• Tianjin, Chine

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  • Articles récents

  • Teresa Teng Dèng Lìjūn 邓丽君

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    Le regret de ma vie est de ne pas l’avoir rassurée en 1992 devant l’église de Saint Germain des Près.
    N’avais-je pas compris que sa voix chaleureuse et douce allait porter l’âme de la Chine encore pour de longues décennies ?
    Brutalement, ce jour là, son visage se glace d’effroi.
    Elle reprend sa respiration, baisse légèrement la tête, les yeux fuyant.
    Glisse une larme sur sa joue.
    Une autre encore.
    Elle pose délicatement sa main au visage, cherche à réprimer une soudaine tristesse.
    Ma belle endormie, je l’aime toujours, sa voix, sa beauté, ce goût à la vie.

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  • Liú Yáng (刘洋)

    Liú Yáng (刘洋)

    « Une femme tel un rêve
    Un rêve perché loin dans le ciel, désormais à notre portée sous les couleurs d’une femme d’exception. »
    Tels étaient les mots du Xinyang Daily, le jour du lancement de Shenzhou 9, lancé le 16 juin 2012.
    A l'âge de 33 ans, originaire de Línzhōu (林州) dans le Henan, Liú Yáng est devenue la première spationaute chinoise (háng tiān yuán 航天员).
    « N’est ce pas la meilleure promesse d’avenir que de laisser une de nos femmes contempler depuis le ciel, l’œil plongeant, le regard avide de beauté, la Chine éternelle ? » souffle un internaute.
    Liú Yáng occupe le grade de commandant dans l'Armée populaire de libération (Zhōngguó Rénmín Jiěfàng Jūn) et membre du Parti communiste Chinois (Zhōngguó Gòngchǎndǎng).
    « Ma Terre, celle de centaines de millions de chinoises. Je porterai leur espoir, leur parole, leur rêve loin dans le ciel, toute honorée que je suis de voler dans l’escape en leur nom. »

  • Lin Huiyin

    Lin Huiyin

    Un ami m’a dit : si tu veux connaitre la force romantique d’un couple chinois, plonge toi dans la vie de Lin Huiyin et de Xu Zhimo.
    Couple illégitime, s’aimant dans l’ombre, se chahutant.
    Xu Zhimo admirait par trop celle qui deviendra la toute première architecte de chine.
    Dans sa quête d’amour, il s’abîme, l’abîme aussi.
    Le temps enfin de se dire Adieu et ils meurent tous deux comme enlacés vers le même destin.

  • Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen 宋庆龄

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    Sòng Qìnglíng, Madame Sun Yat-sen, deuxième épouse du Père de la Chine moderne offrait une beauté sage telle que je les aime.
    A la mort de ce dernier, a-t-elle conçu une affection particulière pour Israel Epstein et Edgar Snow, deux fervents soutien de la révolution chinoise ?
    Dieu seul le sait mais si d’aventure j’avais été dans les parages, je lui aurais dit : « L'amour de la patrie est notre Loi. (Amor patriæ nostra lex).
    Mère de la Chine moderne (guomu), elle a accompagné le peuple de Chine dans ses heures sombres et de gloire.
    Deux semaines avant sa mort, elle devient la Présidente honoraire de la République populaire de Chine.

  • Yang Likun

    Yang Likun

    Danseuse et chanteuse, en son temps, on la surnommait la Judy Garland chinoise.
    Membre de l’ethnie Yi, elle est la neuvième d’une fratrie de onze enfants, ce qui lui vaut le surnom de "Xiaojiuer".
    Elle a joué dans de deux célèbres comédies musicales avant d’être totalement détruite par la révolution culturelle.
    Laminée à tel point qu’elle ne reviendra plus jamais sur scène.
    Pour ces deux raisons, je l’adore plus que tout – son talent comme son courage – et je me rends souvent sur sa tombe à Shanghai.

  • Lin Chi-ling 林志玲

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    Lorsque je l’ai rencontrée la première fois, son visage était sévère, comme intraitable.
    Jonglant avec les contrats publicitaires, Chiling Lin n’avait alors aucune inclination à offrir au tout venant un sourire fut-il pâle.
    Dans son sillage, son agent publicitaire m’avertissait.
    « Au prix coutant de plusieurs dizaines de milliers de dollars, chaque seconde valant son or, vous serez vite ruiné. »
    Longtemps après, je l’ai croisée.
    Elle venait d’être exclue d’une superproduction.
    La larme à l’œil, elle m’aperçut dans un coin d’ombre.
    Cherchant à chasser ce désordre, elle laissa filer un sourire sincère sur son visage cependant défait.
    Je lui ai alors dit :
    - Lacrimis struit insidias cum femina plorat (Lorsque la femme pleure, elle tend un piège avec ses larmes, Dionysius Cato)
    - Non ! a-t-elle répondu, je pleure avec mon cœurs, je souris avec mon cœur.

  • Yang Liping 杨丽萍

    Yang Liping

    Quelle drôle d’aventure, la vie !
    La première fois, j’allais à reculons voir sa chorégraphie "Dynamic Yunnan". Tout grognon, soupirant d’ennui.
    Divine surprise ! Rarement ai je été autant bousculé dans ma vie !
    Le rideau tombant, j’applaudissais à tout rompre l’épopée des 26 tribus du Yunnan.
    Le lendemain, reprenant mes quartiers dans la même salle de spectacle, je l’applaudissais plus encore
    Ce soir là, je me faufilais dans les coulisses.
    Je la retrouvais méditant devant un the Jasmin.
    - Puis je vous connaitre ? Demandais-je dans un sursaut.
    - Serait ce trop tôt ou trop tard ? Je n’ai plus l’âge à me faire fêter mais j’ai l’âge de comprendre.
    Je lui ai dit tout ce que je savais sur les entrailles du Yunnan, un bataillon de mots.
    - Le brouillard est parfois intense à Xishuangbanna, l’on ne voit pas l’on devine seulement.

  • Li Bingbing 李雪

    Li Bingbing (48)

    - Toute jeune, me dit-elle, je n’avais pas la moindre intention de devenir actrice. Je souhaitais alors apprendre aux jeunes enfants la lecture, le savoir.
    Cependant, en 1993, une proche lui suggére de faire un tour au très renommée Shanghai Drama Institute in 1993.
    - J’y suis allé en un coup de vent. Ce jour là, un vent trop fort peut être, j’y suis restée le temps d’une saison.
    Dès 1999, dans le film Zhang Yuan's Seventeen Years (1999), elle noue avec la célébrité. La voilà propulsée au rang des meilleures actrices lors du 12th Beijing College Film Festival.
    Viennent les propositions Hollywoodiennes : Resident Evil, Transformers.
    - Je ne me laisse pas emporter par ce furieux coup de vent, je reste moi même, heureuse dans ma tête, le regard rivé vers des enfants à qui je lis des poèmes.

  • Zhang Jingchu (張靜初)

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    Lorsque je la rencontre, je lui demande pourquoi diable avoir changé ton prénom ?
    - Jing, ceint en or, n’est ce pas le plus merveilleux des prénoms ?
    - Jingchu, c’est le mien dorénavant, ceint en or, en argent, en bronze.
    Diplômée de la fabuleuse Central Academy of Drama de Beijing, (Zhōngyāng Xìjù Xuéyuàn), Jingchu enchaine les rôles.
    Inquiète, l’âme en peine, luttant contre l’homme, belle toujours.
    Bientôt elle est portée aux nu par Time magazine, belle Asia's Heroes de notre temps.
    Je l’interroge encore :
    - Est ce de trop tout cela lorsqu’on s’ébat encore avec la jeunesse ?
    Se dresse un sourire sur son visage.
    - Je me souviens de mon premier cours de diction
    Agnosco veteris vestigia flammæ, je reconnais la trace de mes premiers feux. Virgile, l’Énéide,
    De mes feux mal éteints j'ai reconnu la trace. Racine, Andromaque.

  • Faye Wong 王菲

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    D’abord, une inquiétude.
    Elle fait la une de Time Magazine.
    Aurait-elle la grosse tête, enflée à jamais ?
    Agréable objet à l’usage des médias occidentaux à la recherche d’une icône chinoise bon teint, plutôt jolie, prêtant sa voix sensuelle à de belles chansons.
    Je la croise, l’interroge.
    Elle retient ses larmes.
    Une chanson file entre ses lèvres.
    Elle raconte la naissance de sa fille.
    - Comme le temps avance inexorablement, je ne verrai plus la lumière dans 50 ans mais ma fille sera toujours de ce monde, portant la mémoire de sa maman.
    Je la taquine alors.
    - La présence sur Terre le temps d’une vie, est-ce bien utile ? N’avons nous pas mieux à faire en restant dans l’au-delà ? Que d’infortune pour une musique connue, celle d’une mort annoncée ?
    Elle porte alors son regard sur une affiche qui domine son appartement.
    Des enfants à l’air hagard, le visage en sang, sous les décombres d’une maison.
    Le souvenir de l’effrayant tremblement de terre du Sichuan (2008).
    - J’ai chanté pour eux. Lorsque j’ai vu sur leur visage glisser un sourire, je me suis dis que mon existence avait un sens.

  • Fan Bingbing 范冰冰

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    Fraiche et généreuse, telle est Fan Bingbing alias Jin Suo, allant et venant élégamment, dans le film Taiwanais Princess Pearl (1997).
    Certains se demandaient alors comment cette toute jeune femme, âgée seulement de 17 ans, se muerait dans le monde âpre et violent du cinéma.
    L’ayant approché à cette époque, je l'interroge sur ses rêves.
    Elle en rit, se laissant aller à une réponse audacieuse.
    - Comme le temps venant mais toujours au delà de mes espérances.
    Voilà qu’elle devient dans la décennie suivante l’égérie de marques commerciales de renommée, au million de yuan la prestation.
    Elle crée en 2007 son propre studio, le Fan Bingbing Studio (范冰冰 工作室 , Pinyin : fàn bīng bīng gōngzuòshì) et multiplie les productions.
    Je la vois encore dans les films Shaolin et Buddha Mountain.
    Au delà de mes espérances, disait elle.
    Je la retrouve alors autour d’un dangereux élixir, un mélange hasardeux de vodka et de tequila.
    Alors que je souhaite la questionner sur l’air du temps comme du plaisir de vivre, elle m’interrompt.
    - Je n’ai toujours pas atteint mes espérances.
    - Fan Ye (son surnom), lui dis-je, on vous accable de nombreux talents mais celui qui l’emporte, c’est votre incroyable détermination.
    - Bravo, Madame ! conclus-je en Français.

  • Zhāng Zǐyí 章子怡

    FOREIGN PRESS AWARDS

    Malgré sa renommée sulfureuse, c’est une femme ravissante.
    Trop sur les devants de la scène, elle est honnie par une partie de la Chine.
    A son encontre mille soupçons.
    Comme elle me l’a déclaré, d’une voix bien chaloupée : “Je suis phénoménalement ambitieuse”.
    Comment pourrait on lui reprocher de vouloir porter si haut, si loin, son si beau visage ?
    A mon avis, elle sera pleinement heureuse lorsqu’elle donnera à sa vie un élan romantique.
    Un français aimable et élégant, fin connaisseur des usages et des Lettres chinoises, pourrait volontiers y répondre et répandre chez elle l’idée du bonheur.
    Avec en partage ce slogan : Omnia vincit amor
    (L'amour triomphe de tout).

