• Tianjin, Chine

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  • Articles récents

  • Teresa Teng Dèng Lìjūn 邓丽君

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    Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.
    N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?
    Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.
    Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant.
    Glisse une larme sur sa joue.
    Une autre encore.
    Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.
    Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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  • Liú Yáng (刘洋)

    Liú Yáng (刘洋)

    « Une femme tel un rêve
    Un rêve perché loin dans le ciel, désormais à notre portée sous les couleurs d’une femme d’exception. »
    Tels étaient les mots du Xinyang Daily, le jour du lancement de Shenzhou 9, lancé le 16 juin 2012.
    A l'âge de 33 ans, originaire de Línzhōu (林州) dans le Henan, Liú Yáng est devenue la première spationaute chinoise (háng tiān yuán 航天员).
    « N’est ce pas la meilleure promesse d’avenir que de laisser une de nos femmes contempler depuis le ciel, l’œil plongeant, le regard avide de beauté, la Chine éternelle ? » souffle un internaute.
    Liú Yáng occupe le grade de commandant dans l'Armée populaire de libération (Zhōngguó Rénmín Jiěfàng Jūn) et membre du Parti communiste Chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng).
    « Ma Terre, celle de centaines de millions de chinoises. Je porterai leur espoir, leur parole, leur rêve loin dans le ciel, toute honorée que je suis de voler dans l’escape en leur nom. »

  • Lin Huiyin

    Lin Huiyin

    Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.
    Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant.
    Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.
    Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.
    Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

  • Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen 宋庆龄

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    Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.
    A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?
    Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L'amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).
    Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.
    Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

  • Yang Likun

    Yang Likun

    Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.
    Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de "Xiaojiuer".
    Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.
    Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.
    Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

  • Lin Chi-ling 林志玲

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    Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.
    Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.
    Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.
    « Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »
    Longtemps après, je l’ai croisée.
    Elle venait d’être exclue d’une superproduction.
    La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.
    Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.
    Je lui ai alors dit :
    - Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)
    - Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

  • Yang Liping 杨丽萍

    Yang Liping

    Quelle drôle d’aventure, la vie !
    La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie "Dynamic Yunnan". Tout grognon, soupirant d’ennui.
    Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !
    Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.
    Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore
    Ce soir là, je me faufilais dans les coulisses.
    Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.
    - Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.
    - Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.
    Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.
    - Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

  • Li Bingbing 李雪

    Li Bingbing (48)

    - Toute jeune, me dit-elle, je n’avais pas la moindre intention de devenir actrice. Je souhaitais alors apprendre aux jeunes enfants la lecture, le savoir.
    Cependant, en 1993, une proche lui suggére de faire un tour au très renommée Shanghai Drama Institute in 1993.
    - J’y suis allé en un coup de vent. Ce jour là, un vent trop fort peut être, j’y suis restée le temps d’une saison.
    Dès 1999, dans le film Zhang Yuan's Seventeen Years (1999), elle noue avec la célébrité. La voilà propulsée au rang des meilleures actrices lors du 12th Beijing College Film Festival.
    Viennent les propositions Hollywoodiennes : Resident Evil, Transformers.
    - Je ne me laisse pas emporter par ce furieux coup de vent, je reste moi même, heureuse dans ma tête, le regard rivé vers des enfants à qui je lis des poèmes.

  • Zhang Jingchu (張靜初)

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    Lorsque je la rencontre, je lui demande pourquoi diable avoir changé ton prénom ?
    - Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ?
    - Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.
    Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.
    Inquiète, l’âme en peine, luttant contre l’homme, belle toujours.
    Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia's Heroes de notre temps.
    Je l’interroge encore :
    - Est ce de trop tout cela lorsqu’on s’ébat encore avec la jeunesse ?
    Se dresse un sourire sur son visage.
    - Je me souviens de mon premier cours de diction
    Agnosco veteris vestigia flammæ, je reconnais la trace de mes premiers feux. Virgile, l’Énéide,
    De mes feux mal éteints j'ai reconnu la trace. Racine, Andromaque.

  • Faye Wong 王菲

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    D’abord, une inquiétude.
    Elle fait la une de Time Magazine.
    Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?
    Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.
    Je la croise, l’interroge.
    Elle retient ses larmes.
    Une chanson file entre ses lèvres.
    Elle raconte la naissance de sa fille.
    - Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.
    Je la taquine alors.
    - La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?
    Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.
    Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.
    Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).
    - J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

  • Fan Bingbing 范冰冰

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    Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).
    Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.
    L’ayant approché à cette époque, je l'interroge sur ses rêves.
    Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.
    - Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.
    Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.
    Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.
    Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.
    Au delà de mes espérances, disait elle.
    Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.
    Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.
    - Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.
    - Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.
    - Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

  • Zhāng Zǐyí 章子怡

    FOREIGN PRESS AWARDS

    Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.
    Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.
    A son encontre mille soupçons.
    Comme elle me l’a déclaré, d’une voix bien chaloupée : “Je suis phénoménalement ambitieuse”.
    Comment pourrait on lui reprocher de vouloir porter si haut, si loin, son si beau visage ?
    A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.
    Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.
    Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor
    (L'amour triomphe de tout).

  • Wei Wei 韦唯

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    Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.
    Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.
    Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :
    - Ai je le droit de dire la vérité ?
    J’acquiesce favorablement.
    - Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

  • Zhang Zilin 张梓琳

    Zhang Zilin

    Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.
    C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.
    Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.
    - Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.
    Je l’interroge alors.
    - Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?
    Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

  • Jane Zhang

    Jane Zhang

    Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.
    Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».
    Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.
    Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.
    Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey" talk show, côtoyant même les Pink floyd.
    Dieu sait où les vents l’emporteront !

  • Pan Hong

    Pan Hong

    Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.
    Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.
    Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.
    Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.
    Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot :
    « Tant qu'il y a de vie, il y a de l'espoir (Dum vita est, spes est). »

  • NE PAS DIABOLISER LA CHINE !

    Là, gisant sous nos pieds, le venin se répand.
    Tout doucement s’insinue dans l’opinion l’idée que la Chine est un pays hostile, la charge s’invitant bientôt dans les campagnes électorales.
    Que lui reproche-t-on exactement ?
    De laminer nos industries dont certaines sont moribondes depuis longtemps ?
    De détruire l’emploi ?
    De laisser exsangue nos économies ?
    De porter atteinte à notre modèle social ?
    Par delà le factum, levons le voile sur une hypocrisie.
    D’aucuns pays ne souhaiteraient pas connaitre le développement économique de la Chine ?
    Que ces thuriféraires fassent preuve de cohérence !
    Si d’aventure ils envisagent une mondialisation à géométrie variable, qu’ils dénoncent alors toutes les déclarations onusiennes favorables au développement et ainsi de la marche inexorable du monde !
    Comment reprocher à une nation naguère famélique de s’en sortir ?
    Cette civilisation par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire.
    Elle s’y accomplit avec une volonté dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.
    Certes le pays n’a pas choisi le modèle démocratique mais quiconque le connaît mesure la détermination des pouvoirs publics à augmenter le niveau de vie de sa population. Assumant les tâches régaliennes, l’Etat donne le rythme, rectifie les débordements tout en laissant libre cours à l’initiative privé.
    Cet engagement rappelle celui de l’Etat Français au lendemain de la guerre ou au début des années 60.
    Tout doit être fait pour améliorer le menu quotidien et abolir l’apostrophe trop souvent entendue sur les bords du Chang Jiang : « qu’as-tu mangé ce matin ? »
    Francois de la Chevalerie, 2007

  • Dong Siyang

    D-Siyang

    Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.
    La plus belle aussi, comme elle se réclame.
    A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.
    Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie "21-year-old woman president".
    - Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie
    Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.
    De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.
    Toutes rêvent de gloire et de passion.
    Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

  • POLLUTION DE L’AIR EN CHINE (TIANJIN)

    A 120 Km de Beijing, Tianjin, 11 millions d'habitants, est une ville en plein développement. Autour des anciennes concessions occidentales et du fleuve Hai, les grattes ciels pullulent. Dans les faubourgs, les zones de développement industrielles s'étendent de toutes parts, depuis des ateliers de production à de prestigieuses usines comme la future ligne d'assemblage d'Airbus. Le tableau serait enthousiasmant si une contrariété de taille ne venait le tempérer, l'air de Tianjin est empoisonné ! Ne se comptent plus les polluants avérés qui interagissent en entre eux ou s'agglomèrent à d'autres paramètres (UV solaire, ozone, humidité de l'air, acides, etc.). Comme partout en Chine, les raisons de la pollution de l'air sont établies : explosion du trafic automobile, croissance de l'activité industrielle, utilisation soutenue du charbon, dégagement incontrôlé et… bienveillance des autorités. Découpé en 17 districts sur une étendue de 11 920 Km², Tianjin offre une variété inégalée de composites volatiles que tout visiteur serait bien avisé de connaître. Dans les districts portuaires et périphérique de Tanggu et Dagang, les relevés concernant le monoxyde de carbone s'accordent sur des chiffres approchant 250 mg/m3 d'air alors que la norme recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 20 mg/m3. La présence d'incinérateurs, de chaudières industrielles et de fours d'affinage justifie ce record. Dans ces quartiers, l'air est également balayé par des rejets de dioxyde de soufre à hauteur de 600 mg/m3 alors que le niveau de référence est de 20 mg/m3. Dans le district de Hangu, le seuil d'alerte au dioxyde d'azote (NO2) est souvent dépassé (400 µg/m3 en moyenne horaire). En centre ville, dans le quartier de Heiping district, les concentrations en fine particules sont de l'ordre de 150 /300 µg/m3 alors que les normes européennes fixent le seuil d'alerte à 20µg /m3. Aux gaz d'échappement des véhicules s'ajoute la circulation du vent. Venant du bassin du Bohai, brassant déjà toutes sortes de composites, il tourne en rond sur Tianjin, favorisant l'agrégation des particules chimiques. Vous avez alors l'impression de vous trouver au coeur d'une raffinerie. Vos mains sont noires, encombrées de manière permanente par un agglomérat de poussière visqueuse. Aux portes des universités de Tianjin et Nankai, la pollution est tellement prégnante qu'elle envahit les habitations. Pour pallier à cette situation, des surodorants destinés à masquer l'odeur sont régulièrement déversés dans les rues. Si cette pratique apporte un mieux, il n'est pas sûr que l'accouplement entre émanations chimiques et molécules de désinfection soit correctement maîtrisé sur le plan sanitaire. Résultat, à Tianjin, les pathologies liées à la pollution de l'air ne cessent de croître. Dans les hôpitaux, les patients asthmatiques se bousculent avec des augmentations annuelles de 15 %. Cependant aucun chiffre n'existe sur les décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique. Toutefois selon la délégation à la santé de la ville, le nombre de morts de cancer a augmenté de 18% en 2006, de 16 % en 2007. Malgré cela, les autorités sont hésitantes sur la marche à suivre. D'un côté, elles encouragent les acteurs industriels à faire des efforts, de l'autre, aucune fermeture de sites polluants n'a été envisagée dont certains se trouvent pourtant au coeur de la ville. Pas davantage de restrictions n'a été apportée à la circulation automobile. Dans tous les cas, le système surveillance de la pollution atmosphérique de Tianjin mériterait une refonte totale, notamment, avec un accès plus libre à l'information, des relevés plus réguliers et des systèmes d'alerte. François de la Chevalerie
  • François de la Chevalerie (Junma)

    Mi appellido Chino es Junma (Bonito caballo). Por lo presente, asumo el cargo de director de dos empresas : CHINA MESSENGERS, la cual se dedica al manejo de proyecto de montajes industriales en el ámbito del sector ambiental y las energías renovables y PANEUROCHINA, la cual desarrolla técnicas de valorización para los sedimentos, sanos o contaminados (barro de mar) y su explotación con el fin de fabricar materiales de construcción. Las dos compañías están ubicadas en Tianjin. . Dentro de mis actividades, ambiciono favorecer el desarrollo de nuevas tecnologías o procesos tecnológicos (estudios, validez técnica, unidad piloto, definición de las normas, etc.) en los países emergentes.
  • LES CHINOIS ET LE RACISME EN FRANCE

    Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.
    Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.
    L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.
    Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine. Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.
    Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.
    Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?
    D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?
    De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.
    De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité ! Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?
    D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.
    De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.
    François de la Chevalerie (Tianjin) et Jing-Chao Zhao-Emonet (Paris)
    Juillet 2011

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    ITgium

  • jùn mǎ 俊 马

    Grande muraille

    Résidant à Tianjin (天津) et à Qingyuan (清远 ), Province du Guǎngdōng (广东), je suis un entrepreneur (qǐ yè jiā 企业家) passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.
    Au delà de mes activités professionnelles, je suis tombé amoureux (ài shàng 爱爱上) de la Chine dont j'aime parcourir les villes et les campagnes à la recherche du moindre secret, d’un bel éclat, m’en allant à l'aventure (mào xiǎn 冒险).
    Mon nom chinois est jùn mǎ (俊 马).
    Légère coquetterie dans le choix des mots, en Français : élégant ou gracieux cheval.

    François de la Chevalerie

  • Sòng Měilíng 宋美齡 Madame Tchang Kaï-chek

    Soong Mayling

    Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.
    Elle disposait aussi d’un charisme époustouflant bientôt remarqué par Gary Grant qui disait d’elle :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.
    Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng. Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman boude la belle Dame.
    Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

  • Catégories

  • Femmes chinoises

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  • Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name enlightens the most inner thoughts of a woman.
    Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen.
    Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way. She, a divorcee.
    Him, an outstanding womanizer.
    This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future. Their emerging sharing life brings no hope, no future.
    It is only a matter of time before everything caves in. But not, despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, reinforcing both.

  • Zhou Xuan 周璇

    Zhou Xuan

    Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.
    Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?
    Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.
    Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.
    Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

  • Wang Danfeng

    Wang Danfeng

    Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.
    Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s'en laissant pas compter.

  • Jin Xing 金星

    jinxing

    Issue de la minorité coréenne, Jing Xing cultive les particularismes les plus audacieux.
    Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé de l’un à l’autre, d’un coupe d’aile.
    Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.
    Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle me dit :
    - Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.
    Elle ajoute dans un murmure :
    - Ma vie est fantasque, une belle vie d’entre les vies de ce monde !

  • Sumo à Tianjin

    Tianjin

    Mon équipe de Sumo, le Tanggu Sumo Team, des combattants indomptables mais au cœur généreux, gagnant par deux fois (2010 et 2011) au tournoi des Clubs Sumo de Tianjin.

  • Tián Yuán 田原 (1985)

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    C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,
    Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.
    Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.
    - Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.
    Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.
    Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.
    Je suis honteux, très honteux, les bras pendants
    Elle s’éloigne alors.
    Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.
    Elle n’avait alors que 19 ans.
    Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

  • Peng Liyuan 彭丽媛

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    Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l'espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.
    Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.
    Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.
    Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.
    Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.
    - Merci Madame, murmurais-je alors.
    Madame, la première de Dame de Chine.

  • Mián Mián 棉棉

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    Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.
    Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.
    La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.
    D’ailleurs, la plupart sont censurés.
    Du coup, je l’ai interrogée.
    « Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.
    Alors dans ces conditions, comment survivre ?
    Se perdre dans la drogue et le sexe ?
    Ou se perdre dans l’écriture. »

  • Zhou Weihui 周衛慧

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    Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.
    Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.
    Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.
    “ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.
    Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »
    Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

  • Shu qi 舒淇

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    Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.
    Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.
    Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».
    Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.
    Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.
    Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :
    - Made it, Ma ! Top of the world !
    Je suis laissé sans réponse, médusé.
    - James Cagney, White Heat !

