ARI Technologies Inc. et celles de Crystal-GuardTM, une solution chimique pour encapsuler les fibres d’amiante, de M-Tec Co. Ltd. au Japon, etc.

Tout récemment, en France, une nouvelle pousse de technologie innovante, IR & Amiante [15], vient de sortir de terre. Il s’agit d’une méthode issue d’un brevet qui transforme la structure cristalline de l’amiante en structure amorphe. Cette dernière est irréversible et inoffensive, donc réutilisable. Son équipement et son utilisation sont simples. Son coût d’opération est économique.

Tout cela a réuni les trois critères indiqués ci-dessus qui conviennent à l’utiliser sur les chantiers de démolition (bâtiments, navires . . .), dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Des terres vierges pour des entreprises de technologies innovantes

Depuis le 11 Décembre 2001 la Chine est entrée officiellement dans l’OMC et son économie est de plus en plus intégrée dans l’économie mondiale.

Suite à son développement très rapide, ses problèmes d’environnement ont aussi explosé rapidement et gravement. Face à cette réalité, la Chine a commencé à les traiter dès le dixième plan quinquennal et a continué de les résoudre dans le onzième (2006-2011). Ces problèmes d’environnement sont de nouveaux défis pour un pays émergent. Ils concernent non seulement l’environnement global, mais également la qualité de vie de la population et soulèvent des risques sanitaires graves.

La Chine n’ayant pas encore toutes les technologies appropriées pour les traiter, cette situation offre des opportunités aux pays développés, qui sont plus avancées et plus d’expérimentés.

Malgré des sociétés environnementales internationales bien implantées en Chine, il reste encore des terres vierges, comme celles du traitement de l’amiante pour des sociétés de technologies innovantes. Ces sociétés pourront profiter du soutien politique, du marché qui existe, du coût de la main œuvre beaucoup mois élevé qu’en Europe et gagner du temps pour la mise en place de ces technologies.

[1] Source : « Comité d’Amiante de l’Association Professionnelle d’Industrie Minérale non Métallique »

[2] Source : « Association des Mines de la Chine »

[3] http://www.geo.wvu.edu/ lang/Geol484/Asbestos.pdf

[4] Source : Ministère du Commerce de la Chine

[5] http://www.inrs.fr/dossiers/amiante.html

[6] http://www.chu-rouen.fr/ssf/prod/amiante.html

[7] http://www.chrysotile.com/fr/sc%5Fpubli/default.aspx

[8] ACM : asbestos-containing material

[9] La procédure PIC est un mécanisme formel permettant d’obtenir et de communiquer les décisions des Parties importatrices d’importer ou non les produits chimiques inscrits à l’annexe III à la Convention, et de garantir que ces décisions sont respectées par les Parties exportatrices (http://www.pic.int/home_fr.php ?type=t&id=84).

[10] http://www.zybw.net/NewsDetails.aspx ?infoId=2111&type=25

[11] http://www.imo.org

[12] http://ec.europa.eu/environment/waste/ships/pdf/ship_dismantling_report.pdf : European Commission Directorate General Environment : Ship Dismantling and Pre-cleaning of Ships – Final report

[13] ISO : International Organization for Standardization

[14] OHSAS : Occupational Health and Safety Assessment Series

[15] http://www.iramiante.com/

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L’autre scandale de l’amiante

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Résumé

Aujourd’hui, seulement 3,5 % des bâtiments abritant de l’amiante ont été traités en France. Quelles sont les raisons de cette étonnante situation alors que le danger est connu ?

Article

Compte tenu des moyens actuels, il faudrait deux siècles avant de débarrasser la France d’un matériau dont la nocivité a été reconnue en 1997. Selon une étude réalisée à Bruxelles, un adulte européen sur sept présenterait des signes pulmonaires d’exposition à l’amiante.

En France, 10 000 cas ont déjà été diagnostiqués, 100 000 morts pronostiqués d’ici 2025 !

Malgré l’urgence, pourquoi l’éradication de l’amiante n’est-elle pas entreprise de manière systématique ? Souvent méconnue, la raison de cette situation tient au coût exorbitant de son enlèvement.

En moyenne, 1350 euros la tonne extraite. A cela, s’ajoutent des charges : immobilisation du bâtiment pendant la durée des travaux, transfert du personnel vers un autre site, réorganisation de la logistique, etc. Outre une facture lourde, d’autres raisons contribuent à la lenteur des opérations de désamiantage.

jhjhjhdfsDans le secteur privé, chaque entreprise se détermine au regard de ses coûts généraux. Faute de trésorerie, beaucoup s’en exonèrent.

Si elles y répondent, la plupart échelonnent les travaux sur plusieurs années.

Si certaines sociétés administrent leur patrimoine, d’autres en externalisent la gestion auprès de sociétés de conseil. Inévitablement, ces dernières hésiteront à suggérer à leur client ce surcoût si, comme c’est souvent le cas, elles leur garantissent des charges d’exploitation à taux faible.

Autre difficulté, la multiplication de propriétaires sur un même site conduit à une quasi impossibilité de faire. Comment créer un « besoin commun » parmi la centaine de propriétaires de la Tour Montparnasse alors que chacun prétexte d’une situation particulière.

Comment faire valoir à une société du golfe arabique qu’elle devra provisionner une somme importante alors que dans son pays nulle loi ne l’y oblige ? De telle sorte que le désamiantage de la Tour, aujourd’hui en cours, n’est pas simple. A ces éléments, s’ajoute la perspective de repli du marché immobilier.

A chaque exercice, les actifs sont réactualisés. En cas de baisse, il faudra envisager une dépréciation d’actifs, laquelle grèvera les comptes.

Les gestionnaires seront alors tentés de reporter la décision de désamianter dans l’attente d’une remontée des prix.

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Le secteur public se comporte-t-il mieux ?

Même si des plans existent, beaucoup sont réajustés à la baisse s’ils ne sont pas biaisés.

Certains programmes trient entre les urgences alors que tout bâtiment douteux devrait être traité. Bien que la responsabilité de l’Etat soit engagée, l’attentisme domine sous fonds de manque d’argent. Faute de budgets, des drames se profilent.

Alors que la plupart des hôpitaux construits dans les années soixante regorgent d’amiante, peu ont été traités. Au CHU de Caen, parmi le personnel hospitalier, des pathologies liées aux fibres ont été constatées. Dans l’urgence, la direction a acté un plan de 140 millions d’euros sur cinq ans.

Cet immobilisme prend parfois des allures étonnantes comme en témoigne le cas de la maison des Sciences de l’homme à Paris. Considérablement exposés, ses occupants – des chercheurs sensibles au charme du quartier Latin – n’ont manifesté aucune hâte à la quitter.

Après maintes tergiversations, l’autorité de tutelle a décidé de délocaliser l’établissement en banlieue. La palme de la mauvaise gestion revient au chantier de la faculté de Jussieu. Depuis 2002, les opérations sont menées chaotiquement. Les travaux ne sont toujours pas achevés.

Même si beaucoup de bâtiments publics sont toujours encombrés de fibres mortelles, apparemment cela ne suffit pas pour suggérer une politique radicale. Pendant ce temps, la liste des victimes s’allonge.

La réduction de la facture de l’enlèvement de l’amiante passe par la mise en œuvre de procédés moins coûteux, plus sûrs. Toutefois la configuration actuelle des acteurs du marché complique la tâche.

D’un côté, un petit nombre de désamianteurs incapables de répondre à la demande, de l’autre, des lieux de stockage ou d’ inertage des déchets aux coûts rédhibitoires et, au milieu, l’inertie « contrainte » des pouvoirs publics. Pourtant des chercheurs ont élaboré d’autres solutions.

Alors que le bon sens suggérait l’idée de les accompagner, de multiples contraintes entravent leur initiative. Faute d’aider à des options alternatives, l’émergence d’une filière française de l’amiante restera un vœu pieu.

Pourtant, l’enjeu en vaut doublement la peine : mettre un terme à un fléau toujours persistant et faire de la France, la tête de proue de la résorption de l’amiante en Europe.

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L’affaire du Clémenceau

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Abstract

L’inexistence de volontarisme de la part de l’Etat et la difficulté de rassembler diverses compétences conduisent à l’impossibilité de mettre en place d’une véritable filière française de déconstruction des navires. Le cas du Clémenceau.

Article

La déconstruction des navires est inséparable d’un préalable, leur dépollution.

Celle-ci recouvre plusieurs expertises lesquelles méthodiquement rassemblées pourraient donner naissance à un savoir faire globalisé et opérationnel.

Le marché est là : 600 coques de navire à dépolluer dans le monde et ce, sans compter avec d’autres secteurs, par exemple, le matériel ferroviaire.

Malheureusement, comme en témoigne l’affaire du Clémenceau, la technologie française se présente en ordre dispersé, sans pilotage. De surcroît, les pouvoirs publics n’apparaissent pas sérieusement impliqués dans la mise en place d’une « filière française de dépollution des navires ».

De fait, le Clémenceau aurait pu être emblématique de l’existence d’une compétence française dans ce domaine, ce qui n’a pas été le cas.

Au nombre des enjeux, le désamiantage du navire. Malgré une large couverture médiatique, ponctuée d’innombrables péripéties, rien n’a été fait pour apporter une solution française à ce problème.

Nous en avons fait l’amère et instructive expérience.

Disposant d’une technologie de traitement et d’inertage de l’amiante que nous développons dans le cadre de la société Techmé ( IR & Amiante ), aussitôt lancé l’appel à candidature pour le marché public de démantèlement de la coque Q790 (Clémenceau) en novembre 2006, nous avons cherché à prendre contact avec des partenaires possibles.

D’une part, auprès le Ministère de la Défense, gestionnaire du dossier. D’autre part, auprès des sociétés Veolia Propreté, laquelle souhaitait renforcer ses activités dans le recyclage avec l’installation d’une filière de démantèlement à Bordeaux et Suez : toutes deux ayant participé à l’appel d’offres.

Nous leur proposions l’application d’un traitement in situ de l’amiante selon une solution physico-chimique douce à base aqueuse permettant le dépoussiérage, l’enrobage et la consolidation mécanique des flocages d’amiante friable.

Ces solutions permettent une avancée significative dans deux directions : d’une part, la sécurisation des conditions de travail sur les chantiers de désamiantage et, d’autre part, la réduction et la stabilisation des niveaux d’empoussièrement (teneur en microfibres par litre d’air).

Nous avions alors la conviction que tous ensemble, nous pouvions faire mentir l’incapacité des français à apporter une réponse à ce problème.

Qui plus est, fort d’une expertise commune, nous aurions pu exporter ce savoir faire en aidant à la sécurisation des chantiers de démantèlement, notamment, à destination des ouvriers de la baie d’Alang (Inde) lesquels désossent des épaves dans des conditions épouvantables. Point de départ aussi de l’affaire du Clémenceau.

Naguère pilier du savoir faire français, à notre sens, le Clemenceau pouvait le redevenir en la forme d’un chantier pilote porté par une véritable politique industrielle et environnementale.

Malgré notre détermination et de multiples relances, nous n’avons reçu aucune réponse ni de la part du Ministère de la Défense pas davantage des sociétés ci-dessus mentionnées.

Ou la négligence. Ou le mépris. Peut-être ont-ils considéré qu’il n’y avait pas à traiter avec une petite entreprise en gestation, ce que nous sommes.

Au final, la société britannique Able UK Ltd a empoché le marché.

Moins frileuse que les sociétés françaises, cette société a pris contact avec nous. Aujourd’hui, nous avons lancé avec celle-ci une série d’essais in situ. Nous pouvons enfin mettre en œuvre notre technologie. Si les résultats s’avèrent positifs, les anglais disposeront alors d’une expertise consolidée en dépollution.

Triste histoire !…

Voilà donc un savoir faire français qui se délocalise faute d’écoute et de la nécessité de se rassembler, faute aussi d’un véritable volontarisme de la part de l’Etat de mettre en œuvre une filière française de déconstruction des navires.

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Asbestos troublesome issue

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Why the diseases linked to the inhalation of dust asbestos are spreading? Today, the main reason is the huge cost of the asbestos removal operation.

Today, in Western Europe, only 3.5% of buildings with asbestos have been treated. At least, it should take three centuries before getting rid of this extremely harm material.

Indeed diseases linked to dust asbestos inhalation are spreading: pulmonary fibrosis, pleural plaques, and lung cancer.

According to an incubation period of 15/20 years, asbestos kills inexorably. In Europe, 20000 cases each year have been diagnosed, 100000 deaths by 2025! A study made by the Erasmus Hospital in Brussels suggests that an adult on seven European bring pulmonary asbestos signs exposure.

The main reason of this situation is the huge cost of the asbestos removal, approximately 1350 Euros per ton.

But others charges has to be added: building’s immobilization during the operation, staff settlement in another site, logistics reorganization, etc. For example, for a building covering an area of 10000 m2, the cost could approach 20 M є.

Even if health emergency should be the only matter, the reality is different. The decision to carry out asbestos depends mainly on each company’s direction. They assess its adequacy in relation with their overall costs and other priorities. Without cash, some companies exempt themselves of the work. Uneasy task! If they meet this burden, they will require equal savings! Moreover, final cost is rarely established. In Europe, final budget overruns 25% of the initial cost. Given these factors, real estate companies are unable to undertake the work as a whole. Through a several years plan, some companies managed directly their heritage, others outsourced the asbestos removal organization to specialized consulting firms.

If many owners are hosted in the same building, sometimes it led to impossibility to launch the work. As an example, the Paris Tour Montparnasse is significant with its 90 owners (individuals, off shores companies, financial fund, etc.) How to create a « common need » while everyone has a particular situation. Could an Arabic Gulf owner pay 150000 Euros for its 400 m2 while in his country no law required it? The housing financial crisis brings even more uncertainties. Due to a decline of their assets, waiting for a more prosperous time, the managers will be tempted to postpone asbestos removal operations.
Could the Public sector perform it better?

Although action plans exist, many programs sort between emergencies while any building containing asbestos has to be treated. Lack of financial means is the obvious reason! Governments are paralyzed as evidenced by the critical hospital public situation. A great majority of them were built in the sixties with asbestos. While the fact is known, few have been treated.