  • Wei Wei 韦唯

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    Il est toujours dangereux de se frotter avec une icône nationale, une Madame aux mille chansons dont le si beau Today is Your Birthday utilisé comme thème de la fête nationale chinoise.
    Lorsque je la rencontre à Hohhot, en Mongolie intérieure, ville de sa naissance, je cherche mes mots, la voix légèrement tremblante.
    Elle me rassure par un sourire puis elle m’interroge :
    - Ai je le droit de dire la vérité ?
    J’acquiesce favorablement.
    - Je suis heureuse d’être chinoise comme je suis fière de mon pays, de mon peuple, de mes ancêtres et de tous ceux qui me succéderont sur une Terre que j’aime tant.

  • Zhang Zilin 张梓琳

    Zhang Zilin

    Certains s’amusent à taquiner ce qu’ils nomment peu élégamment Madame l’échalas.
    C’est vrai que du haut de sa grande taille (1,82m), augmentée par des escarpins à la courbe vertigineuse, Zilin domine le monde, souvent des nabots qui la mitraillent de photos.
    Miss World 1987, elle pourrait en tirer quelque arrogance.
    - Nullement, seule m’importe l’idée de bonheur ! s’exclame-t-elle avec vigueur.
    Je l’interroge alors.
    - Le bonheur étant si rare, comment s’y prendre pour le retenir à soi, le répandre ensuite ?
    Elle sourit avec un tel ravissement, une telle assurance, le regard chaleureux, que son idée du bonheur se propage naturellement dans les âmes.

  • Jane Zhang

    Jane Zhang

    Lorsque je l’ai vue chanter pour la première fois Huà Xīn (畫心; Painted Heart) musique tirée du film Painted Skin (畫皮), j’ai été saisi par le timbre de sa voix s’en allant sans hésitation vers de belles hauteurs.
    Lorsque je l’ai revue envelopper sur des notes longues la fresque musicale de Kitaro “Impressions Of The West Lake », je l’ai admirée, applaudissant à tout rompre, lançant sans compter des « Bravo ! ».
    Tout comme je me laissais alors surprendre par son regard où se mêlent tristesse et mélancolie.
    Sans doute Jane portera-t-elle longtemps sur son visage la douleur du divorce chahuté de ses parents alors qu’elle avait tout juste 13 ans.
    Peut être est-ce cette souffrance la raison d’une force inébranlable qui lui a fait gravir tous les échelons : première place dans la compétition la plus courue en Chine devant plus de 400 millions de téléspectateurs (super girl), devenant l’invitée vedette du Oprah Winfrey" talk show, côtoyant même les Pink floyd.
    Dieu sait où les vents l’emporteront !

  • Pan Hong

    Pan Hong

    Toute la force de cette femme repose sur un effroyable souvenir qui la tient jusqu’à ce jour.
    Le suicide de son père, honni, écrasé, laminé par de lamentables gardes rouge durant la révolution culturelle.
    Du coup, chez elle, l’essentiel, c’est de vivre par dessus tout, droit dans ses bottes.
    Merveilleuse actrice, je l’ai rencontrée plusieurs fois en sa qualité de vice présidente de l’association du Cinéma Chinois.
    Chaque fois, elle ouvre le bal sur ce bon mot :
    « Tant qu'il y a de vie, il y a de l'espoir (Dum vita est, spes est). »

  • NE PAS DIABOLISER LA CHINE !

    Là, gisant sous nos pieds, le venin se répand.
    Tout doucement s’insinue dans l’opinion l’idée que la Chine est un pays hostile, la charge s’invitant bientôt dans les campagnes électorales.
    Que lui reproche-t-on exactement ?
    De laminer nos industries dont certaines sont moribondes depuis longtemps ?
    De détruire l’emploi ?
    De laisser exsangue nos économies ?
    De porter atteinte à notre modèle social ?
    Par delà le factum, levons le voile sur une hypocrisie.
    D’aucuns pays ne souhaiteraient pas connaitre le développement économique de la Chine ?
    Que ces thuriféraires fassent preuve de cohérence !
    Si d’aventure ils envisagent une mondialisation à géométrie variable, qu’ils dénoncent alors toutes les déclarations onusiennes favorables au développement et ainsi de la marche inexorable du monde !
    Comment reprocher à une nation naguère famélique de s’en sortir ?
    Cette civilisation par cinq fois millénaire prend une revanche sur l’histoire.
    Elle s’y accomplit avec une volonté dont beaucoup de pays gagnerait à s’inspirer.
    Certes le pays n’a pas choisi le modèle démocratique mais quiconque le connaît mesure la détermination des pouvoirs publics à augmenter le niveau de vie de sa population. Assumant les tâches régaliennes, l’Etat donne le rythme, rectifie les débordements tout en laissant libre cours à l’initiative privé.
    Cet engagement rappelle celui de l’Etat Français au lendemain de la guerre ou au début des années 60.
    Tout doit être fait pour améliorer le menu quotidien et abolir l’apostrophe trop souvent entendue sur les bords du Chang Jiang : « qu’as-tu mangé ce matin ? »
    Francois de la Chevalerie, 2007

  • Dong Siyang

    D-Siyang

    Dong Siyang est jeune, la plus jeune du lot.
    La plus belle aussi, comme elle se réclame.
    A 21 ans, elle est déjà Présidente Directeur général d’une société de média établie à Hongkong.
    Surnommée la beauty CEO, elle se laisse tellement surprendre par une gloire acquise si tôt qu’elle écrit à 23 ans propre biographie "21-year-old woman president".
    - Je me trouvais vieille, me confie-t-elle, il fallait que je fasse le point en retraçant ma vie
    Bien qu’elle s’ajoute des titres usurpés, le livre est un best seller.
    De Shenzhen à Dalian, des jeunes femmes chinoises se l’arrachent, certaines bien plus âgées que Dong Siyang.
    Toutes rêvent de gloire et de passion.
    Ou du besoin naturel d’être aimé par un homme ou par ses pairs.

  • POLLUTION DE L’AIR EN CHINE (TIANJIN)

    A 120 Km de Beijing, Tianjin, 11 millions d'habitants, est une ville en plein développement. Autour des anciennes concessions occidentales et du fleuve Hai, les grattes ciels pullulent. Dans les faubourgs, les zones de développement industrielles s'étendent de toutes parts, depuis des ateliers de production à de prestigieuses usines comme la future ligne d'assemblage d'Airbus. Le tableau serait enthousiasmant si une contrariété de taille ne venait le tempérer, l'air de Tianjin est empoisonné ! Ne se comptent plus les polluants avérés qui interagissent en entre eux ou s'agglomèrent à d'autres paramètres (UV solaire, ozone, humidité de l'air, acides, etc.). Comme partout en Chine, les raisons de la pollution de l'air sont établies : explosion du trafic automobile, croissance de l'activité industrielle, utilisation soutenue du charbon, dégagement incontrôlé et… bienveillance des autorités. Découpé en 17 districts sur une étendue de 11 920 Km², Tianjin offre une variété inégalée de composites volatiles que tout visiteur serait bien avisé de connaître. Dans les districts portuaires et périphérique de Tanggu et Dagang, les relevés concernant le monoxyde de carbone s'accordent sur des chiffres approchant 250 mg/m3 d'air alors que la norme recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est de 20 mg/m3. La présence d'incinérateurs, de chaudières industrielles et de fours d'affinage justifie ce record. Dans ces quartiers, l'air est également balayé par des rejets de dioxyde de soufre à hauteur de 600 mg/m3 alors que le niveau de référence est de 20 mg/m3. Dans le district de Hangu, le seuil d'alerte au dioxyde d'azote (NO2) est souvent dépassé (400 µg/m3 en moyenne horaire). En centre ville, dans le quartier de Heiping district, les concentrations en fine particules sont de l'ordre de 150 /300 µg/m3 alors que les normes européennes fixent le seuil d'alerte à 20µg /m3. Aux gaz d'échappement des véhicules s'ajoute la circulation du vent. Venant du bassin du Bohai, brassant déjà toutes sortes de composites, il tourne en rond sur Tianjin, favorisant l'agrégation des particules chimiques. Vous avez alors l'impression de vous trouver au coeur d'une raffinerie. Vos mains sont noires, encombrées de manière permanente par un agglomérat de poussière visqueuse. Aux portes des universités de Tianjin et Nankai, la pollution est tellement prégnante qu'elle envahit les habitations. Pour pallier à cette situation, des surodorants destinés à masquer l'odeur sont régulièrement déversés dans les rues. Si cette pratique apporte un mieux, il n'est pas sûr que l'accouplement entre émanations chimiques et molécules de désinfection soit correctement maîtrisé sur le plan sanitaire. Résultat, à Tianjin, les pathologies liées à la pollution de l'air ne cessent de croître. Dans les hôpitaux, les patients asthmatiques se bousculent avec des augmentations annuelles de 15 %. Cependant aucun chiffre n'existe sur les décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique. Toutefois selon la délégation à la santé de la ville, le nombre de morts de cancer a augmenté de 18% en 2006, de 16 % en 2007. Malgré cela, les autorités sont hésitantes sur la marche à suivre. D'un côté, elles encouragent les acteurs industriels à faire des efforts, de l'autre, aucune fermeture de sites polluants n'a été envisagée dont certains se trouvent pourtant au coeur de la ville. Pas davantage de restrictions n'a été apportée à la circulation automobile. Dans tous les cas, le système surveillance de la pollution atmosphérique de Tianjin mériterait une refonte totale, notamment, avec un accès plus libre à l'information, des relevés plus réguliers et des systèmes d'alerte. François de la Chevalerie
  • François de la Chevalerie (Junma)

    Mi appellido Chino es Junma (Bonito caballo). Por lo presente, asumo el cargo de director de dos empresas : CHINA MESSENGERS, la cual se dedica al manejo de proyecto de montajes industriales en el ámbito del sector ambiental y las energías renovables y PANEUROCHINA, la cual desarrolla técnicas de valorización para los sedimentos, sanos o contaminados (barro de mar) y su explotación con el fin de fabricar materiales de construcción. Las dos compañías están ubicadas en Tianjin. . Dentro de mis actividades, ambiciono favorecer el desarrollo de nuevas tecnologías o procesos tecnológicos (estudios, validez técnica, unidad piloto, definición de las normas, etc.) en los países emergentes.
  • LES CHINOIS ET LE RACISME EN FRANCE

