• Tianjin, Chine

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  • Articles récents

  • Teresa Teng Dèng Lìjūn 邓丽君

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    Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.
    N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?
    Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.
    Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant.
    Glisse une larme sur sa joue.
    Une autre encore.
    Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.
    Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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  • Liú Yáng (刘洋)

    Liú Yáng (刘洋)

    « Une femme tel un rêve
    Un rêve perché loin dans le ciel, désormais à notre portée sous les couleurs d’une femme d’exception. »
    Tels étaient les mots du Xinyang Daily, le jour du lancement de Shenzhou 9, lancé le 16 juin 2012.
    A l'âge de 33 ans, originaire de Línzhōu (林州) dans le Henan, Liú Yáng est devenue la première spationaute chinoise (háng tiān yuán 航天员).
    « N’est ce pas la meilleure promesse d’avenir que de laisser une de nos femmes contempler depuis le ciel, l’œil plongeant, le regard avide de beauté, la Chine éternelle ? » souffle un internaute.
    Liú Yáng occupe le grade de commandant dans l'Armée populaire de libération (Zhōngguó Rénmín Jiěfàng Jūn) et membre du Parti communiste Chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng).
    « Ma Terre, celle de centaines de millions de chinoises. Je porterai leur espoir, leur parole, leur rêve loin dans le ciel, toute honorée que je suis de voler dans l’escape en leur nom. »

  • Lin Huiyin

    Lin Huiyin

    Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.
    Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant.
    Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.
    Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.
    Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

  • Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen 宋庆龄

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    Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.
    A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?
    Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L'amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).
    Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.
    Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

  • Yang Likun

    Yang Likun

    Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.
    Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de "Xiaojiuer".
    Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.
    Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.
    Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

  • Lin Chi-ling 林志玲

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    Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.
    Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.
    Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.
    « Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »
    Longtemps après, je l’ai croisée.
    Elle venait d’être exclue d’une superproduction.
    La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.
    Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.
    Je lui ai alors dit :
    - Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)
    - Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

  • Yang Liping 杨丽萍

    Yang Liping

    Quelle drôle d’aventure, la vie !
    La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie "Dynamic Yunnan". Tout grognon, soupirant d’ennui.
    Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !
    Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.
    Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore
    Ce soir là, je me faufilais dans les coulisses.
    Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.
    - Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.
    - Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.
    Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.
    - Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

  • Li Bingbing 李雪

    Li Bingbing (48)

    - Toute jeune, me dit-elle, je n’avais pas la moindre intention de devenir actrice. Je souhaitais alors apprendre aux jeunes enfants la lecture, le savoir.
    Cependant, en 1993, une proche lui suggére de faire un tour au très renommée Shanghai Drama Institute in 1993.
    - J’y suis allé en un coup de vent. Ce jour là, un vent trop fort peut être, j’y suis restée le temps d’une saison.
    Dès 1999, dans le film Zhang Yuan's Seventeen Years (1999), elle noue avec la célébrité. La voilà propulsée au rang des meilleures actrices lors du 12th Beijing College Film Festival.
    Viennent les propositions Hollywoodiennes : Resident Evil, Transformers.
    - Je ne me laisse pas emporter par ce furieux coup de vent, je reste moi même, heureuse dans ma tête, le regard rivé vers des enfants à qui je lis des poèmes.

  • Zhang Jingchu (張靜初)

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    Lorsque je la rencontre, je lui demande pourquoi diable avoir changé ton prénom ?
    - Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ?
    - Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.
    Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.
    Inquiète, l’âme en peine, luttant contre l’homme, belle toujours.
    Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia's Heroes de notre temps.
    Je l’interroge encore :
    - Est ce de trop tout cela lorsqu’on s’ébat encore avec la jeunesse ?
    Se dresse un sourire sur son visage.
    - Je me souviens de mon premier cours de diction
    Agnosco veteris vestigia flammæ, je reconnais la trace de mes premiers feux. Virgile, l’Énéide,
    De mes feux mal éteints j'ai reconnu la trace. Racine, Andromaque.

  • Faye Wong 王菲

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    D’abord, une inquiétude.
    Elle fait la une de Time Magazine.
    Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?
    Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.
    Je la croise, l’interroge.
    Elle retient ses larmes.
    Une chanson file entre ses lèvres.
    Elle raconte la naissance de sa fille.
    - Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.
    Je la taquine alors.
    - La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?
    Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.
    Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.
    Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).
    - J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

  • Fan Bingbing 范冰冰

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    Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).
    Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.
    L’ayant approché à cette époque, je l'interroge sur ses rêves.
    Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.
    - Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.
    Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.
    Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.
    Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.
    Au delà de mes espérances, disait elle.
    Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.
    Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.
    - Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.
    - Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.
    - Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

  • Zhāng Zǐyí 章子怡

    FOREIGN PRESS AWARDS

    Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.
    Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.
    A son encontre mille soupçons.
    Comme elle me l’a déclaré, d’une voix bien chaloupée : “Je suis phénoménalement ambitieuse”.
    Comment pourrait on lui reprocher de vouloir porter si haut, si loin, son si beau visage ?
    A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.
    Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.
    Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor
    (L'amour triomphe de tout).

  • Wei Wei 韦唯

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    Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.
    Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.
    Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :
    - Ai je le droit de dire la vérité ?
    J’acquiesce favorablement.
    - Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

  • Zhang Zilin 张梓琳

    Zhang Zilin

    Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.
    C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.
    Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.
    - Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.
    Je l’interroge alors.
    - Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?
    Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

  • Jane Zhang

    Jane Zhang

    Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.
    Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».
    Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.
    Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.
    Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey" talk show, côtoyant même les Pink floyd.
    Dieu sait où les vents l’emporteront !

  • Pan Hong

    Pan Hong

    Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.
    Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.
    Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.
    Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.
    Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot :
    « Tant qu'il y a de vie, il y a de l'espoir (Dum vita est, spes est). »

  • NE PAS DIABOLISER LA CHINE !

    Là, gisant sous nos pieds, le venin se répand.
    Tout doucement s’insinue dans l’opinion l’idée que la Chine est un pays hostile, la charge s’invitant bientôt dans les campagnes électorales.
    Que lui reproche-t-on exactement ?
    De laminer nos industries dont certaines sont moribondes depuis longtemps ?
    De détruire l’emploi ?
    De laisser exsangue nos économies ?
    De porter atteinte à notre modèle social ?
    Par delà le factum, levons le voile sur une hypocrisie.
    D’aucuns pays ne souhaiteraient pas connaitre le développement économique de la Chine ?
    Que ces thuriféraires fassent preuve de cohérence !
    Si d’aventure ils envisagent une mondialisation à géométrie variable, qu’ils dénoncent alors toutes les déclarations onusiennes favorables au développement et ainsi de la marche inexorable du monde !
    Comment reprocher à une nation naguère famélique de s’en sortir ?
    Cette civilisation par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire.
    Elle s’y accomplit avec une volonté dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.
    Certes le pays n’a pas choisi le modèle démocratique mais quiconque le connaît mesure la détermination des pouvoirs publics à augmenter le niveau de vie de sa population. Assumant les tâches régaliennes, l’Etat donne le rythme, rectifie les débordements tout en laissant libre cours à l’initiative privé.
    Cet engagement rappelle celui de l’Etat Français au lendemain de la guerre ou au début des années 60.
    Tout doit être fait pour améliorer le menu quotidien et abolir l’apostrophe trop souvent entendue sur les bords du Chang Jiang : « qu’as-tu mangé ce matin ? »
    Francois de la Chevalerie, 2007

  • Dong Siyang

    D-Siyang

    Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.
    La plus belle aussi, comme elle se réclame.
    A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.
    Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie "21-year-old woman president".
    - Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie
    Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.
    De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.
    Toutes rêvent de gloire et de passion.
    Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

  • POLLUTION DE L’AIR EN CHINE (TIANJIN)

    A 120 Km de Beijing, Tianjin, 11 millions d'habitants, est une ville en plein développement. Autour des anciennes concessions occidentales et du fleuve Hai, les grattes ciels pullulent. Dans les faubourgs, les zones de développement industrielles s'étendent de toutes parts, depuis des ateliers de production à de prestigieuses usines comme la future ligne d'assemblage d'Airbus. Le tableau serait enthousiasmant si une contrariété de taille ne venait le tempérer, l'air de Tianjin est empoisonné ! Ne se comptent plus les polluants avérés qui interagissent en entre eux ou s'agglomèrent à d'autres paramètres (UV solaire, ozone, humidité de l'air, acides, etc.). Comme partout en Chine, les raisons de la pollution de l'air sont établies : explosion du trafic automobile, croissance de l'activité industrielle, utilisation soutenue du charbon, dégagement incontrôlé et… bienveillance des autorités. Découpé en 17 districts sur une étendue de 11 920 Km², Tianjin offre une variété inégalée de composites volatiles que tout visiteur serait bien avisé de connaître. Dans les districts portuaires et périphérique de Tanggu et Dagang, les relevés concernant le monoxyde de carbone s'accordent sur des chiffres approchant 250 mg/m3 d'air alors que la norme recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 20 mg/m3. La présence d'incinérateurs, de chaudières industrielles et de fours d'affinage justifie ce record. Dans ces quartiers, l'air est également balayé par des rejets de dioxyde de soufre à hauteur de 600 mg/m3 alors que le niveau de référence est de 20 mg/m3. Dans le district de Hangu, le seuil d'alerte au dioxyde d'azote (NO2) est souvent dépassé (400 µg/m3 en moyenne horaire). En centre ville, dans le quartier de Heiping district, les concentrations en fine particules sont de l'ordre de 150 /300 µg/m3 alors que les normes européennes fixent le seuil d'alerte à 20µg /m3. Aux gaz d'échappement des véhicules s'ajoute la circulation du vent. Venant du bassin du Bohai, brassant déjà toutes sortes de composites, il tourne en rond sur Tianjin, favorisant l'agrégation des particules chimiques. Vous avez alors l'impression de vous trouver au coeur d'une raffinerie. Vos mains sont noires, encombrées de manière permanente par un agglomérat de poussière visqueuse. Aux portes des universités de Tianjin et Nankai, la pollution est tellement prégnante qu'elle envahit les habitations. Pour pallier à cette situation, des surodorants destinés à masquer l'odeur sont régulièrement déversés dans les rues. Si cette pratique apporte un mieux, il n'est pas sûr que l'accouplement entre émanations chimiques et molécules de désinfection soit correctement maîtrisé sur le plan sanitaire. Résultat, à Tianjin, les pathologies liées à la pollution de l'air ne cessent de croître. Dans les hôpitaux, les patients asthmatiques se bousculent avec des augmentations annuelles de 15 %. Cependant aucun chiffre n'existe sur les décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique. Toutefois selon la délégation à la santé de la ville, le nombre de morts de cancer a augmenté de 18% en 2006, de 16 % en 2007. Malgré cela, les autorités sont hésitantes sur la marche à suivre. D'un côté, elles encouragent les acteurs industriels à faire des efforts, de l'autre, aucune fermeture de sites polluants n'a été envisagée dont certains se trouvent pourtant au coeur de la ville. Pas davantage de restrictions n'a été apportée à la circulation automobile. Dans tous les cas, le système surveillance de la pollution atmosphérique de Tianjin mériterait une refonte totale, notamment, avec un accès plus libre à l'information, des relevés plus réguliers et des systèmes d'alerte. François de la Chevalerie
  • François de la Chevalerie (Junma)

    Mi appellido Chino es Junma (Bonito caballo). Por lo presente, asumo el cargo de director de dos empresas : CHINA MESSENGERS, la cual se dedica al manejo de proyecto de montajes industriales en el ámbito del sector ambiental y las energías renovables y PANEUROCHINA, la cual desarrolla técnicas de valorización para los sedimentos, sanos o contaminados (barro de mar) y su explotación con el fin de fabricar materiales de construcción. Las dos compañías están ubicadas en Tianjin. . Dentro de mis actividades, ambiciono favorecer el desarrollo de nuevas tecnologías o procesos tecnológicos (estudios, validez técnica, unidad piloto, definición de las normas, etc.) en los países emergentes.
  • LES CHINOIS ET LE RACISME EN FRANCE

    Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.
    Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.
    L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.
    Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine. Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.
    Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.
    Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?
    D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?
    De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.
    De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité ! Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?
    D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.
    De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.
    François de la Chevalerie (Tianjin) et Jing-Chao Zhao-Emonet (Paris)
    Juillet 2011

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    ITgium

  • jùn mǎ 俊 马

    Grande muraille

    Résidant à Tianjin (天津) et à Qingyuan (清远 ), Province du Guǎngdōng (广东), je suis un entrepreneur (qǐ yè jiā 企业家) passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.
    Au delà de mes activités professionnelles, je suis tombé amoureux (ài shàng 爱爱上) de la Chine dont j'aime parcourir les villes et les campagnes à la recherche du moindre secret, d’un bel éclat, m’en allant à l'aventure (mào xiǎn 冒险).
    Mon nom chinois est jùn mǎ (俊 马).
    Légère coquetterie dans le choix des mots, en Français : élégant ou gracieux cheval.

    François de la Chevalerie

  • Sòng Měilíng 宋美齡 Madame Tchang Kaï-chek

    Soong Mayling

    Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.
    Elle disposait aussi d’un charisme époustouflant bientôt remarqué par Gary Grant qui disait d’elle :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.
    Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng. Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman boude la belle Dame.
    Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

  • Catégories

  • Femmes chinoises

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  • Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name enlightens the most inner thoughts of a woman.
    Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen.
    Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way. She, a divorcee.
    Him, an outstanding womanizer.
    This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future. Their emerging sharing life brings no hope, no future.
    It is only a matter of time before everything caves in. But not, despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, reinforcing both.

  • Zhou Xuan 周璇

    Zhou Xuan

    Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.
    Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?
    Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.
    Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.
    Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

  • Wang Danfeng

    Wang Danfeng

    Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.
    Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s'en laissant pas compter.

  • Jin Xing 金星

    jinxing

    Issue de la minorité coréenne, Jing Xing cultive les particularismes les plus audacieux.
    Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé de l’un à l’autre, d’un coupe d’aile.
    Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.
    Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle me dit :
    - Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.
    Elle ajoute dans un murmure :
    - Ma vie est fantasque, une belle vie d’entre les vies de ce monde !

  • Sumo à Tianjin

    Tianjin

    Mon équipe de Sumo, le Tanggu Sumo Team, des combattants indomptables mais au cœur généreux, gagnant par deux fois (2010 et 2011) au tournoi des Clubs Sumo de Tianjin.

  • Tián Yuán 田原 (1985)

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    C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,
    Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.
    Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.
    - Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.
    Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.
    Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.
    Je suis honteux, très honteux, les bras pendants
    Elle s’éloigne alors.
    Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.
    Elle n’avait alors que 19 ans.
    Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

  • Peng Liyuan 彭丽媛

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    Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l'espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.
    Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.
    Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.
    Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.
    Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.
    - Merci Madame, murmurais-je alors.
    Madame, la première de Dame de Chine.

  • Mián Mián 棉棉

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    Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.
    Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.
    La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.
    D’ailleurs, la plupart sont censurés.
    Du coup, je l’ai interrogée.
    « Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.
    Alors dans ces conditions, comment survivre ?
    Se perdre dans la drogue et le sexe ?
    Ou se perdre dans l’écriture. »

  • Zhou Weihui 周衛慧

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    Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.
    Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.
    Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.
    “ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.
    Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »
    Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

  • Shu qi 舒淇

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    Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.
    Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.
    Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».
    Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.
    Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.
    Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :
    - Made it, Ma ! Top of the world !
    Je suis laissé sans réponse, médusé.
    - James Cagney, White Heat !