  • Gong Li 巩俐

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    Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.
    Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.
    La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, rencontré au hasard d’une marche sur la grande muraille, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.
    Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

  • Coco Lee 李玟

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    Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.
    La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.
    Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

  • Sabino Cagigos – Sà bīn 萨宾

    CHT

    It is clear that Sabino Cagigos once called in chinese 萨宾 (Sà bīn) embodies the vitality of the today culture.
    Since long, thanks to his Catalan origin, Sabino has a fascination with labyrinths that cover his family background, his philosophical approach, mainly the troublesome western culture.
    The labyrinths represent the conflict between the artist and the world, narrated through a lifetime experience.
    After some vacillation, the route through the labyrinths is finally marked out.
    I found a symbolic similarity between them and the intelligence, the one of Sabino, the one of everyone, even the unskilled one.
    However, for the undogmatic Sabino, experiment remains open, a field of investigation always put into question.
    Nothing is set in stone.
    Everything is short-lived.
    And at the, the men dies.
    So the earth.
    So everything.
    So the Chinese women, Sabino Cagigos, their painter.

  • Zhou Xun 周迅

    zhou xun

    J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.
    Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.
    Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.
    Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.
    Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre
    Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).
    - Vous semblez sortir tout droit d’un rêve !
    D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.
    Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.
    Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.
    - Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

  • Maggie-Cheung 張曼玉

    Maggie-Cheung

    Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.
    Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.
    Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.
    Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

  • Michelle Yeoh

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    Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.
    En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.
    Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.
    Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.
    Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.
    A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.
    Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

  • Paris en Chine

    Paris en Chine

    Le groupe Guangsha, premier promoteur privé de Chine, construit dans la banlieue de Hangzhou la résidence de Tiandu Cheng, littéralement, « la ville du ciel », qui est une copie des principaux éléments architecturaux de Paris avec un quartier haussmannien érigé au milieu de nulle part, à l'entrée duquel s'élève une reproduction de la tour Eiffel de 108 m de haut. Guangsha prévoit d'accueillir 100 000 personnes dans ce district. La fin des travaux est prévue pour 2015.

  • NE PAS AVOIR PEUR DE LA CHINE !

    Délocalisation ; pratiques commerciales ; croissance boulimique, vol technologique, dumping, extrême capitalisme, tout y passe, l’on ne sait où donner de la tête.
    Pointés du doigt, fauteurs de troubles, la faute aux chinois ! Tout est prétexte à nourrir le slogan, déjà mondial !
    A Paris, leur frénésie de rachat de baux commerciaux suggère l’hostilité. Dans les universités américaines, l’on stigmatise des promotions comptant jusqu'à 40 % des leurs.
    Au Mexique, « los malditos chinos » sont tenus pour responsables de la fermeture des maquiladoras.
    Au Maghreb ou à Madagascar, l’écroulement de la filière textile suscite la colère.
    A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué à Canton. Les politiques s’en mêlent.
    L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois abreuvent la démagogie.
    Dans la mêlée, des universitaires japonais lâchent l’incidente : le Japon a bien fait de mater la Chine dans les années trente ! De mal en pis, la chasse est sonnée.
    En Indonésie, plus d’une fois ! Partout les raccourcis s’imposent.
    Telle usine fermée !
    Telle magasin liquidé !
    Tel emploi perdu !
    Eux, toujours eux !...
    De deux choses l’une, soit le phénomène s’emballe et alors la confrontation est à craindre ; soit l’intelligence prend le dessus.
    Comment reprocher à un pays autrefois famélique sa soif de croissance et l’enrichissement de sa population ?
    Comment contester l’affirmation de sa nouvelle puissance ? Fière de son passé, la Chine l’est de son présent, de son avenir. Mieux vaut donc composer sans complaisance mais avec détermination.
    Même si la France est une puissance moyenne, elle peut jouer un rôle ne serait-ce qu’en raison de son image favorable dans l’empire du milieu.
    L’on aime la France et l’idée que les français seraient romantiques.
    Donc amicaux.
    Et l’amitié, c’est le nerf de toute énergie en Chine.
    Du côté des autorités, l’on observe que les modèles d’administration des deux pays présentent des similitudes : l’Etat s’engage, donne le rythme tout en laissant libre cours à l’entreprenariat privé.
    Ne doit-on pas s’appuyer sur cette appréciation pour hisser la France en première ligne dans le dialogue Occident Chine en y associant pas seulement les entreprises du CAC 40 mais l’homme de la rue, chaque français ?
    Mais seule une politique volontariste peut y conduire. Partout en France, doivent surgir des têtes de pont rassemblant français et chinois.
    De même, un effort sans précédent doit être mené en faveur de l’apprentissage du mandarin.
    Dans nos écoles, il doit être enseigné à l’égal de l’allemand ou de l’espagnol. Parallèlement, le français doit être promu en Chine.
    De surcroît, il faut encourager l’installation de français en Chine. S’en compte 7 000 actuellement, amenons ce chiffre à 50 000 !
    De notre côté, recevons des chinois, 8000 mille étudiants en 2005, 40 000 demain ! Favorisons aussi initiative et inventivité. En France, les mécanismes de soutien à l’exportation de produits ou de savoir faire favorisent les entreprises établies, rares sont les dispositifs financiers accessibles au tout venant.
    Pourtant la France dispose d’un incroyable vivier de talents (créateurs, chercheurs, entrepreneurs, artisans, etc.) mais beaucoup, faute de moyens, ne peuvent s’aventurer en Chine. Offrons-leur cette possibilité !
    Apportons à ce grand pays notre sensibilité, nos valeurs, notre humanité !
    En retour, il nous apportera ce qu’il nous manque terriblement aujourd’hui, une énergie constructive, de l’espoir. Ensemble, tordons le coup à la fatalité de l’histoire, aux préjugés, jouons contre les peurs !

  • QUELS SONT LES RISQUES D’UN TREMBLEMENT DE TERRE EN CHINE ?

    RAPPEL
    TANGSHAN (28 juillet 1976)
    Le tremblement de terre de Tangshan, épicentre du séisme, eut lieu le 28 juillet 1976 à 3 h 52 du matin.
    Tangshan dans la province du Hebei comptait alors environ un million d'habitants. Selon les chiffres officiels, le bilan du tremblement de terre, l'un des plus meurtriers de l'histoire, fut de 242 419 morts, alors que certaines sources en totalisent trois fois plus.
    Le tremblement de terre fit également de nombreuses victimes à Tianjin (20 000), distance seulement de 150 Km de Tangshan.
    SICHUAN (12 mai 2008)
    Plus récemment, le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Sichuan, le 12 mai 2008, a été ressenti à Tianjin comme d'ailleurs partout à divers degrés en Chine.
    Le séisme de magnitude 7,9 aurait été provoqué par la rupture d'une barrière rocheuse séparant deux plaques tectoniques lequel a provoqué des secousses en cascades. Ces barrières limitent en principe les effets des secousses telluriques. Il faut rappeler que rien ne laissait prévoir le séisme sur la faille de Beichuan, dans la zone de Longmen même si la présence de bordures de plaques tectoniques à cet endroit est connue. L'implantation de villes sur la zone d'intersection des plaques et la présence de barrages travaillent les sols. Aussi, le phénomène naturel n'est peut-être pas la première cause des terribles destructions et pertes humaines à Yingxiu, Beichuan et Nanba.
    QUELS RISQUES POUR TIANJIN ?
    En revanche sur la zone côtière, notamment à Tianjin, la possibilité de la survenance d'un tremblement de terre existe de manière précise. En cause, la structure géologique de la Chine marquée par une forte instabilité. Associée à la plaque eurasienne, la plaque du Chang Jiang bouscule sévèrement la région de Beijing, donc Tianjin. Toutefois, le phénomène naturel pourrait avoir aussi son importance. Couplé avec une sur-exploitation de terres, le bétonnage massif (extravagant)* des deux municipalités accroît la fragilité des sols. L'hypothèse d'une cassure terrestre n'est donc pas à exclure.
    En outre, il faut rappeler que l'élévation de Tianjin se situe à seulement 4 mètres de hauteur du niveau de la mer. Si d'aventure, les eaux du Bohai étaient le théâtre d'un tremblement de terre significatif, les ondes sismiques pourraient dégager une déferlante jusqu'à Tianjin. Tianjin. Les districts maritimes de Tianjin, notamment, celui de Tanggu, ne disposent pas de protection naturelle pas davantage de digues pour contrecarrer d'éventuels effets dévastateurs. De surcroît, la présence massive d'industries chimiques particulièrement polluantes dans cette zone pourrait entrainer des conséquences en chaîne sur l'écosystème de la mer de Bohai, déjà très abimé. Un tel événement pourrait être d'ampleur plus grave que celui intervenu le 26 décembre 2004.
    MOLLE PREPARATION
    Aujourd'hui, les autorités de la Municipalité sont peu préparées à l'éventualité d'une catastrophe naturelle. Certes des comptes rendus en rapport avec l'activité sismique sont disponibles au Bureau des Mines de la ville de Tianjin et au service des archives de certains districts. L'université de Tianjin dispose également d'un Département « Géologie » lequel procède à des études épisodiques. A la lecture de deux d'entre eux, je n'ai relevé aucune inquiétude particulière. L'on s'en tient, en conclusion, dans les deux cas, à un argumentaire fort peu scientifique à savoir que la répétition de tremblement de terre de Tangshan, survenu en 1976, ne pourrait avoir lieu avant 4000 ans !
    A ma connaissance (mais je me trompe peut-être), le système d'alerte demeure vague. J'ai plusieurs fois interrogé le service des risques de Tanggu sur le sujet, aucune réponse claire ne m'a été apportée. Or, faute d'une organisation extrêmement rodée, les conséquences d'un tremblement de terre pourraient être très significatives.
    François de la Chevalerie (Junma)
    Octobre 2009

  • Gigi Leung 梁詠琪

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    Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?
    Elle assume élégamment cette impertinence.
    - Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?
    Défense imparable dont elle titre un beau sourire.
    La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.
    Je l’arrête sur son chemin.
    - Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.
    Gigi regarde alors vers le ciel.
    - Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

  • Zhōngguó

    Zhōngguó

  • Francois de la Chevalerie, 2012

    Francois de la Chevalerie, 2012

    D’origine Belge mais de culture franco-mexicaine, mon nom chinois est JÙNMĂ (élégant cheval).
    Résidant à Tianjin et à Qingyuan (Guangdong), je suis un entrepreneur passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.

  • Pages

L’entrepreneur, bouc émissaire du patriotisme du gouvernement

Posté par ITgium le 4 août 2012

L’entrepreneur, bouc émissaire du patriotisme du gouvernement

François de la Chevalerie, Le Monde du 25 Juillet 2012

Le mot surprend. De la voix des membres du gouvernement, il revient tel un slogan. A l’identité nationale, vertèbre du précédant quinquennat, succède désormais le patriotisme.

Supposés patriotes sont ceux qui adhèrent à l’idée de justice formulée par le pouvoir. Supposés patriotes sont ceux qui maintiennent leur activité en France. Supposés patriotes sont ceux qui créent de l’emploi plutôt que de se nantir.

Dans le viseur, l’entrepreneur en lieu et place de l’immigré et de ses descendants. Entrepreneurs de longue date ayant donné naissance à de grandes sociétés, entrepreneurs d’aujourd’hui. Ce peut être chacun de nous, ayant un jour le projet de voler de nos propres ailes pour gagner de l’argent.

Loin d’une conception hasardeuse de l’esprit, l’entrepreneur assume son destin en créant, en produisant et en pérennisant des richesses.

Pour cela, il se pare d’une foi inébranlable : croire et se dédier entièrement à son objectif.

Aussitôt dit, il puise dans son bas de laine, rassemble des économies, jongle avec les hypothèques. Dans la phase de démarrage, il se contente d’un salaire de pacotille ou de rien. Dans le cas des entreprises innovantes, il sacrifie plusieurs années de revenu. Jouant marginalement, toutes les aides et incitations publiques n’y feront rien, seule compte sa capacité à mobiliser de l’énergie, du temps et de l’argent.

Une fois dans l’arène, il a l’œil rivé sur une trésorerie souvent chancelante. A la moindre incertitude, il se saigne encore plus. A la moindre bévue, le tribunal. Et, par temps de crise, les attaques sont encore plus frontales.

Il rame, l’entrepreneur ! Mais jusqu’à quand ? Ne serait-il pas, en France, une espèce en voie de disparition ?

Pas une année ne se passe sans qu’une nouvelle Loi ne lui impose de se mettre aux ordres ! Des Lois en apparence utiles : règles de sécurité, prise en compte du handicap, des discriminations, etc. Des lois sous couvert de slogan comme la responsabilité sociale de l’entreprise. Des lois enchâssées dans la constitution tel le motif de précaution, cruelle épée de Damoclès des entreprises innovantes. Des lois telles des injonctions, le poussant à des recrutements ciblés, atteignant par là son pouvoir de décision. Des lois pullulant, s’aggravant.

Obligé de déchiffrer un salmigondis de textes, distrait alors de son objectif, il se réincarne en une machine administrative où il n’est plus tout à fait maître à bord.

Aux lois, s’ajoute aujourd’hui une valse de mesures visant à récupérer de l’argent coûte que coûte. En ligne de mire, entre autres, l’entrepreneur déclaré enrichi.

Comme il a créé son activité à la sueur de son front, il entend naturellement en céder les fruits à sa famille. Ne voilà-t-il pas qu’on lui demande de contribuer davantage lors de sa succession ?

Ne voilà-t-il pas qu’il devra payer une dîme accrue pour toute récompense d’une fortune acquise au prix de beaucoup de renoncement ? Double peine !

Ne voilà-t-il pas qu’on le suspecte de patriotisme. Triple pleine !

Déjà Il se sentait le mal aimé d’un gouvernement où les entrepreneurs au gré d’un véritable déni de représentation sont absents ! Un gouvernement où, à ma connaissance, aucun membre n’a jamais investi le moindre pécule sur ses propres deniers pour créer de la richesse. Serait-ce le projet du quinquennat, la délivrance d’un brevet de patriotisme ?

L’équilibre est alors rompu. Il s’interroge alors.

A quoi sert-il au juste ? De poudre à canon ? De levier pour créer de l’emploi tout en faisant en même temps maigre ? Toujours suspecté, aussitôt dépouillé ? Serait-il devenu l’idiot utile de la République ?

A force de le mettre en coupe règle, sa foi se démembre. Dès lors la vache à lait pourrait s’avérer moins prometteuse ! Il finira par lâcher prise, s’en allant avec armes et bagages vers l’assistanat, véritable cour des miracles. Naguère le patriotisme secrétait Verdun. Aujourd’hui il annonce la déroute de l’esprit d’initiative, de l’engagement personnel.

Alors que la France est en manque d’argent, seul reste l’artiste, à l’image des légendes qui lui ont donné de remarquables réussites : Michelin, Boussac, Wendel, Peugeot, Citroën, Dassault, Schneider et bien d’autres. En le malmenant, comment assurer alors le redressement productif ?

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Le sculpteur des femmes envoloppées, Xu Hongfei

Posté par ITgium le 3 août 2012

Le sculpteur des femmes envoloppées, Xu Hongfei dans Xu Hongfei, sculpteur de talent sculptor_xu_hongfei-300x225

Xu Hongfei

De François de la Chevalerie, juillet 2012

Lors d’une conférence à Qingxin, dans la province du Guangdong, en juillet 2012, j’ai fait la connaissance de Xu Hongfei, un sculpteur de talent.

Hasard de la vie ou rencontre prédestinée ?

Alors que j’ignorais son travail, j’ai tout de suite été saisi par une présence imposante.  Non par l’enveloppe. L’homme est de petite taille et maigrichon, le visage orné d’une moustache méticuleusement découpée. D’un air discipliné, Il fume continument une pipe façonnée en bruyère.