    Comme les autres asiatiques, les chinois répugnent à descendre dans l’arène. Discrets, profil bas, ils font rarement entendre leurs voix. De surcroît, ils protestent peu contre les discours ambiants hostiles à la Chine. Quand ils s’affirment, ils agissent doucement, à mots comptés. Ils rapportent alors leur opinion sans chercher nécessairement à réajuster celle de l’autre. Nullement n’ont-ils à souhait d’en découdre. Nullement s’emportent-ils gratuitement. Aucun mot en trop, de mot inutile.
    Depuis plusieurs années, à Paris, le chinois est la cible désignée des voleurs dont beaucoup opèrent avec une rare violence. Supposé nanti en argent liquide, il serait un morceau de choix. Le chinois, l’argent. Donc une race et son prétendu attribut.
    L’année dernière, les chinois s’étaient émus de cette situation, exigeant plus sécurité. Une année s’est écoulée sans progrès, culminant avec la mise en coma de l’un des leurs.
    Déçus par l’absence de réponse des pouvoirs publics, ils ont repris le chemin de la rue en se drapant de l’étendard français et en scandant les principes de la République. Ils s’y sont prêtés courageusement en prenant le risque de s’attirer les foudres de l’Ambassade de Chine. Fort active, celle-ci ne goute guère aux manifestations publiques de ses membres. Qu’importe ! Les chinois de Paris ont fait confiance à la liberté de s’exprimer qu’ils ont acquise en France. Sans déraper. Nullement n’ont-il placé ce rendez vous sous l’angle d’une confrontation communautaire alors que leurs agresseurs n’en font pas mystère. Nullement n’ont-ils blâmé la France.
    Pourtant, lors de ce défilé, ils étaient bien seuls. Entre eux presque uniquement. De-ci delà, des amis, quelques conjoints. Peu de solidarité comme si cette cause ne pouvait suggérer l’émotion.
    Aucune association anti raciste, aucune figure politique ne s’était jointe. Le peu d’enthousiasme à les soutenir ne suggère-t-il pas l’existence de discours ambivalents ?
    D’associations antiracistes justifiant ainsi leur existence mais indisponible dès lors que le fait rapporté pourrait gêner aux entournures une autre communauté, celle-là plus turbulente sur la place publique. Est-il possible de tolérer pour les uns ce que l’on envisage pas pour les autres ?
    De politiciens se donnant bonne conscience, tantôt se voilant la face, tantôt agissant, comme pour mieux s’exonérer de l’obligation de s’investir réellement sur le sujet, indistinctement de la race, loin des convenances.
    De politiciens encore qui sous prétexte de lutte contre la mondialisation accable la Chine de tous les maux alors que ce pays fut-il important participe comme d’autres à la relève de l’Occident : l’Inde, le Brésil, le Vietnam, les pays du golfe, l’Afrique du Sud et beaucoup d’autres. Bien plus que la moitié de l’humanité ! Quel est donc cet étrange dessein consistant à faire du chinois l’unique bouc émissaire ? Ceux là mêmes qui s’y emploient, n’ont-il pas en mémoire d’affreux souvenirs ? Ceux là mêmes ne sont-ils pas devenus les meilleurs alliés de voyous racistes qui sévissent, le plus souvent impunis ?
    D’un politicien enfin qui s’étourdissant dans des formules vante un axe black blanc beur contre les chinois.
    De ce drôle d’artifice à géométrie variable, il se pourrait bien que l’anti-racisme souffre d’un manque d’harmonie en France.
    François de la Chevalerie (Tianjin) et Jing-Chao Zhao-Emonet (Paris)
    Juillet 2011

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    ITgium

  • jùn mǎ 俊 马

    Grande muraille

    Résidant à Tianjin (天津) et à Qingyuan (清远 ), Province du Guǎngdōng (广东), je suis un entrepreneur (qǐ yè jiā 企业家) passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.
    Au delà de mes activités professionnelles, je suis tombé amoureux (ài shàng 爱爱上) de la Chine dont j'aime parcourir les villes et les campagnes à la recherche du moindre secret, d’un bel éclat, m’en allant à l'aventure (mào xiǎn 冒险).
    Mon nom chinois est jùn mǎ (俊 马).
    Légère coquetterie dans le choix des mots, en Français : élégant ou gracieux cheval.

    François de la Chevalerie

  • Sòng Měilíng 宋美齡 Madame Tchang Kaï-chek

    Soong Mayling

    Dans les années 40 et 50, le rêve de tout homme était de rencontrer de Madame Tchang Kaï-chek, femme d’une élégance sublime et au charisme époustouflant.
    Elle disposait aussi d’un charisme époustouflant bientôt remarqué par Gary Grant qui disait d’elle :”Toutes les plus belles stars d’Hollywood ne valent pas le regard de Madame”.
    Dans les 40, elle parcourt les Etats Unis, prône l’intervention américaine aux côtés du Zhōngguó Guómíndǎng. Hollywood l’admire, la célèbre comme une Reine mais Roosevelt puis Truman boude la belle Dame.
    Dotée d’une forte intelligence, Sòng Měilíng occupe inlassablement mon esprit comme le révélateur de la grandeur du peuple de Chine.

  • Catégories

  • Femmes chinoises

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  • Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen Cheng 张爱玲

    Eileen is highly regarded as one the most famous Chinese writer, inspiring generations of readers. Her name enlightens the most inner thoughts of a woman.
    Let me start with “Love in a Fallen City” (倾城之恋) written by Eileen.
    Getting drawn into the quagmire of the Second World War, running through the streets, fleeing the bombs in Hong Kong, even worse the conservatism of a tiresome bourgeois life of Shanghai, an unlikely couple in on the way. She, a divorcee.
    Him, an outstanding womanizer.
    This story might seem pretty straightforward but what makes the difference in the total uncertainty of their situation, their future. Their emerging sharing life brings no hope, no future.
    It is only a matter of time before everything caves in. But not, despite all, love traces his way, exacerbated, unbreakable, reinforcing both.

  • Zhou Xuan 周璇

    Zhou Xuan

    Jolie Jade, son nom, offre une silhouette gracieuse, un charmant profil.
    Je l’ai revue au moins dix fois dans le film Les Anges du boulevard (馬路天使, malu tianshi) avec toujours une même question : comment le destin a-t-il donné vie à une femme aussi sublime ?
    Jamais Jolie Jade ne reçut de réponse, ses parents biologiques lui furent toujours inconnus.
    Je l’aimerais toujours, chantonnant à l’infini, Ye Shanghai.
    Morte trop jeune, s’en allant doucement vers l’autre monde.

  • Wang Danfeng

    Wang Danfeng

    Si j’étais né dans les années 20, je serais alors tombé éperdument amoureux de Wang Danfeng, célèbre actrice à la diction remarquable et au charme saisissant.
    Elle me fait souvent penser à Gene Tierney, un peu froide en apparence mais au tempérament chaleureux, ne s'en laissant pas compter.

  • Jin Xing 金星

    jinxing

    Issue de la minorité coréenne, Jing Xing cultive les particularismes les plus audacieux.
    Valeur mâle, valeur femelle, Jin Xing est passé de l’un à l’autre, d’un coupe d’aile.
    Sans trop d’éclat, devenant l’une des meilleures danseuses et chorégraphes de Chine.
    Colonel de l’armée populaire (Zhōngguó Rénmín Jiěfàngjūn), elle vit à Shanghai dont elle me dit :
    - Shanghai une ville complètement femelle. La ville des femmes alors que Pékin est la ville des hommes.
    Elle ajoute dans un murmure :
    - Ma vie est fantasque, une belle vie d’entre les vies de ce monde !

  • Sumo à Tianjin

    Tianjin

    Mon équipe de Sumo, le Tanggu Sumo Team, des combattants indomptables mais au cœur généreux, gagnant par deux fois (2010 et 2011) au tournoi des Clubs Sumo de Tianjin.

  • Tián Yuán 田原 (1985)

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    C’était un soir de décembre, la température avoisinait mois dix degrés,
    Un ami m’avait invité à la célébration de ses vingt ans de vie d’artiste.
    Dans des pièces enfumées, pétries d’odeurs d’alcool de riz, il m’a aussitôt indiqué la bonne porte.
    - Viens par là que je te présente, Tián Yuán, je ne sais comment la présenter mais ce qui est sûr, c’est qu’elle est dotée de tous les talents. Elle fut la Reine du Trihop chinois mais elle est encore actrice, scénariste.
    Visage discret aux lignes parfaites, une voix douce, Tián Yuán me raconte si bien, si honnêtement, si précisément, son roman, Zebra Woods que je la serre dans mes bras.
    Elle s’en étonne à peine, me demande si j’ai vu son premier film, Butterfly.
    Je suis honteux, très honteux, les bras pendants
    Elle s’éloigne alors.
    Le lendemain même, je visionne Butterfly pour lequel elle a reçu un prix.
    Elle n’avait alors que 19 ans.
    Une adresse exceptionnelle pour celle qui entend bientôt réaliser son premier film, cousu d’or celui là.

  • Peng Liyuan 彭丽媛

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    Depuis toujours, j’aime intensément cette merveilleuse chanson « Sur les plaines de l'espoir » où bat le cœur de la chine ancestrale, les souffrances et joies d’un grand peuple.
    Humble spectateur du gala annuel de la CCTV à l’occasion du nouvel an chinois, j’ai été transporté par une voix merveilleuse.
    Le corps tremblant, terriblement ému, je regardais cette belle femme qui avait si bien entonné l’air que j’aime tant.
    Laissant glisser un sourire sur son visage, elle remercia ensuite le public de sa voix douce.
    Et tous ceux qui comme moi, depuis Tianjin ou les provinces les plus reculées de la Chine, avaient gouté avec plaisir au spectacle.
    - Merci Madame, murmurais-je alors.
    Madame, la première de Dame de Chine.

  • Mián Mián 棉棉

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    Dure a été la lecture des Bonbons chinois où Mián Mián raconte l’univers glauque de la drogue et du besoin frénétique du sexe de la jeunesse underground de Pékin.
    Je suis parfois aveugle, loin de penser que la jeunesse chinoise puisse être à ce point sur la dérive, voguant vers la déchéance.
    La raideur des romans Mián Mián détonne dans univers littéraire chinois plutôt lisse, glissant doucement.
    D’ailleurs, la plupart sont censurés.
    Du coup, je l’ai interrogée.
    « Mes romans me permettent de survivre dans un monde de brutes, dans cette Chine dont on parle de la puissance restaurée mais qui n’est qu’un amalgame d’intérêts individuels, une machine où l’homme compte à peine.
    Alors dans ces conditions, comment survivre ?
    Se perdre dans la drogue et le sexe ?
    Ou se perdre dans l’écriture. »

  • Zhou Weihui 周衛慧

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    Comme j’avais beaucoup aimé son roman, Shanghai Baby (上海宝贝), je suis allé à sa rencontre pour la féliciter.
    Je voulais le dire a quel point j’appréciais le personnages de Coco lequel à travers son comportement et sa famille illustre parfaitement les contradictions de la chine contemporaine.
    Mélange de sexe, de drogue au risque d’un monde interlope.
    “ Vous savez, m’a t-elle dit, j’ai eu beaucoup d’ennui avec ce livre. Beaucoup d’exemplaires sont partis en fumée. Mais, comme il est toujours possible de renaitre de ses cendres, j’ai récidivé et je récidiverai toujours et inlassablement.
    Telle une pluie ne s’interrompant jamais. »
    Le soir même, j’ai poursuivis la lecture Wo de Shan (我的禅) plus doux tout de même que le précédent.