  • Gong Li 巩俐

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    Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.
    Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.
    La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, rencontré au hasard d’une marche sur la grande muraille, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.
    Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

  • Coco Lee 李玟

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    Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.
    La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.
    Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

  • Sabino Cagigos – Sà bīn 萨宾

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    It is clear that Sabino Cagigos once called in chinese 萨宾 (Sà bīn) embodies the vitality of the today culture.
    Since long, thanks to his Catalan origin, Sabino has a fascination with labyrinths that cover his family background, his philosophical approach, mainly the troublesome western culture.
    The labyrinths represent the conflict between the artist and the world, narrated through a lifetime experience.
    After some vacillation, the route through the labyrinths is finally marked out.
    I found a symbolic similarity between them and the intelligence, the one of Sabino, the one of everyone, even the unskilled one.
    However, for the undogmatic Sabino, experiment remains open, a field of investigation always put into question.
    Nothing is set in stone.
    Everything is short-lived.
    And at the, the men dies.
    So the earth.
    So everything.
    So the Chinese women, Sabino Cagigos, their painter.

  • Zhou Xun 周迅

    zhou xun

    J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.
    Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.
    Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.
    Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.
    Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre
    Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).
    - Vous semblez sortir tout droit d’un rêve !
    D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.
    Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.
    Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.
    - Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

  • Maggie-Cheung 張曼玉

    Maggie-Cheung

    Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.
    Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.
    Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.
    Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

  • Michelle Yeoh

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    Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.
    En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.
    Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.
    Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.
    Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.
    A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.
    Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

  • Paris en Chine

    Paris en Chine

    Le groupe Guangsha, premier promoteur privé de Chine, construit dans la banlieue de Hangzhou la résidence de Tiandu Cheng, littéralement, « la ville du ciel », qui est une copie des principaux éléments architecturaux de Paris avec un quartier haussmannien érigé au milieu de nulle part, à l'entrée duquel s'élève une reproduction de la tour Eiffel de 108 m de haut. Guangsha prévoit d'accueillir 100 000 personnes dans ce district. La fin des travaux est prévue pour 2015.

  • NE PAS AVOIR PEUR DE LA CHINE !

    Délocalisation ; pratiques commerciales ; croissance boulimique, vol technologique, dumping, extrême capitalisme, tout y passe, l’on ne sait où donner de la tête.
    Pointés du doigt, fauteurs de troubles, la faute aux chinois ! Tout est prétexte à nourrir le slogan, déjà mondial !
    A Paris, leur frénésie de rachat de baux commerciaux suggère l’hostilité. Dans les universités américaines, l’on stigmatise des promotions comptant jusqu'à 40 % des leurs.
    Au Mexique, « los malditos chinos » sont tenus pour responsables de la fermeture des maquiladoras.
    Au Maghreb ou à Madagascar, l’écroulement de la filière textile suscite la colère.
    A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué à Canton. Les politiques s’en mêlent.
    L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois abreuvent la démagogie.
    Dans la mêlée, des universitaires japonais lâchent l’incidente : le Japon a bien fait de mater la Chine dans les années trente ! De mal en pis, la chasse est sonnée.
    En Indonésie, plus d’une fois ! Partout les raccourcis s’imposent.
    Telle usine fermée !
    Telle magasin liquidé !
    Tel emploi perdu !
    Eux, toujours eux !...
    De deux choses l’une, soit le phénomène s’emballe et alors la confrontation est à craindre ; soit l’intelligence prend le dessus.
    Comment reprocher à un pays autrefois famélique sa soif de croissance et l’enrichissement de sa population ?
    Comment contester l’affirmation de sa nouvelle puissance ? Fière de son passé, la Chine l’est de son présent, de son avenir. Mieux vaut donc composer sans complaisance mais avec détermination.
    Même si la France est une puissance moyenne, elle peut jouer un rôle ne serait-ce qu’en raison de son image favorable dans l’empire du milieu.
    L’on aime la France et l’idée que les français seraient romantiques.
    Donc amicaux.
    Et l’amitié, c’est le nerf de toute énergie en Chine.
    Du côté des autorités, l’on observe que les modèles d’administration des deux pays présentent des similitudes : l’Etat s’engage, donne le rythme tout en laissant libre cours à l’entreprenariat privé.
    Ne doit-on pas s’appuyer sur cette appréciation pour hisser la France en première ligne dans le dialogue Occident Chine en y associant pas seulement les entreprises du CAC 40 mais l’homme de la rue, chaque français ?
    Mais seule une politique volontariste peut y conduire. Partout en France, doivent surgir des têtes de pont rassemblant français et chinois.
    De même, un effort sans précédent doit être mené en faveur de l’apprentissage du mandarin.
    Dans nos écoles, il doit être enseigné à l’égal de l’allemand ou de l’espagnol. Parallèlement, le français doit être promu en Chine.
    De surcroît, il faut encourager l’installation de français en Chine. S’en compte 7 000 actuellement, amenons ce chiffre à 50 000 !
    De notre côté, recevons des chinois, 8000 mille étudiants en 2005, 40 000 demain ! Favorisons aussi initiative et inventivité. En France, les mécanismes de soutien à l’exportation de produits ou de savoir faire favorisent les entreprises établies, rares sont les dispositifs financiers accessibles au tout venant.
    Pourtant la France dispose d’un incroyable vivier de talents (créateurs, chercheurs, entrepreneurs, artisans, etc.) mais beaucoup, faute de moyens, ne peuvent s’aventurer en Chine. Offrons-leur cette possibilité !
    Apportons à ce grand pays notre sensibilité, nos valeurs, notre humanité !
    En retour, il nous apportera ce qu’il nous manque terriblement aujourd’hui, une énergie constructive, de l’espoir. Ensemble, tordons le coup à la fatalité de l’histoire, aux préjugés, jouons contre les peurs !

  • QUELS SONT LES RISQUES D’UN TREMBLEMENT DE TERRE EN CHINE ?

    RAPPEL
    TANGSHAN (28 juillet 1976)
    Le tremblement de terre de Tangshan, épicentre du séisme, eut lieu le 28 juillet 1976 à 3 h 52 du matin.
    Tangshan dans la province du Hebei comptait alors environ un million d'habitants. Selon les chiffres officiels, le bilan du tremblement de terre, l'un des plus meurtriers de l'histoire, fut de 242 419 morts, alors que certaines sources en totalisent trois fois plus.
    Le tremblement de terre fit également de nombreuses victimes à Tianjin (20 000), distance seulement de 150 Km de Tangshan.
    SICHUAN (12 mai 2008)
    Plus récemment, le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Sichuan, le 12 mai 2008, a été ressenti à Tianjin comme d'ailleurs partout à divers degrés en Chine.
    Le séisme de magnitude 7,9 aurait été provoqué par la rupture d'une barrière rocheuse séparant deux plaques tectoniques lequel a provoqué des secousses en cascades. Ces barrières limitent en principe les effets des secousses telluriques. Il faut rappeler que rien ne laissait prévoir le séisme sur la faille de Beichuan, dans la zone de Longmen même si la présence de bordures de plaques tectoniques à cet endroit est connue. L'implantation de villes sur la zone d'intersection des plaques et la présence de barrages travaillent les sols. Aussi, le phénomène naturel n'est peut-être pas la première cause des terribles destructions et pertes humaines à Yingxiu, Beichuan et Nanba.
    QUELS RISQUES POUR TIANJIN ?
    En revanche sur la zone côtière, notamment à Tianjin, la possibilité de la survenance d'un tremblement de terre existe de manière précise. En cause, la structure géologique de la Chine marquée par une forte instabilité. Associée à la plaque eurasienne, la plaque du Chang Jiang bouscule sévèrement la région de Beijing, donc Tianjin. Toutefois, le phénomène naturel pourrait avoir aussi son importance. Couplé avec une sur-exploitation de terres, le bétonnage massif (extravagant)* des deux municipalités accroît la fragilité des sols. L'hypothèse d'une cassure terrestre n'est donc pas à exclure.
    En outre, il faut rappeler que l'élévation de Tianjin se situe à seulement 4 mètres de hauteur du niveau de la mer. Si d'aventure, les eaux du Bohai étaient le théâtre d'un tremblement de terre significatif, les ondes sismiques pourraient dégager une déferlante jusqu'à Tianjin. Tianjin. Les districts maritimes de Tianjin, notamment, celui de Tanggu, ne disposent pas de protection naturelle pas davantage de digues pour contrecarrer d'éventuels effets dévastateurs. De surcroît, la présence massive d'industries chimiques particulièrement polluantes dans cette zone pourrait entrainer des conséquences en chaîne sur l'écosystème de la mer de Bohai, déjà très abimé. Un tel événement pourrait être d'ampleur plus grave que celui intervenu le 26 décembre 2004.
    MOLLE PREPARATION
    Aujourd'hui, les autorités de la Municipalité sont peu préparées à l'éventualité d'une catastrophe naturelle. Certes des comptes rendus en rapport avec l'activité sismique sont disponibles au Bureau des Mines de la ville de Tianjin et au service des archives de certains districts. L'université de Tianjin dispose également d'un Département « Géologie » lequel procède à des études épisodiques. A la lecture de deux d'entre eux, je n'ai relevé aucune inquiétude particulière. L'on s'en tient, en conclusion, dans les deux cas, à un argumentaire fort peu scientifique à savoir que la répétition de tremblement de terre de Tangshan, survenu en 1976, ne pourrait avoir lieu avant 4000 ans !
    A ma connaissance (mais je me trompe peut-être), le système d'alerte demeure vague. J'ai plusieurs fois interrogé le service des risques de Tanggu sur le sujet, aucune réponse claire ne m'a été apportée. Or, faute d'une organisation extrêmement rodée, les conséquences d'un tremblement de terre pourraient être très significatives.
    François de la Chevalerie (Junma)
    Octobre 2009

  • Gigi Leung 梁詠琪

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    Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?
    Elle assume élégamment cette impertinence.
    - Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?
    Défense imparable dont elle titre un beau sourire.
    La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.
    Je l’arrête sur son chemin.
    - Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.
    Gigi regarde alors vers le ciel.
    - Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

  • Zhōngguó

    Zhōngguó

  • Francois de la Chevalerie, 2012

    Francois de la Chevalerie, 2012

    D’origine Belge mais de culture franco-mexicaine, mon nom chinois est JÙNMĂ (élégant cheval).
    Résidant à Tianjin et à Qingyuan (Guangdong), je suis un entrepreneur passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.

  • Pages

The Chinese women state of mind. You must read Eileen Chang and Jade Yu Shan short novels !

Posté par ITgium le 15 octobre 2013

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (François de la Chevalerie)

During those Guangdong hottest days, I immersed myself in the reading of two Chinese female writers.

The Chinese women state of mind. You must read Eileen Chang and Jade Yu Shan short novels ! dans Chinese women love stories eileen-chang-01-256x300

Eileen Chang

Despite their sixty years gap, they share a common value of free speech, mostly of independence.

Both have tasted freedom, and anyone who tastes that fruit can never have enough of it. Physically close, they look very similar, the same slender face, kind of bold beauty that celebrates the power and grace of a Victorian model of femininity.

The older one is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name, Eileen Chang (张爱玲), enlightens the most inner thoughts of a woman.

The younger one is still on her late twenties. Her name, Jade Yu Shan (玉 山), she is mostly unknown except in some Beijing movies circle and in Dongguan where she presently lives.

I divide my time between the two readings

I have to tell the truth. I am always embarrassed to comment women’s writing being so far away from them, at the other end of their world.

image1-200x300 dans Chinese women state of mind

Jade Yu Shan

Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen. Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way.

She, a divorcee. Him, an outstanding womanizer.

This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future.

Their emerging sharing life brings no hope, no future. It is only a matter of time before everything caves in. Despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, mutually reinforcing both.

In a brilliant short novel “Why love a Chinese loser?” Jade Yu Shan gives the answer.

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Eileen Chang, portrayed by Chan Dung

In today china, the substance of a love affair is mainly a business arrangement, often a family business. Regardless his physical condition, a male making money holds great value and will be a way of a woman life before long. A male earning money is a definite reality and a sure investment for the future.

Quite the contrary, a romantic relationship does not last long.

Being romantic isn’t it bothersome and time-consuming ?

However, in her absorbing short novel, Jade Yu Shan undress this failed assumption.

An unfortunate guy, jobless, poorly fed, poorly clothed, living in a shack-settlement community, a man with no future will disrupt, I mean, definitely revolutionize the life of a well-to-do middle-class woman.

Fed up with her apparently conventional Guangzhou life, drinking beers on the Zhū Jiāng banks, dancing Colombian stylized salsa, chatting, gossiping, this typical Chinese second generation china prosperity female felt in her heart a rising uncontrollable force.

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Jade Yu Shan

One day, fleeing boredom and feelings of depression, with tears in her eyes, she started running towards the underworld.

At midnight, she meets the poor fellow in a narrow and dark street of the old Dongguan.

He didn’t know how to comfort her. Then, he said, wholeheartedly :

« Look, the sky is so full of stars that it would seem as if you could reach up and take a handful. Happy life is in Heaven !”

Then they joined hands to pray for the love they share, natural and uncontrollable.

What the poor fellow did isn’t that simple ?

He restores her confidence, her self-esteem, paving the way to a positive move to the future ?

During these readings I realized, among others, the need to clarify my concept of a woman that was basically, before those readings, weak, full of bias.

Thanks Eileen and Jade to help me to improve my knowledge about the chinese women’s state of mind.

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China’s pollution update facts

Posté par ITgium le 10 septembre 2013

China’s pollution update facts dans Pollution in China asia-smog-20130304-1-300x224

Day to day smog in Beijing

jùn mǎ 俊 马 (Francois de la Chevalerie) with Abraham Goldenberg and the pictures of Sà bīn (萨宾)

Extract of a more complete case study available upon request

Here’s some facts about the worsening suffocating air and traffic pollution quality in China describing and how it is affecting deeply the lives of the Chinese citizens.

EPIDEMIOLOGICAL STUDIES

Even if the subject of the pollution in China is widely discussed, there have been few epidemiological studies to validate such claims, but the scale of such reports highlights the growing fear of pollution.

The Chinese government has monitored exposure levels in many cities but has kept the data secret. For all of the damage done in 2010 from pollution, 2013 could be worse. The Chinese government, which for years was reluctant to release pollution data, now suggest that particulate pollution this year has been 30 percent higher than the same period in 2012.

According to international pollution norms, we must considered those figures (subject to confirmation) :

beijing-air-pollution-v-unhealthy-300x268 dans Pollution in China

Levels of suspended particles: (micrograms per cubic meter): Beijing (370); Shanghai (246); Chongqing (322); Taiyuan (568); Bangkok (200); Los Angeles (76); New York (59); Tokyo (55).

Levels of sulfur dioxide (micrograms per cubic meter): Beijing (94); Shanghai (53); Chongqing (338); Taiyuan (424); Bangkok (13); Los Angeles (8); New York (26); Tokyo (22).

Levels of particles of smoke in Asian cities (micrograms per cubic meter): Calcutta (400); Beijing (380); Jakarta (280); Hong Kong (120); Bangkok (100); Manila (95); Tokyo (50); New York (60).