L’œil baladeur, il se fend d’un regard vers tout ce qui bouge. C’est ainsi qu’il m’a observé. L’observant aussi, nous avons parlé. De choses et d’autres, d’art surtout ou de ce qu’il en reste. Il m’a dit que sans le renouvellement de son art, la Chine ne pourrait pas s’ouvrir au monde. Dodelinant de la tête, j’ai acquiescé favorablement.

Satisfait, il enjoint alors son secrétaire de me donner deux livres au fort poids présentant son œuvre. Ne les avais je pas encore lu, qu’ils m’épuisaient déjà !

Par politesse, j’ai jeté un coup d’œil.

D’emblée ai-je dit le mot qui pouvait fâcher : « Quel drôle de ressemblance avec Botero ! »

Il ne s’en est pas formalisé, prend plutôt une pincée de tabac, accommode sa pipe.

Au tournant de sa carrière, à la fin des années quatre vingt dix, Xu Hongfei prend goût aux femmes potelées, de la chair à n’en plus finir, des varices pleines à craquer. En bronze, en marbre blanc, en bois précieux, de gros tas qui se plaisent dans toutes sortes de contorsions. Recroquevillés, dansant, sautant. De tous âges, parfois nombreuses ou avançant en groupe. Parfois, s’adonnant au cul, à deux, à trois ou s’amusant à montrer de beaux restes.

Un peu dégueulasse tout cela ?

Non ! Une véritable cohérence artistique contre l’absurdité de la prégnance de la beauté. Montrer l’inverse à ce point constitue une belle revanche pour la laideur.

Parée d’une laideur ostentatoire, la Chubby a gagné ses galons !

Mais Xu Hongfei est prudent.

L’on ne voit aucune femme sur un piédestal, haranguant les foules, réclamant l’avènement d’ondes nouvelles comme la démocratie. Membre de diverses académies officielles, Xu Hongfei ne s’aventure pas vraiment.

On le questionne alors.

Il tend alors son ventre comme pour faire descendre une pesanteur. Pourtant il est d’une maigreur presque maladive comme ses femmes se prêtent à une grosseur à faire frémir.

Il n’en dira pas plus, tout occupé qu’il est à l’allumage de sa pipe. Il pointe son briquet à gaz, le feu prend. Il tasse ensuite le brasier avec un bourre-pipe.

Le tout fait, il me jette une charge nuageuse au visage.

Sourit encore, fait volte face et puis s’en va.

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Zhang Ziyi, l’actrice la plus détestée de Chine ?

Posté par ITgium le 3 août 2012

Les récits de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Zhang Ziyi, l’actrice la plus détestée de Chine ? dans Zhang Ziyi, l’actrice la plus détestée de Chine ? zhang-ziyi-4-300x225

Zhang Ziyi

Zhang Ziyi, l’actrice la plus détestée de Chine ?

Zhang Ziyi est une actrice chinoise de bonne renommée.

Le compliment est glissant car la renommée vaut autant dans l’honneur que la débâcle.

Elégance naturelle, visage aux beaux traits, corps menu comblé par un zeste de poitrine.

Belle, selon mes critères.

A 33 ans, Zhang Ziyi a connu une carrière fulgurante.

D’abord danseuse, très tôt remarquée par le réalisateur Zhang Yimou, elle porte son art dans des films d’action moyenâgeux où elle virevolte dans l’air, bataillant seule contre d’affreux machos, les détrônant d’un coup d’aile.

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Zhang Ziyi

Bravant sa réputation de Geisha, elle expédie tout un restaurant aux catacombes.

Un jeu égal, sans surprise mais plutôt bien mené. Son aura allant croissant, elle se prête à d’autres registres.

Elle se donne un air de madone avertie, joue les femmes de son temps.

Caractère abrupt, le mot cinglant, aimant dresser son torse sous les projecteurs, elle compose au cinéma et, selon les meilleures sources, aussi dans la vraie vie.

Fatalement, elle déboule à Hollywood.

Heureuse prise !

Les producteurs américains raffolent de petites chinoises. Non pour leurs atours, plutôt  pour la cagnotte ! Lorsque les majors vacillent, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve, aujourd’hui dans les bas de laine de milliardaires affreusement ploucs du Zhejiang ou de Fujian, d’imparables vendeurs de babioles.

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Zhang Ziyi

On la voit rapidement dans les bras d’un Israélien vertueux lequel compte déjà à son palmarès de belles pièces.

L’affaire tourne court car Zhang Ziyi forme le souhait de fonder une famille. Ce n’est pas trop le genre d’Hollywood, le mariage valant surtout comme un prête-nom commercial.

Elle retourne alors au pays, acquiert une belle demeure à Pékin.

Sereine donc ? Répit de courte durée !

Alors que la Chine pleure les disparus de tremblement de terre du Sichuan, Zhang Ziyi s’emmêle les pinceaux. Elle annonce que des millions seront versés au soutien des malheureux. Mais la manne s’avère bien plus légère. Bruit un air de trahison.

Choqué, le chinois de la rue la courrouce en se grattant le ventre.

De son côté, la chinoise applaudit la maladresse. C’en est fini, pense-t-elle, de cette mijaurée qui flatte le (mauvais) goût occidental.

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Zhang Ziyi

Jalousée pour les millions qu’elle empoche pour chaque tournage, beaucoup lui reprochent d’avoir courtisé l’affable réalisateur Zhang Yimou pourtant marié. Comment peut-on être la Reine du cinéma et une garce ? s’interroge-t-on dans la chine profonde.

L’on attend le couperet ! Voilà qu’il s’annonce dans une rocambolesque histoire.

Naguère enfant prodige du régime, Bo Xilai est sur la rambarde. Devant les agissements supposés de sa femme, le chef de la police de Chongqing demande la protection du consulat américain. Un anglais trouve la mort, d’autres trépassent étrangement, le mal se propage. Sérieux coup de vent à la veille du changement de l’équipe gouvernementale en 2013.

Plutôt que de mettre en danger le système, mieux vaut fendre l’affaire sur de fausses pistes.

Quelle belle proie, cette Zhang Ziyi ! Menteuse et garce, vendue à l’Amérique, vendue à l’argent, sujette à la vindicte populaire. Parfaite en ange maudit ! Dans l’urgence, on lui taille un costard.

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Zhang Ziyi

Selon un journal de Hongkong, elle aurait partagé la couche de Bo Xilai, facturant la nuit à 1 million de dollar. De manière industrielle, elle aurait loué son corps à des caciques, des milliardaires. Le tout aurait rapporté une coquette somme, cent millions de fois le salaire d’un misérable ouvrier dans une usine du Guangdong. Retenue sur le territoire chinois, la belle est enjointe de s’expliquer.

La mèche est un peu facile, la méthode barbare.

Pauvre Zhang Ziyi !

Sans doute souffre-t-elle de l’arrogance des jeunes vedettes mais mérite-t-elle vraiment l’assaut de la rumeur, l’acharnement, la destruction ?

Zhang Ziyi, femme la plus détestée de Chine ?

Quel beau rôle de composition ! Un film que l’on attend avec impatience, un emmêlement d’images, une vie de rêve inévitablement entaché par le sort.

De l’amour, des hommes, une suite, une fin, le bonheur du cinéma.

 

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Zhang Ziyi

Portrait image de Zhāng Zǐyí (1979)

Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.

Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.

A son encontre mille soupçons.

A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.

Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.

Avec en partage ce slogan :

Omnia vincit amor (L’amour triomphe de tout).

 

 

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La shanghaïenne, figure de proue de la Chine

Posté par ITgium le 9 juillet 2012

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Sylvie Lin Jing

Les récits de  jùn mǎ 俊 马

François de la Chevalerie

Visage rigide, sourire carnassier.

Parfois elle s’offre un sourire de convenance, habile et séducteur.

D‘une beauté aléatoire.

Plutôt d’un naturel élégant, décolleté à peine perceptible, les escarpins compensées, un sac selon les saisons. Son allure suinte le goût à l’argent.

Généralement, elle se promet une vie confortable à l’abri du besoin dans un monde souvent réduit aux apparences.

Une vie rythmée autour de promenades dans des centres commerciaux sans âme. Où dans chaque magasin des vendeurs efféminés se précipitent vers elle.

Elle raconte alors ses désirs, cuir et joaillerie. Sans attendre, elle achète des marques reconnues, emblèmes d’une richesse toute récemment acquise. Elle achète toujours au delà du nécessaire pour prouver qu’elle existe même dans la futilité.

Parfois elle est conviée à une exposition, un peintre occidental ou une relique égyptienne. Ou à un concert, violon et violoncelle. Elle s’y rend mécaniquement. Surtout une obligation. Se bouchant délicatement les oreilles, elle regarde vaguement des toiles centenaires. Elle a l’œil plutôt sur l’ombrelle d’une jeune femme supposée concurrente qu’elle déteste aussitôt.

Aux abords de la trentaine, une inquiétude la taraude. Pressée par mère et tantes, l’hymen devient son seul objectif.

Une obsession tellement maladive qu’elle en devient laide.

Guettée par de lancinantes migraines, elle consacre alors son temps à la recherche d’une proie avec laquelle elle frayera pour mettre au monde un enfant unique aussitôt confié à une lointaine belle-mère habitant les provinces reculées de l’Anhui ou du Hunan.

A Shanghai, entre femmes règne une compétition féroce dont l’échelle de valeur est la fortune de leur homme. Elles disent « leur homme » plutôt que leur amoureux. Car elles exigent de lui qu’il tienne son rang. Jamais elles ne lui reprocheront d’être édenté, imberbe ou chauve, pétant ou rotant, l’essentiel étant qu’il s’accommode de leur caractère surtout d’une soif de luxe laquelle se fera croissant avec le temps.

Pauvre homme, il n’oppose pas la moindre résistance. Songeant désespérément aux câlins de minuit, il s’incline.

Malgré tout, la shanghaienne le rudoie.

Pour tout remerciement, elle lui offre plainte et complainte.

Pourquoi ne l’a-t-il pas assez couvert de cadeaux ?

Pourquoi ne l’invite-t-il pas dans les palaces qui pullulent à la sortie Shanghai où pourtant les journées se passent autour d’un écran de télévision ou en pianotant son téléphone portable ?

Du coup, son homme est penaud. Profil bas devant sa femme, il lui laisse la monture. A force d’étouffer, de vivre sous ses cris, il se meut en androgyne. Par dépit peut être, l’air ahuri, il traine sa silhouette comme une femme mais mange comme un homme, tel un malpropre.

Le soir venant, dans des bars fraichement inaugurés où s’agglutinent des occidentaux désœuvrés, la shanghaienne savoure sa réussite, la tête emportée par l’alcool. Jonglant entre des bières exotiques, l’œil guettant ses bagues, la belle s’amuse.

Irrésistiblement, l’ennui guette.

Un ennui profond proche d’une sensation d’inexistence. Comment résoudre l’aberrante équation d’une vie banale et confortable à l‘abri d’un hermaphrodite aussi ennuyeux qu’un pneu de secours ?

Dégagée de tous soucis matériels, elle cherche alors un amant, cette fois un homme sans le sou, un gigolo australien ou un ancien marine de la 82ème division aéroportée mais qui la fera rire en lui parlant crûment de sexe devant des match du NBA, juste le temps profiter de la vie avant que sa beauté se fane.

Addendum

Puissent les occidentaux fraichement débarqués à l’aéroport de Pudong ne pas commettre l’irréparable en s’entichant d’une femme pareille. Le jour venu, ils iront quémander à leur consulat un rapatriement immédiat.

 

François de la Chevalerie (Junma)

Juillet 2012

 

 

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My date with Dèng Lìjūn

Posté par ITgium le 10 juin 2012

 

        

 

Récits de Junma (骏马)

 

(1) La Tianjinoise, douceur et sérénité

 

(2) La shanghaïenne

 

(3) My date with Dèng Lìjūn

 

 

 

(1) La Tianjinoise, douceur et sérénité

 

A priori, elle n’a pas de réputation particulière. 

 

Ni sa physionomie, ni sa taille, pas davantage son allure ne lui confère une aura singulière de celle qui se répande jusqu’à l’autre bout de la planète. 

 

Son malheur serait-il d’être Tianjinoise ? 

 

Vivant à l’ombre de Beijing, Tianjin porte durablement des souffrances.

 

Ville industrielle ; ville encombrée ; ville polluée ; ville portuaire. Accablées par les mauvaises ondes, les Tianjinoises seraient-elles à l’image de leur ville : pâles, austères, tourmentées, affairées, bientôt épuisées ? 

 

Si cela était vrai, pourquoi alors nombre d’hommes se laissent-ils surprendre ? 

 

Pourquoi le cœur d’une Tianjinoise vaut-il bien mieux que tout l’or du monde ? 

 

D’abord, les femmes de Tianjin présentent une remarquable qualité que l’on retrouve chez l’ensemble de la population de la ville. 

 

Une gentillesse naturelle, jamais feinte. S’en nourrissant, les femmes de Tianjin sont aimables, chaleureuses.Nullement compassées, elles rient facilement, s’amusent. Toujours généreuses. 

 

Elégantes, elles ne sont pas empruntées comme peuvent l’être les Shanghaiennes. Nullement à la recherche de quelque récompense mal acquise, elles s’habillent honnêtement. Rares sont celles qui paradent ! Rares sont les vantardes ! C’est vrai que Nanjing Lu ou la promenade le long du Hai He ne sont pas autant concourus que le Bund. 

 

C’est vrai aussi qu’elles n’ont pas à lutter contre les hordes de Russes, d’Ouigours, de Philippines qui tiennent la dragée haute aux Hans dans les bars de Sanlitun et au China Bar à Chang’an Jie. A Beijing comme à Sghqnghai, la chasse est rude. L’on tire à vue ! Peu d’amis dans la mêlée ! Si d’aventure il se trouve une Bejinoise dans les bras d’un milliardaire, elle se tiendra à carreau ! Elle sait que sa survie ne tient qu’à un fil. Du jour au lendemain, il se comptera toujours plus belle, plus jeune, pour rafler la mise. 

 

De ces jeux, la Tianjinoise se moque. 

 

Au lieu d’être sur le pied de guerre, elle offre son sourire. Regard de velours, charmante, bientôt accomplie. Elle trouve le mot juste pour convaincre. Elle s’y exerce sans éclat mais avec détermination. 

 

Déjà la voilà, vous invitant à la fête de l’automne avec sa famille. L’on vous salue alors comme si vous étiez des meubles, de leur histoire. Fils, l’ami, l’amant, le faguoren ! La gorge siphonnée au ganbei, l’on vous attribue un nom chinois. 

 

Junma (骏马), ainsi je me nomme en pays Bohai. 

 

Vous voilà honoré, Junma, d’une gloire dont il est craindre qu’elle ne devienne maritale. 

 

La Tianjinoise a-t-elle manigancé cela ? Est-elle la pièce maitresse d’un plan ourdi de longue date ? Sa famille est-elle complice ? 

 

L’on rage, se maudissant ! En Chine, la candeur est un vilain péché. La traitrise ne durera pas, un seul objectif, la porte de sortie ! 

 

C’est alors que le visage amusé, la Tianjinoise vous dit : « Junma, j’ai appelé un taxi. Comme votre chinois est hésitant, j’ai écrit votre adresse sur un bout de papier. Vous le porterez à la connaissance du chauffeur et tout ira bien. » 

 

C’est qu’elle pense à tout la Tianjinoise ! A nos peurs d’homme comme aussi à nos défaillances linguistiques. Talentueuse diplomate, elle ouvre même des perspectives à notre connaissance terriblement molle du chinois. 

 

La nuit avancée, elle n’ira pas vous surprendre par un coup de téléphone jeté au hasard. Pas davantage le lendemain. Peut-être vous contactera dans la semaine ? Rien n’est moins sûr, elle n’est pas du genre à s’impatienter ! Le silence est son arme. 