  • Shu qi 舒淇

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    Pour accéder à la notoriété, un choix douloureux s’impose à toute jeune ambitieuse, originaire de Taiwan, sans nom, sans relation.
    Quelque temps durant, il faut prêter son corps, se mettre dans l’ambiance.
    Aussitôt dans les rangs, Shu Qi fait merveille dans « Love is not a Game, But a Joke ».
    Plus tard, je la retrouve dans « Millennium Mambo » et « Three Time »s où elle excelle.
    Un dimanche matin, je la rejoins sur l’Avenue of Stars (星光大道) dans le quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong.
    Sortant d’un festival de cinéma dédié aux stars hollywoodiens des années trente, avant que je ne l’interroge, elle s’exclame :
    - Made it, Ma ! Top of the world !
    Je suis laissé sans réponse, médusé.
    - James Cagney, White Heat !

  • Gong Li 巩俐

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    Sa renommée est un sacré piège car on la figure distante, accompagnée d’une ruée d’agents, de la morgue au visage, trainant autoritairement sa gracieuse silhouette dans les Palais Romains.
    Nullement, Gong Li est une femme qui adore la simplicité et l’inattendu.
    La voilà en scooter à Paris arrimée à un inconnu, un sans grade, rencontré au hasard d’une marche sur la grande muraille, cette fois pris au piège d’un délicieux rêve, l’amour.
    Quelle merveilleuse aventure que celle de rompre les amarres et de regarder sur la butte Montmartre le lever du Soleil cette fois bien et tendrement accompagné !

  • Coco Lee 李玟

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    Sa belle silhouette évoluant sur de nombreuses scènes, sa vie est une suite presque ininterrompue de disques accumulant prix et honneurs.
    La voix jonglant aussi élégamment entre le mandarin et l’anglais, cette hongkongaise de naissance ayant vécu très tôt aux Etats Unis incarne parfaitement le soft power chinois, ce moyen pour la chine d’étendre délicatement, sans coup férir son influence sur le monde.
    Cependant, au milieu de sa remarquable réussite, Coco a le cœur généreux, la larme à l’œil, laissant filer document sa voix pour soutenir les malades du SRAS ou du Sida, pansant la misère.

  • Sabino Cagigos – Sà bīn 萨宾

    CHT

    It is clear that Sabino Cagigos once called in chinese 萨宾 (Sà bīn) embodies the vitality of the today culture.
    Since long, thanks to his Catalan origin, Sabino has a fascination with labyrinths that cover his family background, his philosophical approach, mainly the troublesome western culture.
    The labyrinths represent the conflict between the artist and the world, narrated through a lifetime experience.
    After some vacillation, the route through the labyrinths is finally marked out.
    I found a symbolic similarity between them and the intelligence, the one of Sabino, the one of everyone, even the unskilled one.
    However, for the undogmatic Sabino, experiment remains open, a field of investigation always put into question.
    Nothing is set in stone.
    Everything is short-lived.
    And at the, the men dies.
    So the earth.
    So everything.
    So the Chinese women, Sabino Cagigos, their painter.

  • Zhou Xun 周迅

    zhou xun

    J’ai adoré, mille fois adoré, le film Dai Sijie 巴尔扎克与小裁缝 Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise.
    Pourtant, je ne comprenais rien au dialecte abscons que l’on parle dans le Sichuan.
    Cependant, je m’accrochais à la parfaite diction de Zhou Xun.
    Je l’ai aussitôt aimée comme on aime le soleil, la vie.
    Tel un pèlerin, sur son chemin de grâce, je suis alors allé à sa rencontre
    Elle venait de terminer lǐ mǐ de cāi xiǎng, The Equation of Love and Death (李米的猜想).
    - Vous semblez sortir tout droit d’un rêve !
    D’une main fragile, elle a dessiné un cercle.
    Apres l’avoir traversé en son milieu, sa main s’est dirigée vers le ciel.
    Elle m’a alors dit d’une voix douce légèrement chahutée par l’émotion.
    - Vous voyez d’où je viens, vous voyez où je vais !

  • Maggie-Cheung 張曼玉

    Maggie-Cheung

    Miss Hongkong en 1983, tout le monde déjà chérissait son regard, la beauté de ses traits, cette douce légèreté.
    Voilà qu’elle accomplit son destin dans l’un des plus beaux film chinois, Huāyàng niánhuá (in the mood for love) incarnant Madame Chan, tellement esseulée qu’elle s’éprend d’un autre solitaire.
    Nait alors l’un des plus beaux couples du cinéma.
    Silence, nous devons faire silence devant tant de sincérité, de discrétion.

  • Michelle Yeoh

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    Malaisienne, Michelle Yeoh est une chinoise de l’extérieur, libre dans sa tête, dans ses opinions.
    En raison d’un accident vertébral, frustrée de ne pas pouvoir entamer une carrière de ballerine, Michèle supplante toutes ses pairs en devenant Miss Malaisie en 1983.
    Sa beauté fait mouche auprès d’un millionnaire hongkongais avec lequel elle se marie et qui la mènera au premier rang du box office chinois.
    Sportive, elle assure elle même des scènes d’acrobatie, des sauts périlleux dans l’inconnu, parfois vers l’amour.
    Elle interprète la moins connue des sœurs Soong, Ai-ling Madame Kung, plus riche que les deux autres réunis, en posant un regard circonspect sur une chine par trop troublée.
    A 50 ans elle devient la Lady, Aung San Suu Kyi.
    Corps frêle, elle bataille contre les généraux, vouant à la vie un amour par dessus tout.

  • Paris en Chine

    Paris en Chine

    Le groupe Guangsha, premier promoteur privé de Chine, construit dans la banlieue de Hangzhou la résidence de Tiandu Cheng, littéralement, « la ville du ciel », qui est une copie des principaux éléments architecturaux de Paris avec un quartier haussmannien érigé au milieu de nulle part, à l'entrée duquel s'élève une reproduction de la tour Eiffel de 108 m de haut. Guangsha prévoit d'accueillir 100 000 personnes dans ce district. La fin des travaux est prévue pour 2015.

  • NE PAS AVOIR PEUR DE LA CHINE !

    Délocalisation ; pratiques commerciales ; croissance boulimique, vol technologique, dumping, extrême capitalisme, tout y passe, l’on ne sait où donner de la tête.
    Pointés du doigt, fauteurs de troubles, la faute aux chinois ! Tout est prétexte à nourrir le slogan, déjà mondial !
    A Paris, leur frénésie de rachat de baux commerciaux suggère l’hostilité. Dans les universités américaines, l’on stigmatise des promotions comptant jusqu'à 40 % des leurs.
    Au Mexique, « los malditos chinos » sont tenus pour responsables de la fermeture des maquiladoras.
    Au Maghreb ou à Madagascar, l’écroulement de la filière textile suscite la colère.
    A Dakar, l’on s’émeut de voir l’artisanat ancestral fabriqué à Canton. Les politiques s’en mêlent.
    L’augmentation du prix des matières premières et l’invasion des produits chinois abreuvent la démagogie.
    Dans la mêlée, des universitaires japonais lâchent l’incidente : le Japon a bien fait de mater la Chine dans les années trente ! De mal en pis, la chasse est sonnée.
    En Indonésie, plus d’une fois ! Partout les raccourcis s’imposent.
    Telle usine fermée !
    Telle magasin liquidé !
    Tel emploi perdu !
    Eux, toujours eux !...
    De deux choses l’une, soit le phénomène s’emballe et alors la confrontation est à craindre ; soit l’intelligence prend le dessus.
    Comment reprocher à un pays autrefois famélique sa soif de croissance et l’enrichissement de sa population ?
    Comment contester l’affirmation de sa nouvelle puissance ? Fière de son passé, la Chine l’est de son présent, de son avenir. Mieux vaut donc composer sans complaisance mais avec détermination.
    Même si la France est une puissance moyenne, elle peut jouer un rôle ne serait-ce qu’en raison de son image favorable dans l’empire du milieu.
    L’on aime la France et l’idée que les français seraient romantiques.
    Donc amicaux.
    Et l’amitié, c’est le nerf de toute énergie en Chine.
    Du côté des autorités, l’on observe que les modèles d’administration des deux pays présentent des similitudes : l’Etat s’engage, donne le rythme tout en laissant libre cours à l’entreprenariat privé.
    Ne doit-on pas s’appuyer sur cette appréciation pour hisser la France en première ligne dans le dialogue Occident Chine en y associant pas seulement les entreprises du CAC 40 mais l’homme de la rue, chaque français ?
    Mais seule une politique volontariste peut y conduire. Partout en France, doivent surgir des têtes de pont rassemblant français et chinois.
    De même, un effort sans précédent doit être mené en faveur de l’apprentissage du mandarin.
    Dans nos écoles, il doit être enseigné à l’égal de l’allemand ou de l’espagnol. Parallèlement, le français doit être promu en Chine.
    De surcroît, il faut encourager l’installation de français en Chine. S’en compte 7 000 actuellement, amenons ce chiffre à 50 000 !
    De notre côté, recevons des chinois, 8000 mille étudiants en 2005, 40 000 demain ! Favorisons aussi initiative et inventivité. En France, les mécanismes de soutien à l’exportation de produits ou de savoir faire favorisent les entreprises établies, rares sont les dispositifs financiers accessibles au tout venant.
    Pourtant la France dispose d’un incroyable vivier de talents (créateurs, chercheurs, entrepreneurs, artisans, etc.) mais beaucoup, faute de moyens, ne peuvent s’aventurer en Chine. Offrons-leur cette possibilité !
    Apportons à ce grand pays notre sensibilité, nos valeurs, notre humanité !
    En retour, il nous apportera ce qu’il nous manque terriblement aujourd’hui, une énergie constructive, de l’espoir. Ensemble, tordons le coup à la fatalité de l’histoire, aux préjugés, jouons contre les peurs !

  • QUELS SONT LES RISQUES D’UN TREMBLEMENT DE TERRE EN CHINE ?