Pollution season time The symptoms worsened in winter, when smog across northern China surged to record levels. Now he needs his sinuses cleared every night with saltwater piped through a machine’s tubes.

Increasing air pollution might be largely blamed as the principal death cause source.

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LAW ENFORCEMENT

On 2011, the Chinese Ministry of Environmental Protection (MEP) announced a 350 billion yuan (US$56 billion) plan to reduce air pollution during the 2011-2015 period.

To be fair to China, some of their pollution-control laws, and for that matter consumer-protection laws, go beyond our own. Enforcement is indeed often an issue.

The laws are there as well as the technology actually installed in many plants in China, but enforcement is sporadic and minimal, and many plants deliberately do not use the equipment they already have because it is cheaper to pay occasional fines and presumably the odd bribe or two. That leaves more for factory managers to skim off.

China’s failure to have a clean environment is partly a lack of political will, not just technology waiting to be invented. It’s a fair bet the Chinese people see the need to fix it, but their governments (especially local ones) are lagging. And polluters won’t clean up unless they’re told to.

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DIE FASTER IN CHINA THAN ELSEWHERE

DEATH TOLL ON THE RISE

Air pollution causes premature births, low-birth weight babies, and depresses lungs functioning in otherwise healthy people. Air pollution is also linked with a variety of respiratory aliments. Around some factories the asthma rate is 5 percent. Many people in Beijing and Shanghai get hacking coughs.

China’s air pollution problem — which contributed to 3.7 million deaths in the country in 2012 — has gotten sharply worse in 2013. And the threat isn’t contained to China.

Those people die prematurely each year in China because of air and water pollution, according to a 2012 World Bank report.

According to Chinese government statistics 430,000 (2012) die each year from ambient air pollution, mostly from heart disease and lung cancer. An additional 110,000 die from illnesses related to indoor pollution from poorly ventilated wood and coal stoves and toxic fumes from shoddy construction material.

The air pollution death figure is expected to rise to 550,000 in 2020.

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AIR POLLUTION IN CHINESE CITIES

China’s environmental protection ministry published a report in November 2012 that showed that about a third of 113 cities surveyed failed to meet national air standards last year. According to Chinese government sources, only a third of the 340 Chinese cities that are monitored meet China’s own pollution standards.

The Chinese government has calculated that if the air quality in 210 medium and large cities were to be improved from “polluted” to “good” levels 178,000 lives could be saved.

But today things are still as ugly as ever in Beijing.

Beijing experienced 2,589 deaths and a loss of US$328 million in 2012 because of PM2.5 pollution. Beijing’s smog is a noxious cocktail consisting mainly of heavy automobile exhausts, major coal-fired generators outside of the city and smaller ones located inside the city, as well as dust from construction sites. People sometimes joke that you can smell China’s GDP in the air

16 of the world’s 20 cities with the worst air are in China according to Time magazine.

Only 1% of the 560 million cities dwellers breath air considered safe by European Union standards according to NY Times.

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AIR POLLUTION IN THE COUNTRYSIDE – THE CHINA KILLING FIELDS

In rural areas, respiratory disease is the number one killer.

Air pollution is particularly bad in the rust belt areas of northeastern China. A study done by the World Health Organization (WHO) estimated that the amount of airborne suspended particulates in northern China are almost 20 times what WHO considers a safe level.

Space shuttle astronaut Jay Apt wrote in National Geographic, « many of the great coastal cites of China hide from our cameras under a blanket of smoke from soft-coal fires. » The northeast industrial town of Benxi is so polluted that it once disappeared from satellite photos. Its residents have the highest rate of lung disease in China.

Chinese farmers are almost four times more likely to die of liver cancer and twice as likely to die of stomach cancer than the global average, since most of the dirtiest factories are in rural China.  This has sparked the birth of “cancer villages” around factories.

DRAMATIC CONSEQUENCES

Fleeing the cities, go west !

A poll conducted by the Pew Research Center before the 2008 Olympics found that 74 percent of the Chinese interviewed said they were concerned about air pollution.

Levels of deadly pollutants up to 40 times the recommended expose limit in Beijing and other cities have struck fear into parents and led them to take steps that are radically altering the nature of urban life for their children.

Parents are confining sons and daughters to their homes, even if it means keeping them away from friends. Schools are canceling outdoor activities and field trips. Parents with means are choosing schools based on air-filtration systems, and some international schools have built gigantic, futuristic-looking domes over sports fields to ensure healthy breathing.

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Foreign population exodus

Beijing air pollution drives expatriate exodus.

No figures are available on how many people are planning to leave following three months of the worst air pollution on record in China’s capital.

“I’ve been here for six years and I’ve never seen anxiety levels the way they are now,” said Dr. Richard Saint Cyr, whose patients are half Chinese and half foreigners. “Even for me, I’ve never been as anxious as I am now. It has been extraordinarily bad.”

Some middle-and upper-class Chinese parents and expatriates have already begun leaving China, a trend that executives say could result in a huge loss of talent and experience. Foreign parents are also turning down prestigious jobs or negotiating for hardship pay from their employers, citing the pollution.

This year, 15 % of the German have left Beijing for this reason, 12 % of the French.

Political issue

Few developments have eroded trust in the Communist Party as quickly as the realization that the leaders have failed to rein in threats to children’s health and safety. There was national outrage in 2008 after more than 5,000 children were killed when their schools collapsed in an earthquake, and hundreds of thousands were sickened and six infants died in a tainted formula scandal.

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THE SO CALLED KILLING PARTICLES

Beijing-Tianjin-Hebei region suffered over 100 hazy days a year with PM2.5 concentration two to four times above World Health Organization guidelines.

Particles less than 2.5 micrometers in diameter are called « fine » particles. The most pernicious measure of urban air pollution — particulates 2.5 microns in diameter or less, or PM 2.5— are among the most hazardous because they easily can lodge deply lungs and enter the bloodstream.

Caused by dust or emissions from vehicles, coal combustion, factories and construction sites, the particles increases the risk of cardiovascular ailments, respiratory disease and lung cancer if people are chronically exposed to them. Sources of fine particles include all types of combustion, including power plants, motor vehicles and residential wood burning.

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Dessin de Sabine Cagicos

HOW TO PROTECT YOU ?

Wearing N95 masks will provide effective protection against PM2.5 air pollution but ensure you are wearing the mask correctly with a tight seal around the face. N95 masks can be purchased in pharmacies and can be used multiple times.

Last Comment from John Heinhurd

China is killing the environment and it’s people because of it. What gets me is that this is common sense !!! It’s all about power and money.

 

 

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Le chinois et le ciel.

Posté par ITgium le 4 septembre 2013

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Les récits de jùn mǎ (俊 马 故事)

(François de la Chevalerie)

Le chinois est un habitant de l’espace (kòng 空) mais plus encore de la Terre (dì qiú 地球), une minuscule planète (xíng xīng 行星) où s’ébattent des êtres humains de nombreuses nationalités aux composantes variées noir, jaune ou blanche.

« Le monde des humains (rén huán 人寰) a mille senteurs et s’offrent mille chahuts », note Anxmandae de Leira.

Depuis cinq mille ans, le chinois vit benoitement sur une partie de celle ci (lù dì 陆地 ) qu’il a géographiquement et habilement nommée, pays du milieu (Zhōngguó  中國).

Il se conçoit comme le centre du monde.

Il se déploie sur son territoire (lǐng yù 领域) en protégeant ardemment son domaine (dì wèi 地位), son mode de vie

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Il veille à son espace aérien territorial (lǐng kōng 领空). Il est encore plus sourcilleux concernant son espace maritime (hǎi yù 海域)           

La nuit, Il occupe son temps de libre (jù 距) en s’enquérant des fortunes de l’espace (kōng jiān 空间).

Il regarde l’univers avec anxiété grâce au télescope Hubble (Hā bó tài kōng wàng yuǎn jìng 哈勃太空望远镜). Ses craintes grandissant, il expédie dans l’atmosphère une fusée (shén zhōu 神舟九号) pour reconnaître de lointaine ondes.

Dans l’orbite de Dieu, Venus (jīn xīng 金星), dans l’œil d’un cyclone, Jupiter (Mù xīng 木星).

Le ciel est au centre de sa vie, de son histoire. Déjà sous la dynastie Zhou, les empereurs portaient le titre de Fils du Ciel (天子). L’empereur exerçait alors un pouvoir absolu sur  les affaires qui se déroulaient sous le Ciel (天下) où règne toute la vie (zhōng shēng 终生) , l’existence, (shēng huó 生活) où oeuvre l’homme chinois.

C’est ainsi que le chinois se sent parfois seul dans l’univers (yǔ zhòu 宇宙).

Seul, tout seul (jì mò 寂寞).

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Islam en Chine, une lecture particulière

Posté par ITgium le 2 septembre 2013

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Islam en Chine

Le récit de jùn mǎ (François de la Chevalerie) d’après l’histoire vécue de Mohamed Yassin Al-Abid

L’Islam serait-elle une belle affaire en Chine ?

C’est tout de même un comble que cette religion si chahutée de par le monde suggère ici de l’indifférence, telle une absence !

J’ai passé trois de ma vie à Tianjin, portant volontairement et fièrement ma foi sans jamais la dissimuler.

L’indifférence dans la tête, zhì zhī bù lǐ (置之不理) !

Pourtant pas une seule fois n’ai je été sommé de m’expliquer. Pas une seule fois ne suis-je parti à l’assaut contre quelques insidieux poncifs. Jamais de remarque lâchée incidemment ! Pas une seule fois n’ai je été amené à combattre l’hydre, les voix s’emmêlant !

Pendant trois ans, j’ai été condamné à un curieux silence, le sujet de l’islam ne s’offrant jamais au hasard des conversations.

- Mohamed, me suis-je dit, es tu bien l’homme que tu prétends être ?

Bien évidemment, je répondais favorablement m’en allant une fois par semaine à la qīngzhēn sì (清真寺)[1]  de Tianjin, tout imprégné de ma foi xìn yǎng 信仰.

Pas une seule fois n’ai je croisé un regard surpris ni à l’entrée ni à la sortie de l’édifice. En Chine, vous rentrez dans une mosquée comme dans un restaurant ou dans un abribus. Qui s’en inquiète ? Jamais personne ne vous guette. Pas un murmure à l’ombre. Vous vous faites autant remarquer qu’une légère brise passant par là.

Eprouvé par cette surprenante indifférence, j’ai forcé les traits en me présentant sans détour :

Mùhǎnmòdé mùsīlín[2], (穆罕默德 穆斯林)

Jamais personne n’a relevé l’assortiment de circonstance. Aucun trouble dans le regard.

J’ai fait alors front en osant davantage.

- Mùhǎnmòdé mùsīlín fǎ guó rén[3], lançai-je devant chaque nouvel interlocuteur.

- Français comme le général de Gaulle ! me répondait-on d’une voix souvent enthousiaste.

Je racontais alors mécaniquement l’histoire de l’homme du 18 juin. J’évoquais la libération de la Provence, les régiments d’Afrique, les combattants musulmans.

Solidaires de ces épreuves, certains évoquaient spontanément l’occupation japonaise, source de bien de malheurs. Cependant la plupart se murait dans un silence.

Je me présentais encore sous le nom de « Monsieur Ma (馬) » lequel nom de famille chinois témoigne d’un possible ancêtre musulman.

Silence dans les rangs.

Silence toujours, ce silence qui perdure et trouble mon besoin légitime d’émotion.

Je poursuivais ma quête, revêtant une armature de combat, une djellaba.

Cette fois, je relevais des sourires amusés. Etait-ce lié à ma foi durablement enracinée ou seulement l’effet d’une tenue jugée originale. Je m’avouais vaincu reconnaissant qu’il n’y a pas de malice à rire d’une d’étoffe courant jusqu’aux pieds.

C’est alors qu’un ami m’a sermonné.

- Oublie ton cas ! Ne joue pas dans l’insignifiance ! Pense plutôt aux Huis, aux Ouïghours, les minorités musulmanes en chine. Sont elles seulement bien traitées ?

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Huis en Chine

Pour le savoir, je me suis rendu dans un restaurant halal qīngzhēn cài (清真菜) ou autrement dit « la nourriture de pure vérité », une fois chez les Ouïghours (维吾尔/維吾爾), une autre chez les Hui (回族). M’adressant à des serveuses médusées, je fis état de mon socle. Elles se consultèrent du regard cherchant à comprendre ce que je voulais bien dire.

- Vous souffrez de l’omnipotence des Han. Moi, le musulman étranger, je vous suis solidaire, m’exclamai-je avec allant. 

Bâillement agacé chez les serveuses. Décidément, je les ennuyais. Trompant ma déception, j’ai pris une bière comme chasser l’intrus, une lézarde dans ma foi.

Incapable de faire sauter cette indifférence, je poursuivais ma vie mollement jusqu’au jour où j’assistais en ma qualité d’ingénieur d’une multinationale à une conférence de promotion d’une zone de développement à Ürümqi (乌鲁木齐), capitale de  la province du Xīnjiāng, à l’ouest de la chine.

Commentant les révoltes chroniques des Ouïghours, le Président de séance, un Han d’origine, s’exprime :

- Il leur arrive parfois de parler trop fort. Pour les calmer, on leur donne des moutons.

Eclat rire dans la salle. Le discours achevé, par petits groupes des chinois s’en amusent encore. L’un d’eux commente :

- Que n’ont-ils pas assez de leurs femmes ? Certaines sont blanches comme les russes ou les américaines. Ne sont-ils pas des chanceux ?

- C’est cela leur problème, ajoute un autre. Trop belles pour eux, leurs femmes les épuisent et, du coup, ils se répandent !

Plutôt que du racisme, un discours de machos.

Dans les entrelacs, de l’indifférence ! Et puis, enfin, mater une révolte en offrant des moutons plutôt que des balles, n’est-ce pas heureux ?

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Mademoiselle Li

Mademoiselle Li

Las, je finis par ne plus me guetter moi même comme je l’avais fait ces dernières années.

Je me suis mis à couver du regard une silhouette lumineuse originaire du Henan, Mademoiselle Li. Sourire doux, rire généreux, elle respirait ce merveilleux goût à la vie auquel tout homme aspire.

Je l’ai invitée à prendre un verre, puis un repas, d’autres encore. A chaque fois je faisais mon show, jouant l’épate, évoquant ma religion, ma culture. Absence de réaction de sa part. Elle s’inquiétait plutôt pour mon logement qu’elle jugeait mal situé.

Au fil du temps, cessant mon manège, je me laissais envahir par un sentiment qui m’était jusque là totalement étranger, l’amour envers une femme. Je ne me souviens plus avoir fréquenté la mosquée de Tianjin pendant plusieurs semaines, j’étais alors tout autre chose, une âme heureuse dans un ciel étoilé.

Comme, Mademoiselle Li et moi, nous nous aimions infiniment, nous avons décidé de nous marier.

Ce fut une belle fête, près de 500 personnes.

Beaucoup de rire, de joie. L’on s’amusait d’un rien, d’un sourire, d’une chanson. Je buvais comme un troupier des breuvages interdits, déclamant à la pelle des wán xiào (玩笑)[4].