Unfortunately, exposure to asbestos continues his work, contaminating patients and the hospital staff. In Caen hospital (France), among the employees, diseases linked to asbestos inhalation are spreading. A 140 million Euros emergency plan has been decided. While the establishment should have been closed, activity continues. In Paris, the Sciences de l’Homme house, a six-story building is full of asbestos.

The government has agreed to relocate its activities in the Paris suburbs. Incomprehensibly the decision provoked the anger of the occupants even if they are heavily exposed. However, the mismanagement gold palm belongs to the Jussieu University. While it would have been necessary to close the building, operations were delayed.  In spite of the dead of 20 people among the academic staff, the work is still unfinished.

Although the asbestos responsibility is punished by the courts, despite the claims, apparently it is not enough to suggest a more radical policy. Meanwhile, the devastation caused by mineral fibres is continuing.

How to remedy it? Two options should be considered. On the first hand, the reduction of the removal cost requires the implementation of other processes. The today, plasma torch technology, is very expensive. Other proposals must be considered and first of all, technical’s validation. Moreover, given the complexity of operations, specialized companies could shoulder the burden, organizing all operations, promoting the elimination of asbestos in the shortest possible time.

Instead of giving up, it is best to encourage the emergence of an innovative solution. The challenge worth it to stop this scourge, always persistent!

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Les plus belles femmes chinoises de tous les temps

Posté par ITgium le 6 janvier 2013

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Femme chinoise

Les Récits de jùn mǎ

de François de la Chevalerie, juillet 2011

Les plus belles femmes chinoises ou les plus célèbres, au choix

Cela m’étonne moi-même, je tombe souvent amoureux d’icônes du passé, de belles femmes qui ont marqué leur temps avec grâce, force, autorité et parfois de la poésie.

Peut être est ce lié à l’inexorable silence dans lequel elles se trouvent maintenues ou leur beauté plus jamais entachée par les assauts de l’âge.

Comme elles sont alors réellement inaccessibles, les sachant loin d’un regard concurrent, nulle tristesse dans mon cœur.

Leur mémoire appartient au tout venant comme à moi même, m’y osant.

Dans la mêlée, à ce palmarès, j’ai ajouté des plus jeunes, bien vivantes, bien en chair, qui illustrent avec élégance la modernité de la Chine d’aujourd’hui.

Voilà, ci après, quelques femmes dont je ne crains pas de dire qu’elles sont les plus belles chinoises par delà le temps, du moins, tel que je le ressens.

Catalogue imprécis et subjectif

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Zu Weitan

Wǔ Zétiān (625 – 705)

Une belle autorité sur les hommes de l’époque

Malgré les critiques des historiens confucianistes, cette concubine a porté haut vers la lumière le flambeau de sa propre dynastie Zhou, seule impératrice de toute l’histoire de Chine. 

Avec des sourcils arqués comme des antennes de papillon, elle était autoritaire, cruelle en ses heures.

Surtout une féministe avant l’heure bousculant des hordes d’homme, l’empereur Gaozong et sa troupe.

 

 

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Zhou Xuan

Zhou Xuan (1918 – 1957)

Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.

Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?

Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.

Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.

Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

 

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Lin Huiyin

Lin Huiyin (1904–1955)

Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.

Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant. Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.

Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.

Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

 

 

 

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Soong Mayling

Sòng Měilíng, Madame Tchang Kaï-chek (1898-2003)

Politique

Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.

Dans les Vacances Romaines, Gregory Peck chahute aimablement Audrey Hepburn, dans le rôle d’une jeune princesse, en lui disant que son heureuse silhouette ne saurait surpasser l’allure de la Reine des Reines, Madame Tchang Kaï-chek.

Ce mot encore prêté à Cary Grant :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.

Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng.

Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman n’apporte pas leur soutien à cette cause.

Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

 

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Wang Danfeng

Wang Danfeng (1924)

Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.

Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s’en laissant pas compter.

 

 

 

 

 

 

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Soong Ching Ling

Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen (1893-1981)

Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.

A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?

Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L’amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).

Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.

Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

 

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Deng Lijun

Dèng Lìjūn (1953-1995)

Une belle voix à jamais endormie

Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.

N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?

Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.

Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant. Glisse une larme sur sa joue. Une autre encore.

Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.

Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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Cixi

Cíxǐ (1835–1908)

Vilaine est cette opinion que l’impératrice douairière Cíxǐ était une femme irascible, rusant et calculant, responsable du déclin de la Chine et de sa soumission au diktat des puissances étrangères.

Comble du toupet, petite concubine, elle s’impose dans les rangs et donne encore un peu de souffle à la dynastie Qing, décadente et endormie.

Dans sa jeunesse, Cíxǐ était une très belle femme que tout homme de bon aloi aurait aimé prendre pour compagne.

 

 

 

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Yang Fengyin

Yan Fengying (1930-1968)

Elle est remarquable dans l’opéra de Huangmei, d’une beauté captivante.

Je l’ai adorée dans le chef d’œuvre « The Cowherd and The Girl Weaver » où elle suspend sa voix presque vers l’infini.

Elle est morte lorsque la vie tout juste s’emballe, à 38 ans, le plus bel âge pour une femme.

 

 

 

 

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Yang Likun

 

Yang Likun (1941-2000)

Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.

Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de « Xiaojiuer ».

Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.

Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.

Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

 

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Zhang Zhixin

Zhang Zhixin (1930-1975)

Mère courage

Si elle avait été Française, elle aurait été Jeanne d’Arc.

Vraie marxiste mais dissidente dans les années sombres de la révolution culturelle, elle a condamné sans relâche l’idolâtrie maoïste, la dérive d’un potentat.

Pour avoir exprimé librement son opinion, elle a été emprisonnée pendant 6 ans (1969 à 1975), torturée, puis exécutée par décapitation.

Comment la Chine pourra-t-elle se remettre d’une telle honte ?

Comme ma tante Edith de la Chevalerie, c’est une femme exemplaire digne de toutes les louanges, un exemple.

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Pan Hong

Pan Hong (1954)

Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.

Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.

Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.

Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.

Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot, « Tant qu’il y a de vie, il y a de l’espoir (Dum vita est, spes est). »

 

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Gong Li

Gong Li (1965)

Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.

Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.

La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.

Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

 

 

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Zhang Ziyi

Zhāng Zǐ(1979)

Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.

Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.

A son encontre mille soupçons.

A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.

Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.

Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor (L’amour triomphe de tout).

 

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Wáng Fēi (1969)

Chanteuse

D’abord, une inquiétude.

Elle fait la une de Time Magazine.

Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?

Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.

Je la croise, l’interroge.

Elle retient ses larmes.

Une chanson file entre ses lèvres.

Elle raconte la naissance de sa fille.

- Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.

Je la taquine alors.

- La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?

Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.

Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.

Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).

- J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

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Zhang Zilin (1984)

Mannequin

Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.

C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.

Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.

- Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.

Je l’interroge alors.

- Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?

Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

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Maggie Cheung

Maggie Cheung Man-yuk (1964)

Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.

Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.

Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.

Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

 

 

 

 

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Michelle Yeoh

Michelle Yeoh Choo-Kheng (1963)

Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.

En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.

Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.

Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.

Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.

A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.

Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

 

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Jane Zhang

Jane Zhang (1984)

Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.

Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».

Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.

Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.

Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey » talk show, côtoyant même les Pink floyd.

Dieu sait où les vents l’emporteront !

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Dong Siyang

Dong Siyang (1988)

Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.

La plus belle aussi, comme elle se réclame.

A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.

Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie « 21-year-old woman president ».

- Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie

Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.

De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.

Toutes rêvent de gloire et de passion.

Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

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Yang Lan

Yang Lan (1968)

Un tantinet taquine, chahutant surtout les hommes, Yang Lan se vante d’être la Oprah Winfrey chinoise.

Bill Clinton et Henry Kissinger en ont fait les frais ne sachant plus comment répondre.

Lorsque je l’ai aperçue pour la première fois bataillant l’argument, je l’ai trouvé séduisante mais aussi franchement autoritaire.

Elle s’en est expliquée en m’assurant que pour réaliser ses ambitions, il lui fallait une poigne masculine.

La voilà donc une décennie après, Présidente de la société Sun Television Cybernetworks établie à Shanghai et l’une des femmes les plus riches de Chine.

Son rêve étant accompli, je l’ai de nouveau interrogée.

- Me voilà mieux, je suis redevenue entièrement femme !

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Jiang Qing (1914-1991)

Je suis sans doute le seul homme sur la planète à être tombé amoureux de celle qui fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong.

Femme de caractère, longtemps détestée en Chine, aujourd’hui presque totalement oubliée, je me lui laissé emporté dans mes rêves par une photo d’elle s’en allant tout juste dans sa vingtième année.

- Comment peut on aimer un monstre ? demande un ami.

- En arrêtant sine die le fil des années !

Nous voilà en 1934, cette belle fleur croisant mon chemin, je l’aurais alors conviée à une bien meilleure partition que celle qui la conduite dans l’arène détestable du pouvoir et d’un prince rouge légendaire.

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Yang Kaihui

Yang Kaihui (1901-1930)

La première épouse de Mao mérite les honneurs.

Nullement parce qu’elle est entrée en l’année 1919 dans la vie du grand Timonier mais parce que ce dernier, un saint homme, n’a nullement remué ciel et terrain pour lui éviter une exécution sommaire par le Guomindang en 1930 à Changsha (Hunan)

Du coup, Yang Kaihui, femme simple et au bon cœur, mère attentive de trois enfants est durablement aimée par le peuple chinois.

Comme par moi même croyant naïvement que les belles âmes portent le meilleur témoignage de la beauté du monde.

 

 

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Gu Kailai

Gu Kailai 谷开来 (1958)

Politique, femme d’affaires chinoise

En 2000, un ami m’appelle, la voix fiévreuse.

- je sais qu’elle est la Jackie Kennedy Chinoise !

Il s’épuise alors dans une salve d’épithètes tout à l’honneur de Gu Kailai.

Puis il me convie à Dalian.

Je suis aussitôt ébloui par une silhouette gracieuse, le tailleur moulant, un foulard de soie glissant légèrement sur la nuque.

Une gestuelle sobre, jamais de mouvements brusques, une sorte de discipline.

Une belle dame que j’aurais plutôt dénommé la future Madame Tchang Kaï-Chek.

Patatras !

Le goût du pouvoir est une chose inique.

En 2012, Gu Kailai est condamnée à mort avec une peine suspensive pour avoir fait assassiné un anglais.

Figée, sans réaction, au Tribunal, elle est alors insensible à son sort, la mort ayant peut être déjà pris pleinement possession de son âme.

Cependant, dans la déchéance, elle est toujours belle et élégante, portant dans son âme un irrésistible parfum de Madame Tchang Kaï-Chek et de Jackie Kennedy.

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Lin Chiling

Lin Chi-ling 林志玲

Mannequin

Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.

Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.

Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.

« Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »

Longtemps après, je l’ai croisée.

Elle venait d’être exclue d’une superproduction.

La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.

Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.

Je lui ai alors dit :

- Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)

- Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

Yuan Quan (1977)

Actrice

Comme j’ai beaucoup aimée dans le film The Last Tycoon (2012 film) de Wong Jing où elle s’imposait, toute flamme tout feu, dans le rôle de la redoutable patronne de la triade de Shanghai dans les années 30, je lui ai écrit pour la féliciter.

Elle m’a répondu, le ton de la voix inquiet.

- Penses tu que je puisse en retirer une bonne réputation ?

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Lou Jing

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Chanteuse

« Je suis chinoise », s’exclame Lóu Jìng.

« De toute mon âme », ajoute-t-elle, la voix légèrement chahutée par l’émotion.

Shanghaienne, Lóu Jìng fait souche sur Terre voici une vingtaine d’année, le visage empreint des belles couleurs de son père, homme noir d’Amérique et de sa mère, chinoise.

En 2009, participant à une émission de variété, Lóu Jìng devient brutalement célèbre.

De nombreuses voix s’étonnent alors que ce beau visage puisse être chinois, arrimé à une civilisation cinq fois millénaires.

Vaguent des mots peu élégants.

Du bruit venant souvent des mâles, la tête envahi par leurs démons.

Au lieu de batailler contre l’absurde, Lóu Jìng rétorque simplement :

« J’ai été élevée en Chine ».

Originaires du Henan ou de l’Anhui, ses amis s’appellent Li, Liu, Wang, Yang et Zhang, Lin.

« Je remercie mes parents de m’avoir donné la vie. » ajoute-t-elle, son visage composant avec un beau sourire.

L’on songe en silence a l’avenir.

Dans quarante ou cinquante ans, son fils ou sa fille deviendra peut être le porte drapeau, la figure de la Chine d’alors

Homme ou femme de ce monde.

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Hou Yu

Hou Yu

Chanteuse

La voix s’élève vers de belles hauteurs, s’élance plus encore vers un horizon lointain.

Loin dans le ciel, survolant son ombre.

Soudain, Hou Yu suspend son envol.

La voix se rétablit vers des notes légères,

Bientôt un calme, comme une attente.

Sera-t-elle l’épouse de l’empereur ?

La concubine au cœur chaud, l’aimant jusqu’à l’infini.

Embastillée dans des étoffes, le visage de Hou Yu est blême.

Glisse une larme sur ce visage bien fait.

Elle s’aime tour à tour dans les rôles de Dan, de Quingyi ou de Wudan.

Elle souffre aussi, la carapace l’accable, le masque l’étouffe.

Telle une concubine déchue, l’âme en peine.

Voilà le public du Guójiā dà jùyuàn (國家大劇院) l’applaudissant à tout rompre.

Hou Yu est une valeur sûre de l’opera de Pekin (Jīngjù).

Je la félicite alors, me laissant porter, l’enveloppant de mes bras.

- Je trouve le public de Tianjin plus chaleureux, se lâchant dans le bonheur, murmure-t-elle.

Je la tiens plus près de mon cœur.

- Oui, l’homme Tianjinois est le plus chaleureux du monde.

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Tian Yuan

Tián Yuán 田原 (1985)

Ecrivain

C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,

Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.

Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.

- Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.

Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.

Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.

Je suis honteux, très honteux, les bras pendants

Elle s’éloigne alors.

Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.

Elle n’avait alors que 19 ans.

Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

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Wei Wei

Wei Wei 韦唯 (1963)

Chanteuse

Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.

Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.

Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :

- Ai je le droit de dire la vérité ?

J’acquiesce favorablement.

- Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

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Mian Mian

Mián Mián 棉棉

Ecrivain

Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.

Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.

La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.

D’ailleurs, la plupart sont censurés.

Du coup, je l’ai interrogée.

« Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.

Alors dans ces conditions, comment survivre ?

Se perdre dans la drogue et le sexe ?

Ou se perdre dans l’écriture. »

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Wei Hui

Zhou Weihui 周衛慧

Ecrivain

Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.

Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.

Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.

“ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.

Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »

Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

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Peng Linyuan

Peng Liyuan 彭丽媛

Chanteuse

Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l’espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.

Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.

Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.

Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.

Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.

- Merci Madame, murmurais-je alors.

Madame, la première de Dame de Chine.

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Sanmao 三毛 (1943 – 1991)

Ecrivain

C’est sans doute l’un de mes plus grands bonheurs de lecture de la littérature chinoise contemporaine.

J’ai adoré les chroniques du Sahara (Sāhālā de gùshi) où elle raconte ses 13 années de vie dans le désert, suivant les traces du père de Foucault.

C’est un monument de poésie et de rêves, bien avant que cette terre “miraculeuse” soit envahie par des bandes barbares.

Du coup, emporté par ses rêves, j’ai lu la biographie qui lui est consacrée Sanmao de meng yu renshen (Le Rêve et l’existence de Sanmao).

Puis le rêve, un effroyable jour de l’année 1991, s’est fait triste.

San Mao a été découverte morte, suicidée et assassinée.

Je suis aller prier pour cette femme qui m’a tant donnée sur le temple taôiste du mont Heng Shan (衡山), recevant une partie de ses rêves.

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Fan Bingbing 范冰冰 (1981)

Actrice

Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).

Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.

L’ayant approché à cette époque, je l’interroge sur ses rêves.

Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.

- Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.

Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.

Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.

Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.

Au delà de mes espérances, disait elle.

Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.

Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.

- Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.

- Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.

- Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

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Jin Xing

Jin Xing 金星

Chroregraphe

Issue de la minorité coréenne, Jin Xing cultive les particularismes les plus audacieux.

Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé(e) de l’un à l’autre, d’un coup d’aile.

Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.

Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle dit :

- Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.

Elle ajoute dans un murmure :

- Ma vie est fantasque, heureuse vie d’entre les vies de ce monde !

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Coco Lee

Coco Lee 李玟 1975

Chanteuse

Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.

La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.

Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

 

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Zhou Xun 周迅 1974

Actrice

J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.

Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.

Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.

Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.

Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre

Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).

- Vous semblez venir tout droit d’un rêve !

D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.

Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.

Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.

- Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

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Jingchu

Zhang Jingchu (張靜初) 1980

Actrice

Pourquoi diable a-t-elle changé de prénom ?

- Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ? interroge-je.

- Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.

Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.

Inquiète, l’âme en peine, luttant contre des hommes, des lâches.

Belle toujours.

Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia’s Heroes de notre temps.

Je l’interroge encore :

- Est ce de trop tout cela lorsqu’on se meut encore dans la jeunesse ?

Se dresse un sourire sur son visage.

- Je me souviens de mon premier cours de diction, me dit-elle. Ces mots…

Je reconnais la trace de mes premiers feux

(Agnosco veteris vestigia flammæ, Virgile, l’Énéide)

De mes feux mal éteints j’ai reconnu la trace

(Racine, Andromaque)

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Yang Liping

YANG Liping 杨丽萍

Quelle drôle d’aventure, la vie !

La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie « Dynamic Yunnan ». Tout grognon, soupirant d’ennui.

Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !

Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.

Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore

Ce soir là,  je me faufilais dans les coulisses.

Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.

- Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.

- Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.

Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.

- Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

 

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Shu Qi

Shu qi 舒淇

Actrice

Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.

Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.

Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».

Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.

Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.

Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :

- Made it, Ma ! Top of the world !

Je suis laissé sans réponse, médusé.

- James Cagney, White Heat !

 

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Sylvie Lin Jing

Sylvie Lin Jing

Ecrivain

Sylvie Lin Jing, son monde entre cinq paradoxes.

Femme lettrée, dotée d’une forte sensibilité, elle nourrit l’espoir d’une existence banale et confortable, à l’ombre d’un mari quelconque, une vie sans âme.

L’esprit romantique, souvent la larme à l’œil, elle s’abime dans de sombres colères sans issue.

Femme d’une impeccable honnêteté, se gonflant parfois de mots à l’emporte pièce, elle pousse trop loin ses choix radicaux.

Le verbe talentueux, elle refuse de s’en saisir, écrit peu ou rien, sommeillant à l’ombre des grands écrivains.

Comblé par l’anonymat, elle ne veut pas entendre parler d’elle, s’aimant peut être trop peu pour être la plus belle.

L’âge venant, tout cela confondu, disséqué, broyé et laminé, donne un merveilleux roman, « Meredith, my Uncreated 2050 Chinese girl ».

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Gigi Leung

Gigi Leung 梁詠琪

Chanteuse

Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?

Elle assume élégamment cette impertinence.

- Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?

Défense imparable dont elle titre un beau sourire.

La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.

Je l’arrête sur son chemin.

- Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.

Gigi regarde alors vers le ciel.

- Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

 

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La jalousie chez les femmes chinoises

Posté par ITgium le 9 décembre 2012

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Diablesse en herbe

La jalousie d’une femme chinoise, Sylvie Lin Jing

Derrière le spectacle d’une croissance phénoménale, les rapports entre les femmes ne seraient-ils pas seulement un champ de ruine en Chine ?

de François de la Chevalerie, juillet 2011

Les Récits de jùn mǎ

(1) La jalousie est un mal mondialement partagé.

(2) La jalousie est-elle plus aiguë en Chine ?

(3) Jalousie ordinaire au Bureau, de Sylvie Lin Jing

(4) Jiang Qing, la plus belle jalouse de Chine ou comment je suis tombé bêtement amoureux

(5) La jalouse de Shanghai

 

La jalousie est un mal mondialement partagé.

Certains supposent que les femmes en seraient davantage atteintes.

Peut-être ont-elles l’honnêteté d’en faire état plus souvent en public que les hommes.

Femme jalouse est souvent splendide !

Flairant une quelconque traîtrise, elle se redresse, l’œil vengeur, les dents serrées. Les mains tremblent. Une émotion à fleur de peau occupe leur regard. Bientôt elle s’emporte, fonce droit devant leur homme, le chapitre, lui tire l’oreille. D’un coup, elle le gifle en public. Une claque encore si ce dernier oppose un sourire moqueur.

 

 

 

 

La jalousie est-elle plus aiguë en Chine ?

Du temps des années de glaciation communiste, pour une femme, la jalousie se mesurait souvent à l’aura de son mari au sein du parti.

Quelques mots abrupts suffisaient pour signifier qu’il était le mieux placé.

Donc elle aussi !

Depuis les années 80 et l’explosion de la consommation, la jalousie se mesure dans la capacité de chacune d’acquérir des biens, d’étaler des richesses, de rendre témoignage d’une vie facile.

Dans la mêlée, elles mettent en avant leur homme plutôt pour leur richesse supposée rarement pour une hasardeuse beauté, les physiques des hommes étant interchangeables en Chine.

La jalousie consiste aussi à vanter ou dénoncer une belle silhouette.

Là, les chinoises sont gagnantes. Plutôt fines, élégantes et gracieuses.

Dans les années à venir, la jalousie se jouera autour des décolletés.

La chinoise n’étant pas généralement pas bien dotée, il s’en comptera de vaillantes pour se faire poser des prothèses mammaires et remporter la mise.

A qui la plus belle poitrine ?

A la plus grande joie des chirurgiens esthétiques, le combat sera âpre, sans pitié.

Jalousie ordinaire au Bureau, de Sylvie Lin Jing

« Au bureau, mes collègues féminins sont superficiels et intéressés. A longueur de journée, elles parlent de produits de luxe en tous genres. Dès qu’elles ont une seconde de libre, elles comparent leur garde robe, pointent les rentrées mensuelles. Valsent des noms de marque. S’empilent des sacs, des foulards.

Chaque jour, le même déballage vulgaire dit toujours sur le ton de la propagande. Leurs voix se faisant concurrence, elles deviennent inaudibles.

Parmi mes collègues, il s’en compte une que je déteste plus que tout.

Une amie qui la connaît dit que je suis jalouse d’elle. Peut-être ? Mais alors elle l’aura bien mérité !

Mariée avec un français avec lequel elle a un petit garçon, elle n’a que trois sujets dans sa vie.

1) Son mari, un homme riche, est très amoureux d’elle. Ils vivent ensemble depuis plus de 8 ans.

2) Leur fils est adorable. Elle le scande partout et donc tout le monde le répète mécaniquement.

3) De l’avis général, c’est une femme parfaite sans ombre.

Elle a encore un 4ème sujet, moi !

Ce que je déteste le plus, c’est qu’elle parle de moi au tout venant, à des inconnus.

Toujours la même rengaine.

Elle leur dit que si je suis encore célibataire, c’est parce que je compte me marier avec un homme vieux et riche, juste pour son argent. Mais, ajoute-t-elle d’une voix perfide : « Comme c’est dommage, elle ne l’a pas trouvé ! »

C’est méchant non ?

Je suis pareillement méchante.

Bien qu’elle ait des responsabilités importantes dans l’entreprise, elle écrit très mal, surtout en chinois. Peut-être souffre-t-elle d’un sérieux problème d’éducation ? Chaque fois que je tombe sur une de ses notes, je me fais un plaisir de les montrer aux collègues en relevant méthodiquement les fautes d’orthographe. Oui je suis moi aussi méchante…

Mais peut-être dit-elle vrai ?

Je vais peut-être me marier avec un homme vieux et riche ?

C’est le destin ? On verra… »

Sylvie Lin Jing, juillet 2010

Jiang Qing, la plus belle jalouse de Chine ou comment je suis tombé bêtement amoureux !

Je suis sans doute le seul homme sur la planète a être éperdument amoureux de Jiang Qing (chinois 江青 ) (1914-1991) qui fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong.

Femme de caractère, longtemps détestée en Chine, aujourd’hui presque totalement oubliée.

La raison de cet amour fiévreux et passionne tient à une histoire curieuse.

Un jour, un ami chinois m’interroge :

- Quelle est selon toi la plus belle femme chinoise ayant jamais existé ?

Je lui dis qu’il m’était impossible de répondre, n’ayant qu’une connaissance limitée des beautés chinoises.

- Pas de problème ! répond-t-il alors. Je t’adresse mille images ou photos. Tu la choisiras alors mais n’oublie pas, une femme chinoise n’est jamais aussi belle lorsque son regard se noie dans la jalousie !

Je me rappelle avoir passé un dimanche entier à Hengyang à consulter ces photos.

Toutes ces femmes me semblaient pareillement jolies.

De ce lot, je n’arrivais pas à écarter n’en serait-ce qu’une seule.

Ne méritaient-elle pas de porter toutes le titre enviable de la plus belle femme de Chine ?

Qui suis-je pour statuer de manière autoritaire ?

Finalement, j’ai allégé mes critères en n’en retenant qu’un seul, la jalousie !

Une nuit encore, je portais mon attention sur ces photos.

Mais, cette fois, toutes étaient mises indistinctement à l’écart.

Finalement, il n’en restait plus qu’une seule image partiellement abîmée.

Mon ami avait porté la mention suivante sur celle-ci.

« J’avais dit que je t’adressais mille photos. Comme j’en avais 999, alors j’ai rajouté celle-là, pour la bonne cause. »

Je l’ai aussitôt appelé.

- J’ai fait mon choix.

- Laquelle ? me demande-t-il.

- La millième !

- Non !…

Puis. Il a raccroché le téléphone sans même me saluer.

Il ne m’a jamais rappelé.

Comment le pouvait-il en être autrement ?

J’étais tombé amoureux de Jiang Qing, ce monstre !

La jalouse de Shanghai

Gracieuse perle de Shanghai, elle s’exclame :

Je suis là !

Entièrement là !

Je te tiens, mon ami !

Au moindre écart, je me répands.

La hache s’il le faut !

Je broierai tout au passage.

Gare à toi !

Avant même de l’avoir mené, j’ai perdu le combat de la liberté.

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Le blog d’une Chinoise de Shanghai

Posté par ITgium le 2 décembre 2012

Le blog d’une Chinoise de Shanghai dans Le blog d’une Chinoise de Shanghai, Sylvie Lin Jing 556237_171069389702029_1850767876_n-286x300kqs-_12246293_n-251x300 dans Le blog d’une Chinoise de Shanghai, Sylvie Lin Jing

Le blog d’une Chinoise, Sylvie Lin Jing [1]

Sylinjing 的博客

De 2005 à 2010, Sylvie Lin Jing, résidant à Shanghai, entretient un blog sur sina.com.

Ci-après, le Décryptage de son blog.

 

Préambule

Tenir un blog, jour après jour et au hasard des sujets, c’est révéler une partie de soi même.

Sylvie Lin Jing, c’est faire vivre sa féminité.

A cela, s’ajoute sa passion pour les Arts, le tout donne le sentiment d’une femme dotée d’une forte sensibilité.

Tenir un blog, c’est aussi un besoin d’exister et peut-être d’être heureux.

Dans un rare enchevêtrement, s’y déversent mille idées, mille lubies.

Des marques de vêtement côtoient des grands noms du cinéma, de la littérature.

Et, au milieu, une émotion, de l’amour, un insondable plaisir de vivre.

François de la Chevalerie

 

Thèmes :

(1) Sylvie et sa garde robe

(2) Le cinéma selon Sylvie

(3) La littérature, le plaisir de Sylvie

(4) Sylvie, entre musique, peinture et danse

(5) Le tour du monde d’après Sylvie Lin Jing

(6) Sylvie, elle même !

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Sylvie et sa garde robe

Comme beaucoup de Shanghaiennes, Sylvie adore plus que tout lécher les vitrines.

A chaque ouverture de magasin, elle s’offre un commentaire.

La voilà détaillant l’achalandage de la première boutique de DUTTI MASSIMO à Nanjing West Road.

Plus loin, elle a remarqué une robe écarlate dans la boutique Zara.

Mais légèrement complexée, elle ne veut pas s’y rendre seule.

Elle lance un appel.

- Qui veut s’y rendre avec moi ?

Chaque année, Sylvie recompose sa garde-robe.