 

Son peuple a vécu cinq mille ans, elle saura retenir son souffle le temps qu’il faudra. 

 

Vous voilà démuni ! Tant de qualité portent ombrage à votre situation d’homme libre. 

 

Bousculé, l’on hisse alors la voile, l’appelant, l’interpellant, quémandant. Rampant, à genoux, l’on promet la vie ! 

 

« Le voyage s’annonce heureux » disait Deng Yingchao à Zhou Enlai, son futur époux, qu’elle rencontra à Tianjin en 1923. 

 

Traversant mille péripéties, Ils vécurent cinquante ans l’un auprès de l’autre, s’aimant, d’adorant, protégeant le peuple chinois. 

 

François de la Chevalerie (Junma) 

 

Octobre 2009 (http://tianjin.unblog.fr). 

 

 

 

La shanghaïenne

 

Visage rigide. Sourire carnassier. Parfois elle s’offre un sourire de convenance, habile et séducteur.

 

D‘une beauté aléatoire.

 

Plutôt d’un naturel élégant, décolleté à peine perceptible, les escarpins compensées, un sac selon les saisons. Son allure suinte le goût à l’argent. Généralement, elle se promet une vie confortable à l’abri du besoin dans un monde souvent réduit aux apparences.

 

Une vie rythmée autour de promenades dans des centres commerciaux sans âme. Où dans chaque magasin, des vendeurs efféminés se précipitent vers elle. Elle raconte alors ses désirs, cuir et joaillerie. Sans attendre, elle achète des marques reconnues, emblèmes d’une richesse récemment acquise. Elle achète toujours au delà du nécessaire pour prouver qu’elle existe même dans la futilité.

 

Parfois elle est conviée à une exposition, un peintre occidental ou une relique égyptienne. Ou à un concert, violon et violoncelle. Elle s’y rend mécaniquement. Surtout une obligation. Se bouchant les oreilles, elle regarde vaguement des toiles centenaires. Elle a l’œil plutôt sur l’ombrelle d’une jeune femme supposée concurrente qu’elle déteste aussitôt.

 

Aux abords de la trentaine, une inquiétude la taraude. Pressée par mère et tantes, l’hymen devient son seul objectif. Guettée par de lancinantes migraines, elle consacre alors son temps à la recherche d’une proie avec laquelle elle frayera pour mettre au monde un enfant unique aussitôt confié à une lointaine belle-mère habitant les provinces reculées de l’Anhui ou du Hunan.

 

A Shanghai, entre femmes règne une compétition féroce  dont l’échelle de valeur est la fortune de leur homme. Elles disent « leur homme » plutôt que leur amoureux. Car elles exigent de lui qu’il tienne son rang. Jamais elles ne lui reprocheront d’être édenté, imberbe ou chauve, pétant ou rotant, l’essentiel étant qu’il s’accommode de son caractère surtout de sa soif de luxe lequel se fera croissant avec le temps.

 

Pauvre homme, il n’oppose pas la moindre résistance. Songeant désespérément aux câlins de minuit, il s’incline.

 

Malgré tout, la shanghaïenne le rudoie. Pour tout remerciement, elle lui offre plainte et complainte. Pourquoi ne l’a-t-il pas assez couvert de cadeaux ? Pourquoi ne l’invite-t-il pas dans les palaces qui pullulent à la sortie Shanghai où pourtant les journées se passent autour d’un écran de télévision ou en pianotant son téléphone portable.

 

Du coup, son homme est penaud. Profil bas devant sa femme, il lui laisse la monture. A force d’étouffer, de vivre sous ses cris, il se meut en androgyne. Par dépit peut être, l’air ahuri, il traine sa silhouette comme une femme mais mange comme un homme, tel un malpropre.

 

Le soir venant, dans des bars fraichement inaugurés où s’agglutinent des occidentaux désœuvrés, la shanghaïenne savoure sa réussite, la tête emportée par l’alcool. Jonglant entre des bières exotiques, l’œil guettant ses bagues, la belle s’amuse.

 

Irrésistiblement, l’ennui guette.

 

Un ennui profond proche d’une sensation d’inexistence. Comment résoudre l’aberrante équation d’une vie banale et confortable à l‘abri d’un hermaphrodite aussi ennuyeux qu’un pneu de secours ?

 

Dégagée de tous soucis matériels, elle cherche alors un amant, cette fois un homme sans le sou, un gigolo australien ou un ancien marine de la 82eme division aéroportée, mais qui la fera un peu rire en l’emmenant regarder des match du NBA, juste le temps profiter de la vie avant que sa beauté se fane.

 

François de la Chevalerie (Junma)

 

Juillet 2012

 

 

 

 

My date with Dèng Lìjūn

 

De François de la Chevalerie (jùn mǎ  俊 马)

 

One day on earth.

 

By the year of 1992, I had the outstanding privilege to meet Mrs. Dèng Lìjūn commonly named Teresa Teng a day of September absorbed by a beautiful sunset evening at the terrace of the fashionable Deux Magots, place Saint Germain, the deep hearth of Paris.

 

At that time I haven’t had the Chinese tropism that the one I experienced in my today daily life in Tianjin. By then, I had a poor knowledge about the Chinese millenary culture. The only books I ever read staging China were written by the Belgium novelist Henri Michaux, “A Barbarian in Asia”, the “Condition Humaine” composed by the Charles de Gaulle Minister for Cultural Affairs, André Malraux, and « the good earth » narrated by the amazing American well minded writer, Pearl Buck. It wasn’t enough to stand any comprehensive opinion upon the Chinese history or culture.

 

Despite my notorious inconsistency, a friend of mine, a music business Mogul, asked me to meet what he portrayed as the charming voice of china. As I was arguing that I was awful busy, he frowned his eyes and said emotionally:

 

- Don’t be foolish! She’s the greatest! You will lose quite everything of your short and gloomy life if you don’t talk with her at least a couple of hours.

 

I protested heavily telling him that I wasn’t familiar with music, even more with the China idiosyncrasies. Besides, I was genuinely ignorant of the Chinese singers.

 

He took me by my arm and strongly advocated imperiously his invitation.

 

- This lady is Chinese, but not the average one. Remember that ! There are two Deng in china, both unequalled, both talented by God’s hand, both endowed with the seeds of greatness. Deng, the man! A prominent communist, a long march veteran. Not a blind hearted one, not an orthodox static-centrist. The opposite, a man gifted by an overwhelming in-depth common sense. Since a decade, he is reshaping china. And Deng, the woman. A native from Taiwan granted by a splendid voice, singing alternatively in Japanese, Chinese, Cantonese and English. Do you know someone able to do so? Remember that! The two Deng are the two faces of the same universe. Altogether they are rebuilding the Chinese spirit as it stands in the old times. What I am asking you is to keep something of her mind. A whisper, I mean.

 

Then he called her and arranged the meeting with no more interference from my part.

 

The day comes.

 

My start was awfully bad. I arrived lately, disheveled and unshaven. Being on time for the meeting, she was sitting nearby a window, holding her face in her hand, like Simone Beauvoir in the mid fifties, allowing his gaze to wander. She was on her forties, the cheeks somewhat puffed, a warm smile. A blue lace dress, a sweater over the shoulders

 

- Teresa Teng, I presumed?

 

- You’re François?

 

- I am just what I am, a human being but you are much more than that, an idol, an icon. I heard that some people pray for you before sleeping.

 

She laughed and said:

 

- I am just a woman embracing her way in the today’s life. That’s enough for me and that’s all!

 

- I am not sure of that. You have got a praiseworthy background, lot of songs spreading their faith of love all over the world. And as far as I learn, some lovers reached the moon. I will tell you straightly. I would need more than one year, night an day, to listen all your songs. That’s uncommon!

 

- And imagine, she said assuming a mischievous smile, if you have to memorize all of them. It takes you more than all your life. So, you will get buried with my lyrics. Are you so friendly to do so?

 

- That seems an unbearable task! If it should happen, I need to get urgently an appointment with God! I will ask him to insert in my brain a talent micro ship. Being a mid human a mid computer I would perhaps got the chance to meet this challenge. And even so, I am not sure to reach that goal.

 

- What song of mine do you know?

 

- What an embarrassing question? I am so sorry. I never heard any of your songs.

 

- Mr. Blanc (the music mogul) told me that you are…

 

- I do not know what he told you.

 

- He said that you are like a music critic, a specialist.

 

- What an uncomfortable situation! I am no more that Mr. Blanc old mate.

 

- Great! It is like a new start for me. So I am returning to my first time when I was unknown. Not more that an average Taiwanese mountain girl with Hebei roots.

 

- If you have that possibility, will you return to the future?

 

- Ten thousand times sure! Music business is not always a source of happiness. I read something about Edith Piaf. She has a prodigious voice, an enormous talent. She was in icon but she was also deeply unhappy at such level that she died very early.

 

She remained silent a moment, her eyes absorbed by the cross of the Saint-Germain church. At that time, I realized how gorgeous and elegant woman she was, endowed with an extreme sensitivity. Then she took a long breath, clenching his hands. She stared at me, as she wanted me to witness that moment. Rarely in my life, I felt such strength in somebody eyes.

 

The conversation took another turn. I have more trouble in finding my words. Silences becomes much more frequent. Suddenly, I asked her a question that I consider retrospectively as bizarre and hazardous.

 

- How do you feel Chinese?

 

- I remember a Japanese friend asking me the same question. I gave him that answer. I am five thousand times Chinese as the Chinese civilization. No more no less. Take it or leave it!

 

- You lived a long period of time in Japan. As far as I know, you are always flying back to this country for some show. What is your outlook of a country that hurts so deeply China in the late thirties?

 

- When I came to Japan at the late sixties, I was a young singer. In those years, few Chinese artists were acting in the Japanese scene. Because of my concern about my people history, I remember that an uncontrollable force impulse me to give my best. Unconsciously, I was trying to setup a bridge of friendship between Chinese and Japanese. Most of my songs are love songs. When I drew love between a man and a woman, Japanese and Chinese ties are also concerned.

 

- Like a subliminal message?

 

- Quite the same story! Between a man and a woman, sometimes they loved each other sometimes not. If this happens, my ambition is to encourage them to love each other once again. As the years passed, I assumed this message for the two countries. Of course, at my level, that’s a tiny contribution. Because fate has given to me a voice, I had to make sense. I bring my stone.

 

- Why did you never play in China? Isn’t the same story?

 

- I am a love singer no more than that. What I am sure about, you shouldn’t impose love by decree. Love is intrinsically a subsequent part of freedom. A man and a woman need to impose to themselves a complete understanding of their freedom: the freedom to choose each other, the freedom to give birth to a wonderful feeling. That’s the today china main challenge: if both don’t radically accept freedom, love between the RPC and the RC should be always weak.

 

She stopped a moment to breath deeply and added in a gentle voice.

 

- China will be a great country when the spirit of freedom will flourish everywhere. As a native of the Taiwan, I consider that we don’t have to build weapons, warships or fighters but just talk about love between us.

 

- Some sources said that you are a secret agent from the Taiwanese bureau?

 

- Are you joking? Me a secret agent? Was Edith Piaf a secret agent? Do you pretend that I have the look of a secret agent? That’s so funny!

 

- Marlene Dietrich has this reputation!

 

- It is true that I would love to see in my lifetime my people housed under the same roof, a single banner. It would be the completion of my most beautiful dream.

 

As silence felt between us, I wasn’t able to ask her another question. As I listen her during this priceless interview, I become to realize how exemplary she was: a model of beauty, in-depth class and charisma, altogether evolves in a beautiful spirit.

 

I asked her to join me to attend a piano concert in the church of Saint Germain. A Rachmaninoff sonata will be played.

 

After the session, we walked a few miles through the Paris streets, crossing the Seine River. We talked about the mysteries of the life. Destiny and fate. She was exuberant arguing as well. Lastly, we reach the old-fashioned Brasserie, Chartier, when we have dinner. I suggested her to eat an andouillette sauce moutarde, the famous meat of this restaurant. I didn’t recall how many times we laughed together on any subject. It is then that a waiter went to our table and said:

 

- A man and a woman so happy! That’s the purpose of love!

 

I turned red while she posed a sweet smile on me.

 

The meal ended, she thanked me for this evening. On her way to take a cab, she said:

 

- Please, don’t communicate my word to anybody. Just have it classified! Be cautious! Today world is not like a love song.

 

As I intended to take her hand, she concluded:

 

- Don’t be romantic! You told me that I am Icon. An icon doesn’t love anybody else than her mirror!

 

Then she laughed and got into the cab.

 

I then understood that I had to stay a man in the crowd away form any useless dream.

 

I never saw her again.

 

 

 

François de la Chevalerie (Junma)

 

Juin 2012

 

 

 

 


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Et si la Chine perdait son triple A ?

Posté par ITgium le 30 décembre 2011

La crédibilité d’un pays se mesure aussi à son état sanitaire.

Si l’interminable feuilleton sur la crise de l’endettement nourrit les peurs, depuis ma lucarne chinoise, je m’offre une lecture nuancée.

L’œil rivé sur les comptes, les agences de notation traduisent en termes crus la défiance des investisseurs inquiets devant des accumulations de dette. Sont-elles seulement bien inspirées ? A ne s’en tenir qu’à de seules considérations financières, elles négligent un paramètre, la crédibilité d’un pays se mesure aussi à son état sanitaire.

A contrario, un pays où celui-ci est préoccupant représente un risque élevé. Célébrée pour ses remarquables finances, la République Populaire de Chine mérite un triple A. Mais derrière la manne, une redoutable lézarde trompe cette certitude. A telle enseigne, comment expliquer que nombre de notables et de familles aisées cherchent obstinément à envoyer leurs enfants à l’étranger avec souvent l’objectif d’y acquérir la nationalité ? Comment comprendre le projet de s’établir dans des pays souvent exsangues financièrement ?

La réponse vient de la détérioration de l’environnement en Chine. Celle-ci n’est plus théorique ou sujette à débat. Tel un couperet, elle frappe chaque famille, les hôpitaux débordant de malades. Longtemps beaucoup n’admettaient pas l’origine du mal. Désormais les langues se délient, le ciel sulfureux est pointé du doigt comme ces derniers jours à Pékin. Sur Weibo, le twitter chinois, plus personne ne croit en rien. Coupables : outre la pollution de l’air, une chaîne alimentaire gorgée de métaux lourds, l’utilisation de produits dangereux dans l’habitat, le tout augmenté par la passivité des autorités locales. Les journaux chinois foisonnent d’incidents sanitaires. Tel jour du mercure détecté dans une boisson gazeuse tel autre de la mélamine dans du concentré de protéine de riz. Certes les autorités sont conscientes de la situation mais elles hésitent à prendre des décisions qui compliqueraient l’indispensable relèvement du niveau de vie d’une partie de la population toujours déshéritée. Déjà bousculée par les conséquences de la décélération de la croissante mondiale, celle-ci est à cran. Du coup, les autorités privilégient les effets d’annonce. Ici, une charte environnementale pour les entreprises exportatrices. Là, la construction d’Eco villes. Souvent des trompes l’œil. Elles restent timorées car le coût du nettoyage en règle de la Chine serait astronomique. Pire ! Elles tolèrent l’impensable comme l’autorisation récemment donnée par le Ministère de la Santé de la présence du staphylocoque doré dans des produits congelés de consommation courante, comme le riz ou la pâte à cuire. Ainsi la facture de l’endettement sanitaire s’aggravera encore pour les générations futures.

Quoi de plus normal alors que des chinois cherchent dans un instinct de survie à s’en échapper ? Pourquoi leurs enfants devraient-ils payer (de leur santé) ce dont ils ne sont pas responsables ?