La fête achevée, rendue dans une chambre d’hôtel spacieuse, au pied d’un lit inondé de fleurs, Mademoiselle Li s’est tournée vers moi et m’a demandé :

- Penses tu avoir une seconde épouse ?

 

 


[1] Mosquée autrement nommée « Temple de pure vérité ».

[2] Mohamed musulman

[3] Français

[4] Blagues

 

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Est-il de bonne stratégie de se lancer dans une guerre commerciale avec la Chine ?

Posté par ITgium le 28 juin 2013

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Les mots, la guerre

De jùn mǎ 俊 马 Francois de la Chevalerie et Libin Liu Legrix

Telle la satisfaction des mauvais élèves s’octroyant un bon point, certains se sont félicités de la décision de la commission européenne de taxation sur les panneaux solaires chinois sous prétexte de dumping.

S’il s’agit comme l’explique Bruxelles de sanctionner des entreprises recevant des subventions, il faudra alors éclaircir singulièrement les rangs des entreprises exportatrices de chaque côté de l’hémisphère. Rares sont, par exemple, les sociétés françaises qui ne bénéficient pas d’aides directes ou indirectes pour leurs activités de recherche ou la conquête de marchés extérieurs. Un dédale ingénieux qui mis à nu souligne que les vrais prix ne le sont jamais totalement, plutôt un équilibre. A ce compte là, entière légitimité est donnée à Pékin de s’attaquer à toute filière, celle du vin ou autre, chaque fois que celle-ci serait supposée bénéficier d’argent public.

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Chinese naval forces

S’il s’agit de contester la déferlante de produits chinois, il faudra alors acclimater l’idée auprès des consommateurs européens de prix revus à la hausse. Glisse alors l’hypocrisie. A ce jour, aucun responsable politique ne plaide pour une réduction du pouvoir d’achat au motif entendu de l’intérêt national. Aucun ne conteste encore la nécessité de réaliser des économies d’énergie fussent-elles issues de panneaux solaires au prix jugé délictueux.

De surcroît, s‘attaquer à un pays en particulier est d’une efficacité de courte durée. Aujourd’hui, les produits à bas prix proviennent majoritairement de la Chine. Demain d’autres pays asiatiques. Dans un avenir plus lointain, de l’Afrique. Faudra-t-il porter le fer contre tous les pays émergents ? Faut-il in fine replonger dans les méandres de l’histoire, chacun haussant le ton ?

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Les panneaux solaires

Si d’aventure cette orientation se précisait, elle ignorerait une heureuse réalité : s’enrichissant, la Chine se normalise. Le relèvement continu des salaires, la frénésie de consommation, la marche vers une société des loisirs et l’exigence croissante d’un environnement plus sain présagent l’apparition d’une économie indifférenciée. Chaque jour davantage, l’homme chinois se meut en un consommateur vigilant sous l’œil disert des réseaux sociaux où des millions d’internautes agissent en meute contre les industriels peu scrupuleux, les édiles corrompus, les mensonges. Plaquant au sol les arrangements en sous main et les combines locales, ils annoncent l’émergence d’un Etat de Droit. Du coup, des produits à la qualité douteuse comme autant des denrées au contenu chimique aléatoire suscite la méfiance. A contrario, une marque irréprochable suggère la confiance. L’emportera alors le meilleur capable d’offrir un bien durable autour d’un service irréprochable.

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Money battle

Dès lors, les obstacles rencontrés en Chine par les sociétés occidentales s’affaiblissent si toutefois ne surgit pas le spectre d’une guerre commerciale. Dangereuse, celle ci évite de repenser l’industrie européenne. Sauf à la faire exister avec des prix atrophiés dans des enclos protégés, l’avenir repose sur la naissance d’entreprises conjointes euro-chinoises, notamment, dans les domaines de l’environnement et des énergies renouvelables. Au lieu de concocter chacun dans son coin des unités de production puis de batailler la rage au cœur, mieux vaut se rassembler. In fine, plutôt que de s’enliser dans des comptes d’apothicaire, n’eut-il pas mieux valu de faire naitre entre européens et chinois une entreprise commune fabriquant des panneaux solaires et ce dans l’intérêt bien compris de tous, des pays, des clients ?

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A Sylvie Lin Jing tale, How does a chinese mother in law spoil the child of a mixed marriage ?

Posté par ITgium le 26 juin 2013

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Mixed marriage

A Randy Flagg tale

I don’t understand how Chinese married couples can deal with their in laws. I mean, from what I see, one’s own parents are hard enough to deal with.

To deal with another set of parents seems like you are just asking for trouble.

I‘ve heard stories of Chinese wives who move in with their husband’s mother in law and become almost like automatons, bowing to the every whim, and every wish of the mother in law.

That’s why in America we make it a point to limit in law visits to only once every 6 to 12 months on average. The point of getting married for people like me is to start a family of one’s own, not to extend it.

It is a separate entity unto itself; although it does recognize in laws and grandparents, however, in the long run they have little input on decision making. I agreed to marry my wife because I loved her, but I didn’t agree to marry her parents.

Let me give you an example. Here’s my situation.

My wife is 5 and half months pregnant and we have moved to a nice home in Pudong. She works fulltime at a fortune top ten company.

This equals lots of stress. We have both decided that I will stay at home, write, and take care of the baby. It is pivotal that I establish my responsibility and reliability to take care of her and the child.

My wife decided to call her mother to help her with moving. In American culture this is not uncommon. But I think most American families as a whole, understand that if the wife’s in laws come to help, they are there to assist and not to take over; doing so undermines the husband’s role.

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Sylvie Lin Jing Mom

Yesterday I spent 12 hours unpacking and distributing the contents of over 60 boxes while they went to the hospital, and to visit friends. By the time they returned, the new apartment was pristine.

I was exhausted. I had polished every piece of furniture, set up the two home theaters, unpacked the clothes, and found places for the boxes.

I went out and bought plants and rugs for the rooms and placed them accordingly, cleaned the bathrooms, made up the beds.

I respectfully left a big job for her mother to do, and that was to clean and wax the floors and to set up the kitchen. When I was finished it looked like a modern day western apartment.

 

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Mixed baby

By the end of the next day everything that I did had become undone; making the last 12 hours that I spent insignificant. They took everything out and reordered everything. My mother in law was complaining all the way through. My job as an house husband had failed.

To my wife, her mother’s word is God. To her mother, for me to do this job was unfathomable. I don’t hate my mother in law; in fact, I admire her, and I aspire to follow in some of her attributes. She’s great in spurts. But in American culture lines are drawn, and I think that the difference is that in Chinese culture there are no lines.

My mother in law has imposed that she will come in October when the baby is due. She wants to stay for 5 months. In my culture this is unheard of, that is unless the father has run off, of which I haven’t done.

I have extensive experience in taking care of children, even more than my wife. When the baby is born I am quite sure that once again I will be made redundant.

In American culture it is quite uncommon for the mother in law to stay for 5, 4, or even one month. My wife is convinced that she will be too weak to take care of herself and the child. She is convinced that she will need her mother. I believe that her mother will only get in the way. I understand a Chinese mother’s sense to be needed.

But in an American’s view. Five months is overbearing.

My wife and I often go to visit her Chinese friends who have recently given birth. I always see the in laws lingering about in the apartment. It reminds me of that phrase… ‘Too many cooks in the kitchen spoil the broth’. I have one. Too many parents in the house spoil the child.

 

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Agressions contre les chinois en France

Posté par ITgium le 16 juin 2013

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Picasso

Les récits de jùn mǎ 俊 马

(François de la Chevalerie)

En Gironde, le 14 juin 2013, six étudiants chinois ont été agressés dans la nuit de vendredi à samedi.

Longtemps ces derniers avaient rêvé à la France.

Ils avaient hâte de s’y rendre à la rencontre de son histoire, de sa culture, de ses habitants, soucieux d’apprendre.

Avec le projet de poursuivre des études d’œnologie, ils avaient minutieusement préparé leur voyage, prenant tous les renseignements nécessaires, toutes informations utiles.

Fort du souhait de mieux comprendre ce métier, ils comptaient ensuite revenir en Chine afin de travailler dans la filière du vin en vantant les grands crus français, le goût français.

Bien avant le départ, ils s’étaient lancés à la conquête de la langue française, apprenant mot après mot, déchiffrant peu à peu des phrases.

Après avoir bataillé pour obtenir les visas nécessaires et réuni l’argent pour couvrir leur frais de scolarité, ils se rendaient enfin en France

Depuis deux mois, Ils résidaient en Gironde, prenant doucement racine dans un pays qu’ils aimaient.

Le 14 juin, ils ont été agressés au seul prétexte de leur origine chinoise.

Des individus de faible composition mentale s’en sont pris à eux avec une rare violence directement dans leur logement. La rixe a entraîné l’hospitalisation d’une jeune femme de 24 ans, sérieusement blessée au visage par le jet d’une bouteille de champagne. Selon certaines sources, il pourrait s’agir de la fille d’une personnalité politique chinoise.

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Racisme anti chinois paris

Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a condamné « avec une grande sévérité cet acte xénophobe, dont les auteurs devront répondre devant la justice ».

Violence récurrente contre les chinois en France

Cette agression faite suite a des nombreuses violences à l’égard des ressortissants chinois principalement à Paris, ville à la sécurité chancelante.

Comme ils le font en Chine (où l’insécurité est rare), ils s’aventurent dans les rues de la capitale sans précaution.

Rares sont ceux qui ont pas l’œil aux aguets, la méfiance au bout du regard.

Trop heureux de se trouver en France, ils ne laissent pas envahir par le soupçon.

Du coup, ils sont nombreux à se fait dépouiller, à se faire dérober à l’arraché sacs, portables et autres effets.

Glisse alors un sentiment de tristesse dans leur âme et une question :

Quel est donc ce pays où il ne fait si bon vivre ?

Molle réaction de la Mairie de Paris

La Mairie de Paris réagit mollement à cette situation, laissant apparaître un certain embarras du fait que les responsables de nombre de ces agressions seraient des jeunes des cités, certains logés dans le parc HLM de la capitale. Cette même gêne existe chez les associations anti racistes lesquelles ne marquent aucun d’empressement à défendre les chinois.

Ces agressions se sont amplifiées avec l’arrivée de Roms en provenance de Roumanie et Bulgarie. Là encore, existe une difficulté à parler franchement de cette situation comme autant à trouver une réponse drastique.

Dommages collatéraux

Ces agressions sont dommageables pour l’essor des relations entre la France et la Chine. Déjà que le président français a joué de négligence en se rendant seulement 37 heures en chine, ne voilà-t-il pas que faute d’une réelle sécurisation de la voie publique en France, les chinois pourraient désormais éviter notre pays, marquant aussi dans la foulée une réticence a soutenir des marques françaises, des entreprises françaises.

Sur le même sujet :

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Agressions contre les chinois à Rome

Le racisme anti chinois en France (3 juillet 2011)

François de la Chevalerie et Jing-Chao Zhao-Emonet

Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine.

Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.

Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.

L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.

Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine.

Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper.

Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.

Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion. 

Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?

D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?

De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.

De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité !

Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?

D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.

De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.

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Violence contre les chinois aux Etats Unis

Les chinois, bouc émissaires de l’humanité ?

Les récits de jùn mǎ 俊 马 (François de la Chevalerie)

Le venin se répand.

Il se nourrit d’une mondialisation échevelée comme d’une actualité confuse.

Il n’est pas à son premier coup d’essai.

Dans les années 30, le péril jaune avait le visage d’un japonais. Aujourd’hui, il serait chinois. Que ne fait donc pas ce dernier pour cristalliser les peurs ?

En France, les canons communs du racisme n’offrant guère de prise, que leur reprocher ?

Une délinquance très faible ?

Une natalité dans la moyenne ?

Aucune revendication particulière ?

A l’inverse, l’on observe une intégration économique réussie, un chômage ridiculement bas.

De surcroît, ils ne doivent rien à personne, peu aux bienfaits de la République !

Qui plus est, ils sont discrets. Rien, absolument rien ne saurait suggérer la critique.

Comment alors vilipender son prochain ?

Tout simplement en transformant ses qualités en défaut !

Leur retenue devient suspecte, leur goût forcené au travail comparé à de l’aliénation.

Leur intégration ? Mais ils ne travaillent qu’entre eux !

Leur faible natalité ?

Ils sont si nombreux !

 La croissance exceptionnelle de la Chine ? Un danger !

Donc, désormais, pointés du doigt !

A Paris, des slogans hostiles résonnent sous prétexte qu’ils rachètent à tour de bras les baux commerciaux.

Dans les universités américaines, naguère les étudiants chinois soulevaient l’admiration.

L’on fustige maintenant des promotions comptant jusqu’à 40 % des leurs.

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Chinese store

Au Mexique, dans les villes frontalières des Etats-Unis, les chinois sont affublés de l’épithète de « malditos chinos ». L’on prétend qu’il serait à l’origine de la fermeture de 40 % de l’industrie locale de la sous-traitance.

Au Maroc ou en Tunisie, la rage s’installe depuis que de nombreuses usines du textile sont à l’arrêt.

En Algérie, l’on moque ces ouvriers du bâtiment payés hébergés dans des navires de fortunes ! En Italie, les industriels de la chaussure sont à cran.

A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué dans le Guandong.

A Yaoundé ou Harare, l’on s’étonne de les voir envahir les étals. La charge s’emballe, s’abreuve de raccourcis. Telle usine fermée, c’est leur faute ! Telle perte d’emploi, toujours eux ! Complaisants, les politiques s’en mêlent.

L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois sont autant d’occasion de discours démagogiques.

Profitant du climat général, des universitaires japonais lâchent une incidente : le Japon n’a pas à faire amende honorable pour son comportement pendant la guerre ! L’injure ne suffisant plus, ces dernières années en Indonésie, la chasse aux chinois a souvent été sonnée. Tout s’embrase, tout s’emmêle, de Mexico à Rome, de Casablanca aux campus californiens en passant par Djakarta, le bouc émissaire s’appelle désormais M. Li ou M. Wang.

Comment reprocher à un pays naguère famélique de s’en sortir ? Comment critiquer la volonté des chinois  de s’épanouir aux quatre coins de la planète ?

Ce peuple à l’histoire par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire. Il s’y accomplit avec une énergie dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.

S’il faut pointer du doigt l’absence de liberté ou l’état de l’environnement en Chine rien ne permet de fustiger la l’augmentation du niveau de vie de leur population, leur dynamisme. Plutôt que de crier au loup en se gavant de slogans, cherchons à mieux les connaître. Comme s’y sont employées les années croisées France Chine, il faut créer du lien, des échanges, s’écouter, comprendre, ne pas voir peur.

 

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Location à Pékin

Posté par ITgium le 11 juin 2013

Location à Pékin dans Louer un appartement en Chine peking-8-300x225

Pékin

Le récit de jùn mǎ 俊 马 故事 

(François de la Chevalerie)

D’après les histoires de Christina Trabadello, originaire de Tampico au Mexique, John Anderson, natif de Perth en Australie et d’Augustinus Baumgartner habitant de Bonn en Allemagne.

Dangereuse destination

Si vous voulez vivre à Pékin, compte tenu de l’effrayante chape de pollution occupant son ciel et de la prolifération de particules délétères, il faut d’abord faire un décompte des jours vous restant à vivre.