Une sorte de rituel qui lui procure beaucoup de plaisir mais aussi de l’inquiétude.

Il s’agit, en effet, d’un moment délicat car pour faire rentrer de nouveaux habits dans des armoires par trop pleines, il faudra irrémédiablement se séparer de certains vêtements appelés à être sommairement jetés à la poubelle.

Apparemment, cette opinion n’est pas partagée par son frère qui ne comprend pas l’intérêt d’une telle démarche, se contentant lui de porter le même chandail depuis vingt ans.

- Deux positions irréconciliables, admet-t-elle. 

Selon Sylvie, le principal problème de cette opération dite du printemps, c’est que chaque vêtement illustre un moment particulier.

Par exemple, cette robe blanche savamment dentelée porte la mémoire d’une souffrance.

Cette jupe d’un ton ocre rappelle une immense joie.

La seconde étant bien davantage abîmée que la première, que faire ?

Ainsi, jeter un vêtement n’est jamais un geste simple.

Désemparée, Sylvie adresse un message à Nina :

- Ma garde-robe sera pour longtemps un micmac invraisemblable !

Chaque fois que s’annonce le week-end, Sylvie dit éprouver un sentiment de peur.

- Peut-être est-ce le moment de penser ? croit-elle.

Penser ou faire du shopping, question cruciale pour une belle Shanghaienne.

Opiniâtre consommatrice sur Internet, errant de site en site à la recherche d’une robe rouge ou d’un chemisier en soie, Sylvie s’interroge.

Qui se cache derrière la toile, ce temple de la consommation ?

Elle répond sur un ton amusé :

- Félicitations ! En y venant, vous avez rejoint la pègre !

 

Le cinéma selon Sylvie

Elle s’interroge :

- Pourquoi les Chinois ne connaissent-ils pas Alain Delon ?

Sylvie s’offre une double réponse.

- L’homme est désormais vieux, déclare-t-elle.

Mais surtout, il ne tient pas la comparaison face à une Romy Schneider.

- Romy est belle, savoureuse comme le jade humide, suggère-t-elle.

Sylvie aime la beauté.

Donc elle adore la publicité de Dolce & Gabbana, société de prêt-à-porter de luxe basée à Legnano, et laquelle couvre les murs de Shanghai au printemps 2010.

- Une publicité vraiment agréable, note-t-elle.

Cela lui rappelle les images en noir et blanc du cinéma italien des années cinquante et soixante des mémorables Federico Fellini, Michelangelo Antonioni et Vittorio De Sica.

Dans leurs films, remarque-t-elle, les femmes sont dotées d’une impressionnante force intérieure !

“Il Segno di Venere » est le film culte d’une femme qu’elle vénère, Sophia Loren.

Mais attention, Sylvie sait porter le fer au besoin.

- Le maquillage artificiel de Madonna fait pauvre et vulgaire face à la beauté délicate et raffinée d’une Monica Vitti.

Le grand plaisir de Sylvie, c’est de voir des films et d’en raconter les récits.

Elle s’étonne de la durée si courte, quelques jours seulement, de la relation totalement improbable entre deux êtres dans le films The Bridges of Madison County.

- Comment une femme décente s’est-elle laissée submerger par un amour inattendu sur une route mouillée, à sept heures du matin ? se demande-t-elle.

Elle croit en avoir la réponse :

- Dans un univers rempli de nébuleuses, vivre une seule fois l’amour n’est jamais trop tard ! Cette rencontre fortuite a forgé son destin.

Sylvie s’émerveille devant le film de Jacques Rivette, 36 VUES DU PIC SAINT-LOUP où l’acteur Sergio Castellitto, dit-elle, joue le cœur battant.

 

La littérature, le plaisir de Sylvie

Entre deux DVD de Maria Callas, elle s’empare d’une tripotée de livres : des romans policiers de Chandler, les biographies de Gustav Mahler et de Wladimir Horowitz mais aussi un ouvrage de Hú Shì, philosophe et écrivain chinois.

Aujourd’hui, Sylvie lance un débat sur le dernier roman de Yan Geling, « les choses de la vie ».

Elle dit en avoir fait une heureuse lecture.

Elle s’interroge sur l’importance des émotions dans la vie sans pour autant trouver de réponse.

- Peut être trouverais-je des bribes d’émotion en allant dans les pubs de Shanghai ?

Vient ce récit.

- Il y a beaucoup de pubs à Shanghai. L’ambiance est toujours un peu près pareille. Mais, ajoute-t-elle, l’arrivée d’un homme peut sauver la situation.

Voilà qu’elle rencontre un homme poli et courtois. C’est alors que surgit une merveilleuse incidente :

- J’étais ravie car je pouvais me prouver à moi-même que ma féminité n’avait pas diminué.

Enfin, ce mot inattendu :

- Louis, je crois que c’est le début d’une belle amitié, dit-elle à son interlocuteur, laissant sans doute ce dernier tristement interdit.

 

Sylvie, entre musique, peinture et danse

Cependant, Sylvie a déjà l’esprit ailleurs.

Elle chantonne à tue tête « les miséreux de la butte », une chanson de Cora Vaucaire.

- Pourquoi ces refrains sont si peu connus en France ? se demande-t-elle.

Toutefois, elle pleure toujours à l’écoute de l’Adagio en ut mineur de Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart.

Voilà qu’elle achète maintenant un petit tableau à Moganshan Road dont le nom est porteur d’espoir , « l’Elixir d’amour », une peinture à l’encre.

Elle se promène souvent dans le quartier artistique de Shanghai, s’intéresse à Lao Gupo :

- Toujours laid et rugueux, comme l’art brut, dit-elle.

Elle se lance alors dans une réflexion.

- Devant les peintures de Botticelli et de Caravage, beaucoup se demandaient à l’époque s’ils étaient mauvais ou bons. Le temps a résolu cette question, conclut-elle.

Elle admire encore Pina Bausch dont la magie des figures sombre dans l’invisible.

 

Le tour du monde d’après Sylvie Lin Jing

Cette fois, Sylvie boude.

Elle voulait se rendre au Japon mais elle constate amèrement que les procédures pour obtenir le visa sont compliquées. Elle décide de surseoir à ce projet.

Qu’importe ! Elle formule un vœu !

- L’Italie, mon pays préféré ! Je n’ai pas d’autre objectif dans la vie que celui d’y vivre !

Aussitôt, elle énumère des lieux magiques.

Le val d’Orcia, une vaste vallée située dans la province de Sienne, en Toscane.

Viterbo, dans le Latium,s’élevait avant une ville étrusque.

Positano, ville fondée selon la légende par Neptune, comme un clin d’oeil à « la Dolce Vita »

Les iles Lipari, pour retrouver l’atmosphère méditerranéenne !

Rome, sous le regard d’Anita Eckberg.

Et Venise, dit-elle, Absolument ! Absolument !

Et Prague ? s’interroge-t-elle.

Pour Sylvie Lin Jin, toute ville est inespérable de la patte d’un écrivain.

Après avoir rédigé une longue note critique sur l’œuvre de Kundera, elle hésite à l’admirer.

Elle n’apprécie pas, dans le fond, « L’Insoutenable Légèreté de l’être » cette idée que l’homme n’ayant qu’une seule vie à vivre doit être irresponsable.

Cependant, elle aime Prague.

- Ce que j’aime, c’est l’absinthe. Sa couleur verte est extrêmement fausse. Les gens le boivent dans une impulsion rapide car l’absinthe est censée chasser la frustration et l’anxiété qui guette les artistes.

Lecture encore du magazine National Geographic où elle s’émeut de la splendeur des photos d’Angkor Wat.

 

Sylvie, elle même !

Ce texte :

- Lorsque j’ai regardé lors des Jeux Olympiques ces milliers des bénévoles et athlètes, les yeux charges d’émotion, je n’ai pu m’empêcher de penser en silence. Je devais l’admettre, je ne suis pas une personne altruiste. Jamais je ne ferai ce qu’ils font !

Son amie d’enfance, MARY, sur le chemin des Etats-Unis, s’est arrêtée pour la rencontrer à Shanghai.

Elles évoquent leurs souvenirs.

De la maternelle, de l’école primaire, du premier cycle du secondaire, lycée, le temps où elles faisaient leurs devoirs ensemble, pratiquaient la calligraphie, apprenaient l’anglais, taquinaient les garçons.

Et pour conclure, elle se laisse porter par un poème de David Lehman

When she says Margarita she means Daiquiri.

When she says quixotic she means mercurial.

And when she says, « I’ll never speak to you again, »

she means, « Put your arms around me from behind

as I stand disconsolate at the window. »

He’s supposed to know that.

When a man loves a woman he is in New York and she is in Virginia

or he is in Boston, writing, and she is in New York, reading,

or she is wearing a sweater and sunglasses in Balboa Park and he is raking leaves in

Ithaca

or he is driving to East Hampton and she is standing disconsolate

at the window overlooking the bay

where a regatta of many-colored sails is going on

while he is stuck in traffic on the Long Island Expressway.

When a woman loves a man it is one-ten in the morning,

she is asleep he is watching the ball scores and eating pretzels

drinking lemonade

and two hours later he wakes up and staggers into bed

where she remains asleep and very warm.

When she says tomorrow she means in three or four weeks.

When she says, « We’re talking about me now, »

he stops talking. Her best friend comes over and says,

« Did somebody die? »

When a woman loves a man, they have gone

to swim naked in the stream

on a glorious July day

with the sound of the waterfall like a chuckle

of water ruching over smooth rocks,

and there is nothing alien in the universe.

Ripe apples fall about them.

What else can they do but eat?

When he says, « Ours is a transitional era. »

« That’s very original of you, » she replies,

dry as the Martini he is sipping.

They fight all the time

It’s fun

What do I owe you?

Let’s start with an apology

Ok, I’m sorry, you dickhead.

A sign is held up saying « Laughter. »

It’s a silent picture.

« I’ve been fucked without a kiss, » she says,

« and you can quote me on that, »

which sounds great in an English accent.

One year they broke up seven times and threatened to do it

another nine times.

When a woman loves a man, she wants him to meet her at the

airport in a foreign country with a jeep.

When a man loves a woman he’s there. He doesn’t complain that she’s two hours late

and there’s nothing in the refrigerator.

When a woman loves a man, she wants to stay awake.

She’s like a child crying

at nightfall because she didn’t want the day to end.

When a man loves a woman, he watches her sleep, thinking:

as midnight to the moon is sleep to the beloved.

A thousand fireflies wink at him.

The frogs sound like the string section

of the orchestra warming up.

The stars dangle down like earrings the shape of grapes.

 


[1] http://blog.sina.com.cn/u/1894916834

 

 

 

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Une base d’accueil pour les extraterrestres en Chine

Posté par ITgium le 3 décembre 2011

 

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Une base d’accueil pour les extraterrestres en chine

de Francois de la Chevalerie, décembre 2011

Dans la province du Gansu, aux environs de la municipalité de  Dunhuang (敦煌) dans la préfecture de Jiuquan, des formes étranges gigantesques ont été remarquées depuis le ciel par les satellites Terra ou landsat 7. Révélées par google maps, ces photos suscitent la controverse.

Avant poste sur la route de la soie, entourée de montagnes, ville commerciale au début du premier millénaire, Dunhuang se situe à l’est du désert du Taklamakan. Cette ville est surtout connue depuis la découverte en 1900 de grottes bouddhiques datant du 4ème siècle et abritant, entre autres vestiges, une  bibliothèque murée. Dans celle-ci, ont été retrouvés des manuscrits tibétains dont certains sont considérés comme les premiers ouvrages imprimés de l’histoire de l’humanité tel le Soutra du Diamant, datant de 868 après J.-C.

A quelque encablure de Dunhuang, dans une zone désertique, les photos répertorient des structures titanesques. Une première observation laisse penser à des géoglyphes, formes à l’architecture mathématique complexe. Leur disposition spatiale rappelle les figures géométriques de Nazca au Sud du Pérou. Un cliché représente des milliers de lignes accidentées s’entrecroisant dans une sorte de grille gigantesque et s’étirant sur 25 kilomètres de long. Un autre cliché préjuge la présence de tours de refroidissement comme celles utilisées dans les centrales nucléaires.

Quelle serait l’utilité d’un tel ouvrage, situé dans une zone particulièrement déshéritée, presque inhabitée et dépourvue d’intérêts stratégiques ?

Écartée d’abord l’hypothèse d’une zone de développent économique comme il en existe par trop en République Populaire de Chine car la région est loin de tout. Ce d’autant plus que, renseignements pris, il n’existe aucun projet de cette sorte dans les environs de Dunhuang.

Exclue l’option d’une centrale nucléaire ou d’une mine. Le Ministère chinois de l’industrie dispose d’un registre de toutes les installations Aucune ne se trouve dans les parages. Pas davantage de mine d’une telle ampleur dans les environs.

Reste la possibilité d’une usine solaire. En effet, une unité existe à Dunhuang laquelle devrait génère 1.48 million kWh. Si cette région assez ensoleillée se prête à ce type d’industrie, cette dernière est néanmoins de petite taille à comparer avec la puissante centrale solaire thermique d’Europe ‘Andasol’, d’une puissance de 100 MW.

Reste la piste militaire. Très éloigné des zones frontalières, cet emplacement ne semble pas judicieux à moins qu’il s’agisse d’une base arrière mais celle-ci serait alors fort éloignée des zones dites à risque. De surcroit, la visibilité depuis le ciel la rendrait immédiatement vulnérable.

Aire d’accueil pour les extraterrestres (wài xīng rén 外星人)

Curieusement Dunhuang se trouve dans la préfecture de Jiuquan (酒泉). Or le premier centre spatial chinois porte le même nom.

Il n’en fallait pas moins pour suggérer l’attention des ufologues dont certains soupçonnent que ce complexe serve d’aire d’accueil pour des vaisseaux extraterrestres.

Visible depuis le ciel, elle leur permettrait de s’orienter sans encombre vers la Terre. Du reste, l’environnement géographique ressemble à s’y méprendre à la zone 51 dans le Nevada. Zone désertique nullement affligée par la pollution lumineuse, ciel le plus souvent clair dépourvu de nuages. Qui plus est, elle couvre une vaste surface dans les environs d’une centaine de kilomètres carrés. Qui plus est, le climat sec de la région, la nature du terrain et l’absence de végétation devraient permettre à des dessins géométriques de se maintenir longtemps.