 

Cette question devrait nourrir la réflexion des agences de notation. Alors que cet Eté, tout le monde prédisait le pire concernant l’abaissement de la note des Etats Unis, ce pays emprunte aujourd’hui à des taux bas. Les investisseurs n’auraient-ils pas reconnu que, tout compte fait, les Etats Unis proposeraient un environnement sain ? Si donc l’Europe prenait le chemin d’un renforcement de ses institutions vers plus de démocratie et d’efficacité, ajouté à cela une nature plutôt protégée, plus rien ne devrait incommoder des investisseurs par trop pusillanimes. Et si ces derniers se font encore tirer l’oreille, un indice devrait attirer leur attention. Même si les comptes de leur pays battent de l’aile, rares sont les européens qui envisagent de plier bagage. Malgré tout, se maintient dans les esprits l’idée que l’Etat de Droit existe, que la contestation démocratique est possible et surtout qu’il y fait plutôt bon vivre.

 

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La toile de fond de la prestation de Dominique Strauss-Kahn en Chine, à Pékin

Posté par ITgium le 25 décembre 2011

J’ai assisté le 19 décembre à la prestation de Dominique Strauss-Khan lors de la conférence organisée par le groupe NetEase, l’un des géants de l’Internet et du jeu vidéo en ligne chinois.

Souvent vanté pour ses compétences économiques, son argumentaire était par trop prosaïque, une suite de poncifs. Un discours de facture médiocre, souvent alambiqué. Aucune vraie considération pour les intérêts de la France.

Toutefois c’est surtout la toile de fond de cette prestation qui mérite attention.

La société invitante, le groupe NetEase, est connue pour respecter à la lettre le filtrage et le contrôle des informations sur internet. Propriétaire du site 163.com, riche en millions d’adresses répertoriés, cette entreprise a souscrit au récent protocole réclamé par l’Etat Chinois concernant le renforcement du contrôle sur les messageries.

Nullement Dominique Strauss-Khan n’a t-il évoqué ce contexte pour le moins curieux. De surcroît, nullement n’a t-il chahuté la position chinoise ?

Par l’écho qu’elle pouvait leur apporter, l’invitation de D. Strauss Khan à cette conférence a partie liée au souhait des dirigeants du groupe NetEase de renforcer la valeur de capitalisation de leur société au New York Stock Exchange, celle-ci étant peu ou prou évaluée à hauteur de 6 milliards de dollars.

A toutes fins utiles, il importe de rappeler que cette entreprise comme également Youku, autre géant de l’internet, toutes deux ont connu une percée exceptionnelle en Chine pour trois raisons principales : autorisations facilitées au motif d’un contrôle de l’information, absence de concurrence (les sites sociaux occidentaux tels Youtube et Facebook, Daily Motion sont inaccessibles en Chine) et pillage en règle des droits d’auteur.

Alors que les méthodes du groupe chinois connaitraient en Europe un traitement judiciaire, ces entreprises ont reçu sans problème le quitus pour leur entrée au New York Stock Exchange grâce à l’activisme, notamment, de Banques d’affaires et ce, en contrepartie de commissions exorbitantes.

L’opération est rentable car, par exemple, Youku a été valorisée à hauteur de 3,3 milliards de dollars le jour même de son entrée en bourse.

Pâle instrument d’une stratégie financière bien huilée, Dominique Strauss Khan n’aurait-il pas reçu un défraiement significatif en rapport avec sa prestation ?

Une question se pose.

Sont-ce ces mêmes banques d’affaires qui lui auraient suggéré de se rendre en Chine afin de leur prêter main forte et ce, dans l’intérêt bien compris du groupe Chinois ?

In fine, NetEase est une entreprise modèle du capitalisme financier agissant par delà les règles et passant outre le respect des droits d’auteur tout en étant servile à l’endroit de son gouvernement.

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Une base d’accueil pour les extraterrestres en Chine

Posté par ITgium le 3 décembre 2011

 

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Une base d’accueil pour les extraterrestres en chine

de Francois de la Chevalerie, décembre 2011

Dans la province du Gansu, aux environs de la municipalité de  Dunhuang (敦煌) dans la préfecture de Jiuquan, des formes étranges gigantesques ont été remarquées depuis le ciel par les satellites Terra ou landsat 7. Révélées par google maps, ces photos suscitent la controverse.

Avant poste sur la route de la soie, entourée de montagnes, ville commerciale au début du premier millénaire, Dunhuang se situe à l’est du désert du Taklamakan. Cette ville est surtout connue depuis la découverte en 1900 de grottes bouddhiques datant du 4ème siècle et abritant, entre autres vestiges, une  bibliothèque murée. Dans celle-ci, ont été retrouvés des manuscrits tibétains dont certains sont considérés comme les premiers ouvrages imprimés de l’histoire de l’humanité tel le Soutra du Diamant, datant de 868 après J.-C.

A quelque encablure de Dunhuang, dans une zone désertique, les photos répertorient des structures titanesques. Une première observation laisse penser à des géoglyphes, formes à l’architecture mathématique complexe. Leur disposition spatiale rappelle les figures géométriques de Nazca au Sud du Pérou. Un cliché représente des milliers de lignes accidentées s’entrecroisant dans une sorte de grille gigantesque et s’étirant sur 25 kilomètres de long. Un autre cliché préjuge la présence de tours de refroidissement comme celles utilisées dans les centrales nucléaires.

Quelle serait l’utilité d’un tel ouvrage, situé dans une zone particulièrement déshéritée, presque inhabitée et dépourvue d’intérêts stratégiques ?

Écartée d’abord l’hypothèse d’une zone de développent économique comme il en existe par trop en République Populaire de Chine car la région est loin de tout. Ce d’autant plus que, renseignements pris, il n’existe aucun projet de cette sorte dans les environs de Dunhuang.

Exclue l’option d’une centrale nucléaire ou d’une mine. Le Ministère chinois de l’industrie dispose d’un registre de toutes les installations Aucune ne se trouve dans les parages. Pas davantage de mine d’une telle ampleur dans les environs.

Reste la possibilité d’une usine solaire. En effet, une unité existe à Dunhuang laquelle devrait génère 1.48 million kWh. Si cette région assez ensoleillée se prête à ce type d’industrie, cette dernière est néanmoins de petite taille à comparer avec la puissante centrale solaire thermique d’Europe ‘Andasol’, d’une puissance de 100 MW.

Reste la piste militaire. Très éloigné des zones frontalières, cet emplacement ne semble pas judicieux à moins qu’il s’agisse d’une base arrière mais celle-ci serait alors fort éloignée des zones dites à risque. De surcroit, la visibilité depuis le ciel la rendrait immédiatement vulnérable.

Aire d’accueil pour les extraterrestres (wài xīng rén 外星人)

Curieusement Dunhuang se trouve dans la préfecture de Jiuquan (酒泉). Or le premier centre spatial chinois porte le même nom.

Il n’en fallait pas moins pour suggérer l’attention des ufologues dont certains soupçonnent que ce complexe serve d’aire d’accueil pour des vaisseaux extraterrestres.

Visible depuis le ciel, elle leur permettrait de s’orienter sans encombre vers la Terre. Du reste, l’environnement géographique ressemble à s’y méprendre à la zone 51 dans le Nevada. Zone désertique nullement affligée par la pollution lumineuse, ciel le plus souvent clair dépourvu de nuages. Qui plus est, elle couvre une vaste surface dans les environs d’une centaine de kilomètres carrés. Qui plus est, le climat sec de la région, la nature du terrain et l’absence de végétation devraient permettre à des dessins géométriques de se maintenir longtemps.

Si d’aventure cette hypothèse était confirmée, elle serait conforme aux appétits grandissant de la chine en matière spatiale. S’appuyant sur des budgets en croissance, les chinois multiplient les initiatives et axes de recherche sous l’autorité de la China National Space Administration (CNSA). Outre le programme la navette spatiale Shenzhou (vaisseau divin) mais surtout Tiangong 1 (Palais céleste 天宫) station spatiale développée par l’agence spatiale chinoise CNSA, la recherche d’intelligences extraterrestres (xún zhǎo wài xīng rén 搜寻地外文明计划) est aussi retenue.

Nullement caricaturée comme elle peut l’être dans certains pays occidentaux, cette hypothèse fait l’objet d’une attention croissante en Chine même si les autorités restent muettes à ce sujet. Des associations d’observations d’ovnis (fēi dié 飞碟) se multiplient. A la différence des pays occidentaux, leur composition regroupe des scientifiques lesquels abordent cette question de manière décomplexée et appuient leur réflexion sur les nombreux incidents rapportés ces dernières années. De surcroit, les pages des journaux chinois abondent d’articles recensant des apparitions étranges dans le ciel de Chine avec une liberté de ton assez surprenante. Avec force de détails, chaque cas suscite des analyses non dogmatiques où toutes les pistes possibles sont envisagées. Loin de tout tabou, l’objectif est de mieux connaître tout phénomène supposé en lien avec un monde extraterrestre.

Deux exemples en témoignent.

En octobre 2010, un aéroport en Mongolie Intérieure avait été fermé pendant plus d’une heure suite à l’observation d’un objet brillant aux mouvements erratiques dans le ciel repérés par des témoins et par le Bureau du Trafic Aérien. Plusieurs vols avaient été alors redirigés vers Baotou. Au bout d’une heure, les lumières ont disparu et les avions ont été autorisés à atterrir à nouveau. A l’été 2010, un OVNI avait aussi entraîné la fermeture pendant quelques heures de l’aéroport de Hangzhou.

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Histoire succincte de l’or Chinois (1940-1949)

Posté par ITgium le 9 septembre 2011

Longtemps compagnon de route des communistes, Avlor Landić de Hazelrof[1] était un économiste, à partir de 1940, il prend ses distances avec le mouvement révolutionnaire et se rapproche du Kuomintang Zhōngguó Guómíndǎng, littéralement le « Parti nationaliste chinois ». Il entretient alors une relation amicale avec Song Ziwen 宋子文, (1894–1971), ministre des Affaires étrangères (1942-1945) de la République de Chine. Devenu son homme de confiance, ce dernier lui confie la gestion des réserves en or de la Chine avec pour mission de les soustraire aux communistes si d’aventure ces derniers s’emparaient du pouvoir. Depuis des décennies, le gouvernement nationaliste avait engrangé des stocks d’or dont la majeure partie provenait des caisses secrètes des Seigneurs de guerre déchus, notamment Feng Yuxiang.

En 1942, cette masse représentait peu ou prou de 40 % du stock d’or mondial.

Le général Joseph Stilwell, chef d’état-major de Tchang Kaï-chek (Jiǎng Jièshí 蒋介石) informe Washington de son existence. Considérablement endettés après la guerre, les États-Unis cherchent désespérant de l’argent frais. Sous la conduite de John Pablo Lozano, l’Office of Strategic Services (l’ancêtre de la CIA) aidé par des agents issus de la France Libre et avec l’aide du père Dominicain Michel Landier entreprennent alors l’exfiltration d’Avlor Landić de Hazelrof. Souhaitant émigrer aux Amériques, ce dernier cède les clefs du trésor lequel est aussitôt mis sous séquestre.

Fort de ce concours, cumulant désormais de facto des réserves d’or impressionnantes, les États-Unis entreprennent la relance de leur économie mais surtout établissent une domination durable sur le monde.

Lors des accords de Bretton Woods, ils imposent le Gold Exchange Standard fondé sur le dollar américain et rattaché à l’or sur la base de 35 dollars américains l’once d’or.

Cette stratégie contribue également à la mise en place de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international grâce auxquels le Plan Marshall sera financé, comme le rapporte Jean Vinatier. En marge de la visite de Richard Nixon en Chine, peu de temps avant sa mort, J. Edgar Hoover, Directeur de la CIA, aurait été interrogé sur le sort de cet avoir, ce dernier aurait alors répondu : »They haven’t a Chinaman’s chance! » (National Archives and Records Administration).

Ayant participé à son éloignement, la France n’est pas en reste. Aujourd’hui disparue, la Banque de la Cité recueille une partie de ces avoirs selon deux formes, des dépôts semi liquides (lingots d’or) et des objets d’art. Sous la conduite de Joseph Pouliquen, Compagnon de la Libération, cette affaire est menée à bien. En 1964, soucieux de se démarquer des positions américaines, le Général de Gaulle fera de la France le premier pays occidental à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Aucune information particulière ne filtre alors en rapport avec l’or chinois.

 

De François de la Chevalerie, Octobre 2011



 

 

[1] Avlor Landić de Hazelrof, né à Varaždin, chef-lieu du Comitat de Varaždin, en Croatie, le 15 novembre 1898, mort le 23 décembre 1972 à Managua.

 

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L’acquisition par des ressortissants chinois de bars tabac à Paris

Posté par ITgium le 5 septembre 2011

L’acquisition par des ressortissants chinois de Bars Tabac à Paris de François de la Chevalerie

Préambule

Depuis plusieurs années, le rachat de bars tabac par des personnes physiques ou des sociétés chinoises s’accélère, notamment, dans la région parisienne. Dans certains quartiers, une majorité est désormais aux mains de ressortissants franco chinois. Cette situation suggère des commentaires contrastés allant de l’incrédulité jusqu’à la franche hostilité comme en témoignent les relevés des débats dans certains Conseils de Quartier[1].

Quelles sont les raisons qui concourent à l’engouement des chinois au rachat de brasseries ? Quels sont les mécanismes sur lesquels s’appuient financièrement ces opérations de rachat ? Quels en sont les résultats ?

Manne financière presque illimitée !

Fort du dynamisme de son économie, la Chine dispose d’une capacité financière presque illimitée. Si les institutions et les entreprises s’enrichissent, des fortunes privées se constituent rapidement. Le taux de l’épargne des ménages s’est accru significativement, évalué en 2011 autour de 30 % du revenu disponible dans les villes[2].

Si traditionnellement l’investissement chinois concerne essentiellement le développement industriel et commercial de la Chine ou les marchés boursiers locaux, outre encore l’achat de bons du trésor ou d’obligations de pays occidentaux, l’acquisition de biens à l’étranger est également prisée.

Au delà du rachat de sociétés, les choix des investisseurs chinois se portent également sur le marché immobilier des grandes villes, cette situation favorisant l’augmentation des prix dans certaines capitales européennes[3].

A ces disponibilités financières, se superpose un climat d’inquiétude indissociable à la volatilité des monnaies et des marchés boursiers.

Chez les particuliers, cette crainte conduit à une diversification des actifs, notamment, en direction d’achat de produits à revenus permanents et peu cycliques comme, par exemple, c’est le cas pour les bars tabac.

S’ajoute enfin un problème structurel. Compte tenu de la nature du régime en Chine, des décisions autoritaires peuvent être prises du jour au lendemain, comme cela été le cas dans la lutte contre la spéculation immobilière à Shanghai où l’augmentation de la taxation de sociétés étrangères. Des lors, certains nourrissent le projet de disposer de réserves ou d’actifs à l’étranger.

Origine des acquéreurs

La majorité des acquéreurs sont originaires de Wenzhou, ville de la province de Zhejiang et comptant avec une population de 8 millions d’habitants. Dans les années 80, une immigration soutenue de chinois des « Wenzhou rén” s’est dirigée vers la France. Selon le Ministère de l’intérieur, près de 37 000 personnes auraient migré en France entre 1980 et 2000.

Une fois établie sur place, cette communauté a montré un dynamisme commercial époustouflant. Reprenant d’abord les restaurants chinois du quartier de la rue d’Ivry (13ème arrondissement), ils ont ensuite remodelé le quartier de Belleville, désormais deuxième quartier chinois de Paris. De surcroît, ils ont créé la première plateforme commerciale chinoise en Europe à Aubervilliers. Cet activisme commercial est à l’origine d’un enrichissement sans précédent des « Wenzho rén » dont la plupart disposent de la nationalité française.