Si d’aventure vous vous souhaitez une vie longue pour atteindre sans encombre la centaine, dans ce cas, il faudra choisir une autre destination, loin, le plus loin possible de ce que d’aucuns nomment l’enfer.

Si donc vous vous décidez pour des raisons professionnelles à résider à Pékin, alors il faudra admettre que chaque jour passé dans cette ville en retranchera plusieurs dans votre vie.

Si votre séjour en Chine est motivé pour une merveilleuse rencontre, préférez un tout autre lieu d’accueil pour nourrir votre amour.

Retenez l’adage : Trois ans passés à Pékin, trois ans de moins à vivre sur Terre.

Durant votre séjour, vous inonderez votre corps de métaux lourds, d’un amalgame invraisemblable de particules.

Toutefois, selon l’endroit où vous logerez, la dose sera différente.

D’où l’importance de bien le choisir.

Des ficelles pour vous arnaquer, des ficelles pour survivre

L’Agence immobilière

La première impression est curieuse.

Dans une salle plutôt étroite, une cinquantaine tête s’ébattent derrière des écrans. Complets et tailleurs, une certaine élégance. Aussitôt, des hommes sont dangereusement efféminés s’agglutinent autour de vous comme des abeilles, lâchant dans la mêlée des sourires narquois.

Ils le sont dans toute sa substance.

Ils s’amusent déjà à l’idée que vous allez tomber dans un piège.

Leur choix n’est pas le vôtre

D’emblée, ils vous proposent toutes sortes de bâtiment en tenant mollement compte de vos souhaits. Et pour cause, pour chaque produit placé, le vendeur reçoit une commission de son agence mais une autre bien plus reluisante du propriétaire laquelle est généralement négociée à l’insu de son employeur.

Dès lors, il vous entrainera là où sa marge est la plus confortable.

Bon sens : Demandez le point de vue du plus grand nombre de personne dans l’Agence de manière à les mettre en concurrence. Mais le mieux, le plus adroit, le plus dans les usages est de verser 1000 yuans à un vendeur aguerri en lui proposant deux fois plus si vous êtes faites affaire, vous y gagnerez alors.

L’emplacement du bâtiment

Finalement, vous vous décidez de visiter un appartement.

Les chinois ont une appréciation différente des occidentaux.

Ils ne se montrent pas très regardants sur l’environnement de l’immeuble.

Bon sens : Comme la plupart des édifices à Pékin se trouvent en bordure du ring (périphérique) ou dans des zones bruyantes, prenez toute précaution utile en vous faisant décrire par le menu le quartier.

Le bâtiment

Sur ce point sauf exception, tous les bâtiments sont laids à Pékin. Il faudra vous y faire en vous bandant le plus souvent les yeux.

Les matériaux du bâti

Avant de visiter votre appartement, vous ferez le tour de l’immeuble en vous rendant dans la cave et les escaliers de service.

Votre objectif (indispensable) est de repérer les matériaux dangereux qui pourraient vous conduire encore plus vite vers une mort certaine.

Par exemple, en Chine, de très nombreux bâtiments sont imbibés d’amiante pour une raison évidente : l’amiante amphibole est toujours autorisé en Chine. 450 000 tonnes sont produites chaque année.

Excellent pare feu, les fibres d’amiante sont extrêmement cancérigènes. Vous prendrez toute votre attention à regarder les tuyauteries. 40 % des immeubles de Pékin hébergent de l’amiante.

Pour le reste, les tuyauteries en plomb et autres ingrédients, vous chercherez à vous en accommoder sinon mieux vaut dormir dans la rue.

Prenez aussi une extrême attention à regarder les équipements anti incendie. Comme dans la plupart du temps, vous trouverez un logement au vingtième étage d’un immeuble, il faut vérifier si vous avez des chances de survivre dans l’éventualité d’un incendie.

A Shanghai, en 2011, un immeuble fort bien situé a brulé.

Bilan : 60 morts. Raison : L’immeuble ne comportait aucun système anti-incendie !

Bon sens : Vérifier tous ces éléments avec sérieux et détermination, il en va un peu de votre vie.

L’appartement

Vous y êtes donc !

Très rarement ou jamais, c’est le coup de foudre.

Plutôt une impression de désolation qui vous submergera longtemps. Le bon goût est rarement de mise ; le charme, une donnée inconnue.

Si l’appartement est meublé, vous risquez l’évanouissement. Les meubles sont d’une laideur à faire frémir. Mieux vaut l’achat à moindre coût de quelques meubles, plus doux du regard.

Passez votre tête sous les bidets, dessous règne généralement le plus sombre de bordels, lieu de fréquentation assidu des cafards, annonciateur de fuites.

Vérifiez encore les prises électriques, les jonctions avec les salles d’eau. Nullement souhaitez vous mourir comme Claude Francois.

Bon sens : Prenez un appartement libre de meubles, repeigner le avec des couleurs chaudes faisant écho au Mexique ou à l’Italie, vous serez alors bien plus heureux et le coût de ces travaux est insignifiant.

Contrat de location

Le contrat de location est un document étrange, tellement étrange que pratiquement aucun différend entre locataire et propriétaire ne vient au prétoire.

C’est donc dire qu’en dehors du montant et des quatre mois à verser immédiatement, il ne dit rien.

Cependant, regardez de près la ligne, « en cas de dommage ».

Pour une simple éraflure sur un fauteuil vous risquez de le payer en totalité.

Vous payerez donc en totalité un meuble horriblement laid qui vous a embué la vue durant tout votre séjour.

Le propriétaire (fáng dōng 房东)

Il vous importe à tout prix de savoir quel est le propriétaire le vrai de vrai. Faites vous répétez au moins cinq fois son nom et cherchez à le rencontrer de visu et à savoir ce qu’il fait.

Selon que le propriétaire est Pékinois ou sorti tout droit d’une misérable campagne, la donne sera différente.

Le propriétaire d’extraction Pékinois est sensible à sa réputation. Il vous traitera avec amabilité toutes les fois qu’il ne se décide pas à vouloir vendre son bien ou à augmenter le loyer.

Le propriétaire issu de province est un souci pour vous.

Il faut avoir à l’esprit que Pékin est la ville d’accueil par excellence des riches chinois issus des provinces bien davantage que Shanghai ou Guangzhou. Au delà de leur talent à faire de l’argent, ils sont généralement d’une irrésistible plouquerie, grand amateurs de KTV et de baijiu (白酒).

Comme 7 % des appartements appartiennent à Pékin des gérants de mines de charbon, il ne faudra attendre de sa part aucune écoute face à vos problèmes domestiques surtout si ce dernier est originaire du Shanxi, du Shaanxi ou du Henan.

Vous pouvez l’appeler cent fois pour un bidet en fuite, il ne vous répondra tout simplement pas.

Dehors du jour au lendemain.

Comme aujourd’hui la situation du marché immobilier chancelle en Chine, le propriétaire peut être tenté de revendre sine die son bien.

Vous vous verrez alors opposer un message liminaire de libération des lieux du jour au lendemain et ce sans reprise possible des travaux que vous avez pu entreprendre. Donc n’investissez jamais des mille et des cents dans l’appartement.

Inutile alors de pleurer surtout si vous parlez misérablement chinois.

Inutile de téléphoner à votre propriétaire si ce dernier vit dans le Shanxi.

Renouvellement du contrat de location

C’est a ce moment là que beaucoup d’Occidentaux se rendent compte que la chine, c’est l’enfer du capitalisme totalement débridé, un état d’absolu non droit.

Vous pouvez vous voir opposer des augmentations sans aucun rapport avec l’inflation. Parfois de 30 a 40 %.

Comment faire pour tenir tête à votre propriétaire ?

Bon sens :

Dès votre arrivée, vous allez à la rencontre du commissaire de police ( jǐng chá 警察 ) et du secrétaire général du district du parti.

Vous devenez aussitôt copain.

Vous leur dites que vous adorez le baojio, le huangjiu et les chansons de Dèng Lìjūn (邓丽君).

Vous les invitez à diner chez vous nullement avec l’intention de les corrompre mais de vous protéger.

Comme vous savez que votre propriétaire leur est redevable pour ses autorisations, dans l’éventualité où ce dernier chercherait à vous embêter, vous pouvez faire état de vos relations surtout si celui ci est propriétaire d’une mine à charbon dans le Shaanxi où généralement il ne respecte rien.

Si d’aventure, vous n’entreprenez pas des actions de séduction auprès des autorités locales, c’est votre propriétaire qui s’en accomplira. Dans ce cas, mieux vaut déguerpir aussitôt.

Si vos relations avec propriétaire s’enveniment et qu’il n’est pas très net, n’hésitez pas  communiquer l’information sur Weibo. Les internautes se feront un régal de le sermonner.

Une suggestion

Il serait bien un jour qu’une base donnée sérieuse sur les propriétaires Pékinois et leurs antécédents puisse être établie.

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Se marier avec un riche chinois ?

Posté par ITgium le 5 juin 2013

Se marier avec un riche chinois ?  dans Les riches chinois ? china_polo_noveau_riche_003-300x200

Riche chinois

Le récit de jùn mǎ

Alors que les économies européennes offrent toujours des perspectives sombres, le riche chinois ne serait-il pas le dernier rempart d’une misère annoncée pour des femmes occidentales ambitionnant une vie confortable ?

Problème : l’homme chinois n’a jamais été dans leur ligne de mire.

Image dégradée

Raillé, moqué pour ses tenues loufoques, ses pantalons trop larges, son goût introuvable.

Plutôt rebutant avec sa tête d’ahurie, une élégance pas toujours affirmée, d’étranges manières, ses légendaires rots.

Valsent souvent dans la bouche des femmes des remarques indécentes telle une méconnaissance de l’autre, de l’ignorance.

Malgré l’extraordinaire développement de la Chine, rien n’a été fait pour corriger le tir, rehausser l’image de l’homme chinois.

Nullement sur la devanture des revues de mode, posant rarement dans les gazettes glamour, il est comme absent du monde.

Résultat, au Consulat de France de Shanghai, on s’amuse d’un étrange décompte.

richpeople-300x300 dans Les riches chinois ?

Aventure

Sur près de 400 mariages mixtes célébrés peu ou prou chaque année, 96 % concerne une femme chinoise et un homme français.

Dans l’autre sens, ils ne sont que 4 % à convoler, souvent des intellectuels se mariant sur le tard, l’étape ultime d’une rencontre nouée autour d’un véritable amour de la Chine, de son histoire, de sa culture, de son peuple.

Nouvel horizon

Par ces temps de crise, chaque jour davantage, l’homme chinois prend de la valeur, une cote qui progresse.

Les comptes de l’homme occidental se déglinguant à toute allure, il s’installe dans le paysage des options possibles, promettant un avenir meilleur à quelque belle perle désargentée.

Dans ce cas, mieux vaut se marier avec des têtes de liste, le gratin, du dur pour l’éternité.

L’on s’accommodera alors plus volontiers des manières inconvenantes, des postillons et autres générosités.

Comme le milliardaire chinois est de création toute récente, il est inévitablement rustre. Nouveau riche, il ne fait pas dans la finesse. Au lieu d’un doux poème pour conquérir le coeur d’une femme, il les emballe avec des parties de golf, des cadeaux sans usage, des repas à en vomir.

Rares sont ceux qui sont passés par Eton et les salons où l’on apprend les bons usages.

Comme il s’est vraiment épuisé à bâtir son empire, il n’a souvent de conversation que son métier et l’environnement qui lui est proche.

Comme beaucoup d’entre eux ont fait fortune dans l’immobilier, les discussions porteront sur ce sujet mais de grâce, ne lui imposez d’observations scélérates sur la valeur du patrimoine architectural.

Comme il a passé toute sa vie à raser méthodiquement de vieux quartiers sans l’ombre d’un état d’âme, il ne vous comprendra tout simplement pas.

Mieux vaut commenter avec lui les matchs de basket de la NBA dans des hôtels de luxe où il passe le plus clair de son temps à regarder la télévision et a pianoter sur son smartphone.

Rarement fait-il dans le mécénat ou dans les oeuvres humanitaires. Sous son houlette, point de généreuses Fondations cherchant à sortir l’Afrique de la misère.

Il faudra le prendre tel qu’il est en faisant silence sur une part de vos rêves.

Prince, pas si charmant.

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Quels sont les rêves des riches chinois ?

Posté par ITgium le 23 mai 2013

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Les récits de jùn mǎ 俊 马 (François de la Chevalerie)

Naguère, la ruée vers l’or suscitait des vocations d’aventuriers.

L’on s’en allait vers le Klondike ou en Californie, la gorge assoiffée.

Aujourd’hui, la belle est un individu en chair et en os.

Généralement un homme, indiscernable parmi des milliards d’habitants, le plus souvent sorti du rang.

Riche et chinois, de son état.

Valse entre ses mains des milliards de yuans dont beaucoup pourraient servir à renflouer les caisses d’entreprises aux comptes chancelants, plus encore les économies de pays gangrenés par les dettes.

Comme il prospère, plus d’un fait les yeux doux à ca cagnotte.

Une richesse acquise en un éclair de temps

A l’origine de toute richesse, existe un trouble, un doute.

Cette affirmation est valable partout mais en Chine, toute richesse éclot obligatoirement à l’ombre d’un Guangxi.

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Ce trop plein d’argent

Réseau local d’intérêt et d’échange de services, le Guangxi fait partie de l’histoire non dite de la Chine.

Par delà les révolutions, les régîmes autoritaires, la vague de développement depuis les années 80, il s’est maintenu intact, presque indélébile.

S’il faut retenir un seul mot de la langue chinoise, ce serait celui-ci car à bien des égards il structure toujours les relations d’affaire en Chine.

Le Guangxi est une mallette de travail bien utile.

Il ouvre droit à des passes droits, des autorisations, toutes facilités grâce auxquelles l’argent glisse à flot des uns aux autres selon des règles arbitraires et aléatoires, toujours sous le manteau de la discrétion.

L’immobilier est sa Terre d’accueil naturel.

En raison de l’énormité des besoins en construction en Chine depuis trente ans, il se prêtait merveilleusement à des arrangements de toutes sortes, entre autres, des terrains concédés à des conditions préférentielles, des permis de construire obtenus à la vite.

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Mrs Wo, millionnaire

Les riches en nombre croissant

Depuis trente ans, la chine s’est peuplé de riches à un rythme sans précédant.  

Il s’en compterait par dizaines de milliers dont 80 % n’avaient voici trente ans qu’une gamelle pour toute richesse.

Si les principales métropoles en regorgent, chaque ville a le sien, souvent l’heureux prête-nom d’une myriade d’affaires soutenues par les autorités locales.

Le riche chinois a le sommeil léger.

Malgré l’étonnante croissance chinoise, l’homme est inquiet.

Comme tous ses pairs de par le monde, pour maintenir ou renforcer ses avoirs, il doit constamment diversifier ses investissements, penser l’au delà.

En Chine, par les temps qui courent, l’exercice est hasardeux.

Périlleux est de poursuivre des acquisitions dans l’immobilier alors que le marché s’essouffle. Obsédées par le maintien d’un taux de croissance élevé, les autorités ont longtemps favorisé ce secteur jusqu’à l’hypertrophier. Résultat, de nombreux programmes ne trouvent pas de preneurs. Dans de nombreuses villes secondaires, les prix dévissent.