Si d’aventure cette hypothèse était confirmée, elle serait conforme aux appétits grandissant de la chine en matière spatiale. S’appuyant sur des budgets en croissance, les chinois multiplient les initiatives et axes de recherche sous l’autorité de la China National Space Administration (CNSA). Outre le programme la navette spatiale Shenzhou (vaisseau divin) mais surtout Tiangong 1 (Palais céleste 天宫) station spatiale développée par l’agence spatiale chinoise CNSA, la recherche d’intelligences extraterrestres (xún zhǎo wài xīng rén 搜寻地外文明计划) est aussi retenue.

Nullement caricaturée comme elle peut l’être dans certains pays occidentaux, cette hypothèse fait l’objet d’une attention croissante en Chine même si les autorités restent muettes à ce sujet. Des associations d’observations d’ovnis (fēi dié 飞碟) se multiplient. A la différence des pays occidentaux, leur composition regroupe des scientifiques lesquels abordent cette question de manière décomplexée et appuient leur réflexion sur les nombreux incidents rapportés ces dernières années. De surcroit, les pages des journaux chinois abondent d’articles recensant des apparitions étranges dans le ciel de Chine avec une liberté de ton assez surprenante. Avec force de détails, chaque cas suscite des analyses non dogmatiques où toutes les pistes possibles sont envisagées. Loin de tout tabou, l’objectif est de mieux connaître tout phénomène supposé en lien avec un monde extraterrestre.

Deux exemples en témoignent.

En octobre 2010, un aéroport en Mongolie Intérieure avait été fermé pendant plus d’une heure suite à l’observation d’un objet brillant aux mouvements erratiques dans le ciel repérés par des témoins et par le Bureau du Trafic Aérien. Plusieurs vols avaient été alors redirigés vers Baotou. Au bout d’une heure, les lumières ont disparu et les avions ont été autorisés à atterrir à nouveau. A l’été 2010, un OVNI avait aussi entraîné la fermeture pendant quelques heures de l’aéroport de Hangzhou.

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Production et législation de l’Amiante en Chine

Posté par ITgium le 24 novembre 2010

Production et législation de l'Amiante en Chine  dans Les voitures chinoises amphibole

Amphibole

Les écrits de jùn mǎ 俊 马 故事 (François de la Chevalerie)

Sur cette page, les articles suivants :

(1) Amiante en Chine : données générales

(2) Que est l’attitude de la Chine au regard de l’amiante ?

(3) L’autre scandale de l’amiante en france

(4) L’affaire du Clémenceau

(5) Asbestos troublesome issue

 

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Enlèvement

 

Amiante en Chine : données générales

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

L’amiante chrysotile est toujours produite et utilisée en Chine (en 2013, 450 000 tonnes). De ce fait, les pathologies liées à l’exposition à l’amiante progressent à un rythme alarmant.

S’ajoutant aux 120 000 ouvriers travaillant dans les mines d’amiante, au 1 million de personnes employées dans la fabrication industrielle de produits contenant de la chrysolite, 80 millions de personnes supplémentaires sont également exposées à l’inhalation quotidienne de microfibres.

En Chine, les pathologies directement liées à la présence généralisée de fibres d’amiante concernent près 3 millions de personnes atteintes (cancer de la plèvre).

D’après des renseignements (par recoupement), dans la seule ville de Tianjin, 85 000 de personnes sont atteintes de ce mal.

Toutefois plus de 300 000 toujours par trop exposées à ce produit pourraient l’être dans les dix prochaines années.

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Fibro ciment

Afin de remédier à cette situation actuelle, depuis 2009, la China Non Metallic Minerals Industry laquelle institution chinoise supervise l’ensemble des enjeux liés à l’amiante en Chine a mis en place des actions telles que :

Sécurisation des lieux de production des produits à base d’amiante

Sécurisation des  technologies de pose de l’amiante

Apport de solutions technologiques alternatives

Elaboration d’outils et de séances de formation

Elaboration de normes et de procédures (enlèvement, logistique, déchets, etc.)

Renforcement des normes

Information & communication du public

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Maladie de l’amiante

QUELLE EST L’ATTITUDE DE LA CHINE AU REGARD DE L’AMIANTE ?

Jing Chao Zhao-Emonet et Francois de la Chevalerie

AMIANTE EN CHINE

Quand les problèmes de désamiantage préoccupent davantage les Européens, quand le marché du désamiantage est devenu un marché prometteur avec un bel avenir pour le dépistage et des techniques d’élimination de déchets d’amiante en Europe, les Chinois viennent de sortir un rapport d’étude de marché sur les produits de l’amiante en Chine en Janvier 2008. En tapant le mot clé « produits d’amiante » en chinois, sur le moteur de recherche de Google, on y trouve environ 168 000 entrées. Donc, que se passe-t-il en Chine ? Quelle est l’attitude de la Chine au regard de l’amiante ? Pour aider les entreprises françaises et européennes à connaître ce marché chinois, il est nécessaire de prendre connaissance de l’actualité et de l’attitude de l’autorité chinoise sur ce sujet.

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Présence de l’amiante

La Chine est un des sept pays qui a des réserves importantes d’amiante, classée en troisième position, derrière la Russie et le Canada. Ces réserves principales sont concentrées à l’ouest des trois provinces chinoises (Gansu, Qinghai et Xinjiang).

L’historique de la production industrielle chinoise de l’amiante commence dès le début des années 50 (du 20ème siècle). Aujourd’hui, elle est devenue le deuxième pays en production d’amiante chrysotile et le premier pays en vente (une grande partie sur le marché domestique). En 1996, la production nationale atteignait le sommet de 441 700 tonnes.

Suite à l’interdiction, dès 1997, de l’utilisation de l’amiante dans de nombreux pays et l’importation massive d’amiante Russe, la production chinoise a été freinée : en 2007, la production d’amiante était de 396 248 tonnes et l’importation d’environ 210 000 tonnes. En 2012 la consommation intérieure était d’environ 490 000 tonnes [1] .

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Plaques de fibro ciment

Actuellement il y a 31 mines de grande ou moyenne taille en Chine. Parmi elles, 11 ont des réserves importantes [2] . À ce jour, 120 000 chinois travaillent dans les mines d’amiante et plus d’un million dans la fabrication industrielle de produits contenant du chrysotile. Il existe plus de 3 000 produits d’amiante en Chine, classés en 5 types : produits d’isolation, d’étanchéité, de freinage, de construction (amiante-ciment) et autres sortes de produits spéciaux.

L’amiante est un terme commercial, d’une variété de minéraux fibreux naturels.

Elle est classée en deux grandes familles : les amphiboles et les serpentines. La famille des amphiboles ((Na,K)0-1(Ca,Na,Fe,Mg)2(Mg,Fe,Al)5(Si,Al)8O22(OH)2) contient 5 membres : la crocidolite, l’amosite, l’anthophyllite, trémolite et l’actinolite.

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Mine d’amiante

La famille des serpentines n’a qu’un seul représentant commercial : le chrysotile ou l’amiante blanc (Mg3Si2O5(OH)4). Ces deux familles ont des caractéristiques communes : la forme fibreuse, la haute résistance à la traction, la résistance aux produits chimiques et l’isolation. Mais, elles ont aussi des caractéristiques très différentes : pour les amphiboles, les fibres sont droites, moins solubles, repoussent l’eau, contiennent de nombreux fers et résistent aux solutions acides. Pour le chrysotile, les fibres sont ondulées ou bouclées, plus solubles, l’eau s’accroche aux fibres, contenant peu de fer et résistent aux solutions alcalines [3] .

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, 95% de la production d’amiante est le chrysotile, le reste de 5% est à la famille de l’amphibole.

À ce jour, le danger sur la santé humaine pour la famille d’amphibole est reconnu presque dans le monde entier, y compris en Chine. La fermeture de toutes les mines d’amphibole en Chine peut remonter aux années 80 (du 20ème siècle). Depuis le 1er Juillet 2002, la production, l’importation et l’utilisation de l’amphibole ont été interdites en Chine [4] [5]. En conséquence, toute la production d’amiante chinoise d’aujourd’hui est que le chrysotile.

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Tremolite

Un débat mondial sur « l’amiante blanc », le chrysotile

Les caractéristiques des deux familles d’amiante étant différentes, le débat sur le plan international est concentré, depuis quelques années, sur la question de l’utilisation du chrysotile et de sa sécurité. Les opinions divisent le monde en deux camps opposés.

Le côté contre (anti-chrysotile), est mené par l’Union Européenne, l’Australie et le Chili, qui en demandent l’interdiction d’utiliser toutes les sortes d’amiante, y compris le chrysotile. Leurs arguments s’appuient sur des données scientifiques [6]. Ces recherches ont montré que certaines pathologies professionnelles malignes ou bénignes sont liées à l’exposition de l’amiante, comme le mésothéliome (un cancer de la plèvre), tumeurs bronchiques (adénocarcinomes ou carcinomes épidermoides), pleurales bénignes : pleurésie bénigne , pleurale diffuse, plaques pleurales (ou fibrose pleurale circonscrite), atélectasie par enroulement. Ces pathologies respiratoires se manifestent souvent après quelque dizaine d’années après l’exposition à l’amiante.

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Tour amiantée

Le côté pour (pro-chrysotile), est mené par le Canada, suivi par la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil, s’appuyant sur de nouvelles données scientifiques [7], dans l’intention d’argumenter que le chrysotile ne présente pas de danger majeur pour la santé humaine, en mettant des normes de sécurité et de protection suffisantes sur les lieux de travail. Ces données de recherches ont montré l’existence de différences épidémiologiques marquées entre le chrysotile et les amphiboles. Le chrysotile est beaucoup plus facile à éliminer du corps humain que les amphiboles. En plus, l’industrie d’aujourd’hui fabrique seulement des matériaux qui contiennent de l’amiante (ACM [8]) de haute densité, non friable. Les fibres du chrysotile sont encapsulées dans une matrice de ciment, ou de résine, ou autres.

Il en résulte que ce débat, entre les deux côtes, est tellement acharné qu’il se transformerait vite en une vraie guerre commerciale, d’où la Convention de Rotterdam (entrée en vigueur en 24 février, 2004).

Les pays membres de la Convention de Rotterdam, dont la Chine fait partie, doivent voter sur la proposition de soumettre le chrysotile à la procédure de “consentement préalable en connaissance de cause”, s’appelle aussi la procédure PIC (Prior Informed Consent) [9] . Ce vote à eu lieu lors de sa première réunion, le 18 Septembre 2004.

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Dégagement de l’amiante

Pour les pays pro-chrysotile et les pays anti-chrysotile, ce jour a été un moment décisif. Juste avant cette réunion, la Chine se mobilisait très activement en ayant des échanges fréquents avec le Canada.

Finalement en 2004 et en 2006, le Canada et d’autres pays pro-chrysotile se sont objectés avec succès, le chrysotile n’a pas été inclus sur la liste de PIC. De ce fait, les pays anti-chrysotile ont été très déçus. Mais cette guerre, loin d’être finie, continuera jusqu’à la prochaine réunion de la Convention de Rotterdam en octobre 2008 à Rome.

L’organisation et la politique d’industries de l’amiante

En Chine, cette industrie est représentée par la Commission de l’Industrie de l’Amiante, sous la direction de l’Association des Minéraux non Métalliques de Chine (fondée en 1987, ayant 16 commissions). Ses tâches comprennent : l’encadrement et la formation du métier, la coopération internationale pour l’échange d’informations, la consultation, les missions données par l’état et la communication avec le gouvernement central.

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Amiante

La politique chinoise sur l’utilisation de l’amiante est en bref :

1) l’interdiction des amphiboles.

2) l’autorisation de la production et de l’utilisation du chrysotile à condition d’être vigilant sur les mesures de protection pour les travailleurs et l’environnement.

Ces mesures de sécurité concernant l’utilisation de l’amiante sont : « Conventions No.162,1986 » et « Recommandation No.172, 1986 » de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Il existe aussi une vingtaine de normes chinoises concernant l’amiante chrysolite et ses dérivés .

Le marché chinois de traitement de l’amiante

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humain avec amiante

Le marché chinois de désamiantage et traitement de l’amiante est très différent de celui de l’union européenne.

Il est orienté vers deux grands créneaux. Le premier est de limiter et de contrôler les poussières du chrysotile dans les mines et aussi sur le lieu de travail des usines de fabrication des produits d’ACM. Le deuxième est l’industrie de démolition des navires en fin de vie (domestiques ou importés).

Actuellement, dans les mines chinoises, l’installation de systèmes de prévention de poussières de la chrysolite est obligatoire. D’après la régulation nationale « Hygiene standard of industrial enterprise design (TJ36-79) », la teneur de l’air en chrysolite ne doit pas dépasser 2 mg/m3.

En réalité, dans les mines nouvelles, elles sont contrôlées à 2,5 3 mg/m3. Mais pour les mines plus anciennes, elles sont en général à 10 – 15 mg/m3, donc largement supérieure à la limite maximale de la norme. Par contre et en général, dans les grandes entreprises de fabrication de produits d’ACM, la situation est meilleure, car les normes sont bien respectées, à l’exclusion de certaines petites entreprises privées, selon un article de Jingguang FAN publié en 2005 dans une revue chinoise « La protection de travail » [10].

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Turbine amianté

Pour les navires fabriqués avant les années 80, l’amiante a été utilisée sans restriction. Dès les années 90, il a été interdit de l’utiliser dans les constructions navales. L’âge moyen des flottes partant à la casse est d’environ 30 ans : les vieux navires démolis à ce jour sont datés des années 70 et 80 et donc très pollués.

La quantité d’amiante présentée sur un navire est très variable de l’un à l’autre. Par exemple : le navire Clemenceau, pesant 25 000 tonnes, est estimé contenir entre 500 à 1 000 tonnes d’amiante (d’après rapport de Paul Röder et rapport Aage Bjorn Andersen), alors que seulement 900 à 1200 tonnes d’amiante (d’après l’association de défense du navire) pour le navire “Blue Lady” (l’ex-France), avec un poids de 46 000 tonnes soit, 1,84 fois plus lourd que le Clemenceau.