Quel mode de financement ?

L’acquisition d’un fonds de commerce libellé « Bar Tabac-Française des Jeux » à Paris n’est nullement à la portée de tous. Selon l’emplacement, le coût varie entre 400 000 à plus de un million d’euros, voire plus.

Généralement, l’apport minimum doit être de 33% du fond de commerce en cas de reprise d’une activité tabac et 25 % du besoin en financement total, ce montant incluant les frais notariés, les stages, la première commande tabac, le stock et le fond de roulement.

Si traditionnellement les acquéreurs doivent constituer des plans financiers particulièrement rigoureux pour obtenir des prêts bancaires et lesquels sont le plus souvent adossés à des cautions (souvent des hypothèques), le montage financier poursuivi par les acquéreurs chinois est tout à la fois plus complexe et plus efficace.

Rarement les acquéreurs enregistrés[4] sont les seuls pourvoyeurs de fonds.

Selon le Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou[5], l’acquéreur nominatif intervient rarement au-delà de 10 % du montant de l’acquisition, même pour l’apport initial.

Dans la plupart des cas, les montages financiers sont organisés selon le mode de la tontine.

Plusieurs acheteurs chinois se regroupent pour participer à l’achat des fonds de commerce, des personnes privées mais aussi des sociétés, voire des collectivités territoriales.

En moyenne, chaque rachat implique une quinzaine de personnes alors même qu‘un seul acquéreur apparaît sur les registres du commerce en France.

Toutefois, le tour de table est mouvant, tenant rarement au delà d’une année.

Dûment consignées en Chine, les parts de titres de propriétés sont négociables et se revendent sur un marché dit « off » lequel s’appuie sur les fondamentaux de commerce considéré mais également sur la demande estimée. Or, celle ci est croissance continue. Inévitablement, cette pratique favorise des opérations de concentration. Via le truchement d’une société off shore, un district de Wenzhou serait propriétaire de 25 % des bars tabac à Paris gérés par des chinois.

Selon le Directeur du Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou, les montages financiers trouvent toujours preneurs ! »  « Je crois, assure-t-il, que si nous demandions le quintuple de nos besoins réels pour investir dans l’acquisition des commerces à Paris, nous raflerions aussitôt la mise ! De fait, nous pourrions acquérir d’un seul jet l’ensemble des brasseries parisiennes mais, ajoute-t-il, les autorités nous freinent. » Selon ce dernier, l’investissement déjà réalisé atteindrait déjà 160 millions d’euros d’euros.

Du coup, avec les chinois, les négociations sont plutôt rapides alors qu’elles auraient tendance a s’éterniser avec d’autres types d’acquéreurs, faute souvent d’un dossier solide de financement.

Encadrement officiel

Cette remarque n’est nullement innocente. Comme d’autres actifs, l’achat de fonds de commerce est discrètement suggéré et orchestré par les autorités chinoises et, de surcroit, peu ou prou par son bras actif en France, l’Ambassade de Chine en France.

L’objectif est louable. L’achat massif de bons du trésor des Etats Unis comme des dettes des pays occidentaux étant sujet à caution, une diversification est indispensable pour décongestionner le trop plein financier.

Dès lors les autorités chinoises entendent encadrer cette orientation, notamment, à travers la mise en place d’un relais bancaire officiel. C’est ainsi qu’une filiale de la banque Chinoise, ICBC[6], s’est installée en France en 2010. En apparence, celle-ci a pour rôle de jouer un rôle de trait d‘union entre les grandes entreprises ou les institutions financières françaises et chinoises mais sa présence est également motivée pour la nécessité de structurer ce flux.

Cette démarche vise, d’une part, à diminuer les lancinants soupçons de blanchiment d’argent et, d’autre part, à organiser les rétributions au profit des véritables propriétaires directement en Chine.

La recette win-win

En Chine, pour attirer les investisseur, les autorités ont un maitre mot, le win-win, une formule d’usage selon laquelle l’investisseur occidental tout autant que son partenaire chinois seraient gagnants dans le cadre d’opérations conduites ensemble, notamment, dans le cadre de Joint Venture. Dans la réalité, comme l’affirment de nombreux occidentaux, la partie chinoise tirerait davantage profit de cette pratique, emportant un double gagnant de son côté, le transfert technologie et le marché, pour ne laisser que cette seule part de l’autre côté et celle-ci selon des conditions de plus en plus draconiennes.

C’est une recette identique que les chinois s’emploient à conduire en France.

Selon le même Directeur du Bureau des Echanges internationaux de Wenzhou, la première étape consisterait à acheter des fonds de commerce.

La deuxième étape viserait au regroupement de l’ensemble de ces activités, d’une part, autour de services intégrés : formation du personnel, achat, logistique, comptabilité. Outre une réduction des couts, cette démarche permettrait de créer une dépendance accrue entre ces commerces, rendant, d’une part, plus difficile d’éventuelles velléités d’indépendance des propriétaires nominatifs et, d’autre part, de valoriser le cas échéant des produits ou des services ciblés.

Qui plus est, une Agence de communication chinoise siégeant à Shanghai aurait été mandaté pour construire une stratégie de communication commune à l’ensemble du réseau. Outre des objectifs commerciaux, cette démarche serait destinée à des investisseurs chinois, ces derniers devant se rendre compte de l’opportunité d’investir dans ce secteur. Si donc ils s’accomplissaient, ils s’acquitteraient alors d’un Droit d’entrée[7] imposé directement en Chine sur le marche dit « Off » (cf. en section 2).

Blanchiment d’argent

En toile de fond, revient de manière lancinante la question du blanchiment d’argent. Comme il a été rapporté plus haut, les autorités chinoises veillent à diminuer le soupçon de blanchiment mais celui se maintient dans l’esprit des habitués des bars tabac.

Les anecdotes ne manquent pas.

Beaucoup de fumeurs expriment des doutes sur le contenu de certains paquets de cigarette. Certaines marques ne sauraient que des enrobages astucieux, le goût étant sans rapport avec le modèle d’origine. D’autres rapportent que des montants gagnés au Loto, même ceux d’un montant important, seraient réglés en liquide. Cependant, il s’agit que de rumeurs. Sauf quelques cas d’infraction isolés, pour le service de la répression des fraudes[8], aucune généralisation ne peut être fait.

Chiffre d’affaire en régression

Un bémol à cette stratégie les bars tabac gérés par des chinois présenteraient une régression du chiffre d’affaire de l’ordre de 10 a 20 %.

Au delà d’une restriction du l’usage de tabac ou de la multiplication des jeux d’argent sur Internet, la raison tiendrait principalement à un problème culturel. D’une part, les chinois éprouvent une certaine de difficulté à proposer une restauration de type Française ad minima, comme le réclament les clients, dans le genre saucisson beurre cornichon. Ne prisant guère la cuisine hexagonale, certains commerçants vont jusqu’à sous traiter cette activité pour le déjeuner.

En outre, les chinois n’éprouvent guère d’inclination à participer aux inévitables débats dits « du café de commerce » qui émaillent la vie de ce genre d’établissement. Or ce type de commerce doit beaucoup à une clientèle d’habitués, prompts à découdre sur n’importe quel sujet. Déçus par l’ambiance, certains se réorientent alors vers d’autres établissements à l’accueil plus chaleureux ou rechignent à venir.

Des lors, le bars tabacs rachetés par des chinois s’apparente davantage à un point de vente Tabac-Francaise des Jeux qu’à un lieu de convivialité et, de surcroit, de restauration.

A terme, cette situation peut être critique, car la surface acquise est sans lien par rapport à celle réellement productive. Pourquoi acquérir des m2 en nombre alors que seule une partie d’entre eux est réellement productive ? Enfin dans l’éventualité d’une vente, faute d’un portefeuille stable de clients, la valeur à la revente du fonds de commerce du bail pourrait être singulièrement amputée.

Conclusion

Au regard des dernières observations, sauf à considérer une formation du personnel aux besoins spécifiques d’une clientèle, il n’est pas acquis que cette stratégie se poursuive. Comme en témoigne la fermeture de nombreux restaurants chinois, l’acquisition de bar tabac pourrait aussi marquer le pas. Comme dans d’autres secteurs d’activités, la donne culturelle est essentielle pour maintenir le cap et rencontrer le chemin de la réussite.

Septembre 2011

 


 

 


 

[1] Les conseils de quartier sont des structures associant des habitants d’une ville à la gestion municipale.

 

[2] En France, aux alentours de 13 %

 

[3]  En 2010, les chinois représentaient pas moins de 0,5% des acquéreurs à Paris, un chiffre en constante hausse.

 

[4]Eux mêmes ou à travers leurs familles

 

[5]  Bureau of foreign trade & economic cooperation

 

 

[6] L’ICBC pèse plus de 240 milliards de dollars ! Le 18 janvier 2010, 300 personnalités étaient conviées par M. Jiang Jianqing, président de la puissante banque chinoise pour célébrer en grande pompe l’ouverture de sa succursale française. 

 

[7] Bouquet financier

 

[8] Si le soupçon de travail au noir est souvent questionné selon la règle du 1 pour 3, les services de l’URSSAF n’ont pas produit un type de documents particulier concernant ce secteur

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Les chinois, victimes d’un racisme ethnique en France

Posté par ITgium le 3 juillet 2011

Les chinois, victimes d'un racisme ethnique en France dans Le racisme anti chinois en France racisme-anti-chinois-300x225

Racisme anti chinois

Les récits de  jùn mǎ 俊 马 François de la Chevalerie

Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix.

De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.

Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.

L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.

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Racisme anti chinois paris

Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine.

Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.

Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.

Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?

D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?

De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.

De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité !

Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?

D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.

De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.

 

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Avlor Landic de Hazelrof

Posté par ITgium le 21 juin 2011

Avlor Landić de Hazelrof de François de la Chevalerie

Avlor Landić de Hazelrof, né à Varaždin, chef-lieu du Comitat de Varaždin, en Croatie, le 15 novembre 1898, mort le 23 décembre 1972 à Managua.

Longtemps compagnon de route des communistes, Avlor Landić de Hazelrof était un économiste, spécialiste de la Chine, et un astronome.

Ses origines sont croates et serbes, du côté de son père, Zag Landić de Hazelrof, et albanaise, du côté de sa mère, Aferdita Bulezim.

JEUNESSE ET ENGAGEMENT

À la mort de ses parents assassinés par des membres du mouvement Jeune Bosnie, il s’enfuit vers Thessalonique.

À l’âge de 14 ans, Avlor Landić de Hazelrof s’embarque comme mousse au port du Pirée. Durant trois années, il traverse les océans, fréquentant particulièrement les lignes maritimes allant vers l’Asie.

En 1916, le navire sur lequel il naviguait est réquisitionné par l’Administration en charge de la Concession française de Shanghai. Comme tous les autres bateaux, ce dernier était appelé à convoyer des travailleurs chinois à destination de l’Europe afin de pallier au manque d’effectif dans les usines d’armement.

Mis à pied, Avlor Landić de Hazelrof retrouve un emploi de groom au Palace Hotel sur le Bund, propriété de Sir Victor Sassoun, qu’il occupera plusieurs années durant.

Pendant cette période, il apprend le mandarin, tout en fréquentant le Tongmenghui, société naguère secrète, créée par Sun Yat-Sen. Il noue aussi des relations avec des chefs révolutionnaires dont, notamment, Liu Shaoqi.

En 1921, il intègre la section étrangère du Parti communiste chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng) laquelle est alors essentiellement composée de juifs originaires de Russie et de Pologne dont, notamment, le père d’Israel Epstein.

Il assiste au premier congrès du Parti en juillet 1921 lequel se tient dans la concession française de Shanghai.

Durant cette période, il acquiert le nom chinois jùn mǎ ( )

ECONOMISTE

Ecrivant et parlant parfaitement le mandarin, Avlor Landić de Hazelrof est un autodidacte. Grand lecteur, il se nourrit de littérature marxiste et marque aussi une prédilection pour les ouvrages économiques, en particulier, Adam Smith, David Ricardo et Daniel Bernouilli. D’ailleurs, Il traduit en mandarin le livre d’Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations.

Dans les réunions de la section étrangère du parti communiste chinois, il est remarqué pour ses analyses audacieuses en matière économique.

Remarquable précurseur, dès 1925, il considère que la division internationale du travail est une idée favorable à la Chine. Dans les années trente, il est l’auteur de plusieurs études où il entreprend une segmentation méthodique des provinces chinoises en fonction de leur avantage industriel ou agricole comparatif par rapport au marché mondial.

Reconstituant l’historique des savoirs de chaque région, il suggère leur spécialisation, le tout étroitement contrôlé par un gouvernement centralisé et autoritaire. « Forte de cette démarche, soutient-il, la Chine disposera alors de l’arc de ciel absolu des pouvoirs pour installer sa domination sur le monde. S’ajoutant aux matières premières, toute la chaine de production agricole et industrielle doit être concentrée en Chine. C’est à la condition d’une indépendance absolue que la Chine pourra faire entendre sa voix sans nulle crainte en retour » ce qu’il nomme à dessein l’impérialisme centripète.

Ses idées seront mis en exergue dès l’établissement du premier plan quinquennal chinois au début des années cinquante (Five-Year Plans of the People’s Republic of China Zhōngguó Wǔnián Jìhuà). Elles s’imposeront surtout comme des orientations majeures à partir du 6e plan (The Sixth Five-Year Plan, 1981–1985), s’inscrivant depuis lors dans le corset du préambule de chaque plan.

Alors communiste convaincu, il n’élude pas la perspective de l’économie mixte. Estimant que cette orientation pourrait concourir à la désagrégation du communisme, Il suggère d’y remédier en favorisant la mise en place d’un actionnariat mixte intégrant vivant et mort. S’inspirant de la place des ancêtres dans la culture chinoise, tout comme chaque civilisation perdure par la force son passé, toute organisation sociale doit tenir compte de ceux qui ont participé à sa naissance ou ont contribué à son développement. Dans son livre, la parole des ancêtres, il en définit le fonctionnement. De leur vivant, les morts laisseraient des instructions précises obligeant la Direction de l’entreprise dans ses décisions, cette clause valant minorité de blocage post mortem.

PREDICTIONS

Avlor Landić de Hazelrof est surtout connu pour ses prédictions en matière économique. S’appuyant sur une connaissance aigue de l’astrologie chinoise, il relit l’existence de cycles économiques à une lecture scientifique du mouvement des constellations. Dans son second livre, l’agiométrie de l’espace, il formule des prédictions, détaillant au plus près chacun des événements à venir. Certaines raisons palpables, affirme-t-il, provoquent des crises mais celles-ci surviennent réellement lorsque la conjonction des étoiles est défavorable. Ainsi aurait-il prévu les secousses économiques qui sévirent durant la chine maoïste. Surtout, il fixe aux alentours des années 2010-2020, une crise de grande ampleur. Selon lui, la surévaluation des biens justifiée par la nécessité de maintenir coûte que coûte l’existence des koulaks, autrement en termes de l’époque la classe moyenne, devrait entrainer une crise sans précédent. Selon ce dernier, le balancier des astres ayant tourné, l’effondrement général des économies occidentales est à prévoir.

La plupart de ses prédictions se sont avérées juste. Dans un essai, l’épuisement du poète, le père jésuite, Bernard Renaud Von Jacquemol, affirme qu’Avlor Landić de Hazelrof était « cruellement doué pour prédire un avenir par trop cruel ».