    RAPPEL
    TANGSHAN (28 juillet 1976)
    Le tremblement de terre de Tangshan, épicentre du séisme, eut lieu le 28 juillet 1976 à 3 h 52 du matin.
    Tangshan dans la province du Hebei comptait alors environ un million d'habitants. Selon les chiffres officiels, le bilan du tremblement de terre, l'un des plus meurtriers de l'histoire, fut de 242 419 morts, alors que certaines sources en totalisent trois fois plus.
    Le tremblement de terre fit également de nombreuses victimes à Tianjin (20 000), distance seulement de 150 Km de Tangshan.
    SICHUAN (12 mai 2008)
    Plus récemment, le tremblement de terre dévastateur qui a frappé le Sichuan, le 12 mai 2008, a été ressenti à Tianjin comme d'ailleurs partout à divers degrés en Chine.
    Le séisme de magnitude 7,9 aurait été provoqué par la rupture d'une barrière rocheuse séparant deux plaques tectoniques lequel a provoqué des secousses en cascades. Ces barrières limitent en principe les effets des secousses telluriques. Il faut rappeler que rien ne laissait prévoir le séisme sur la faille de Beichuan, dans la zone de Longmen même si la présence de bordures de plaques tectoniques à cet endroit est connue. L'implantation de villes sur la zone d'intersection des plaques et la présence de barrages travaillent les sols. Aussi, le phénomène naturel n'est peut-être pas la première cause des terribles destructions et pertes humaines à Yingxiu, Beichuan et Nanba.
    QUELS RISQUES POUR TIANJIN ?
    En revanche sur la zone côtière, notamment à Tianjin, la possibilité de la survenance d'un tremblement de terre existe de manière précise. En cause, la structure géologique de la Chine marquée par une forte instabilité. Associée à la plaque eurasienne, la plaque du Chang Jiang bouscule sévèrement la région de Beijing, donc Tianjin. Toutefois, le phénomène naturel pourrait avoir aussi son importance. Couplé avec une sur-exploitation de terres, le bétonnage massif (extravagant)* des deux municipalités accroît la fragilité des sols. L'hypothèse d'une cassure terrestre n'est donc pas à exclure.
    En outre, il faut rappeler que l'élévation de Tianjin se situe à seulement 4 mètres de hauteur du niveau de la mer. Si d'aventure, les eaux du Bohai étaient le théâtre d'un tremblement de terre significatif, les ondes sismiques pourraient dégager une déferlante jusqu'à Tianjin. Tianjin. Les districts maritimes de Tianjin, notamment, celui de Tanggu, ne disposent pas de protection naturelle pas davantage de digues pour contrecarrer d'éventuels effets dévastateurs. De surcroît, la présence massive d'industries chimiques particulièrement polluantes dans cette zone pourrait entrainer des conséquences en chaîne sur l'écosystème de la mer de Bohai, déjà très abimé. Un tel événement pourrait être d'ampleur plus grave que celui intervenu le 26 décembre 2004.
    MOLLE PREPARATION
    Aujourd'hui, les autorités de la Municipalité sont peu préparées à l'éventualité d'une catastrophe naturelle. Certes des comptes rendus en rapport avec l'activité sismique sont disponibles au Bureau des Mines de la ville de Tianjin et au service des archives de certains districts. L'université de Tianjin dispose également d'un Département « Géologie » lequel procède à des études épisodiques. A la lecture de deux d'entre eux, je n'ai relevé aucune inquiétude particulière. L'on s'en tient, en conclusion, dans les deux cas, à un argumentaire fort peu scientifique à savoir que la répétition de tremblement de terre de Tangshan, survenu en 1976, ne pourrait avoir lieu avant 4000 ans !
    A ma connaissance (mais je me trompe peut-être), le système d'alerte demeure vague. J'ai plusieurs fois interrogé le service des risques de Tanggu sur le sujet, aucune réponse claire ne m'a été apportée. Or, faute d'une organisation extrêmement rodée, les conséquences d'un tremblement de terre pourraient être très significatives.
    François de la Chevalerie (Junma)
    Octobre 2009

  • Gigi Leung 梁詠琪

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    Quelle audace pour une totale de l’inconnue de se lancer dans l’arène violent du show biz avec un album au titre si narcissique sur Love Myself (1996) 愛自己 ?
    Elle assume élégamment cette impertinence.
    - Comment ne pourrais pas m’aimer ? N’est ce pas mie vie que je porte dans mon corps. Si je ne m’aimais pas ou en serais-je aujourd’hui, Meurtrie, dans le sang ?
    Défense imparable dont elle titre un beau sourire.
    La voilà s’exposant dans vingt films, enchainant les albums, cette grande fille s’offre tous les genres.
    Je l’arrête sur son chemin.
    - Attention, Gigi ! Tu souffres d’un asthme chronique. Je ne souhaite pas que tu sois emportée par le même sort que celui qui a arraché à la vie mon adorée Dèng Lìjūn.
    Gigi regarde alors vers le ciel.
    - Quand le moment sera venu, je me laisserai emporter, doucement, sans hâte.

  • Zhōngguó

    Zhōngguó

  • Francois de la Chevalerie, 2012

    Francois de la Chevalerie, 2012

    D’origine Belge mais de culture franco-mexicaine, mon nom chinois est JÙNMĂ (élégant cheval).
    Résidant à Tianjin et à Qingyuan (Guangdong), je suis un entrepreneur passionné par l’environnement, notamment, le recyclage des sédiments et la gestion des risques sanitaires.

  • Pages

Anthologie sommaire du client chinois – Le Client Chinois aux Galeries Lafayette – Peines et Joies -

Posté par ITgium le 30 août 2014

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Suivi de quelques variations sur le mot client en chinois

Le récit de jùn mǎ ( ) [1]

Aux Galeries Lafayette (巴黎老佛爷百货公司) le client chinois est roi mais un peu plus car sa cagnotte est reluisante.

Il se murmure que la part des citoyens de l’empire du milieu représenterait 40 % du chiffre d’affaires du magasin du boulevard Haussmann.

Il se commente que ces derniers auraient régénéré l’établissement qui autrement aurait sombré dans un inexorable déclin comme Marks et Spencer, son ancien concurrent naguère établi sur le même boulevard.

Le chinois est le maître des lieux mais est-il seulement heureux à l’idée d’y laisser ses plumes ?

Quel est donc l’état d’esprit l’Homo cinese, le client chinois ordinaire, le píng cháng Zhōng guó kè hù (中国 客户 平常) ?

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Accueil

Un accueil misérable

Aux Galeries Lafayette de Paris, l’accueil est sobre, limité à l’essentiel.

Alors qu’il compte pour de l’or, le chinois n’a pas le droit aux entrées du boulevard Haussmann. Tout juste mérite-t-il les portes de service, rue de la chaussée d’Antin.

Toute la journée, un ballet ininterrompu de bus déverse par paquet compressé des groupes de 30 à 40 chinois sur un trottoir étriqué, mal agencé, tel un débarras.

Aussitôt sortis des véhicules, les chinois sont repoussés vers des portes à l’esthétisme misérable.

Une manière subliminale de leur rappeler qu’ils sont toujours ces coolies (kǔ lì 苦力) que les policiers de la concession française de Shanghai (fǎzūjiè 法租界) traitaient naguère avec le plus grand mépris.

L’entrée en matière est rude.

Sous cape, des offrent leur interprétation.

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Ambiance…

- Le client chinois est le client d’un jour. 95 % ne reviendront jamais sur les lieux. Pourquoi lui réserver meilleur accueil ?

Ce commentaire ne s’impose pas car la marque des Galeries Lafayette est présente en Chine. A par trop se répandre, une image défavorable du magasin à Paris pourrait rejaillir sur l’attractivité des activités en Chine.

- Ne l’avez vous pas remarqué ? prolonge un autre vigile. Tel l’apôtre du mauvais goût, le client chinois est fort mal habillé. Je subodore qu’on ne souhaite pas en haut lieu qu’ils fraient avec des gens à meilleure allure. D’ailleurs, on cherche à les retenir dans une seule aile du magasin afin d’éviter tout mélange. Et dire que ce sont eux qui nourrissent ma fiche de paye !

- Les chinois restent deux jours tout au plus à Paris. On leur impose le musée du Louvre mais ils s’y ennuient à en mourir. Comment voulez qu’un chinois prête attention au radeau de la Méduse dont il ignore tout de l’histoire ? En revanche, les Galeries Lafayette, c’est un moment de plaisir. Même s’il y entre par la petite porte, il a cette impression d’avoir gagner ses galons.

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Chinois à Paris

Dans les murs

Malgré le peu d’attention (et de générosité) porté à leur accueil, les chinois font preuve d’une docilité phénoménale. L’on entend guère de protestation. Presque mécaniquement en rang serré, ils s’aventurent dans le magasin, suivent leur groupe.

Bientôt, ils parcourent les étals.

Dans la tête du chinois, sonne un slogan assourdissant, le luxe (shē chǐ pǐn 奢侈品) ou (gāo dàng shāng pǐn 高档商品) !

Le luxe est l’emblème des Galeries Lafayette, nul ne peut y échapper.

Le chinois ne s’en émeut pas.

Comme sa connaissance des produits occidentaux est résiduelle, il s’oriente vers des marques connues (míng pái) lesquelles se comptent sur les doigts d’une main.

Rarement connaît-il le nom d’un produit (pǐn ming).

Devant chaque devanture, il se range dans une file, attend son heure.

Généralement, dans ces rayons, les vendeurs sont également chinois.

Chez ces derniers, des années de présence en France leur donne un air de supériorité. Mieux que quiconque, ils jugent leurs pairs.

En catimini, ils leur attribue de généreux épithètes : Cū rén (粗人), xiāng bā lǎo (乡巴佬), lǎo mào r (老帽儿).

Autrement traduit : péquenaud ou plouc. Rien d’élégant.

Pire, ils s’amusent de l’ignorance crasse de leurs compatriotes.

- Toujours les mêmes questions, les mêmes remarques. Une sorte d’abrutissement général, de néant, tout cela pour un sac à 300 euros, une paire de lunette à 200 euros.

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Achat

L’achat se vit telle une revanche

Nulle opinion sur les chinois n’est possible si l’on oublie les années de famine et de pauvreté abyssale qui sévissaient naguère en Chine.

Voilà 60 ans le grand bond avant (Dà yuè jìn 大跃进) de la production agricole, voulu par Mao, aboutissait à une terrible famine entrainant la mort de 30 millions de personnes.

Au delà de cet épisode, les campagnes chinoises ont toujours été effroyablement misérables.

Par exemple, à Guiyang (Guizhou), dans les années 30, un pantalon servait à 7 hommes.

L’achat se vit tel un moment de liberté

Généralement, le touriste chinois reste deux ou trois jours à Paris.

Alors que pour toutes les étapes de son séjour il suit tête baissée son groupe, le détour aux Galeries Lafayette s’offre comme un moment de vraie liberté.

En l’espace d’une heure, il donne libre cours à sa frénésie d’achat.

Sortant du rang, il vit alors pour lui même, pour sa famille, ses proches.

Il se figure qu’un sac acheté fort cher lui confère un supplément d’existence.

Enfin, il existe !

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Le pauvre type

La place du mari, ce pauvre homme !

En Chine, la femme fait la Loi dans les couples.

L’acte du mariage signé, elle s’approprie sine die les finances de la famille.

Elle agit avec doigté toutes les fois qu’il s’agit de l’éducation des enfants ou du maintien du logement.

En revanche, elle exige sans relâche des preuves de l’amour de son mari.

Rarement se satisfait-elle de poèmes ou d’un repas champêtre sous une lune brillante. Elle se complait plutôt dans des cadeaux somptueux, des téléphones portables dernier cri de marque étrangère.

Si, de surcroît, son mari se plait à des vagabondages, elle augmentera exponentiellement les virées dans des centres commerciaux.

A Pékin, un expert marketing confie :

- Le meilleur allié des marques, c’est le mari bourru et infidèle. Du coup, comme sa femme s’ennuie à mourir dans son foyer, elle veut sa part de rêve. Notre rôle est d’attiser ce besoin !

A Paris, la femme chinoise est encore plus Reine qu’elle ne l’est en Chine.

Dans la plupart des cas, c’est elle qui a imposé un séjour en France alors même que son mari s’en serait volontiers passé tellement ses loisirs se limitent à regarder des feuilletons aseptisés à la télévision chinoise ou à jouer au mah-jong.

Dès lors, à Paris, c’est double peine pour le mari et triple consommation pour l’épouse.

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Achat

Acheter cher pour l’aura

Au rayon lunette, les chinoises font la queue.