La chine est un des pays qui a des activités importantes de démolition navale. La meilleure période de cette industrie s’est située entre 1998 et fin 2003 : elle a démoli au total 8,76 millions de TDL (Tonnes de Déplacement Lège) de navires, classée à la deuxième position, derrière l’Inde.

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Travailleur amiante

Mais depuis 2004 jusqu’à ce jour, cette industrie chinoise est en crise. D’une part, sur le plan international, les navires neufs ont un prix trop élevé, en conséquence il y a moins de navires en fin de vie qui se dirigent vers la casse. Et d’autre part, le prix d’achats de ces vieux navires a été augmenté par la concurrence d’autres pays asiatiques comme l’Inde et le Bangladesh. Il en résulte que le démantèlement naval n’est plus rentable pour les entreprises chinoises, d’après une analyse de l’association de la démolition navale de la Chine (CNSA).

Cependant, la Chine a besoin de cette industrie pour récupérer l’acier et tous les autres métaux au service de son économie gourmande.

Dans l’intention de reconquérir ce marché, la Chine est en train de préparer son rebondissement et sa stratégie vise le développement en argumentant une industrie propre et verte.

Depuis 1988, le gouvernement chinois a promulgué : les « Mesures de prévention sur la pollution de l’environnement dans la démolition navale », les « Dispositions provisoires de sécurité et de protection de l’environnement pour l’industrie de démolition navale » et le « Guide des technologies de démantèlement des navires pour la prévention de la pollution de l’environnement » (élaborés par CNSA).

Des initiatives et démarches dans ce sens ont été multipliées ces dernières années.

Le 20 Mai 2003, la première formation professionnelle sur la protection de l’environnement pour la démolition navale a eu lieu dans un cadre d’un projet de coopération avec les Pays-Bas. Les participants chinois concernés par cette formation sont des dirigeants venus du gouvernement central et des directions locales.

En 2005 et 2006, deux réglementations : « General regulations on green ship recycling » et « Technical guideline for Pollution Prevention related to Shipbreaking » sont mises respectivement en œuvre par l’autorité chinoise.

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Zone de souffrance

La Chine a participé activement à l’élaboration de « La convention internationale sur le recyclage des navires » au sein de l’organisme maritime international (IMO), dont elle est membre. Cette convention devrait être adoptée au cours des années 2008-2009. Une fois entrée en vigueur, la Chine prendra beaucoup d’avantages au niveau des conditions de travail et sur la protection de l’environnement par rapport à ses principaux concurrents : le Bangladesh et l’Inde (aussi membres de l’IMO). Car cette convention implique le processus total de la démolition navale, par exemple : des règlements sur les traitements des matériaux dangereux (y compris l’amiante), sur les équipements nécessaires, sur les contrôles du processus, sur la sécurité, sur la formation du personnel de chantier et sur les mesures à prendre en cas d’urgence [11].

Sur ce marché ou l’âge moyen des navires traités est de 30 ans environ, il y a 200 à 600 grands navires commerciaux désarmés chaque année sur un total de 50 000 navires en service dans le monde. Entre 2008 et 2020, il y aura 95,7 millions TDL à démanteler, le volume de la démolition navale atteindra un pic en 2010 (17,9 millions TDL) [12].

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Amiante

Ceci représente une nouvelle opportunité pour la Chine, puisque selon la source de CNSA, onze entreprises chinoises ont déjà atteint les normes ISO [13] 14001 et OSHA [14] 18001 en 2008. C’est-à-dire qu’elles ont obtenu les certifications en ce qui concerne la gestion de l’environnement et de la santé.

La Chine est prête à saisir cette possibilité favorable pour regagner ce marché avec une capacité de « recyclage vert » estimée à un million de TDL par an et cette prévision devrait peser un poids non négligeable sur ce marché.

Le choix des technologies de traitement de l’amiante pour les pays émergents

Dans le domaine du traitement de l’amiante, quels types de technologies sont le mieux adaptés pour les deux créneaux indiqués ci-dessus ?

Malgré un PIB la classant en troisième place économique mondiale, la Chine est toujours considérée comme un pays en voie de développement. Dans ce contexte, quelques critères sont importants dans le choix des technologies pour un pays émergent.

Ils sont : (1) le coût d’équipements et de traitement, (2) l’utilisation de technologies faciles et simples, (3) la capacité de recyclage de l’amiante (transformation en matériaux non dangereux et réutilisables).

Sur le marché actuel du traitement de déchets d’amiante, il y a deux méthodes principales : l’enfouissement et la vitrification (par exemple la méthode INERTAM). La première conserve les propriétés toxiques de l’amiante. La deuxième le transforme en un vitrifiât, atoxique, mais à un coût très élevé qui ne convient pas à un traitement local, sur les chantiers de démolition, dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Pour cela, des nouvelles technologies innovantes sont en train de se développer, par exemple : celles d’AACM (Alternative Asbestos Control Method) de l’EPA aux États-Unis, celles de conversion thermochimique (TCCT) d’ARI Technologies Inc. et celles de Crystal-GuardTM, une solution chimique pour encapsuler les fibres d’amiante, de M-Tec Co. Ltd. au Japon, etc.

Tout récemment, en France, une nouvelle pousse de technologie innovante, IR & Amiante [15], vient de sortir de terre. Il s’agit d’une méthode issue d’un brevet qui transforme la structure cristalline de l’amiante en structure amorphe. Cette dernière est irréversible et inoffensive, donc réutilisable. Son équipement et son utilisation sont simples. Son coût d’opération est économique.

Tout cela a réuni les trois critères indiqués ci-dessus qui conviennent à l’utiliser sur les chantiers de démolition (bâtiments, navires . . .), dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Des terres vierges pour des entreprises de technologies innovantes

Depuis le 11 Décembre 2001 la Chine est entrée officiellement dans l’OMC et son économie est de plus en plus intégrée dans l’économie mondiale.

Suite à son développement très rapide, ses problèmes d’environnement ont aussi explosé rapidement et gravement. Face à cette réalité, la Chine a commencé à les traiter dès le dixième plan quinquennal et a continué de les résoudre dans le onzième (2006-2011). Ces problèmes d’environnement sont de nouveaux défis pour un pays émergent. Ils concernent non seulement l’environnement global, mais également la qualité de vie de la population et soulèvent des risques sanitaires graves.

La Chine n’ayant pas encore toutes les technologies appropriées pour les traiter, cette situation offre des opportunités aux pays développés, qui sont plus avancées et plus d’expérimentés.

Malgré des sociétés environnementales internationales bien implantées en Chine, il reste encore des terres vierges, comme celles du traitement de l’amiante pour des sociétés de technologies innovantes. Ces sociétés pourront profiter du soutien politique, du marché qui existe, du coût de la main œuvre beaucoup mois élevé qu’en Europe et gagner du temps pour la mise en place de ces technologies.

[1] Source : « Comité d’Amiante de l’Association Professionnelle d’Industrie Minérale non Métallique

[2] Source : « Association des Mines de la Chine »

[3] http://www.geo.wvu.edu/ lang/Geol484/Asbestos.pdf

[4] Source : Ministère du Commerce de la Chine

[5] http://www.inrs.fr/dossiers/amiante.html

[6] http://www.chu-rouen.fr/ssf/prod/amiante.html

[7] http://www.chrysotile.com/fr/sc%5Fpubli/default.aspx

[8] ACM : asbestos-containing material

[9] La procédure PIC est un mécanisme formel permettant d’obtenir et de communiquer les décisions des Parties importatrices d’importer ou non les produits chimiques inscrits à l’annexe III à la Convention, et de garantir que ces décisions sont respectées par les Parties exportatrices (http://www.pic.int/home_fr.php ?type=t&id=84).

[10] http://www.zybw.net/NewsDetails.aspx ?infoId=2111&type=25

[11] http://www.imo.org

[12] http://ec.europa.eu/environment/waste/ships/pdf/ship_dismantling_report.pdf : European Commission Directorate General Environment : Ship Dismantling and Pre-cleaning of Ships – Final report

[13] ISO : International Organization for Standardization

[14] OHSAS : Occupational Health and Safety Assessment Series

[15] http://www.iramiante.com/

Maintien

Dégagement de l’amiante

L’autre scandale de l’amiante

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Résumé

Aujourd’hui, seulement 3,5 % des bâtiments abritant de l’amiante ont été traités en France. Quelles sont les raisons de cette étonnante situation alors que le danger est connu ?

Article

Compte tenu des moyens actuels, il faudrait deux siècles avant de débarrasser la France d’un matériau dont la nocivité a été reconnue en 1997. Selon une étude réalisée à Bruxelles, un adulte européen sur sept présenterait des signes pulmonaires d’exposition à l’amiante. En France, 10 000 cas ont déjà été diagnostiqués, 100 000 morts pronostiqués d’ici 2025 ! Malgré l’urgence, pourquoi l’éradication de l’amiante n’est-elle pas entreprise de manière systématique ? Souvent méconnue, la raison de cette situation tient au coût exorbitant de son enlèvement. En moyenne, 1350 euros la tonne extraite. A cela, s’ajoutent des charges : immobilisation du bâtiment pendant la durée des travaux, transfert du personnel vers un autre site, réorganisation de la logistique, etc. Outre une facture lourde, d’autres raisons contribuent à la lenteur des opérations de désamiantage.

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Mine d’amiante

Dans le secteur privé, chaque entreprise se détermine au regard de ses coûts généraux. Faute de trésorerie, beaucoup s’en exonèrent. Si elles y répondent, la plupart échelonnent les travaux sur plusieurs années. Si certaines sociétés administrent leur patrimoine, d’autres en externalisent la gestion auprès de sociétés de conseil. Inévitablement, ces dernières hésiteront à suggérer à leur client ce surcoût si, comme c’est souvent le cas, elles leur garantissent des charges d’exploitation à taux faible. Autre difficulté, la multiplication de propriétaires sur un même site conduit à une quasi impossibilité de faire. Comment créer un « besoin commun » parmi la centaine de propriétaires de la Tour Montparnasse alors que chacun prétexte d’une situation particulière. Comment faire valoir à une société du golfe arabique qu’elle devra provisionner une somme importante alors que dans son pays nulle loi ne l’y oblige ? De telle sorte que le désamiantage de la Tour, aujourd’hui en cours, n’est pas simple. A ces éléments, s’ajoute la perspective de repli du marché immobilier. A chaque exercice, les actifs sont réactualisés. En cas de baisse, il faudra envisager une dépréciation d’actifs, laquelle grèvera les comptes. Les gestionnaires seront alors tentés de reporter la décision de désamianter dans l’attente d’une remontée des prix.

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Amiante

Le secteur public se comporte-t-il mieux ? Même si des plans existent, beaucoup sont réajustés à la baisse s’ils ne sont pas biaisés. Certains programmes trient entre les urgences alors que tout bâtiment douteux devrait être traité. Bien que la responsabilité de l’Etat soit engagée, l’attentisme domine sous fonds de manque d’argent.

Faute de budgets, des drames se profilent. Alors que la plupart des hôpitaux construits dans les années soixante regorgent d’amiante, peu ont été traités. Au CHU de Caen, parmi le personnel hospitalier, des pathologies liées aux fibres ont été constatées. Dans l’urgence, la direction a acté un plan de 140 millions d’euros sur cinq ans. Cet immobilisme prend parfois des allures étonnantes comme en témoigne le cas de la maison des Sciences de l’homme à Paris. Considérablement exposés, ses occupants – des chercheurs sensibles au charme du quartier Latin – n’ont manifesté aucune hâte à la quitter. Après maintes tergiversations, l’autorité de tutelle a décidé de délocaliser l’établissement en banlieue. La palme de la mauvaise gestion revient au chantier de la faculté de Jussieu. Depuis 2002, les opérations sont menées chaotiquement. Les travaux ne sont toujours pas achevés. Même si beaucoup de bâtiments publics sont toujours encombrés de fibres mortelles, apparemment cela ne suffit pas pour suggérer une politique radicale. Pendant ce temps, la liste des victimes s’allonge.

La réduction de la facture de l’enlèvement de l’amiante passe par la mise en œuvre de procédés moins coûteux, plus sûrs. Toutefois la configuration actuelle des acteurs du marché complique la tâche. D’un côté, un petit nombre de désamianteurs incapables de répondre à la demande, de l’autre, des lieux de stockage ou d’ inertage des déchets aux coûts rédhibitoires et, au milieu, l’inertie « contrainte » des pouvoirs publics. Pourtant des chercheurs ont élaboré d’autres solutions comme celles proposées par l’équipe animée par Daniel Joubert et Jacques Humbert. Alors que le bon sens suggérait l’idée de les accompagner, de multiples contraintes entravent leur initiative. Faute d’aider à des options alternatives, l’émergence d’une filière française de l’amiante restera un vœu pieu. Pourtant, l’enjeu en vaut doublement la peine : mettre un terme à un fléau toujours persistant et faire de la France, la tête de proue de la résorption de l’amiante en Europe.

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Clemenceau à Brest

L’affaire du Clémenceau ou l’échec d’une solution innovante Francaise (publié dans Usine Nouvelle, 2007)

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Abstract

L’inexistence de volontarisme de la part de l’Etat et la difficulté de rassembler diverses compétences conduisent à l’impossibilité de mettre en place d’une véritable filière française de déconstruction des navires. Le cas du Clémenceau.

Article

La déconstruction des navires est inséparable d’un préalable, leur dépollution.

Celle-ci recouvre plusieurs expertises lesquelles méthodiquement rassemblées pourraient donner naissance à un savoir faire globalisé et opérationnel.

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Clemenceau

Le marché est là : 600 coques de navire à dépolluer dans le monde et ce, sans compter avec d’autres secteurs, par exemple, le matériel ferroviaire.

Malheureusement, comme en témoigne l’affaire du Clémenceau, la technologie française se présente en ordre dispersé, sans pilotage. De surcroît, les pouvoirs publics n’apparaissent pas sérieusement impliqués dans la mise en place d’une « filière française de dépollution des navires ».

De fait, le Clémenceau aurait pu être emblématique de l’existence d’une compétence française dans ce domaine, ce qui n’a pas été le cas.

Au nombre des enjeux, le désamiantage du navire. Malgré une large couverture médiatique, ponctuée d’innombrables péripéties, rien n’a été fait pour apporter une solution française à ce problème.