Le croissance par absorption comme le rachat d’entreprise est un exercice aussi délicat compte tenu de la faiblesse d’informations précises sur les comptes des sociétés chinoises.

A défaut, il cherchera s’émanciper de son Guangxi qui lui ponctionne à l’avenant de belles sommes. Mais attention, le centralisme démocratique est toujours de mise en Chine ! A tout moment, on peut lui reprendre d’un coup ce qu’il a mis vingt ans à engranger, ce d’autant plus s’il s’agit d’une richesse à l’origine trouble, où se mêlent historiquement des intérêts croisés.

Le rêve de ses nuits

Dans ses nuits, le riche chinois rêve de toutes ses forces d’un monde ailleurs où son or sera tout en partie préservé.

Il rêve pour lui, pour les siens, plaide pour son seul intérêt personnel.

Quelques arpents de terre dans un pays où l’état de Droit existe lui convient bien.

Son enfant unique est souvent la pointe avancée de ce projet.

Il l’envoie en éclaireur dans une université australienne, américaine ou canadienne avec l’espoir qu’il recueille un diplôme et qu’il acquière une autre nationalité.

L’opération lancée, il achète au comptant un appartement à Vancouver ou à Brisbane.

Puis deux ou trois, terrant peu à peu son argent.

Il poursuivra encore l’idée d’introduire sa société sur une bourse occidentale, généralement New York alors même qu’il méconnaît la valeur de celle-ci en Chine.

Le tout sécurisé, il ausculte le marché à la recherche d’opportunités. Si peu aventurier, pusillanime et conservateur, il s’intéressera à du solide, en prenant peu de risques.

Moralité : il faut lui tailler un costard à la mesure de ses epaules, son désir de durer dans le temps, dans un Etat de Droit.

Lexique pour les riches

abondant / riche

riche / abondant

rafiné / riche shān          富翁

fertile / riche / abondant wǔ

riche / aisé fù yù 富裕

riche / opulent kuò chuò 阔绰

riche / abondant fù ráo

riche / abondant fēng fù 丰富

riche et généreux fēng hòu 丰厚

riche et puissant fù qiang

riche / gros richard / nabab fù háo 富豪

riche / abondant / cossu / opulent fù zú 富足

devenir subitement riche bào fā         

propriétaire de biens / riche / richard cái zhu

riche en / bien pourvu de / bien muni de fù yǒu 富有

servir un personnage riche et puissant par un ouvrage littéraire bāng xián

parvenu / nouveau riche bào fā hù 发户

riche collection d’objets d’art lín láng mǎn mù 琳琅

être un homme de ressources / être riche en idées / avoir plusieurs cordes à son arc (Chengyu) zú zhì duō móu 足智多

fils de famille soucieux de ses habits de soie / jeune homme de famille riche / gandin / jeune dandy wán kù zǐ纨绔子弟

pays vaste et riche en ressources naturelles / pays au vaste territoire et aux abondantes richesses dì dà wù bó 地大物博

Guanxi 关系

Par exemple, guan xin 关心 veut dire « se soucier de », guan hai 关怀 veut dire « montrer de la sollicitude envers quelqu’un » et guan zhao 关照 veut dire «prendre soin de» ou «informer».

Xi veut dire « attacher » ou liaisons, comme dans les relations de parenté (shi xi 世系) ou la parenté en ligne directe (zhi xi qin shu 直系亲属). Cela implique déjà l’idée de hiérarchie et de formalisation. Xi exprime également le maintien des relations à long-terme. Par exemple, wei xi 维系veut dire «maintenir».

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En Chine, l’étranger est souvent un analphabète (wén máng 文盲)

Posté par ITgium le 9 mai 2013

En Chine, l’étranger est souvent un analphabète (wén máng 文盲) dans De l’amour entre un homme occidental et une femme chinoise gladys-yang-and-yang-xianyi-300x205

Une écriture à deux

A jùn mǎ tale

de François de la Chevalerie

Est il possible d’envisager une relation avec une femme chinoise ou avec un homme chinois ?

Quels bonheurs en perspective ?

Quels supplices attendus ?

Portons au débat un poncif entendu : le maintien d’une relation amoureuse est toujours possible si l’aveuglement des premiers temps ne prend pas trop le pas sur un nécessaire réalisme.

Car, après l’état de grâce, telle une véritable tornade, la différence culturelle s’engouffre par toutes les interstices, balaie tout sur son passage, bientôt l’amour des premiers jours.

literacy-300x200 dans De l’amour entre un homme occidental et une femme chinoise

Le mot de Mark Twain

Au nombre des dangers, un problème de taille, presque terrifiant, l’analphabétisme fréquent des occidentaux.

Dans les forums de discussion, rarement en est-il fait mention car c’est de loin l’aspect le plus cruel marquant souvent une relation entre une femme chinoise et un étranger.

Pour cause, il peut-être insurmontable, ingérable.

Sauf quelques rares sinophiles ou linguistes, beaucoup d’occidentaux s’aventurant en Chine se voient aussitôt accolés un encombrant épithète : analphabète (wén máng 文盲).

Vogue aussi un sobriquet peu reluisant : l’occidental ne sait ni le A ni le B (mù bù shí dīng 目不识丁).

Le site Weibo regorge d’anecdotes amusantes où pointent d’aimables piques mais aussi de la moquerie. Ce que d’aucuns déclarent légitime : « ils vivent dans notre pays et ne connaissent même pas notre écriture ! »

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Couple

Selon l’UNESCO : « une personne est analphabète si elle ne peut à la fois lire et écrire, en le comprenant, un énoncé simple et bref se rapportant à sa vie quotidienne ».

En Occident, l’analphabétisme renvoie à une population arriérée, décalée, à l’extrême marge de la société, souvent incapable de se mouvoir dans le monde.

Bien évidemment, aucun expatrié ne se reconnaitra dans cette définition accablante mais telle est la situation de nombreux d’entre eux lorsqu’ils vivent en Chine.

S’en compteront certains qui à force d’acharnement maitriseront leur millier de caractère mais beaucoup, devant l’énormité de la tâche ou prisonnier de leurs occupations professionnelles, ne s’accompliront pas.

Du coup, ils vivent inévitablement dans une situation d’effrayante dépendance.

Tels des vieillards, atteints de maladie congénitale, ils se tiennent à la remorque de leur femme chinoise.

D’abord, elle s’en inquiètera, cherchant à aider.

Le temps venant, la compassion des premiers jours dissipée, elle fera ce qu’elle veut, comme cela l’arrange, souvent sans intention de nuire mais plutôt par facilité.

Face à une telle distorsion, le sourire se glacera, chacun emportant ses rêves en silence.

Ce silence, la mort de l’amour.

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Francois Hollande en Chine, 37 heures rien de plus !

Posté par ITgium le 25 avril 2013

Un an après son entrée en fonction, le Président de la République Française, François Hollande, se rend en République Populaire de Chine dans le cadre d’une visite officielle laquelle n’excédera pas, compteur à la main, 37 heures.

Compte tenu de l’importance de la Chine, deuxième puissance économique mondiale, la plupart des dirigeants des pays du monde séjournent dans ce pays selon une durée en moyenne de quatre jours.

A titre d’exemple, Madame Merkel s’y est rendue durant cinq jours renforçant et consolidant la place de l’Allemagne, premier partenaire européen de la Chine.

Le choix d’un séjour éclair témoigne d’une méconnaissance de l’importante de la Chine dans le monde d’aujourd’hui comme il souligne implicitement le manque de soutien à tous les étudiants, commerçants, entrepreneurs, industriels, chercheurs français installés en Chine, plus généralement à tous les amis de la Chine.

Il rompt aussi avec l’état d’esprit qui marquait l’amitié franco chinoise depuis le 27 janvier 1964 date à laquelle la France reconnaissait la République Populaire de Chine, geste symbolique illustrant le compagnonnage fraternel et inédit entre deux vieilles nations.

Face à une telle négligence, nous disons notre étonnement, nos regrets, notre tristesse.

François de la Chevalerie (jùn mǎ)

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France Chine : A quand le prochain souffle ?

Posté par ITgium le 25 avril 2013

France Chine : A quand le prochain souffle ? dans Les relations entre la France et la Chine fc

France – Chine

Les récits de jùn mǎ 俊 马 故事 (François de la Chevalerie)

Le 27 janvier 1964, par la voie d’un bref communiqué, la France reconnaissait la République Populaire de Chine.

A la surprise générale, elle bousculait l’ordre établi, levant sine die l’ostracisme diplomatique dans laquelle les puissances occidentales tenaient alors ce pays.

Ce geste symbolique présageait un compagnonnage fraternel et inédit entre deux vieilles nations.

Longtemps privilégiées, les relations se sont doucement enlisées dans le convenu se muant en une amitié de raison au gré d’un agenda calé sous des contraintes économiques, des signatures de contrat, des souscriptions de dette.

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法国 – 中国

A ce jeu, le calcul l’emporte sur une réelle connivence.

L’on guette l’autre, l’argument au point, l’œil rivé sur les comptes.

Inévitablement, les démagogues s’en mêlent, pointent l’ange noir, commode bouc émissaire.

Bruissent des commentaires à l’emporte pièce comme ce fut le cas lors des jeux olympiques de Pékin en 2008.

Enfermée dans ces seules considérations, fatalement l’énergie croisée s’essouffle.

Dès lors chaque pays se compose une partition à contretemps de son Histoire.

Sévèrement bousculée par la crise, gangrenée par l’idée du déclin, la France remorque avec peine son idée d’universalité.

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F & C

De son côté, malgré le renouveau de sa puissance, le corps embué par la pollution et les infections sanitaires, la Chine peine à répandre un modèle culturel à couverture mondiale digne de l’American Dream.

Voilà deux pays au socle fragile, chahutés dans leurs propres murs.

Au lieu de s’enferrer dans une seule lecture économique et financière des enjeux du monde, mieux vaut jouer une autre partition, celle de l’établissement d’un pacte culturel, une arme bien plus efficace pour endiguer les malentendus, chasser les peurs, dessiner une perspective.

Naguère, le Général de Gaulle évoquait la Chine de toujours, la « France de toujours » doit aujourd’hui faire acte d’audace en accompagnant ce grand pays dans ses changements.

A son tour, la Chine doit redonner goût à la France à ses rêves de grandeur, favorisant l’émergence de nouvelles idées.

Chacun se mouvant ensemble, se renforçant autant, ce retour à l’Histoire.

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Amiante en Chine

Posté par ITgium le 29 mars 2013

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Amiante en Chine

Les écrits de jùn mǎ 俊 马

(François de la Chevalerie)

Sur cette page, les articles suivants :

(1) Amiante en Chine : données générales

(2) Le regard de la Chine sur l’amiante

(3) L’autre scandale de l’amiante en France

(4) L’affaire du Clémenceau

(5) Asbestos troublesome issue

 

Amiante en Chine : données générales

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

L’amiante chrysotile est toujours produite et utilisée en Chine (en 2012, 450 000 tonnes). De ce fait, les pathologies liées à l’exposition à l’amiante progressent à un rythme alarmant.

S’ajoutant aux 120 000 ouvriers travaillant dans les mines d’amiante, au 1 million de personnes employées dans la fabrication industrielle de produits contenant de la chrysolite, 80 millions de personnes supplémentaires sont également exposées à l’inhalation quotidienne de microfibres.

En Chine, les pathologies directement liées à la présence généralisée de fibres d’amiante concernent près 3 millions de personnes atteintes (cancer de la plèvre).

D’après des renseignements (par recoupement), dans la seule ville de Tianjin, 85 000 de personnes sont atteintes de ce mal. Toutefois plus de 300 000 toujours par trop exposées à ce produit pourraient l’être dans les dix prochaines années.

Afin de remédier à cette situation actuelle, depuis 2009, la China Non Metallic Minerals Industry laquelle institution chinoise supervise l’ensemble des enjeux liés à l’amiante en Chine a mis en place des actions telles que :

Sécurisation des lieux de production des produits à base d’amiante

Sécurisation des  technologies de pose de l’amiante

Apport de solutions technologiques alternatives

Elaboration d’outils et de séances de formation

Elaboration de normes et de procédures (enlèvement, logistique, déchets, etc.)

Renforcement des normes

Information & communication du public

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QUELLE EST L’ATTITUDE DE LA CHINE AU REGARD DE L’AMIANTE ?

De de jùn mǎ (François de la Chevalerie) et Jing Chao Zhao-Emonet

Quand les problèmes de désamiantage préoccupent davantage les Européens, quand le marché du désamiantage est devenu un marché prometteur avec un bel avenir pour le dépistage et des techniques d’élimination de déchets d’amiante en Europe, les Chinois viennent de sortir un rapport d’étude de marché sur les produits de l’amiante en Chine en Janvier 2008.

En tapant le mot clé « produits d’amiante » en chinois, sur le moteur de recherche de Google, on y trouve environ 168 000 entrées.

Donc, que se passe-t-il en Chine ? Quelle est l’attitude de la Chine au regard de l’amiante ? Pour aider les entreprises françaises et européennes à connaître ce marché chinois, il est nécessaire de prendre connaissance de l’actualité et de l’attitude de l’autorité chinoise sur ce sujet.

La Chine est un des sept pays qui a des réserves importantes d’amiante, classée en troisième position, derrière la Russie et le Canada. Ces réserves principales sont concentrées à l’ouest des trois provinces chinoises (Gansu, Qinghai et Xinjiang).

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L’historique de la production industrielle chinoise de l’amiante commence dès le début des années 50 (du 20ème siècle).

Aujourd’hui, elle est devenue le deuxième pays en production d’amiante chrysotile et le premier pays en vente (une grande partie sur le marché domestique).

En 1996, la production nationale atteignait le sommet de 441 700 tonnes.

Suite à l’interdiction, dès 1997, de l’utilisation de l’amiante dans de nombreux pays et l’importation massive d’amiante Russe, la production chinoise a été freinée : en 2007, la production d’amiante était de 396 248 tonnes et l’importation d’environ 210 000 tonnes. En 2011 la consommation intérieure était d’environ 490 000 tonnes [1] .

Actuellement il y a 31 mines de grande ou moyenne taille en Chine. Parmi elles, 11 ont des réserves importantes [2] .

À ce jour, 120 000 chinois travaillent dans les mines d’amiante et plus d’un million dans la fabrication industrielle de produits contenant du chrysotile.

Il existe plus de 3 000 produits d’amiante en Chine, classés en 5 types : produits d’isolation, d’étanchéité, de freinage, de construction (amiante-ciment) et autres sortes de produits spéciaux.

L’amiante est un terme commercial, d’une variété de minéraux fibreux naturels.

Elle est classée en deux grandes familles : les amphiboles et les serpentines. La famille des amphiboles ((Na,K)0-1(Ca,Na,Fe,Mg)2(Mg,Fe,Al)5(Si,Al)8O22(OH)2) contient 5 membres : la crocidolite, l’amosite, l’anthophyllite, trémolite et l’actinolite.

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La famille des serpentines n’a qu’un seul représentant commercial : le chrysotile ou l’amiante blanc (Mg3Si2O5(OH)4).

Ces deux familles ont des caractéristiques communes : la forme fibreuse, la haute résistance à la traction, la résistance aux produits chimiques et l’isolation.