Beaucoup apprécient les paires de lunette de soleil.

Plus elles sont chères, plus elles se sentent en confiance. Une confiance que maintiendra à haut niveau le vendeur jusqu’à l’achat.

Il est commun de dire que le coût est un indicateur de qualité, mieux, de crédibilité.

A son retour en Chine, elle confortera l’idée que son séjour en France a été un succès en étalant ses prises sous le regard accablé de son mari.

Certaines paraderont (bǎi kuò 摆阔) de longue semaines tel le rêve d’une vie de luxe et d’oisiveté, ensablée dans les plaisirs (jiāo shē yín yì 骄奢淫逸).

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Foule

Départ tout aussi misérable

L’achat terminé, les clients chinois rejoignent la rue de la chaussée d’Antin.

Comme leur bus se fait attendre et que leur trottoir est minuscule, ils se regroupent dans un coin.

Ils se replient encore davantage lorsque des passants empruntent le trottoir.

Et c’est alors que ces pourvoyeurs en chiffre d’affaire ressemblent à des réfugiés, des va nu pieds.

L’homme orchestre du succès des Galeries Lafayette, le guide touristique (dǎo yóu 导游).

Fort du soutien actif des Agences touristiques, c’est lui qui entraine le client chinois au pied des Galeries Lafayette.

Nullement s’y emploie-t-il pour la beauté du geste.

Son seul motif, le gain.

Pour tout achat de ses clients dans le magasin, il reçoit une commission (yòng jīn), variant entre 5% et 10%. Longtemps l’URSSAF s’est ému que celle-ci ne soit pas fiscalisée.

Il semblerait que les guides touristiques s’acquittent désormais des charges en rapport avec leurs revenus.

Cependant, les commissions dues par les galeries Lafayette à l’agent touristique n’est que l’aspect visible de ses revenus, d’autres l’étant en sous main.

Les guides se voient attribuer des « commissions cachées » en fonction des services qu’ils rendent.

Le guide touristique est un peu l’homme à tout faire.

CQuelques variations sur le mot client en chinois

Généralement, le client est roi (Kèhù wéi wáng 客户为王).

Dès lors tout le monde est à ses petits soins jusqu’à ce qu’il s’acquitte de sommes rondelettes.

Assurément, le client est un hôte de marque (kè rén 客人).

En termes comptables, il sera plus surement un client (kè hù 客户) ou encore un acheteur (mǎi jiā 买家), un autre acheteur (mǎi zhǔ 买主), tous membres d’une confrérie universelle bien en vue, la clientèle (zhǔ 主顾).

Aux Galeries Lafayette, le client chinois s’en vient et s’en va, fuyant comme l’air (shòu kè hù jī 瘦客户机).

Pour l’entretenir dans ses besoins d’achat, le magasin dispose d’un logiciel de gestion de relation client fort efficace (kè hù guān xi guǎn lǐ 客户关系管理) orchestré savamment par le Service client (gù kè fú wù 顾客服务).

Plongeant dans son intimité, le profilage des clients tient lieu de Bible.

L’objectif est de connaître par les dispositions du client jusqu’aux méandres de son âme (líng hún 灵魂).

Malheureusement les clients chinois ne sont que les clients d’un jour et non pas, ce dont tout magasin rêve, un client fréquent (shú kè 熟客).

Mieux encore d’un client fidèle (huí tóu kè 回头客) portant un amour immodéré à la marque.

En haut de la pile, le roi des clients, c’est le vieux client (lǎo kè 老客), fidèle parmi les fidèles, depuis cinquante ans.

Cependant à ce bon ami, l’on préférera toujours un client très fortuné (gāo zī chǎn jìng zhí gè rén 高资产净值个人 ), cet hôte de marque (guì bīn 贵宾).

Leur pouvoir d’achat (gòu mǎi lì 购买力) étant remarquable, ce que l’on attend de lui, c’est qu’il achète à grande échelle (cǎi bàn 采办), sans compter.

Pour le remercier, il pourrait devenir l’ambassadeur pour une marque (dài yán 代言)

Chaque fois que le client consomme, il se voit affubler d’un nom différent.

Ainsi le client d’un hôtel (zhù kè 住客).

Même le client d’une maison close mérite un titre (piáo kè 嫖客).

De surcroit, avec la percée des nouvelles technologies est né le client virtuel (yóu xiāng kè hù duān 邮箱客户端) se jouant des réseaux sociaux.

A tous ces clients, on proposera un prix de groupe (tuán gòu 团购), parfois en lançant des enchères (chū jià 出价) favorisant des ruées à l’achat (qiǎng gòu 抢购) et où chacun, au besoin, pourra procéder à des achats et ventes (gòu xiāo 购销).

Pour les chanceux, ils se verront proposer un deuxième gratuit à l’achat d’un article (mǎi yī sòng yī 买一送一).

In fine, la marque gagnante rencontrera le succès (chéng jì 成绩).


[1] (François de la Chevalerie)

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Les chinois sont-ils racistes ?

Posté par ITgium le 29 juin 2014

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Chinese

Le récit de jùn mǎ – Francois de la Chevalerie (俊 马) et les dessins de Sà bīn – Sabino Cagigos  (萨宾)

Jusqu’à ce jour, jamais ne m’avait traversé l’esprit d’aborder cette redoutable question laquelle ainsi posée est sulfureuse, une envolée de mauvais goût.

Cependant, lors de mes derniers passages en France, au fil de conversations impromptues courant sur divers sujets, je me suis plusieurs fois laissé surprendre par une malheureuse incidente, les chinois seraient racistes (zhǒng zú zhǔ yì zhě – 种族主义者).

Se laisseraient-ils gagner par le racisme (zhǒng zú zhǔ yì - 种族主义) ?

Diverses voix le suggèrent.

Dans la mêlée, des exemples.

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Racisme selon Sabino Cagigos

- Des hommes d’affaires Français en déplacement à Pékin s’interrogent sur l’attitude de leurs partenaires chinois à l’endroit d’un membre de leur délégation. « Nous avons relevé, précisent-ils, que les chinois s’en écartaient alors que ce dernier est une pointure en informatique. Est-ce à dire ? »

- Une Franco-Sénégalaise, dont les parents ont vécu à Pékin, porte la critique plus loin, sans ambages : « Ils sont viscéralement racistes ! »

- Un jeune homme d’origine ivoirienne qui envisage un séjour en Chine s’interroge. « J’ai hâte de me rendre dans ce grand pays mais y serais-je seulement bien accueilli ? »

- Un autre d’origine haïtienne précise : « Devrais-je faire profil bas ? »

Brûle encore le commentaire, celui-là fiévreux, d’un chômeur vivant à Aubervilliers où se trouve une importante plateforme commerciale chinoise.

- Lorsque je me suis présenté à une entreprise chinoise dans le secteur du textile, j’ai été reçu par un regard fuyant. D’un geste de la main, l’on me demandait de m’éloigner. Pas même un mot d’encouragement, de sympathie. Que suis-je à leurs yeux ? »

Piégés par le regard de l’autre, dans ce cas du chinois, ils souffrent d’un traitement défavorable.

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Racisme

Le bù gestuel, signe de l’absence de dialogue, d’un refus

Un geste de la main accompagné d’un bù (不) a signifié à ce chômeur qu’il ne pouvait prétendre à un travail dans cette entreprise chinoise.

Ce , traduit sommairement en « non », est la réponse ordinaire des chinois toutes les fois où ils veulent se débarrasser sine die d’une question soit qu’ils ne la comprennent pas soit qu’ils ne veulent rien faire.

Combien de fois n’ai-je pas été surpris dans les rues chinoises par ce bù gestuel, notamment, lorsque je demandais mon chemin !

Certes ce manque d’élégance existe dans tous les pays mais dans le cas précité, il faut rappeler qu’il est sévèrement réprimé.

Si d’aventure des employeurs chinois battant le pavé parisien refusent un emploi à homme en raison de ses origines ou de sa couleur de peau, ils s’exposent alors à de lourdes sanctions.

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Belleville

Même constant auprès des brasseries parisiennes dirigées par des Wenzhou rén (温州 人), ville au sud de Shanghai, et lesquels contrôlent l’essentiel des activités commerciales chinoises en Ile de France.

Tous ceux qui ne sont pas originaires de leur ville sont écartés même les chinois des autres provinces.

Inutile donc de chercher un emploi dans leur sillage.

Conséquence de leur entre-soi, certains sociologues expliquent les violences faites aux chinois dans le quartier de Belleville, agressions et autres méfaits, par leur communautarisme exacerbé.

En somme, la réponse du berger à la bergère.

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Chinois en Afrique

Ailleurs et en Chine

En Afrique, sauf exception, les chinois vivent en vase clos.

Pourtant les chinois n’ont pas l’arrogance de l’expatrié occidental, le plus souvent ils se contentent d’un mode de vie discret.

Cependant, les années passant, ils se tiennent toujours à l’écart de la population locale, indifférents aux cultures du pays, les ignorant.

- Combien de commerçants chinois ayant leur échoppe sur l’avenue du Général de Gaulle à Dakar ont-il lu Léopold Sédar Senghor et Cheikh Anta Diop ? se demande une jeune ethnologue.

En Chine, à Canton où la communauté africaine était effervescente voici dix ans. Désormais, les commentaires sont désabusés.

La politique très restrictive en matière de visa a fini par doucher les espoirs d’une Sino Afrique fraternelle et enjouée.

- Les chinois accordent favorablement des visas surtout pour les ressortissants des pays où leurs intérêts sont importants, voire incontournables. Notamment, là où se trouvent des matières premières. Regorgeant d’hydrocarbures, l’Angola est en pointe mais le reste ? s’interroge un Guinéen sur le départ.

A Canton, la communauté africaine ne rassemblait à son pic (2009) tout au plus 50 000 âmes, peut-être moins dans une ville de 14 millions d’habitants. Si l’on prend pour référence la mégalopole (Shenzhen, Donguan, Foshan, Canton) 50 000 pour 50 Millions d’habitants.

Faites vos comptes !

1 sur mille et c’est déjà trop !

Une goutte d’eau pourtant.

En juin 2012, toute la politique africaine de la Chine aurait pu s’effondrer.

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Manifestation à Canton

Suite au décès d’un nigérian dans les locaux d’un commissariat à Canton, indifféremment de leur nationalité, des ressortissants africains se sont rassemblés pour manifester leur mauvaise humeur.

Trop de vexations endurées ont alors favorisé cet élan comme celle bien connue, de la difficulté de trouver un taxi à Canton lorsqu’on est noir de peau.

Tombe le verdict d’un internaute chinois d’un genre entendu sous d’autres cieux.

« Il faut que les Chinois se protègent, pour leur descendance, il faut préserver la pureté des Chinois et l’excellence de notre culture. Il ne faut pas que les Noirs prennent racine en Chine ».

Si de tels événements se répétaient, le soft power chinois en sortirait rapidement défait.

Cet incident rappelle le traitement hostile qui avait été réservé à des étudiants africains à la fin des années soixante dix au motif qu’ils courtisaient des chinoises.

Là aussi, la communauté africaine s’était levée d’un seul bloc.

Le socialisme scientifique qui unissait alors certains pays d’Afrique à la Chine populaire s’en est trouvé alors durablement ébranlé.