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porte avion Clemenceau

Nous en avons fait l’amère et instructive expérience.

Disposant d’une technologie de traitement et d’inertage de l’amiante que nous développons dans le cadre de la société Techmé ( IR & Amiante ), aussitôt lancé l’appel à candidature pour le marché public de démantèlement de la coque Q790 (Clémenceau) en novembre 2006, nous avons cherché à prendre contact avec des partenaires possibles. D’une part, auprès le Ministère de la Défense, gestionnaire du dossier. D’autre part, auprès des sociétés Veolia Propreté, laquelle souhaitait renforcer ses activités dans le recyclage avec l’installation d’une filière de démantèlement à Bordeaux et Suez : toutes deux ayant participé à l’appel d’offres.

Nous leur proposions l’application d’un traitement in situ de l’amiante selon une solution physico-chimique douce à base aqueuse permettant le dépoussiérage, l’enrobage et la consolidation mécanique des flocages d’amiante friable. Ces solutions permettent une avancée significative dans deux directions : d’une part, la sécurisation des conditions de travail sur les chantiers de désamiantage et, d’autre part, la réduction et la stabilisation des niveaux d’empoussièrement (teneur en microfibres par litre d’air).

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Le Clem’

Nous avions alors la conviction que tous ensemble, nous pouvions faire mentir l’incapacité des français à apporter une réponse à ce problème. Qui plus est, fort d’une expertise commune, nous aurions pu exporter ce savoir faire en aidant à la sécurisation des chantiers de démantèlement, notamment, à destination des ouvriers de la baie d’Alang (Inde) lesquels désossent des épaves dans des conditions épouvantables. Point de départ aussi de l’affaire du Clémenceau.

Naguère pilier du savoir faire français, à notre sens, le Clemenceau pouvait le redevenir en la forme d’un chantier pilote porté par une véritable politique industrielle et environnementale.

Malgré notre détermination et de multiples relances, nous n’avons reçu aucune réponse ni de la part du Ministère de la Défense pas davantage des sociétés ci-dessus mentionnées.

Ou la négligence. Ou le mépris. Peut-être ont-ils considéré qu’il n’y avait pas à traiter avec une petite entreprise en gestation, ce que nous sommes.

Au final, la société britannique Able UK Ltd a empoché le marché.

Moins frileuse que les sociétés françaises, cette société a pris contact avec nous. Aujourd’hui, nous avons lancé avec celle-ci une série d’essais in situ. Nous pouvons enfin mettre en œuvre notre technologie. Si les résultats s’avèrent positifs, les anglais disposeront alors d’une expertise consolidée en dépollution.

Triste histoire !…

Voilà donc un savoir faire français qui se délocalise faute d’écoute et de la nécessité de se rassembler, faute aussi d’un véritable volontarisme de la part de l’Etat de mettre en œuvre une filière française de déconstruction des navires.

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Asbestos troublesome issue

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Why the diseases linked to the inhalation of dust asbestos are spreading? Today, the main reason is the huge cost of the asbestos removal operation.

Today, in Western Europe, only 3.5% of buildings with asbestos have been treated. At least, it should take three centuries before getting rid of this extremely harm material. Indeed diseases linked to dust asbestos inhalation are spreading: pulmonary fibrosis, pleural plaques, and lung cancer. According to an incubation period of 15/20 years, asbestos kills inexorably. In Europe, 20000 cases each year have been diagnosed, 100000 deaths by 2025! A study made by the Erasmus Hospital in Brussels suggests that an adult on seven European bring pulmonary asbestos signs exposure.

The main reason of this situation is the huge cost of the asbestos removal, approximately 1350 Euros per ton. But others charges has to be added: building’s immobilization during the operation, staff settlement in another site, logistics reorganization, etc. For example, for a building covering an area of 10000 m2, the cost could approach 20 M є.

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Even if health emergency should be the only matter, the reality is different. The decision to carry out asbestos depends mainly on each company’s direction. They assess its adequacy in relation with their overall costs and other priorities. Without cash, some companies exempt themselves of the work. Uneasy task! If they meet this burden, they will require equal savings! Moreover, final cost is rarely established. In Europe, final budget overruns 25% of the initial cost. Given these factors, real estate companies are unable to undertake the work as a whole. Through a several years plan, some companies managed directly their heritage, others outsourced the asbestos removal organization to specialized consulting firms.

If many owners are hosted in the same building, sometimes it led to impossibility to launch the work. As an example, the Paris Tour Montparnasse is significant with its 90 owners (individuals, off shores companies, financial fund, etc.) How to create a « common need » while everyone has a particular situation. Could an Arabic Gulf owner pay 150000 Euros for its 400 m2 while in his country no law required it? The housing financial crisis brings even more uncertainties. Due to a decline of their assets, waiting for a more prosperous time, the managers will be tempted to postpone asbestos removal operations.
Could the Public sector perform it better? Although action plans exist, many programs sort between emergencies while any building containing asbestos has to be treated. Lack of financial means is the obvious reason! Governments are paralyzed as evidenced by the critical hospital public situation. A great majority of them were built in the sixties with asbestos. While the fact is known, few have been treated. Unfortunately, exposure to asbestos continues his work, contaminating patients and the hospital staff. In Caen hospital (France), among the employees, diseases linked to asbestos inhalation are spreading. A 140 million Euros emergency plan has been decided. While the establishment should have been closed, activity continues. In Paris, the Sciences de l’Homme house, a six-story building is full of asbestos. The government has agreed to relocate its activities in the Paris suburbs. Incomprehensibly the decision provoked the anger of the occupants even if they are heavily exposed. However, the mismanagement gold palm belongs to the Jussieu University. While it would have been necessary to close the building, operations were delayed.  In spite of the dead of 20 people among the academic staff, the work is still unfinished.

Although the asbestos responsibility is punished by the courts, despite the claims, apparently it is not enough to suggest a more radical policy. Meanwhile, the devastation caused by mineral fibres is continuing.

How to remedy it? Two options should be considered. On the first hand, the reduction of the removal cost requires the implementation of other processes. The today, plasma torch technology, is very expensive. Other proposals must be considered and first of all, technical’s validation. Moreover, given the complexity of operations, specialized companies could shoulder the burden, organizing all operations, promoting the elimination of asbestos in the shortest possible time.

Instead of giving up, it is best to encourage the emergence of an innovative solution. The challenge worth it to stop this scourge, always persistent!

 

 

 

 

 


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UFO CHINA

Posté par ITgium le 8 décembre 2009

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J

Les articles sur cette page :

(1) Un club d’astronomie a Tianjin

(2) La problèmatique UFO en Chine

(3) Une base pour l’accueil des extraterrestres en Chine ?

 

ASTRONOMIE A TIANJIN

Voici deux mois, j’ai adhéré à un petit club d’astronomie de Tianjin. Une assemblée d’hommes plutôt âgés, la plupart issus du Département de Physique Chimie de l’Université de Tianjin. 

D’emblée, j’ai été bien reçu. A aucun moment n’ai je eu l’impression d’être soupçonné d’être à la recherche d’informations suspectes sur le ciel de Chine. Ce qui bien sûr n’est pas le cas, mon intérêt pour l’espace datant de longue date (extraterestres.net, etaliens.unblog.fr). 

Les premières séances étaient pour le moins convenues : la connaissance des trous noirs, la nébuleuse d’Orion, la vitesse de la lumière ou encore le débat jamais clôt sur la nature de Pluton. Ainsi je revisitais avec un intérêt toujours égal des récits maintes fois approchés. 

Cependant un beau jour, un vieux monsieur, le visage balayé par un sourire, s’est fendu d’une question embarrassante : « Et si on parlait des « yōu fú » ? » A mon grand étonnement, l’assemblée s’est mise à rire. Se peut-on que l’on puisse parler en Chine d’un sujet aussi sensible ? Rapidement, les langues se sont déliées. « Parlons plutôt de « fēi dié » ! fit remarquer quelqu’un. C’est un vrai mot chinois  !« Yōu fú n’étant que la manière chinoise de prononcer UFO ». 

Chacun y allait de son histoire. Des témoignages plutôt amusants où abondaient des individus candides, des situations pittoresques. Apparemment, le ciel de Chine (zhōng guótiān) est le théâtre d’invraisemblables mouvements, les provinces du Xinjiang, de Mongolie Intérieure et du Hebei étant particulièrement renommées. 

Fort de cette expérience, désormais décomplexé, je me suis mis alors à explorer le sujet. J’en ai conçu le succinct commentaire ci-après. 

UFO EN CHINE 

Le sujet est sensible en Chine. Rares sont les articles s’y rapportant. Pas davantage existe-t-il de document officiel sur la question. Des raisons justifient cette prudence. Le contrôle de l’espace aérien figure au nombre des dogmes de la souveraineté nationale. Dans le sillage de la sécurité du territoire, le secret-défense impose le silence.

Pourtant l’été 2009 marque un tournant. 

Pour la première fois, des articles parus dans le China Daily News ont relaté des apparitions étranges dans le ciel de Chine avec une liberté de ton assez surprenante. Ainsi, dans le nord de la province de Heilongjiang, des formes volantes non identifiées auraient été aperçues à plusieurs reprises. Le commentaire laisse entendre que les autorités aériennes auraient été consultées sans que l’on en sache davantage. Près de la ville de Kangbao (Hebei), des lumières auraient jailli du ciel évoluant ensuite à une allure extrême. « L’objet revenait sans cesse dans la même direction pour disparaître ensuite à une vitesse hallucinante » commente un paysan. D’autres exemples parcourent encore les éditions de la gazette. 

Même si le sujet est nouveau en Chine, ces épisodes sont de facture classique. Si d’aventure une commission était appelé à vérifier l’exactitude de ces témoignages, il est fort à parier que la plupart tomberait sous le coup d’une réalité scientifique autrement plus prosaïque. Malgré les invitations journalistiques à plus de transparence, l’Académie des Sciences demeure silencieuse. Il est vrai que le sujet peut–être sulfureux. 

Plus étonnant cette fois, les habitants d’une commune rurale dans le nord de la province du Shanxi aurait été mise en quarantaine suite à de supposés contacts avec des « visiteurs ». Tout en demeurant vague sur l’origine de ces derniers, l’article rapporte le mot étrange d’un paysan : « Ils n’avaient rien de connu, du moins par les hommes ». Les conditions de la mise en quarantaine n’auront guère été pesantes. Pendant cette durée, les habitants étaient principalement conviés à ne pas parler avec ces visiteurs lesquels bien sûr ne réapparurent pas. 

En 2008, la Télévision Chinoise, la CCTV, a diffusé un programme en 29 épisodes sur les OVNI et les Aliens. Certes le programme reprend des faits universellement connus mais le préambule de l’émission est pour le moins singulier. « L’émission a été conçue afin de préparer la population sur ce sujet ». Entendrait-on par-là une invasion extraterrestre ? 

Encore plus surprenant encore, cette autre lecture de l’affaire du Tibet. Bien au delà des enjeux s’y déroulant, la valeur géostratégique de la province serait aussi liée à des mouvements supposés inhabituels dans son ciel. Cette version corrobore des sources britanniques lesquelles laisseraient entendre que les montagnes du Tibet auraient hébergé des vaisseaux dans des cachettes souterraines. Selon cette source, dans les années soixante, le gouvernement Chinois les aurait récupérées. Au nombre de 80, les vaisseaux spatiaux seraient aujourd’hui conservés dans les locaux de l’Académie des Sciences. 

Curieusement, cette version rejoint des contes populaires répandus en Chine. Le Tibet retiendrait dans ses montagnes des « passages » donnant accès à des lieux méconnus. D’ailleurs, des moines auraient l’habitude de se rendre dans des cavernes pendant de longs mois avant de réapparaître, férus de connaissances et pouvoirs mystiques. Cette approche renvoie à l’hypothèse de portails spatio-temporels ou inter dimensionnels. 

Les sujets concernant les objets volant curieux et par extension les extraterrestres abondent dans l’histoire et la littérature chinoise. A cet égard, les récits se rapportant à la dynastie Xia, généralement considérée comme la première dynastie chinoise (2205 à -1767), intriguent. Autant leur caractéristiques physique (de Grands Yeux) que par la supposée présence, à cette époque, de « véhicules volants » suggèrent une appartenance extraterrestre. Toutefois, à 5000 ans de distance, l’on peut réinterpréter l’histoire à sa guise. 

Pour l’instant peu connu, la thématique des UFO en Chine, mérite l’attention. Pas seulement pour une meilleure connaissance des phénomènes extraterrestres non résolus mais surtout parce que la Chine a engagé ces dernières années des moyens colossaux dans la conquête spatiale.  

François de la Chevalerie 

Tianjin, octobre 2011

Une base d’accueil pour les extraterrestres en chine

Dans la province du Gansu, aux environs de la municipalité de  Dunhuang (敦煌) dans la préfecture de Jiuquan, des formes étranges gigantesques ont été remarquées depuis le ciel par les satellites Terra ou landsat 7. Révélées par google maps, ces photos suscitent la controverse.

Avant poste sur la route de la soie, entourée de montagnes, ville commerciale au début du premier millénaire, Dunhuang se situe à l’est du désert du Taklamakan. Cette ville est surtout connue depuis la découverte en 1900 de grottes bouddhiques datant du 4ème siècle et abritant, entre autres vestiges, une  bibliothèque murée. Dans celle-ci, ont été retrouvés des manuscrits tibétains dont certains sont considérés comme les premiers ouvrages imprimés de l’histoire de l’humanité tel le Soutra du Diamant, datant de 868 après J.-C.

A quelque encablure de Dunhuang, dans une zone désertique, les photos répertorient des structures titanesques. Une première observation laisse penser à des géoglyphes, formes à l’architecture mathématique complexe. Leur disposition spatiale rappelle les figures géométriques de Nazca au Sud du Pérou. Un cliché représente des milliers de lignes accidentées s’entrecroisant dans une sorte de grille gigantesque et s’étirant sur 25 kilomètres de long. Un autre cliché préjuge la présence de tours de refroidissement comme celles utilisées dans les centrales nucléaires.

Quelle serait l’utilité d’un tel ouvrage, situé dans une zone particulièrement déshéritée, presque inhabitée et dépourvue d’intérêts stratégiques ?