Pour le père Dominicain, Philippe Poiget, les prédictions d’Avlor Landić de Hazelrof ne s’opposent qu’à lui même. « Rien de ce qu’il dit ne présente la moindre once de vérité. Il s’impose des idées qu’il est bien le seul à croire ! » Cette position est contestée par le militant laïc, Denis Thevenin lequel assure que les prédictions d’Avlor Landić de Hazelrof démontent tout le système des [[croyances]]. Selon ce dernier, il y aurait « l’avant et l’après Avlor. Ce fin érudit a liquidé d’un trait de plume une fois pour toutes les croyances en un Dieu supra naturel. Cette avalanche d’inepties grotesques qui dure depuis millénaires obère les capacités de l’homme à se lever contre le diktat d’une nature féroce et irrémédiable. »

« Maintenant que la Terre se meure à petit feu, ajoute l’historien Jean Pierre Razafy, l’on ne peut plus se raconter des histoires ! Si l’homme ne s’était pas empoussiéré le crâne avec toutes sortes d’idées biscornues, il se trouverait déjà dans les parages de la Nébuleuse d’Orion. Libre et sauf, comme l’aigle, voguant par delà les vents. » « Les religions, c’est la garce des peuples ! pousse le dramaturge Japonais. Au lieu de s’intéresser seulement à leur légitime, les hommes se sont laissés possédés par une fausse belle douée pour leur chanter toutes sortes d’absurdités ».

Pour la femme d’affaire australienne, Gina Jones, ce sont l’argent et le pouvoir qui ont conduit l’homme à créer les religions, un instrument idéal pour asservir et dominer. » Le poète Bruno Cuello enrage même : « Quand donc en aura-t-on fini avec ces crétineries ? » Cette presque déification d’Avlor a conduit la sculptrice, Philippa Holland, a réalisé une oeuvre haute de 20 pieds au centre de Derby. Toutefois la traductrice chinoise Zhuang Ying rejette ces analyses. Selon cette dernière, Avlor n’avait nullement l’intention de s’immiscer dans des considérations à caractère religieuse. « Tout cela n’est qu’interprétation ! Avlor est une personne noble comme le sont les amis du peuple chinois. Epris d’histoire, distant devant l’évènement, nullement inquiet par un vain besoin de postérité ».

Toutefois, selon l’écrivaine stalinienne, Jing Lin, dans son livre, Le néant absolu, « Avlor s’affuble d’un manteau qu’il n’a pas. Il croit reconnaitre l’avenir. S’enivrant de fausses certitudes, il promène surtout son ombre. C’est un être instable en état permanent de désolation bientôt un renégat. C’est en fait un sbire, un valais du capitalisme, un fantoche, une tire lire ! » Cette opinion est partagée par l’Ambassadeur Mexicain, Pablo Macedo y Riba, qui n’hésite pas à dire : « Avlor se vautre dans la médiocrité. C’est un être quelconque que nous n’avons aucune raison à prendre en sympathie. »

L’OR CHINOIS

De fait, à partir de 1940, il prend ses distances avec le mouvement révolutionnaire et se rapproche du Kuomintang Zhōngguó Guómíndǎng, littéralement le « Parti nationaliste chinois ». Il entretient alors une relation amicale avec Song Ziwen 宋子文, (1894–1971), ministre des Affaires étrangères (1942-1945) de la République de Chine. Devenu son homme de confiance, ce dernier lui confie la gestion des réserves en or de la Chine avec pour mission de les soustraire aux communistes si d’aventure ces derniers s’emparaient du pouvoir. Depuis des décennies, le gouvernement nationaliste avait engrangé des stocks d’or dont la majeure partie provenait des caisses secrètes des Seigneurs de guerre déchus, notamment Feng Yuxiang. En 1942, cette masse représentait peu ou prou de 40 % du stock d’or mondial.

Le général Joseph Stilwell, chef d’état-major de Tchang Kaï-chek (Jiǎng Jièshí 蒋介石) informe Washington de son existence. Considérablement endettés après la guerre, les États-Unis cherchent désespérant de l’argent frais. Sous la conduite de John Pablo Lozano, l’Office of Strategic Services (l’ancêtre de la CIA) aidé par des agents issus de la France Libre et avec l’aide du père Dominicain Michel Landier entreprennent alors l’exfiltration d’Avlor Landić de Hazelrof. Souhaitant émigrer aux Amériques, ce dernier cède les clefs du trésor lequel est aussitôt mis sous séquestre.

Fort de ce concours, cumulant désormais de facto des réserves d’or impressionnantes, les États-Unis entreprennent la relance de leur économie mais surtout établissent une domination durable sur le monde. Lors des accords de Bretton Woods, ils imposent le Gold Exchange Standard fondé sur le dollar américain et rattaché à l’or sur la base de 35 dollars américains l’once d’or.

Cette stratégie contribue également à la mise en place de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international grâce auxquels le Plan Marshall sera financé, comme le rapporte Jean Vinatier. En marge de la visite de Richard Nixon en Chine, peu de temps avant sa mort, J. Edgar Hoover, Directeur de la CIA, aurait été interrogé sur le sort de cet avoir, ce dernier aurait alors répondu : »They haven’t a Chinaman’s chance! » (National Archives and Records Administration).

Ayant participé à son éloignement, la France n’est pas en reste. Aujourd’hui disparue, la Banque de la Cité recueille une partie de ces avoirs selon deux formes, des dépôts semi liquides (lingots d’or) et des objets d’art. Sous la conduite de Joseph Pouliquen, Compagnon de la Libération et Franck Filatriau, délégué de la Compagnie française des pétroles (CFP), cette affaire est menée à bien. En 1964, soucieux de se démarquer des positions américaines, le Général de Gaulle fera de la France le premier pays occidental à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Aucune information particulière ne filtre alors en rapport avec l’or chinois.

Toutefois, l’économiste sud-africain, Jon Claudius Jubin, affirme que cet avoir aurait été transféré en partie à la First National Bank (Afrique du Sud) (Eerste Nasionale Bank), une banque de Johannesburg et aurait servi à la conduite de certaines opérations françaises en Afrique de l’Ouest. Mais selon Jocelyne Mesinele, journaliste huguenote au East London Advertiser, cet argent aurait financé l’achat de métaux rares durant al période d’embargo de l’Afrique du Sud dans les années 80.

Cependant, selon l’homme politique Sénégalais, Mohamadou Ka, dans le cadre d’un arrangement entre la France et la Chine, cet or aurait été « repris » par la Chine laquelle recherche une domination totale sur les réserves et la production en or et ce, en perspective de l’effondrement possible des valeurs monnaie des devises occidentales. L’affirmation volontariste de la présence de la Chine dans le secteur minier au Ghana, en Angola, en RDC comme aussi ses liens croissants avec l’Afrique du Sud en témoignerait.

Le cinéaste Belgo-Roumain, Michel Afota, poursuit en 2011 en collaboration avec une filiale de la chaine de télévision Phoenix TV la réalisation d’un documentaire (Itinerar prada Chineză) retraçant l’itineraire de l’or Chinois.

MEXIQUE

Malgré son apport inattendu au maintien de la domination occidentale, Avlor Landić de Hazelrof est incarcéré au Tecumseh State Correctional dans l’État du Nebraska, une prison fédérale, sous prétexte de faux papier. Il rencontre alors Irma Yepiz, ex compagne du Ramón Franco Bahamonde avec laquelle il se marie.

Elargi un an après, le couple se replie à Ciudad Juarez au Mexique. Sans doute en action commandée, il reprend alors l’exploitation de pavot que le président Roosevelt avait soutenu, dès 1943, afin de fabriquer de la morphine pour les soldats américains, la route d’importation de l’Asie étant alors coupée.

Située dans l’État de Colima, cette exploitation produira dans de larges quantités des psychotropes (pavot et cannabis) de telle manière que certains prêteront à Avlor Landić de Hazelrof, comme le journaliste libertaire Sabino Cagicos l’affirme, d’être le cerveau intellectuel de Miguel Ángel Félix Gallardo et de Jose Manuel Gimenez, trafiquants notoires de l’époque et actionnaires de diverses banques.

Dans les années soixante, malgré ses protections auprès du Parti révolutionnaire institutionnel, il est inquiété.

Il s’exile alors au Nicaragua. Avec un allemand originaire de Solingen, Albert Eichman, il dirige une exploitation de café dans les environs de la ville de Matagalpa.

Il disparait sous les décombres de la ville de Managua, rasée par un séisme en 1972.

Conférence de Shenyang

Extrait du livre, « l’épuisement du poète », écrit par le père jésuite Bernard Renaud Von Jacquemol. Dans ce passage, ce dernier reprend une intervention d’Avlor Landić de Hazelrof à l’Académie de Shenyang (Province de Liaoning) en 1934. Questionné sur ses prédictions, ce dernier répond vertement.

 »’Vouloir être rien, c’est être déjà quelque chose »’

Vous allez me dire que je ne suis qu’un drôle d’iconoclaste, un trublion, un sale individu, un pamphlétaire de pacotilles, un immoraliste, que je dévergonde l’esprit, que je fais l’éloge de la paresse… Bref, je respire déjà toutes les clameurs, les huées, le déversement d’insanités sur mon compte et cela me fait grand bien. C’est exactement ce que j’attendais de vous, chers camarades, car plus mes propos seront jugés obscènes ou obsolètes, plus ils correspondront à ce que je pense de vous.

Oui, n’y voyez là aucun outrage, aucune provocation mais  beaucoup plus simplement une constatation. Vous êtes devenus sans vous en rendre compte des zombies tellement vos pensées sont manipulées par de images sublimatoires. Vous n’êtes plus capable de penser. Vous subissez lentement et sûrement l’érosion de votre esprit complètement gangréné par l’influence des Puissants. Vous, qui croyez être quelque chose, vous n’êtes plus rien.

Or justement ce que je veux vous dire et qui va vous choquer, c’est qu’il faut aller à l’encontre de tout ce que l’on vous abreuve. Chaque institution pour son intérêt personnel et non le vôtre vous prêchera telle ou telle philosophie, telle ou telle idéologie, telle ou telle théologie, telle ou telle théogonie, voir même telle ou telle théophilantropie. N’en faites rien. N’écoutez personne car la vérité est en vous, votre vérité !

C’est en devenant vous-même que vous deviendrez quelque chose. Lisez tous les grands philosophes, les grands sages, les grands poètes. Façonnez-vous une culture pour vous même mais surtout écouter dans le plus grand calme possible votre musique intérieure. Fiez-vous à elle. Elle vous mènera aux cimes car il ne s’agit plus de faire carrière, d’avoir un haut niveau social, d’avoir un statut édifiant, de gagner beaucoup d’argent, d’avoir tous les honneurs, des palais, une vie de luxe, toutes les femmes mais d’être vous et contrairement à ce que vous pensez c’est ce qui demande le plus d’efforts. Il est épuisant d’arriver à être rien car cela demande un combat incessant contre soi-même, contre tous les préjugés, contre sa propre famille, contre ses amis, contre sa classe, contre toutes les institutions et ce sera lorsque vous aurez dépassé cet immense malentendu que vous serez sur les hauteurs tel Zarathoustra.

De ce dur combat, de cette lutte épuisante, de cette étincelle qui vous éclaire, de ce voyage au bout de la nuit qu’il faut entreprendre, vous finirez par apercevoir la véritable lumière car il vous sera confirmé que vous avez pris le bon chemin. Vous serez définitivement seul mais dans une solitude dorée, c’est à dire que vous bénéficierez du plus grand des privilèges, un privilège céleste.

Ouvrages publiés en mandarin

    * La parole des ancêtres, 1934, Edition Tianjin

    * L’agiométrie de l’espace, 1937 经济 Edition Tianjin

    * Études et articles, archives de l’université de Nankai, Tianjin

    * Traduction, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, d’Adam Smith, 一個調查的性質和原因的國富論 archives de l’université de Yangzhou, Jiangsu

    * Les occidentaux communistes en Chine, 西部 中共 中国 Michel Landier

    * Le néant absolu 绝对的虚无, Jing Lin, Fuzhou ed. 1954

Bibliographie en d’autres langues

    * The Unfinished Revolution in China, Little Brown and Company, 1947, 442 pp.

    * From Opium War to Liberation, New World Press, (Beijing, 1956, 146 p.)

    * Soong Family in Biographical Dictionary of Republican China Columbia University Press, New York et Londres, 1970

    * L’épuisement du poète, le père jésuite Bernard Renaud Von Jacquemol, New World Press, (Beijing, 1951, 76 p)

    * The American strategy, Jean Vinatier, Seriatim V 34, Gaul Press

    * Los antepasados de los narcos, Sabino Cagicos, Ciudad juarez

    * Geld Frans in Suid-Afrika, Jon Claudius Jubin, uitgawes van die Kaap (1984, p 56)

     * The minor metals purchase during the south Africa banning, Jocelyne Mesinele, East London Advertiser (2001)

 

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Le Président Liú Shàoqí était-il juif ?

Posté par ITgium le 26 avril 2011

De François de la Chevalerie

Enchâssée dans quelques livres, de temps à autres, surgit une curieuse incidente : Liú Shàoqí (1898-1969), Président de la République Chinoise (1959-1969), serait d’origine juive.

Le point de départ de cette interrogation remonte en partie à un ouvrage intitulé “Liú Shàoqí : le moine rouge »[1] écrit en 1961 par un ancien membre du Parti communiste allemand, Hans-Heinrich Wetzel. Dans ce livre, l’auteur évoque l’ascension de Liú Shàoqí au pouvoir. Au mois d’avril 1959, ce dernier accède à la charge de Président du Parti Communiste Chinois, en remplacement de Mao Zedong. S’attardant sur sa jeunesse, l’ouvrage rapporte un curieux dialogue ayant eu lieu aux alentours de 1910 entre Liú Shàoqí, alors âgé de douze ans et son oncle Liu Tsofang.

Selon ce dernier, sa famille serait originaire de la province du Xinjiang, anciennement nommé le Turkestan oriental. Au début du vingtième siècle, cette province était délaissée, ce qui n’était pas le cas longtemps auparavant.

Deux siècles avant Jésus Christ et ce, jusqu’au XVème siècle, d’incessantes caravanes s’aventureraient sur ce territoire. Depuis le golfe arabique en passant par Samarkand et Boukhara, dans le sens Est Ouest, elles convoyaient des pierres, de la porcelaine, des étoffes de laine, des épices, de l’ivoire. Des armes dans le sens Ouest Est.

Depuis Bagdad ou Meched, les tribus, arabes ou perses, se déplaçaient avec tous leurs attributs : femmes, enfants, esclaves. Dans la mêlée se comptaient quelques juifs, précepteurs ou marchands.

Dans le sillage de ce que l’on nomme historiquement la route de la soie, certains s’établirent en Chine.

C’est ici que le récit de l’oncle prend un aspect inattendu. Selon ce dernier, sa famille ferait partie des « Ye-Se-Lo-Ni », le mot chinois désignant naguère les Israelites. Aujourd’hui, le terme en usage est « yóu tài rén », parfois aussi « yo se lie rén », littéralement les tribus d’Israël.

Apres avoir quitté le Xinjiang, leurs ancêtres vécurent dans la province du Shanxi pour ensuite faire souche à Kaifeng dans la province du Henan, capitale impériale sous la dynastie Song du Nord (960-1127).

Des le XVIIème siècle, la présence d’une communauté juive à Kaifeng est établie par des jésuites, notamment, le père Matteo Ricci. Leur nombre est faible, quelques centaines. Leur apparence physique comme leurs habitudes culturelles sont semblables à celles des Han. Cependant, certaines pratiques religieuses suggéreraient une appartenance à une communauté de foi hébraïque. Au XIXème siècle, la plupart des juifs de Kaifeng ou supposés tels migrent vers Pékin, Ningbo et Canton. L’héritage juif de cette ville disparait alors dans les nimbes de l’histoire.