Tombe le verdict de notre ami Guinéen.

- Face à de tels incidents, jamais l’unité Africaine ne s’est aussi bien portée. Plus de Nigérians ! Plus de Nigériens ! Plus d’Ougandais ! Cette fois, nous nous trouvions tous ensemble, unis pour défendre notre dignité.

article-brother3-1219-289x300 Ignorance dans Les chinois sont-ils racistes ?

Le frère de Barack Obama et son épouse

L’ignorance comme explication

Le demi frère de Barack Obama, Mark Ndesandjo, est un fieffé optimiste.

Résidant en Chine à Shenzhen (深圳), ce merveilleux pianiste parle impeccablement le mandarin.

Sa vie est une heureuse composition.

Juif et noir, marié avec une chinoise.

L’intelligence pétillante, il considère qu’il faut laisser le temps au temps.

« Nous sommes au temps de l’ignorance, précise-t-il. La greffe prendra comme c’est le cas dans des villes très mélangées aux Etats-Unis. Voici trente ans dans le quartier de Watts à Los Angeles, noirs et jaunes bataillaient. Maintenant, ils regardent ensemble les Angeles Lakers. »

L’ignorance (wú zhī 无知), le mot est lâché.

Peut-être ne s’agit-il que de cela, d’une totale ignorance de l’autre.

Outre les décennies d’isolement de la Chine et l’extrême capitalisme décervelé actuel, comment pourrait-il en être autrement lorsque seuls deux mots suffisent pour désigner l’homme noir.

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Marck avec ses élèves

fēi zhōu 非洲, soit dit l’Afrique.

Pour les chinois l’homme noir est nécessairement d’Afrique même si il est d’un autre continent.

De surcroît, très rares sont les chinois qui situent la diversité des cultures en Afrique, qui distinguent le Nigeria du Ghana et ainsi de suite.

hēi rén 黑色, noir.

Plombés par la bêtise, certains disent « Hei gui lai le (黑鬼来了) autrement traduit : « Attention! La bête noire arrive ! »

Au delà de ces mots, s’installe un incommensurable silence.

L’on ne veut pas en savoir davantage sauf, comme c’est le cas à Canton, si ces derniers sont de bons clients, expédiant babioles et autres effets vers l’Afrique, en achetant comptant.

L’ignorance n’est pas un mal en soi.

En Chine, s’entend ce bon mot bù biàn shū mài (不辨菽麦), ce qui signifie être incapable de distinguer les haricots du blé, en d’autres mots, être d’une ignorance crasse.

D’autres associent le mot ignorance à une énigme (mèn hú lu – 闷葫芦).

L’homme noir serait une énigme. L’on respire alors.

« Plus je vais, plus je m’aperçois que les êtres que je comprends le moins sont ceux que je connais le mieux. Mes amis sont des énigmes ” dit Cioran.

La peur de l'autre

La peur de l’autre

Le rapport à l’autre

Dans son livre, On china (2011), Henry Kissinger souligne que pour les chinois, la chine est la civilisation.

« Si vous ne comprenez pas cela, dit-il en substance, vous ne pouvez pas comprendre ce pays ». Si cette affirmation est exacte, pourquoi diable prendre soin de partager avec l’autre, de s’imbiber d’autres cultures, car toute autre culture serait par essence inférieure.

Et c’est ainsi que l’homme chinois vit en vase clos, dans sa ruche.

Même s’il ne le souhaite pas, comment peut-il se défaire d’une civilisation cinq fois millénaire ?

Peut être faudra-t-il deux générations pour desserrer l’étau et que l’homme chinois se mêle à l’autre, l’autre pouvant être aussi précieux que son pareil.

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Doux remède, les femmes chinoises

Heureusement que les femmes brillent dans ce monde sinon il n’évoluerait pas aussi favorablement.

Pour preuve, les chinoises sont le fer de lance d’un dialogue avec l’autre qu’il soit français, américain ou africain.

De fait, 94 % des mariages interraciaux le sont entre une chinoise et un étranger.

A telle enseigne, le frère de Barack Obama dont la femme respire merveilleusement l’histoire de Chine et désormais sa grandeur, le choix de vivre, de connaître l’autre.

A Canton où se trouve une importante communauté africaine, je me souviens des propos d’amies chinoises.

- Si je rencontrais un noir, eh bien, cela ne me poserait pas de problème !

- Comme ils m’intriguent beaucoup, je m’aventurerais volontiers, précise une autre.

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A l’aéroport de Canton, un parfum de bonheur.

Une jeune femme originaire de Maoming parle en portugais à son mari, un Angolais. Une embrassade bien chaleureuse juste avant le départ.

Une Shanghaïenne s’interroge, sourire coquin aux lèvres.

- Pourquoi n’essayerai-je pas ?

Dans un autre de mes commentaires, je suggérais l’idée que la Chine gagnerait sa course au soft power en le plaçant dans le cœur de ses femmes.

Fort de sa puissance désormais retrouvée, la Chine a besoin d’une armature légère pour étendre son influence par delà ses frontières.

La chinoise est aux avant-postes.

S’en allant avec son sourire, sa grâce, souvent décomplexée, elle apporte naturellement sa contribution à la construction du soft power chinois.

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Lou Jing et sa maman

Quelle belle leçon d’humanité a donné la maman de Lóu Jìng, cette jeune chanteuse qui est apparue à la télévision chinoise en 2009 dans une émission de variété et aussitôt décriée parce que noire !

Malgré les quolibets, la maman s’en moquait. Même si le père de Lou Jing n’était qu’un amour de passade, elle s’est tenue à une seule ligne : Avec Lóu Jìng, nous avancerons ensemble vers un bel horizon.

- Je suis chinoise, s’exclame d’emblée Lóu Jìng, comme on peut l’être depuis cinq mille ans, d’un bel élan, dit-elle le regard doux, sourire généreux.

- De toute mon âme, je porte bien ce beau manteau, ajoute-t-elle la voix légèrement chahutée par l’émotion.

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Lou Jing

Shanghaienne, Lóu Jìng a fait souche sur Terre voici une vingtaine d’années, le visage empreint des belles couleurs de son père, homme noir d’Amérique et de sa mère, chinoise.

Suite à sa participation à l’émission de variété, des voix s’étonnent alors que ce beau visage puisse être chinois, arrimé à une civilisation cinq fois millénaires.

Vaguent des mots peu élégants.

Des râles venant de mâles.

La tête envahie par leurs démons.

Au lieu de batailler contre l’absurde, Lóu Jìng rétorque simplement :

- Je suis née en Chine. Comme tant d’autres, l’un des un milliard quatre cent millions d’habitants de ce pays.

Elle ajoute :

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Avenir

- La Chine est un pays fantastique. Plus les années passent, plus je ne vois qu’elle !

Originaires du Henan ou de l’Anhui, ses amis s’appellent Li, Liu, Wang, Yang et Zhang, Lin.

Ou encore Zhe, Ying, Song et Jing.

- Je les remercie de leur amitié jamais démentie comme je remercie mes parents de m’avoir donné la vie. Ils ont oeuvré pour la ronde des peuples, n’est-ce-pas ? ajoute-t-elle, le visage composant avec un beau sourire.

L’on songe en silence à l’avenir.

Le jour venu, Lóu Jìng donnera vie.

Dans quarante ou cinquante ans, son fils ou sa fille deviendra peut être le porte drapeau, la figure de la Chine d’alors.

Homme ou femme de ce monde.

L’illusion vient d’Afrique du sud nán fēi  (南非南非).

En Afrique de sud où toutes les races sont dument répertoriées, l’homme chinois est décrété comme noir sur sa carte d’indentité qu’il le veuille ou pas.

Noir sur son passeport, jaune sur son visage, il s’en accommode volontiers.

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L’enfer urbain en Chine, la tour de la classe moyenne (gāo lóu zhōng chǎn jiē jí – 高楼中产阶级)

Posté par ITgium le 19 juin 2014

Photo : Shanghai vue de nuit sur les nouvelles habitations - Chine, China

Habitations Shanghai

Le récit de jùn mǎ (俊 马) (François de la Chevalerie)

En Chine, la pollution visuelle urbaine est presque insurmontable. 

Mieux vaut être myope pour ne point trop en souffrir.

Partout se dressent des villes bétonnées lesquelles ont été méthodiquement expurgées de leurs quartiers historiques.

Inutile de voyager dans ce pays, elles se ressemblent toutes,  le même modèle presque à l’identique.

Au delà de quelque gratte-ciel à l’esthétisme original à Shanghai ou à Canton, l’enfer urbain est dominé par la tour dite des classes moyennes, un bloc de béton de 30 à 40 étages surélevé parfois par un chapeau en forme de pagode.

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Habitations à Tianjin

Les tours se regroupent en ruche d’une dizaine ou d’une vingtaine sur un terrain généralement plat à l’exception de quelques viles montagneuses comme Guiyang.

Tous les dix kilomètres, de nouvelles ruches surgissent. Presque à l’infini.

Chaque étage compte entre 6 et 20 appartements.

Dans chacun, vivent entre trois et cinq personnes.

Au final, chaque tour abrite entre 1500 et 2000 personnes, voire plus.

Leurs équipements comme les alentours sont presque toujours de même facture : même entrée, même ascenseur, pareils couloirs, semblable jardin.

Même absence d’escalier extérieur qui aurait pu être bien utiles pour les 65 personnes brûlées à vif en 2011 dans l’incendie d’un immeuble à Shanghai.

Selon les dernières estimations, 150 000 tours se compteraient en Chine.

Près de 300 millions de chinois y résideraient.

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Chine

Le verdict pourrait être impitoyable si deux éléments n’étaient pas pris en compte.

Le premier est d’ordre social, ces tours symbolisent l’heureuse ascension d’une partie de la population au rang des classes moyennes. Beaucoup vivent leur installation dans ces bâtiments avec un infini bonheur, heureuse revanche d’une vie passée dans des appartements exigus et délabrés.

D’un coût à l’achat d’une moyenne de 50 000 à 100 000 euros dans les villes secondaires, l’acquisition d’un appartement est le signe d’une vie accomplie ou en voie de l’être.

Généralement, ces appartements recouvrent une surface aux alentours des 100 m2, ce qui est convenable pour des familles le plus souvent composées de trois personnes.

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Tours

Le deuxième a trait au feng shui (风水). D’essence taoïste (dàojiào), née au commencement de la civilisation chinoise, cette pratique vise à agencer les habitations en fonction des flux visibles (les cours d’eau) et invisibles (les vents) afin d’obtenir un équilibre des forces et une circulation de l’énergie.

Comme je l’ai maintes fois observé en relevant les messages reçus sur wēixìn (微信) à l’occasion de crémaillères, beaucoup de chinois en tiennent comptent.

Nullement sont-ils perturbés de se trouver prisonniers dans des blocs de béton, entassés les uns sur les autres mais bien davantage prêtent-ils attention à se trouver au confluent de forces censées leur procurer succès et stabilité.

Condamnée à l’époque de Mao Zedong, cette pratique est redevenue populaire telle une justification d’un bien être supposé durable. 

Cependant le feng shui n’a pas de valeur scientifique.