Écartée d’abord l’hypothèse d’une zone de développent économique comme il en existe par trop en République Populaire de Chine car la région est loin de tout. Ce d’autant plus que, renseignements pris, il n’existe aucun projet de cette sorte dans les environs de Dunhuang.

Exclue l’option d’une centrale nucléaire ou d’une mine. Le Ministère chinois de l’industrie dispose d’un registre de toutes les installations Aucune ne se trouve dans les parages. Pas davantage de mine d’une telle ampleur dans les environs.

Reste la possibilité d’une usine solaire. En effet, une unité existe à Dunhuang laquelle devrait génère 1.48 million kWh. Si cette région assez ensoleillée se prête à ce type d’industrie, cette dernière est néanmoins de petite taille à comparer avec la puissante centrale solaire thermique d’Europe ‘Andasol’, d’une puissance de 100 MW.

Reste la piste militaire. Très éloigné des zones frontalières, cet emplacement ne semble pas judicieux à moins qu’il s’agisse d’une base arrière mais celle-ci serait alors fort éloignée des zones dites à risque. De surcroit, la visibilité depuis le ciel la rendrait immédiatement vulnérable.

Aire d’accueil pour les extraterrestres (wài xīng rén 外星人)

Curieusement Dunhuang se trouve dans la préfecture de Jiuquan (酒泉). Or le premier centre spatial chinois porte le même nom.

Il n’en fallait pas moins pour suggérer l’attention des ufologues dont certains soupçonnent que ce complexe serve d’aire d’accueil pour des vaisseaux extraterrestres.

Visible depuis le ciel, elle leur permettrait de s’orienter sans encombre vers la Terre. Du reste, l’environnement géographique ressemble à s’y méprendre à la zone 51 dans le Nevada. Zone désertique nullement affligée par la pollution lumineuse, ciel le plus souvent clair dépourvu de nuages. Qui plus est, elle couvre une vaste surface dans les environs d’une centaine de kilomètres carrés. Qui plus est, le climat sec de la région, la nature du terrain et l’absence de végétation devraient permettre à des dessins géométriques de se maintenir longtemps.

Si d’aventure cette hypothèse était confirmée, elle serait conforme aux appétits grandissant de la chine en matière spatiale. S’appuyant sur des budgets en croissance, les chinois multiplient les initiatives et axes de recherche sous l’autorité de la China National Space Administration (CNSA). Outre le programme la navette spatiale Shenzhou (vaisseau divin) mais surtout Tiangong 1 (Palais céleste 天宫) station spatiale développée par l’agence spatiale chinoise CNSA, la recherche d’intelligences extraterrestres (xún zhǎo wài xīng rén 搜寻地外文明计划) est aussi retenue.

Nullement caricaturée comme elle peut l’être dans certains pays occidentaux, cette hypothèse fait l’objet d’une attention croissante en Chine même si les autorités restent muettes à ce sujet. Des associations d’observations d’ovnis (fēi dié 飞碟) se multiplient. A la différence des pays occidentaux, leur composition regroupe des scientifiques lesquels abordent cette question de manière décomplexée et appuient leur réflexion sur les nombreux incidents rapportés ces dernières années. De surcroit, les pages des journaux chinois abondent d’articles recensant des apparitions étranges dans le ciel de Chine avec une liberté de ton assez surprenante. Avec force de détails, chaque cas suscite des analyses non dogmatiques où toutes les pistes possibles sont envisagées. Loin de tout tabou, l’objectif est de mieux connaître tout phénomène supposé en lien avec un monde extraterrestre.

 

Deux exemples en témoignent.

 

En octobre 2010, un aéroport en Mongolie Intérieure avait été fermé pendant plus d’une heure suite à l’observation d’un objet brillant aux mouvements erratiques dans le ciel repérés par des témoins et par le Bureau du Trafic Aérien. Plusieurs vols avaient été alors redirigés vers Baotou. Au bout d’une heure, les lumières ont disparu et les avions ont été autorisés à atterrir à nouveau. A l’été 2010, un OVNI avait aussi entraîné la fermeture pendant quelques heures de l’aéroport de Hangzhou.

 

de Francois de la Chevalerie, décembre 2011

ASTRONOMÍA EN TIANJIN 

Hace dos meses, integre un pequeño club de astronomía en la ciudad de Tianjin (11 millones de habitantes) cuya asamblea esta mayormente constituida de hombres procediendo de los Departamentos de Física y Química de la Universidad de Tianjin. 

Me recibieron muy bien. En las primeras sesiones, nos toco hablar de unos temas comunes y corrientes para cualquier ufologo: el conocimiento de los agujeros negros, la Nebulosa de Orión, la velocidad de la luz o que nunca se cierra el debate sobre la naturaleza de Plutón. 

Un día, un anciano, una larga risa en la cara, hizo una pregunta desconcertante: « ¿Y si hablamos de los « UFO ». A mi gran sorpresa, la asamblea empezó a reírse. ¿Seria posible debatir de un tema tan delicado en China? Pronto, las lenguas se soltaron. Todo el mundo empezo a contar su historia. Testimonios divertidos, situaciones pintorescas. Al parecer, el cielo de China (Zhong Guo Tian) es el escenario de movimientos aéreos increíbles. Parece que las provincias de Xinjiang, de Mongolia Interior y de Hebei acogen una actividad intensa. 

Gracias a esta experiencia, comencé a explorar el tema de los platillos voladores en China. Aquí seguido, un breve comentario a continuación. 

OVNI EN CHINA 

El tema es delicado en China, algo confidencial. Ningún documento oficial existe al respecto. La razón es meramente estratégica. El control del espacio aéreo hace parte de los principios destacados de la soberanía nacional. A raíz de la Seguridad Nacional, el secreto militar impone el silencio sobre el asunto. 

Sin embargo, el verano de 2009 marcó un punto de inflexión. El China Daily News reporto apariciones extrañas en el cielo de China con una libertad de tono bastante sorprendente. Por ejemplo, en la provincia septentrional de Heilongjiang, aparatos no identificados estuvieron identificados en varias ocasiones. El comentario sugiere que las autoridades locales de aviación militar fueron consultadas sin que sepamos más. Cerca de la ciudad de Kangbao (Hebei), unas luces han surgido en el cielo, evolucionando a una velocidad impresionante. “Algo raro, dice un campesino, nunca he visto tal cosa.” Decenas otras observaciones abundan en la Gaceta. 

Si la aparición del tema de los platillos voladores en los periódicos es algo nuevo en China, los testimonios relatados son de factura común y corriente dentro de la literatura ufologista. Si se juntara una comisión imparcial para verificar la exactitud de dichos testimonios, es probable que a la mayoría de los casos les corresponderían una explicación científica prosaica. Sin embargo, a pesar de los acontecimientos relatados, la Academia de Ciencias de Beijing mantuvo una posición de precaución, impidiéndose cualquier tipo de comunicación al respecto. 

Más sorprendente aun, habitantes de un municipio rural en el norte de la provincia de Shanxi han sido apartados en cuarentena después de supuestos contactos con « visitantes ». Dice un agricultor: « El físico de ellos no se parecía a nada conocido, muy lejano de la morfología de los hombres”. Durante el período, las autoridades invitaban a los residentes del poblado de no hablar con los visitantes. Finalmente, las apariciones no se presentaron más. 

En 2008, la televisión china, la CCTV, transmitió un programa en 29 episodios respecto a los OVNIS. Mientras que el programa incorporaba hechos universalmente conocidos, el preámbulo de la emisión era algo inusual. « El programa esta diseñado para preparar la populación a cualquier acontecimiento histórico ». ¿Una invasión extraterrestre? ¿Una presencia de extraterrestre? Nunca se supo cual era el motivo escondido de tal comentario. 

Más notable aun, una lectura alternativa del problema de las provincia de Tíbet. A fuera del problema de las reivindicaciones nacionales de los tibetos, el valor estratégico de la provincia estaría también vinculado a movimientos inusuales en su cielo. A raíz de fuentes británicas, se sugiere que los refugios subterráneos de las montañas tibetanas acogen naves extraterrestres. Según dicha fuente, en los años sesenta, el gobierno chino las recupero. 

Curiosamente, esta versión coincide con unos comentarios philisophos respecto al Tibet. En esas montañas se presentarían « pasajes que daría acceso a lugares desconocidos.” De hecho, los monjes tienen la costumbre de mantenerse en cuevas durante meses antes de reaparecer, llenos de nuevos conocimientos y poderes místicos. ¿Podría ser que estas entradas se refieren a portales de espacio-temporales o ínter-dimensional?” 

Igualmente, la presencia de objetos curiosos en el cielo abunda en la historia y la literatura china. En este sentido, la historia de la dinastía Xia, generalmente considerada como la primera en china (2205 a -1,767) es interesante. Tanto como la descripción de seres extraños con ciertas características físicas (ojos grandes) tal como la visión de « coches voladores » sugiere una presencia extraterrestre. Sin embargo, 5.000 años después, tales interpretaciones parecen cuestionables. 

Hasta ahora poco relatado, el tema de los ovnis en China merece atención. No sólo para un mejor conocimiento de los fenómenos extraterrestres pero también a raíz de la intención de China de jugar un papel destacado en las próximas décadas respecto a la conquista del espacio. 

François de la Chevalerie, Octubre 2011

 

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Economie

Posté par ITgium le 10 mai 2009

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L’entreprise chinoise mondialisée et l’emploi
Marionnaud, CCF, Thomson ou Rover, l’entreprenariat chinois est déjà dans nos murs.  

Dans les prochaines années, le rythme des implantations chinoises en Europe devrait s’accélérait

Avec les délocalisations, l’arrivée des entreprises chinoise ne risque-t-il pas de renforcer les peurs, notamment, celles se rapportant à l’emploi ? 

Un retour historique s’impose. 

Bras productif d’une idéologie politique, longtemps en Chine, l’entreprise n’avait pas d’identité en propre. Nullement aiguillonnée par des études de marché, dépourvue de règles comptables claires, jamais rentable, indifférente à l’idée du profit, elle administrait un objectif plutôt qu’elle ne créait des biens. Sans compétence sur la stratégie et les investissements, l’équipe managériale assurait les charges courantes selon des méthodes mélangeant absolutisme et discipline militaire. Chaque unité de production constituant un carré, chaque équipe une cellule. 

Au début des années quatre-vingt, l’entreprise chinoise connaît une mutation avec la disparition partielle du management doctrinal. 

La mise en concurrence des parcs industriels impose un nouvel objectif, le taux de croissance. S’éloignant de la phraséologie idéologique, le Directeur de l’entreprise se mue dans la figure du père, tout à la fois vénéré et craint. Parallèlement, le développement des marchés favorise l’éclosion des entreprises privées. Sous les coups de butoir de l’arrivée des multinationales et des overseas chinese (Hong Kong, Taiwan, Singapour), le management s’organise, les règles comptables, contrôle et reporting se précisent. Si l’exigence du profit s’installe, le maintien de l’emploi demeure primordial. Lors du différend sur le textile chinois, les autorités de Pékin font valoir la priorité absolue donnée au maintien de l’emploi existant, public ou privé. 

Héritier de cette histoire, le nouveau modèle managérial chinois fonctionne autour d’un quatuor plutôt efficace : autoritarisme, paternalisme, résultats et émancipation concertée. 

Si les trois premiers points sont connus, le dernier mérite attention. Dans beaucoup d’entreprise, les salariés (ouvrier, technicien ingénieur, etc.) sont encouragés à créer leur affaire toutes les fois que celle-ci participe peu ou prou du développement de l’entreprise mère. Même si son cadre de travail est difficile, le salarié peut croire à un avenir prometteur. L’entreprise mère oriente les meilleurs d‘entre eux vers les poches actives de son développement futur, notamment, les marchés extérieurs. S’y adosse un système d’aides financières avantageux, immédiatement mobilisables, le tout encadré par le guanxi. C’est ce qui se passe déjà dans l’électronique ou l’informatique. Des anciens salariés d’entreprise chinoise ont ouvert directement ou indirectement des points de vente un peu partout dans le monde, favorisant l’éclosion d’un véritable réseau de distribution ayant in fine partie liée avec la maison mère. C’est ce même scénario qui devrait faciliter la venue des voitures chinoises en Europe. 

A la perspective du rachat de leur entreprise par des intérêts chinois, quelles pourraient être les craintes des salariés européens ? 

Les repreneurs, maintiendront-ils l’emploi ou chercheront-ils à réduire le coût salarial ? Si les entreprises chinoises sont issues du continent (China mainland), elles ne joueront pas d’emblée sur la variable de l’emploi. Elles porteront davantage leur attention sur l’organisation, la logistique et la sous-traitance. Elles devraient privilégier le pragmatisme plutôt qu’une seule équation comptable. Cependant elles solliciteront des salariés un investissement plus marqué et une fidélité absolue. 

Seulement voilà, en France par exemple, la législation de travail est opposable à tous. 

Si d’aventure, la société chinoise n’a pas la possibilité d’imposer sa culture d’entreprise, elle pourrait recourir à l’emploi ethnique en puisant dans la communauté asiatique des salariés plus aptes à comprendre les règles du jeu. Venus dans les années 50s et 70s, souvent du Cambodge ou du Vietnam, d’autres de Wenzhou et du Fujian, s’étant élevés à la force du poignet, les franco-Chinois témoignent d’un dynamisme exceptionnel. Comme le confirme le Greffe du tribunal de commerce de Paris, les entreprises détenues par des Chinois se placent désormais au quatrième rang parmi les sociétés étrangères à Paris. 65% d’entre elles ont moins de cinq ans d’existence, 48% étant présidées par des femmes. Biculturels, généralement bien formés, leur force de travail est attractive. 

 

Cependant si les entreprises chinoises veulent se mouvoir avec plus de force dans l’hexagone, elles devront élargir la palette des compétences, recruter tous azimuts. Dans le contexte d’un emploi raréfié en France, le bon sens veut que l’on s’adapte à chaque situation. De surcroît, la promesse du maintien de l’emploi est un gage de confiance. A priori, il n’existe donc pas de choc culturel frontal entre l’entreprise chinoise mondialisée et l’emploi stabilisé. Saura-t-on seulement alléger une législation par trop tatillonne, parfois contraignante ?

François de la Chevalerie, 2007

 

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