A l’égal des juifs de Kaifeng[2], la famille de Liú Shàoqí  se serait complètement sinisée.

Concluant cet épisode, Hans-Heinrich Wenzel assure qu’il s’agit du seul cas connu d’assimilation complète des Juifs. Lancée légèrement, cette affirmation est néanmoins contestable.

Quelle valeur accorder à une telle révélation ?

Il est étrange de constater que cette anecdote n’emporte, pour l’auteur, aucune conséquence. A quoi bon alors en faire mention ? A aucun autre moment dans l’ouvrage, la question cette supposée racine n’est encore soulevée. L’auteur a donc délibérément décidé de ne lui prêter aucune portée.

Pourtant cet élément pourrait avoir son importance compte tenu de la place remarquable des intellectuels juifs dans le mouvement communiste chinois.

Peu nombreux, ils disposaient cependant d’une réelle influence. Ils sont, notamment, très présents dans l’entourage immédiat de Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat Sen, deuxième épouse du « Père de la Chine moderne. La plupart sont éditeurs ou journalistes. Certains dirigent des revues de premier plan tel Israël Epstein (1915-2005). Comme c’est le cas de ce dernier, plusieurs sont naturalisés chinois.

Beaucoup sont originaires d’Europe Centrale. Parmi ces derniers, des bolchéviques emmenés dans les bagages de Maksim Litvinov, Commissaire aux Affaires Etrangères de l’URSS. Egalement, des anciens membres du Bund, mouvement socialiste juif créé à la fin du XIX siècle dans l’Empire de Russie.

Pour le journaliste américain Edgar Snow, Il existait une espèce de fraternité naturelle entre ces deux civilisations millénaires. Rompant avec le temps du féodalisme, toutes deux expérimentaient à leur manière l’idéologie communiste, souvent considérée comme un nouveau messianisme.

De surcroit, cette observation est à rapporter aux jeux d’influence s’exerçant autour des sœurs Song, la famille chinoise la plus puissante de la première moitié du XXème siècle.

Si les juifs ont l’écoute de Qìnglíng, Mayling Song, Madame Tchang Kai Chek, est proche des courants protestants américains, notamment, des méthodistes[3].

Chacune s’appliquait à défendre une vision de l’universalisme.

A l’époque, l’Etat d’Israël était principalement soutenu par l’union soviétique. Il est donc naturel que le mouvement révolutionnaire chinois reçoive le soutien de juifs.

Compte tenu de ce contexte, l’éventualité de l’origine juive de Liú Shàoqí a son importance. Si donc cette information était  avérée, a-t-il seulement prêté sa voix pour défendre peu ou prou cette cause ? Aucun de ses gestes, aucun de ses discours, ne laisse supposer une telle démarche.

Dans sa biographie sur Liú Shàoqí, Lowell Dittmer[4] ne retient pas cette information. Pas davantage, le journaliste américain Jonathan Goldstein n’en obtient la confirmation auprès de Israël Epstein lors d’une interview réalisée en 1970. Toutefois, ce dernier étant très lié avec le régime, peut-être n’a-t-il pas souhaité lever le mutisme entourant cette question ?

Paradoxalement, cet élément sera utilisé à dessein pour des objectifs déclarés d’anti communisme. Comme en témoignent les pages d’Arthur A. Chiel[5], « Le moine rouge: l’antisémitisme un facteur dans la lutte pour le pouvoir chinois? ». Dans cet ouvrage à la construction hasardeuse, ce dernier suggère que les luttes d’influence au sein de Parti Communiste auraient partie liée avec de l’antisémitisme. Pourtant, d’après les relevés des réunions du parti, à aucun moment, cet aspect n’est soulevé. Ce qui apparaît logique dans la mesure où il n’existe pas en Chine d’antisémitisme populaire comme cela a été le cas en Europe.

Si donc cette voie ne peut être explorée, la destitution de Liú Shàoqí lors du 12e plénum du Comité central mérite attention.

Même si il n’est pas le seul à avoir porter un regard critique sur le grand bond en avant (Dà yuè jìn) voulu par Mao Zedong, le sort qui lui sera réservé sera particulièrement abrupt. Victime d’une autocritique cinglante, trainé dans la boue en public, il trouvera la mort le 12 novembre 1969 dans une prison de Kaifeng, dans cette même ville où existait autrefois une communauté juive. Lors de son incarcération, Il subit de nombreuses humiliations et des mauvais traitements. Entre autres, aucun soin ne sera apporté à son diabète.

Aujourd’hui encore, la minute de l’interrogatoire de Liú Shàoqí n’est pas consultable.

En revanche, au service des archives historiques de l’université de Kaifeng, des documents font état du climat général sévissant à la fin années 60.

La tension est particulièrement forte à partir de 1967. Un appel  à dénonciation est lancé contre les traites. Le texte ne fait pas dans la dentelle. Selon des termes typiques de l’inquisitoire communiste orthodoxe, Il s’en prend directement aux cadres locaux : « de petits personnages imbus et arrogants qui méritent de ne plus jamais voir la lumière ! » ou encore « des valais de la bourgeoisie, juste bon à sucer le sang du peuple ! » Aussitôt dit, ces derniers sont manu militari délogés de leur habitation et soumis à la vindicte populaire. Sur la place publique, le petit livre rouge à la main, des étudiants vocifèrent dans leurs oreilles un enchevêtrement d’insultes. Souvent bousculés, détruits psychologiquement, peu d’entre eux en sortiront vivants.

Au nombre des insultes, percent de manière récurrente des propos suintant le racisme. L’on relève des « Vous ; les fils des tribus d’Israël ! » par opposition sans doute « aux fils du ciel » dont ces mêmes étudiants seraient issus.

Dans un texte, mention est faite de Liú Shàoqí.

« Il a trahi, doublement trahi. Il a trahi le peuple. Il trahissait tout ce qu’il touchait ! » Plus explicite ; cette fois : « D’ou vient-il, celui là ? De L’Orient lointain cherchant à asservir le peuple chinois ! » pousse un commentaire. Se glisse une question : « Que n’a-t-il pas fait pour feindre ? Qu’est ce donc cet homme ? Un agent de l’étranger ? Il n’a jamais cessé de cacher son jeu, ce misérable prurit de l’aliénation étrangère ! » Passons sur des insultes plus lourdes mais les éléments rapportés suggèrent que la mise en cause de Liú Shàoqí aurait également partie liée avec ses origines. Cependant aucune mention n’est fait précisément faite sur une supposée judéité.

Le mystère donc demeure.

Sans doute la divulgation de l’interrogatoire pourrait elle aider à apporter une réponse même si de toute façon rien dans la vie publique de Liú Shàoqí n’incline à penser qu’il aurait eu peu ou prou entretenu une sensibilité juive.

Mai 2011.



 

 

[1] Editions Denoël

 

[2] Selon certaines informations, 600 juifs chinois résideraient encore à Kaifeng. Le statut de minorité ne leur ayant pas été reconnu, le gouvernement leur demande de se déclarer Hui (chinois musulmans) ou Han (chinois «chinois»).

 

[3] La famille Song est de confession methodiste

 

[4] Lowell Dittmer, Liu Shaoqi and the Chinese Cultural Revolution.  Revised edition (Armonk, NY and London: M.E.Sharpe, 1998).

 

[5] Les juifs Digest [Houston, Texas] vol. 8, no. 11 [août 1968], p. 7-8; Chiel, « 

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Les catastrophes sanitaires en Chine favorisent l’émergence de la démocratie

Posté par ITgium le 6 février 2011

Beaucoup s’alarment d’une Chine sourde aux Droits de l’homme, peu sujette aux concessions, tel un mur. C’est sans compter avec l’enjeu sanitaire lequel fissure chaque jour davantage les certitudes. 

Aux dommages de la pollution s’ajoutent une chaîne alimentaire au contenu chimique aléatoire, l’utilisation massive de produits reconnus comme dangereux et toxiques dans l’habitat, le non respect des règles. Longtemps galvanisés par leur enrichissement, les chinois se réveillent aujourd’hui avec la gueule de bois, certains sont malades, très malades. Derrière les façades reluisantes des gratte-ciels, des visages sont blêmes.

Mais le combat est-il seulement inégal entre des familles parfois décimées et des autorités bougonnes ? Rien n’est moins sur ! Car, dans l’ombre, bruissent les critiques. D’abord prudentes, déjà se libérant. Chaque chinois pouvant être directement touché dans sa chair, les questions fusent sans état d’âme, n’entendant qu’une seule voix, le besoin de vérité. Pourquoi la prévalence du cancer est-elle si forte dans notre ville ? Pourquoi autorise-t-on ces produits ? Pourquoi cette absence de contrôle ? Pourquoi mon fils souffre-t-il ? Bientôt résonne les pleurs d’une épouse bouleversée : « De quoi mon mari est t-il mort ? »

Forte de 450 millions d’utilisateurs, la toile chinoise révèle ces inquiétudes. Bravant la censure s’y invitent les sifflets, lâchant sans détour une troublante question : « Mais qui sont les responsables ? » Tel un refrain surgissant au hasard des forums. S’affirmant davantage après l’incendie d’une tour à Shanghai lorsque des internautes sont allés jusqu’à reconstruire méthodiquement la chaine des responsabilités offrant quelques jours seulement après le drame un rapport d’enquête complet. Se moquant des interdits, d’autres encore traquent des lois mal faites, houspillent quelques caciques. 

Et c’est alors que s’élargît le débat, le dogme de la production est pris pour cible. Comme c’est le cas du barrage des trois gorges dont les sédiments contaminés s’agglutinant sur l’ouvrage ravagent non seulement l’écosystème mais condamnent son potentiel hydroélectrique. Comme c’est le cas de l’utilisation de l’amiante toujours commercialisée en Chine. «Faut-il, soupire un Internaute, que l’on dénombre des millions de morts avant que l’on s’interroge sur le maintien d’un produit qui tue !» Comble du paradoxe, d’aucuns s’étonnent d’une croissance à l’esprit capitaliste sans rapport avec une planification ordonnée. « Sont-ce ces tours construites à la va vite et l’augmentation d’un parc automobile au rythme de 10 % l’an des richesses durables ? » s’interroge un autre.

Souvent maniée par les autorités, l’arme du silence est aujourd’hui dérisoire ! Pire, son maintien sème le doute. Selon une étude conduite par l’université de Tsinghua, près de 70 % des chinois s’interrogent sur le contenu de leur assiette. Beaucoup fustigent une médecine onéreuse, parfois hasardeuse. Devant les hôpitaux pour enfants, les parents n’acceptent plus les formules de circonstance comme ce fut le cas pour le lait contaminé. Le fond de l’air est rouge. 

Face à la levée de bouclier, les autorités cherchent à reprendre l’initiative. Parfois maladroitement, révélant au passage des faiblesses. Sur les 2865 bureaux de l’hygiène du pays, seuls 1100 seraient en ordre de marche, ceux-la même comptant avec un personnel peu formé. Suite à des scandales, des commissions d’enquête sont créées, des produits chimiques retirés. Chaque jour, les journaux sont submergés d’alertes sanitaires comme si la stabilité du pays ne tenait plus qu’à un fil.

Sonne l’heure démocratique ! Des décisions peuvent être bousculées, voire annulées. Pareillement chahutés, des grands projets sont amendés et des lois le seront comme en témoigne le projet de réforme de la législation sur les démolitions. Dans la mêlée, des fonctionnaires peu scrupuleux sont congédiés. Au fil des contestations, la ligne officielle s’effiloche, se disloque. Par la force des choses, désormais pragmatique, tolérant peu à peu la contradiction, le débat, reconnaissant la valeur de l’opinion, s’accommodant d’un air de liberté.

De François de la Chevalerie, publié dans les Echos (janvier 2011)

 

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Mauvaise humeur franco chinoise

Posté par ITgium le 24 novembre 2010

de François de la Chevalerie (journal le Monde, juillet 2010)

Longtemps, la France était la destination rêvée des chinois. Telle une exigence, chacun se devait un jour de visiter ce pays ami. Comme s’y accomplirent, au temps de leur jeunesse, Zhou Enlai et Deng Xiao Ping. Depuis que la France a été le premier pays occidental à reconnaître la Chine populaire, une amitié sincère liait les deux pays. Presque une histoire sentimentale comme s’en amusent les chinois en qualifiant les français de romantique. Ce mot léger recouvrait une réalité. D’emblée, les chinois aimaient la France.

Déjà l’épisode de la présence française aux jeux olympiques avait sonné le glas d’un compagnonnage. Depuis, la mauvaise humeur persiste.

Le souhait de tout chinois étant de se rendre en France, les restrictions apportées à l’octroi des visas bousculent les meilleures volontés. Sans doute doit-on traquer les clandestins mais ce choix nourrit inévitablement la suspicion. Avant de fouler la France, chacun doit montrer patte blanche. Des lors beaucoup se rendent aux consulats, la peur au ventre. Ce sentiment existe ailleurs mais en Chine il se double d’une honte, d’une défaite. Qui plus est, l’accueil parfois mitigé réservé dans les aéroports français aux Chinois conforte ce trouble. Selon que la silhouette dérange, certains sont questionnés. Bientôt soupçonnés.

S’ajoute une rumeur, la France serait un pays dangereux. Du Shanxi au Hunan, des images circulent, des compatriotes s’y feraient détroussés. Méconnaissant la langue, habitués à vivre dans un pays où le vol est rare, ils sont des proies faciles. Se croyant en confiance, ils arpentent les rues, l’âme légère. Les méfaits dont ils sont l’objet chahutent désormais ce sentiment. Telle est l’opinion des franco chinois de Belleville, victimes d’une délinquance à caractère ethnique. Jugeant leur dynamisme commercial par trop voyant, les édiles parisiens ont souvent prêté une attention distraite à ce problème. Les exactions s’aggravant, les chinois sont descendus dans l’arène. Tel un signe de désespoir pour une communauté discrète, peu rebelle.

L’image de la France se brouille plus encore avec l’apparition de discours hostiles. Selon certains, la Chine ne jouerait pas le jeu. Sans foi ni loi, ce pays étranglerait l’économie mondiale. Bientôt, responsable de tous les maux ! Certes l’émergence de la Chine perturbe mais les vrais responsables ne sont-ils pas à rechercher ailleurs ? Au nombre, des grandes entreprises avides de rentabilité, délocalisant a tout va ; des politiques privilégiant le maintien du pouvoir au prix d’importations à bas coûts ; un recours massif à l’endettement pour tenir dans les cordes.

Mauvaise conseillère, la mauvaise humeur se propage en Chine. Déjà sourcilleux, son nationalisme économique n’est plus toujours bienveillant. Comme en témoignent des mesures récentes discriminant les entreprises étrangères, donc l’étranger. S’ajoute un semblable raidissement dans l’octroi des visas. Oeil pour œil, dent pour dent ! Triste musique !

S’installe une ambiance délétère. L’amitié se meut en un doute. Après tout, peut être est il normal que le couple franco chinois s’affranchisse d’une relation particulière, chaque pays se recroquevillant derrière ses seuls intérêts ? Peut être est-ce logique que la France épouse la position du camp occidental et la Chine, celle d’un militantisme nationaliste ? Seulement voila, poussée a l’extrême, cette approche est dangereuse. L’on ne sait jamais quand s’arrête le chacun pour soi ! Plutôt que cette pale perspective, mieux vaut s’employer à restaurer cette confiance. Sans fausse naïveté, sans compromission, sans interdit mais en jouant d’une singularité, celle de deux pays amis, soucieux de construire ensemble.

 

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