Mais, elles ont aussi des caractéristiques très différentes : pour les amphiboles, les fibres sont droites, moins solubles, repoussent l’eau, contiennent de nombreux fers et résistent aux solutions acides.

Pour le chrysotile, les fibres sont ondulées ou bouclées, plus solubles, l’eau s’accroche aux fibres, contenant peu de fer et résistent aux solutions alcalines [3] .

Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, 95% de la production d’amiante est le chrysotile, le reste de 5% est à la famille de l’amphibole.

À ce jour, le danger sur la santé humaine pour la famille d’amphibole est reconnu presque dans le monde entier, y compris en Chine. La fermeture de toutes les mines d’amphibole en Chine peut remonter aux années 80 (du 20ème siècle).

Depuis le 1er Juillet 2002, la production, l’importation et l’utilisation de l’amphibole ont été interdites en Chine [4] [5]. En conséquence, toute la production d’amiante chinoise d’aujourd’hui est que le chrysotile.

Un débat mondial sur « l’amiante blanc », le chrysotile

Les caractéristiques des deux familles d’amiante étant différentes, le débat sur le plan international est concentré, depuis quelques années, sur la question de l’utilisation du chrysotile et de sa sécurité. Les opinions divisent le monde en deux camps opposés.

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Le côté contre (anti-chrysotile), est mené par l’Union Européenne, l’Australie et le Chili, qui en demandent l’interdiction d’utiliser toutes les sortes d’amiante, y compris le chrysotile. Leurs arguments s’appuient sur des données scientifiques [6].

Ces recherches ont montré que certaines pathologies professionnelles malignes ou bénignes sont liées à l’exposition de l’amiante, comme le mésothéliome (un cancer de la plèvre), tumeurs bronchiques (adénocarcinomes ou carcinomes épidermoides), pleurales bénignes : pleurésie bénigne , pleurale diffuse, plaques pleurales (ou fibrose pleurale circonscrite), atélectasie par enroulement. Ces pathologies respiratoires se manifestent souvent après quelque dizaine d’années après l’exposition à l’amiante.

Le côté pour (pro-chrysotile), est mené par le Canada, suivi par la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil, s’appuyant sur de nouvelles données scientifiques [7], dans l’intention d’argumenter que le chrysotile ne présente pas de danger majeur pour la santé humaine, en mettant des normes de sécurité et de protection suffisantes sur les lieux de travail. Ces données de recherches ont montré l’existence de différences épidémiologiques marquées entre le chrysotile et les amphiboles.

Le chrysotile est beaucoup plus facile à éliminer du corps humain que les amphiboles. En plus, l’industrie d’aujourd’hui fabrique seulement des matériaux qui contiennent de l’amiante (ACM [8]) de haute densité, non friable. Les fibres du chrysotile sont encapsulées dans une matrice de ciment, ou de résine, ou autres.

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Il en résulte que ce débat, entre les deux côtes, est tellement acharné qu’il se transformerait vite en une vraie guerre commerciale, d’où la Convention de Rotterdam (entrée en vigueur en 24 février, 2004).

Les pays membres de la Convention de Rotterdam, dont la Chine fait partie, doivent voter sur la proposition de soumettre le chrysotile à la procédure de “consentement préalable en connaissance de cause”, s’appelle aussi la procédure PIC (Prior Informed Consent) [9] . Ce vote à eu lieu lors de sa première réunion, le 18 Septembre 2004.

Pour les pays pro-chrysotile et les pays anti-chrysotile, ce jour a été un moment décisif. Juste avant cette réunion, la Chine se mobilisait très activement en ayant des échanges fréquents avec le Canada.

Finalement en 2004 et en 2006, le Canada et d’autres pays pro-chrysotile se sont objectés avec succès, le chrysotile n’a pas été inclus sur la liste de PIC. De ce fait, les pays anti-chrysotile ont été très déçus.

Mais cette guerre, loin d’être finie, continuera jusqu’à la prochaine réunion de la Convention de Rotterdam en octobre 2008 à Rome.

L’organisation et la politique d’industries de l’amiante

En Chine, cette industrie est représentée par la Commission de l’Industrie de l’Amiante, sous la direction de l’Association des Minéraux non Métalliques de Chine (fondée en 1987, ayant 16 commissions). Ses tâches comprennent : l’encadrement et la formation du métier, la coopération internationale pour l’échange d’informations, la consultation, les missions données par l’état et la communication avec le gouvernement central.

La politique chinoise sur l’utilisation de l’amiante est en bref :

1) l’interdiction des amphiboles.

2) l’autorisation de la production et de l’utilisation du chrysotile à condition d’être vigilant sur les mesures de protection pour les travailleurs et l’environnement.

Ces mesures de sécurité concernant l’utilisation de l’amiante sont : « Conventions No.162,1986 » et « Recommandation No.172, 1986 » de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Il existe aussi une vingtaine de normes chinoises concernant l’amiante chrysolite et ses dérivés .

Le marché chinois de traitement de l’amiante

Le marché chinois de désamiantage et traitement de l’amiante est très différent de celui de l’union européenne.

Il est orienté vers deux grands créneaux. Le premier est de limiter et de contrôler les poussières du chrysotile dans les mines et aussi sur le lieu de travail des usines de fabrication des produits d’ACM. Le deuxième est l’industrie de démolition des navires en fin de vie (domestiques ou importés).

Actuellement, dans les mines chinoises, l’installation de systèmes de prévention de poussières de la chrysolite est obligatoire. D’après la régulation nationale « Hygiene standard of industrial enterprise design (TJ36-79) », la teneur de l’air en chrysolite ne doit pas dépasser 2 mg/m3.

En réalité, dans les mines nouvelles, elles sont contrôlées à 2,5 3 mg/m3. Mais pour les mines plus anciennes, elles sont en général à 10 – 15 mg/m3, donc largement supérieure à la limite maximale de la norme.

Par contre et en général, dans les grandes entreprises de fabrication de produits d’ACM, la situation est meilleure, car les normes sont bien respectées, à l’exclusion de certaines petites entreprises privées, selon un article de Jingguang FAN publié en 2005 dans une revue chinoise « La protection de travail » [10].

Pour les navires fabriqués avant les années 80, l’amiante a été utilisée sans restriction. Dès les années 90, il a été interdit de l’utiliser dans les constructions navales. L’âge moyen des flottes partant à la casse est d’environ 30 ans : les vieux navires démolis à ce jour sont datés des années 70 et 80 et donc très pollués.

La quantité d’amiante présentée sur un navire est très variable de l’un à l’autre. Par exemple : le navire Clemenceau, pesant 25 000 tonnes, est estimé contenir entre 500 à 1 000 tonnes d’amiante (d’après rapport de Paul Röder et rapport Aage Bjorn Andersen), alors que seulement 900 à 1200 tonnes d’amiante (d’après l’association de défense du navire) pour le navire “Blue Lady” (l’ex-France), avec un poids de 46 000 tonnes soit, 1,84 fois plus lourd que le Clemenceau.

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La chine est un des pays qui a des activités importantes de démolition navale.

La meilleure période de cette industrie s’est située entre 1998 et fin 2003 : elle a démoli au total 8,76 millions de TDL (Tonnes de Déplacement Lège) de navires, classée à la deuxième position, derrière l’Inde.

Mais depuis 2004 jusqu’à ce jour, cette industrie chinoise est en crise. D’une part, sur le plan international, les navires neufs ont un prix trop élevé, en conséquence il y a moins de navires en fin de vie qui se dirigent vers la casse.

Et d’autre part, le prix d’achats de ces vieux navires a été augmenté par la concurrence d’autres pays asiatiques comme l’Inde et le Bangladesh. Il en résulte que le démantèlement naval n’est plus rentable pour les entreprises chinoises, d’après une analyse de l’association de la démolition navale de la Chine (CNSA).

Cependant, la Chine a besoin de cette industrie pour récupérer l’acier et tous les autres métaux au service de son économie gourmande.

Dans l’intention de reconquérir ce marché, la Chine est en train de préparer son rebondissement et sa stratégie vise le développement en argumentant une industrie propre et verte.

Depuis 1988, le gouvernement chinois a promulgué : les « Mesures de prévention sur la pollution de l’environnement dans la démolition navale », les « Dispositions provisoires de sécurité et de protection de l’environnement pour l’industrie de démolition navale » et le « Guide des technologies de démantèlement des navires pour la prévention de la pollution de l’environnement » (élaborés par CNSA).

Des initiatives et démarches dans ce sens ont été multipliées ces dernières années.

Le 20 Mai 2003, la première formation professionnelle sur la protection de l’environnement pour la démolition navale a eu lieu dans un cadre d’un projet de coopération avec les Pays-Bas. Les participants chinois concernés par cette formation sont des dirigeants venus du gouvernement central et des directions locales.

En 2005 et 2006, deux réglementations : « General regulations on green ship recycling » et « Technical guideline for Pollution Prevention related to Shipbreaking » sont mises respectivement en œuvre par l’autorité chinoise.

La Chine a participé activement à l’élaboration de « La convention internationale sur le recyclage des navires » au sein de l’organisme maritime international (IMO), dont elle est membre.

Cette convention devrait être adoptée au cours des années 2008-2009. Une fois entrée en vigueur, la Chine prendra beaucoup d’avantages au niveau des conditions de travail et sur la protection de l’environnement par rapport à ses principaux concurrents : le Bangladesh et l’Inde (aussi membres de l’IMO).

Car cette convention implique le processus total de la démolition navale, par exemple : des règlements sur les traitements des matériaux dangereux (y compris l’amiante), sur les équipements nécessaires, sur les contrôles du processus, sur la sécurité, sur la formation du personnel de chantier et sur les mesures à prendre en cas d’urgence [11].

Sur ce marché ou l’âge moyen des navires traités est de 30 ans environ, il y a 200 à 600 grands navires commerciaux désarmés chaque année sur un total de 50 000 navires en service dans le monde. Entre 2008 et 2020, il y aura 95,7 millions TDL à démanteler, le volume de la démolition navale atteindra un pic en 2010 (17,9 millions TDL) [12].

Ceci représente une nouvelle opportunité pour la Chine, puisque selon la source de CNSA, onze entreprises chinoises ont déjà atteint les normes ISO [13] 14001 et OSHA [14] 18001 en 2008. C’est-à-dire qu’elles ont obtenu les certifications en ce qui concerne la gestion de l’environnement et de la santé.

La Chine est prête à saisir cette possibilité favorable pour regagner ce marché avec une capacité de « recyclage vert » estimée à un million de TDL par an et cette prévision devrait peser un poids non négligeable sur ce marché.

Le choix des technologies de traitement de l’amiante pour les pays émergents

Dans le domaine du traitement de l’amiante, quels types de technologies sont le mieux adaptés pour les deux créneaux indiqués ci-dessus ?

Malgré un PIB la classant en troisième place économique mondiale, la Chine est toujours considérée comme un pays en voie de développement. Dans ce contexte, quelques critères sont importants dans le choix des technologies pour un pays émergent.

Ils sont : (1) le coût d’équipements et de traitement, (2) l’utilisation de technologies faciles et simples, (3) la capacité de recyclage de l’amiante (transformation en matériaux non dangereux et réutilisables).

fibro-ciment-300x189Sur le marché actuel du traitement de déchets d’amiante, il y a deux méthodes principales : l’enfouissement et la vitrification (par exemple la méthode INERTAM).

La première conserve les propriétés toxiques de l’amiante. La deuxième le transforme en un vitrifiât, atoxique, mais à un coût très élevé qui ne convient pas à un traitement local, sur les chantiers de démolition, dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Pour cela, des nouvelles technologies innovantes sont en train de se développer, par exemple : celles d’AACM (Alternative Asbestos Control Method) de l’EPA aux États-Unis, celles de conversion thermochimique (TCCT) d’ARI Technologies Inc. et celles de Crystal-GuardTM, une solution chimique pour encapsuler les fibres d’amiante, de M-Tec Co. Ltd. au Japon, etc.

Tout récemment, en France, une nouvelle pousse de technologie innovante, IR & Amiante [15], vient de sortir de terre. Il s’agit d’une méthode issue d’un brevet qui transforme la structure cristalline de l’amiante en structure amorphe. Cette dernière est irréversible et inoffensive, donc réutilisable. Son équipement et son utilisation sont simples. Son coût d’opération est économique.

Tout cela a réuni les trois critères indiqués ci-dessus qui conviennent à l’utiliser sur les chantiers de démolition (bâtiments, navires . . .), dans les mines et sur les lieux de fabrication des produits d’ACM.

Des terres vierges pour des entreprises de technologies innovantes

Depuis le 11 Décembre 2001 la Chine est entrée officiellement dans l’OMC et son économie est de plus en plus intégrée dans l’économie mondiale.

Suite à son développement très rapide, ses problèmes d’environnement ont aussi explosé rapidement et gravement. Face à cette réalité, la Chine a commencé à les traiter dès le dixième plan quinquennal et a continué de les résoudre dans le onzième (2006-2011). Ces problèmes d’environnement sont de nouveaux défis pour un pays émergent. Ils concernent non seulement l’environnement global, mais également la qualité de vie de la population et soulèvent des risques sanitaires graves.

La Chine n’ayant pas encore toutes les technologies appropriées pour les traiter, cette situation offre des opportunités aux pays développés, qui sont plus avancées et plus d’expérimentés.

Malgré des sociétés environnementales internationales bien implantées en Chine, il reste encore des terres vierges, comme celles du traitement de l’amiante pour des sociétés de technologies innovantes. Ces sociétés pourront profiter du soutien politique, du marché qui existe, du coût de la main œuvre beaucoup mois élevé qu’en Europe et gagner du temps pour la mise en place de ces technologies.

[1] Source : « Comité d’Amiante de l’Association Professionnelle d’Industrie Minérale non Métallique »

[2] Source : « Association des Mines de la Chine »

[3] http://www.geo.wvu.edu/ lang/Geol484/Asbestos.pdf

[4] Source : Ministère du Commerce de la Chine

[5] http://www.inrs.fr/dossiers/amiante.html

[6] http://www.chu-rouen.fr/ssf/prod/amiante.html

[7] http://www.chrysotile.com/fr/sc%5Fpubli/default.aspx

[8] ACM : asbestos-containing material

[9] La procédure PIC est un mécanisme formel permettant d’obtenir et de communiquer les décisions des Parties importatrices d’importer ou non les produits chimiques inscrits à l’annexe III à la Convention, et de garantir que ces décisions sont respectées par les Parties exportatrices (http://www.pic.int/home_fr.php ?type=t&id=84).

[10] http://www.zybw.net/NewsDetails.aspx ?infoId=2111&type=25

[11] http://www.imo.org

[12] http://ec.europa.eu/environment/waste/ships/pdf/ship_dismantling_report.pdf : European Commission Directorate General Environment : Ship Dismantling and Pre-cleaning of Ships – Final report

[13] ISO : International Organization for Standardization

[14] OHSAS : Occupational Health and Safety Assessment Series

[15] http://www.iramiante.com/

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L’autre scandale de l’amiante

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Résumé

Aujourd’hui, seulement 3,5 % des bâtiments abritant de l’amiante ont été traités en France. Quelles sont les raisons de cette étonnante situation alors que le danger est connu ?

Article

Compte tenu des moyens actuels, il faudrait deux siècles avant de débarrasser la France d’un matériau dont la nocivité a été reconnue en 1997. Selon une étude réalisée à Bruxelles, un adulte européen sur sept présenterait des signes pulmonaires d’exposition à l’amiante.

En France, 10 000 cas ont déjà été diagnostiqués, 100 000 morts pronostiqués d’ici 2025 !

Malgré l’urgence, pourquoi l’éradication de l’amiante n’est-elle pas entreprise de manière systématique ? Souvent méconnue, la raison de cette situation tient au coût exorbitant de son enlèvement.

En moyenne, 1350 euros la tonne extraite. A cela, s’ajoutent des charges : immobilisation du bâtiment pendant la durée des travaux, transfert du personnel vers un autre site, réorganisation de la logistique, etc. Outre une facture lourde, d’autres raisons contribuent à la lenteur des opérations de désamiantage.

jhjhjhdfsDans le secteur privé, chaque entreprise se détermine au regard de ses coûts généraux. Faute de trésorerie, beaucoup s’en exonèrent.

Si elles y répondent, la plupart échelonnent les travaux sur plusieurs années.

Si certaines sociétés administrent leur patrimoine, d’autres en externalisent la gestion auprès de sociétés de conseil. Inévitablement, ces dernières hésiteront à suggérer à leur client ce surcoût si, comme c’est souvent le cas, elles leur garantissent des charges d’exploitation à taux faible.

Autre difficulté, la multiplication de propriétaires sur un même site conduit à une quasi impossibilité de faire. Comment créer un « besoin commun » parmi la centaine de propriétaires de la Tour Montparnasse alors que chacun prétexte d’une situation particulière.

Comment faire valoir à une société du golfe arabique qu’elle devra provisionner une somme importante alors que dans son pays nulle loi ne l’y oblige ? De telle sorte que le désamiantage de la Tour, aujourd’hui en cours, n’est pas simple. A ces éléments, s’ajoute la perspective de repli du marché immobilier.

A chaque exercice, les actifs sont réactualisés. En cas de baisse, il faudra envisager une dépréciation d’actifs, laquelle grèvera les comptes.

Les gestionnaires seront alors tentés de reporter la décision de désamianter dans l’attente d’une remontée des prix.

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Le secteur public se comporte-t-il mieux ?

Même si des plans existent, beaucoup sont réajustés à la baisse s’ils ne sont pas biaisés.

Certains programmes trient entre les urgences alors que tout bâtiment douteux devrait être traité. Bien que la responsabilité de l’Etat soit engagée, l’attentisme domine sous fonds de manque d’argent. Faute de budgets, des drames se profilent.

Alors que la plupart des hôpitaux construits dans les années soixante regorgent d’amiante, peu ont été traités. Au CHU de Caen, parmi le personnel hospitalier, des pathologies liées aux fibres ont été constatées. Dans l’urgence, la direction a acté un plan de 140 millions d’euros sur cinq ans.

Cet immobilisme prend parfois des allures étonnantes comme en témoigne le cas de la maison des Sciences de l’homme à Paris. Considérablement exposés, ses occupants – des chercheurs sensibles au charme du quartier Latin – n’ont manifesté aucune hâte à la quitter.

Après maintes tergiversations, l’autorité de tutelle a décidé de délocaliser l’établissement en banlieue. La palme de la mauvaise gestion revient au chantier de la faculté de Jussieu. Depuis 2002, les opérations sont menées chaotiquement. Les travaux ne sont toujours pas achevés.

Même si beaucoup de bâtiments publics sont toujours encombrés de fibres mortelles, apparemment cela ne suffit pas pour suggérer une politique radicale. Pendant ce temps, la liste des victimes s’allonge.

La réduction de la facture de l’enlèvement de l’amiante passe par la mise en œuvre de procédés moins coûteux, plus sûrs. Toutefois la configuration actuelle des acteurs du marché complique la tâche.

D’un côté, un petit nombre de désamianteurs incapables de répondre à la demande, de l’autre, des lieux de stockage ou d’ inertage des déchets aux coûts rédhibitoires et, au milieu, l’inertie « contrainte » des pouvoirs publics. Pourtant des chercheurs ont élaboré d’autres solutions.

Alors que le bon sens suggérait l’idée de les accompagner, de multiples contraintes entravent leur initiative. Faute d’aider à des options alternatives, l’émergence d’une filière française de l’amiante restera un vœu pieu.

Pourtant, l’enjeu en vaut doublement la peine : mettre un terme à un fléau toujours persistant et faire de la France, la tête de proue de la résorption de l’amiante en Europe.

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L’affaire du Clémenceau

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Abstract

L’inexistence de volontarisme de la part de l’Etat et la difficulté de rassembler diverses compétences conduisent à l’impossibilité de mettre en place d’une véritable filière française de déconstruction des navires. Le cas du Clémenceau.

Article

La déconstruction des navires est inséparable d’un préalable, leur dépollution.

Celle-ci recouvre plusieurs expertises lesquelles méthodiquement rassemblées pourraient donner naissance à un savoir faire globalisé et opérationnel.

Le marché est là : 600 coques de navire à dépolluer dans le monde et ce, sans compter avec d’autres secteurs, par exemple, le matériel ferroviaire.

Malheureusement, comme en témoigne l’affaire du Clémenceau, la technologie française se présente en ordre dispersé, sans pilotage. De surcroît, les pouvoirs publics n’apparaissent pas sérieusement impliqués dans la mise en place d’une « filière française de dépollution des navires ».

De fait, le Clémenceau aurait pu être emblématique de l’existence d’une compétence française dans ce domaine, ce qui n’a pas été le cas.

Au nombre des enjeux, le désamiantage du navire. Malgré une large couverture médiatique, ponctuée d’innombrables péripéties, rien n’a été fait pour apporter une solution française à ce problème.

Nous en avons fait l’amère et instructive expérience.

Disposant d’une technologie de traitement et d’inertage de l’amiante que nous développons dans le cadre de la société Techmé ( IR & Amiante ), aussitôt lancé l’appel à candidature pour le marché public de démantèlement de la coque Q790 (Clémenceau) en novembre 2006, nous avons cherché à prendre contact avec des partenaires possibles.

D’une part, auprès le Ministère de la Défense, gestionnaire du dossier. D’autre part, auprès des sociétés Veolia Propreté, laquelle souhaitait renforcer ses activités dans le recyclage avec l’installation d’une filière de démantèlement à Bordeaux et Suez : toutes deux ayant participé à l’appel d’offres.

Nous leur proposions l’application d’un traitement in situ de l’amiante selon une solution physico-chimique douce à base aqueuse permettant le dépoussiérage, l’enrobage et la consolidation mécanique des flocages d’amiante friable.

Ces solutions permettent une avancée significative dans deux directions : d’une part, la sécurisation des conditions de travail sur les chantiers de désamiantage et, d’autre part, la réduction et la stabilisation des niveaux d’empoussièrement (teneur en microfibres par litre d’air).

Nous avions alors la conviction que tous ensemble, nous pouvions faire mentir l’incapacité des français à apporter une réponse à ce problème.

Qui plus est, fort d’une expertise commune, nous aurions pu exporter ce savoir faire en aidant à la sécurisation des chantiers de démantèlement, notamment, à destination des ouvriers de la baie d’Alang (Inde) lesquels désossent des épaves dans des conditions épouvantables. Point de départ aussi de l’affaire du Clémenceau.

Naguère pilier du savoir faire français, à notre sens, le Clemenceau pouvait le redevenir en la forme d’un chantier pilote porté par une véritable politique industrielle et environnementale.

Malgré notre détermination et de multiples relances, nous n’avons reçu aucune réponse ni de la part du Ministère de la Défense pas davantage des sociétés ci-dessus mentionnées.

Ou la négligence. Ou le mépris. Peut-être ont-ils considéré qu’il n’y avait pas à traiter avec une petite entreprise en gestation, ce que nous sommes.

Au final, la société britannique Able UK Ltd a empoché le marché.

Moins frileuse que les sociétés françaises, cette société a pris contact avec nous. Aujourd’hui, nous avons lancé avec celle-ci une série d’essais in situ. Nous pouvons enfin mettre en œuvre notre technologie. Si les résultats s’avèrent positifs, les anglais disposeront alors d’une expertise consolidée en dépollution.

Triste histoire !…

Voilà donc un savoir faire français qui se délocalise faute d’écoute et de la nécessité de se rassembler, faute aussi d’un véritable volontarisme de la part de l’Etat de mettre en œuvre une filière française de déconstruction des navires.

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Asbestos troublesome issue

de jùn mǎ (François de la Chevalerie)

Why the diseases linked to the inhalation of dust asbestos are spreading? Today, the main reason is the huge cost of the asbestos removal operation.

Today, in Western Europe, only 3.5% of buildings with asbestos have been treated. At least, it should take three centuries before getting rid of this extremely harm material.

Indeed diseases linked to dust asbestos inhalation are spreading: pulmonary fibrosis, pleural plaques, and lung cancer.

According to an incubation period of 15/20 years, asbestos kills inexorably. In Europe, 20000 cases each year have been diagnosed, 100000 deaths by 2025! A study made by the Erasmus Hospital in Brussels suggests that an adult on seven European bring pulmonary asbestos signs exposure.

The main reason of this situation is the huge cost of the asbestos removal, approximately 1350 Euros per ton.

But others charges has to be added: building’s immobilization during the operation, staff settlement in another site, logistics reorganization, etc. For example, for a building covering an area of 10000 m2, the cost could approach 20 M є.

Even if health emergency should be the only matter, the reality is different. The decision to carry out asbestos depends mainly on each company’s direction. They assess its adequacy in relation with their overall costs and other priorities. Without cash, some companies exempt themselves of the work. Uneasy task! If they meet this burden, they will require equal savings! Moreover, final cost is rarely established. In Europe, final budget overruns 25% of the initial cost. Given these factors, real estate companies are unable to undertake the work as a whole. Through a several years plan, some companies managed directly their heritage, others outsourced the asbestos removal organization to specialized consulting firms.

If many owners are hosted in the same building, sometimes it led to impossibility to launch the work. As an example, the Paris Tour Montparnasse is significant with its 90 owners (individuals, off shores companies, financial fund, etc.) How to create a « common need » while everyone has a particular situation. Could an Arabic Gulf owner pay 150000 Euros for its 400 m2 while in his country no law required it? The housing financial crisis brings even more uncertainties. Due to a decline of their assets, waiting for a more prosperous time, the managers will be tempted to postpone asbestos removal operations.
Could the Public sector perform it better?

Although action plans exist, many programs sort between emergencies while any building containing asbestos has to be treated. Lack of financial means is the obvious reason! Governments are paralyzed as evidenced by the critical hospital public situation. A great majority of them were built in the sixties with asbestos. While the fact is known, few have been treated.

Unfortunately, exposure to asbestos continues his work, contaminating patients and the hospital staff. In Caen hospital (France), among the employees, diseases linked to asbestos inhalation are spreading. A 140 million Euros emergency plan has been decided. While the establishment should have been closed, activity continues. In Paris, the Sciences de l’Homme house, a six-story building is full of asbestos.

The government has agreed to relocate its activities in the Paris suburbs. Incomprehensibly the decision provoked the anger of the occupants even if they are heavily exposed. However, the mismanagement gold palm belongs to the Jussieu University. While it would have been necessary to close the building, operations were delayed.  In spite of the dead of 20 people among the academic staff, the work is still unfinished.

Although the asbestos responsibility is punished by the courts, despite the claims, apparently it is not enough to suggest a more radical policy. Meanwhile, the devastation caused by mineral fibres is continuing.

How to remedy it? Two options should be considered. On the first hand, the reduction of the removal cost requires the implementation of other processes. The today, plasma torch technology, is very expensive. Other proposals must be considered and first of all, technical’s validation. Moreover, given the complexity of operations, specialized companies could shoulder the burden, organizing all operations, promoting the elimination of asbestos in the shortest possible time.

Instead of giving up, it is best to encourage the emergence of an innovative solution. The challenge worth it to stop this scourge, always persistent!

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Les larmes des Français

Posté par ITgium le 27 mars 2013

Les larmes des Français dans Les larmes des Français slide12-300x225

Les larmes des francais

Depuis la Chine, les larmes des Français

Les Récits de jùn mǎ 俊 马

De Francois de la Chevalerie

Résidant en Chine, ces derniers temps, j’hésite à prendre les appels venant de France comme je crains la lecture de ma messagerie.

Chaque jour, entre tristesse et abandon, un effrayant tourbillon de désespoir s’y déverse.

Une litanie de peines, chaque jour, s’aggravant.

Les messages commencent souvent sur une mauvaise nouvelle, pour beaucoup la fin d’une vie stable.

« Pour moi, c’est fini ! Je n’ai plus d’emploi »

« Ce matin, la Direction m’a annoncé… »

« Comment peuvent-ils maintenir mon poste alors que l’entreprise ne fait plus de chiffre d’affaires ? »

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Les larmes de la France

S’armant d’un fil de courage, certains sont sans illusion :

« Je cherche une solution mais cette année sera pire que la précédente. »

Entre les lignes, sonne le glas de la France. 

« Je ne crois plus en son avenir ! »

« Comment un pays moribond peut-il me donner de l’espoir ? »

Qu’ils soient bardés de diplômés ou sans formation, beaucoup conviennent d’un même constant : la France n’est plus la France !

Plus criant, ce jugement cinglant sur la classe politique : « Ils se valent tous ! »

Les messages sont parfois accompagnés de photos, d’illustrations.

Apparaissent des visages émaciés, des joues creusés.

Naguère souriante, une famille pose, le visage sévère.

La fille d’un ami dessine le portrait de son papa tout déconfit au rebord d’une route.

Devant les portes d’une usine, des larmes.

Beaucoup rêvent d’un autre monde, loin d’une France qu’ils jugent saumâtre comme son temps.

« Nous pouvons partir dès demain ! » suggère l’un.

« S’il le faut, je prendrais le premier avion » confie un autre.

Certains sont réalistes :

« Je suis prête à partir à l’autre bout de la planète pour presque rien tant je retrouverai de l’espoir ! »

Viennent des appels plus personnels où je suis presque pris à partie.

« Pourrais-tu demander à la Chine d’ouvrir toutes grandes ses portes à nous autres, pauvres français ? » 

« Ne m’oublie pas, mon ami ! »

« N’as-tu jamais songé à aider un autre français ? »

J’étouffe alors, fermant aussitôt ma boite aux lettres.

De ce pas, j’ouvre la fenêtre de mon bureau à Tianjin, prenant de plein fouet une masse d’air polluée, un gaz délétère.

Au bas de l’immeuble, des travailleurs forment une file d’attente pour obtenir un travail, l’équivalent de quelques euros gagnés journellement.

Je m’apprête à déjeuner, aujourd’hui probablement du riz porteur d’un staphylocoque doré et de légumes imprégnés de benzopyrene chancelant dans des assiettes où migre du plomb, le tout arrosé par une boisson gazeuse légèrement atteinte par du mercure.

Les mains glissant sur mon visage, je m’interroge :

« Comment se peut-il que le grand peuple de France en soit arrivé là, déçu de tout, s’abimant dans le désespoir, songeant à lever le camp ? »

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