Ses attributs ne résisteront pas longtemps à la présence d’amiante[1], de plomb dans les murs des immeubles, tout autant à la chape de pollution balayant le ciel de chine, à une mort prématurée qui pointe dangereusement à l’horizon.

Dès lors la classe moyenne chinoise s’enferme dans un rêve qui dura le temps d’une époque effervescente, un moment de l’histoire chinoise.

L’enfer urbain en Chine, la tour de la classe moyenne (gāo lóu zhōng chǎn jiē jí - 高楼中产阶级) dans Urbanisme à Shanghai superstock_1566-448104-300x199

Buildings in Hong Kong

L’enfer urbain en Chine comme une volonté de se détruire.

Partout en Chine, les villes offrent le même spectacle de progrès.

Organisées autour de centres villes ployant sous des mó tiān dà lóu (gratte-ciels), suffocant sous la pression de gigantesques centres commerciaux, les villes s’offrent comme des emballages de béton sans âme.

Chancelante et écrasées sous leur ombre, subsistent de vieilles maisons datant de l’époque des concessions ou de désormais trop rares Siheyuan (四合院), les maisons traditionnelles chinoises à cour intérieure.

Dans les entrelacs, veillent les vestiges de rares temples feuilletés d’or et gardés par des shī (lions 獅), témoins dérisoire d’une histoire millénaire

Rasé tout le reste, rayées les effluves du passé.

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Shenzhen Buildings

Chavire le monde ancien !

Dans les faubourgs, des carrés d’immeubles d’habitation surgissent à chaque carrefour, fermant immanquablement l’horizon. Chaque fois, se comptent dix ou vingt tours de 40 étages, toujours de même facture,

Zhōng guó tài tài tǎ lóu (Madame la tour de Chine).

Chaque année, mille s’en construisent à l’identique.

Mêmes matériaux, même escalier, pareils décor et jardin, hébergeant de semblables Monsieur Li, Monsieur Wang, Monsieur Zhang, les Lao bai xing (老百姓), les cent noms de famille de la chine immémoriale ainsi que leurs femmes, s’en allant en meute dans les centres commerciaux.

Tous entassés à bon compte dans l’antre supposé du progrès où, toutes fenêtres ouvertes, se respirent des gaz délétères, des particules toxiques et mortifères.

Les villes chinoises sonnent comme l’enfer, Dìyù (地獄), littéralement « la Prison sous terre ».

Selon une légende, les âmes y seraient conduites pour se faire pardonner leurs péchés sur Terre.

Serait-ce là le projet de Yánluó wáng (阎罗王), le roi de l’Enfer de parquer le peuple de chine dans des villes déshumanisées afin qu’il expie de ses crimes sur Terre ?

Souffle heureusement un vent contraire, emportée par tous ceux, toujours plus nombreux, qui exigent un environnement plus sain, plus rassurant, moins chaotique.

Doucement, la mutation des villes chinoises s’annonce, bientôt lieu de vie plutôt que l’enfer.


[1] L’amiante chrysotile est toujours produit et largement consommé en Chine

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Les chinoises éprouvent-elles des sentiments ?

Posté par ITgium le 3 juin 2014

Les chinoises éprouvent-elles des sentiments ? dans Aimer une femme chinoise 6a00d83451b18369e200e54f4bcd308834-640wi-300x297

Femme chinoise…

Le récit de jùn mǎ (俊 马) et les dessins de Sà bīn (萨宾)

Les chinoises éprouvent-elles seulement des sentiments ?

Dans la débâcle d’une relation avec sa « chinoise » bien aimée, voilà la question insensée et abruptement posée par un ami submergé par la douleur, l’incompréhension.

Se relevant avec peine, il retrouve raison :

« L’on affecte de dire que la chinoise vit ses sentiments dans le cadre d’un monde harmonieux où se comptent outre son partenaire, ses parents, une famille envahissante, le murmure des voisins. En fin de course, je ne trouvais plus ma place. Je l’ai dit, je l’ai fait sentir, la porte s’est refermée.”

Emprisonnée dans son environnement, la femme chinoise serait-elle peu sensible à l’absolutisme d’un sentiment ?

Le sacrifierait-elle sur l’autel des traditions, des usages, de l’argent ?

La langue chinoise dément cette observation, celle-ci fourmille de mots charmants, propres à l’évasion amoureuse.

sentiment-dete_aquarelle-et-encre-de-chine-sur-papier-62x45-300x216 dans De l’amour entre un homme occidental et une femme chinoise

Sentiment d’été

Succinct condensé d’une ballade au cœur des sentiments d’une chinoise

Un sentiment, un vrai, serait celui qui tire toute sa force d’une affection particulière (gǎn qíng 感情).

Avec le qing (情), l’amour est en situation, bientôt  fébrile.

Avec le gǎn (感), l’on ressent l’émotion par les tous pores.

Pourtant, au début, Il s’agit seulement d’une intention, d’une idée (xīn yì 心意) lancée en l’air, presque incongrue, d’un emmêlement de besoins (qíng diào 情调), selon l’humeur, le goût du moment.

Plutôt une heureuse sensation (qíng sù 情愫).

Loin de toutes supputations idéologiques ou sociales, elle révèle le ressenti, la manière dont tout un chacun est réellement atteint (gǎn shòu 感受).

L’on se plait alors dans un sentiment d’accomplissement (chéng jiù gǎn 成就感), un noble sentiment (háo qíng 豪情), frisant l’intégrité morale (qíng cāo 情操).

S’en allant dans les profondeurs intimes, de vrais sentiments (zhì qíng 挚情) surgissent où se comptent entre les interstices une part de mystère (yǐn qíng 隐情).

Si d’aventure il perdure, il se meut en passion (qíng gǎn 情感), glissant avantageusement vers un sentiment d’ivresse (jiǔ yì 酒意), de toute beauté (měi gǎn 美感).

Une belle aventure en perspective qui fera deux heureux.

Ou, un seul.

Enlacé dans de sombres pensées, se lamentant, l’éploré se sent impuissant, comme gagné par un sentiment d’inutilité (wú zhù gǎn 无助感)

Dans ce cas, il devra passer à l’attaque, provoquer l’autre, ses sentiments (lìng rén 令人).

Il serait bien inspiré d’être sincère, de proclamer sans honte (bù yào liǎn 不要脸) son affection, en mettant en sourdine son orgueil, toute coquetterie superflue (fēng qíng 风情), un imbécile sentiment de satisfaction (mǎn zú gǎn满足感).

Seul compte un sentiment authentique, reluisant dans la chair (zhēn shí gǎn 真实感).

Si toutefois elle demeure indifférent, le sentiment s’étouffe en nostalgie (huái jiù 怀旧), laissant place à un sentiment de tristesse indissociable de la séparation (lí qíng bié xù 离情别绪).

Accablé par un sentiment d’infériorité (zì bēi xīn lǐ 自卑心理), le malheureux se morfond l’âme.

La raison de cet échec tiendrait-il à la prégnance d’un sentiment de convenance chez la femme chinoise ?

Comme c’est souvent le cas, beaucoup répondent seulement à l’ambition d’une famille omniprésente (yì bù róng cí 不容辞), ce qui n’est pas de bon augure.

De mal en pis, le sentiment se transforme en un slogan (qún qíng 群情).

D’aucunes le vivent comme un besoin, un sentiment de sécurité (ān quán gǎn 安全感), presque un sentiment nationaliste (mín zú zhǔ yì qíng xù 民族主義情緒), s’imprégnant au besoin d’une franche détestation des japonais (fǎn rì 反日)

Certaines, le travaillant au corps, aspirent à la popularité (mín xīn 民心).

Dépourvues de tout sentiment (wú qíng wú yì 无情无义), du sens de la justice, elles sont alors impitoyables, bientôt le sentiment maladif (bìng yān yān 病恹恹).

Ainsi congédié, notre homme, le pauvre, ne s’en sortira pas sauf !

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Chance

LEXIQUE

感情 gǎn qíng sentiment; affection

意思 yì si sens; opinion; intention; signification; souhait; sentiment

感受 gǎn shòu sentiment; ressentir; attraper (une maladie); être atteint par

情感 qíng gǎn sentiment; passion

心意 xīn yì sentiment; affection; intention; idée

思绪 sī xù fil des idées; sentiment; humeur

情调 qíng diào sentiment; ton et humeur; goût

情愫 qíng sù sentiment; sensation

情 qíng sentiment; amour; situation; état

感 gǎn sentiment; sens; sentir; éprouver; émouvoir; toucher

令人 lìng rén provoquer le sentiment ou l’action d’une personne

风情 fēng qíng distinction des manières; expression de la personnalité; sentiment amoureux; aventure amoureuse; coquetterie

美感 měi gǎn sens du beau; sens esthétique; sentiment de la beauté

同感 tóng gǎn (avoir le) même sentiment; impression similaire; sentiment commun

不要脸 bù yào liǎn sans sentiment de honte; éhonté

义不容辞 yì bù róng cí (expr. idiom.) agir par un haut sentiment du devoir; Le devoir ne permet pas de refuser; On ne pourrait se dérober à son devoir

隐情 yǐn qíng secret; mystère; sentiment secret

真实感 zhēn shí gǎn le sentiment que qch est authentique; sens de la réalité; dans la chair

群情 qún qíng sentiment public; sentiment des masses; sentiment populaire

怀旧 huái jiù nostalgie (sentiment)

统感 tǒng gǎn sentiment d’unité

挚情 zhì qíng vrais sentiments; sentiment profond

怀旧感 huái jiù gǎn sentiment de nostalgie

无助感 wú zhù gǎn se sentir impuissant; sentiment d’inutilité

满足感 mǎn zú gǎn sentiment de satisfaction

闺情 guī qíng amour féminin; passion (sentiment féminin)

情有独锺 qíng yǒu dú zhōng avoir un sentiment pour (affection, sympathie, passion, etc.)

思情 sī qíng manquer (sentiment)

不知羞耻 bù zhī xiū chǐ ne pas avoir de sentiment de honte; airain

成功感 chéng gōng gǎn sentiment d’accomplissement

民族主义情绪 mín zú zhǔ yì qíng xù sentiment nationaliste

病恹恹 bìng yān yān sentiment maladif; faible et découragé par la maladie

自卑心理 zì bēi xīn lǐ sentiment d’infériorité; complexe d’infériorité

Publié dans Aimer une femme chinoise, De l’amour entre un homme occidental et une femme chinoise | Pas de Commentaire »

The sinking of the Sewol : Die or disobey ?

Posté par ITgium le 8 mai 2014

The sinking of the Sewol : Die or disobey ? dans How to understand the disasters ? koreasinkingship7-300x169

South Korea Ship Sinking

“All I’ve done all my life is disobey”. Edith Piaf

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (François de la Chevalerie)

The 16 of April 2014, more than 300 persons drowned at sea, trapped inside the Sewol ferry scrap.

Most of them, with an average age of 17, school students.

They were just setting out at the start of their adult lives, full of life and love, energy and enthusiasm.

Girls and boys, light-hearted, accustomed to the smiles, harmony.

Young beautiful faces eager to find out their life.

Together, they represented a part of the mankind, a part of our future, a part of ourselves

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Sewol

Gone, forever, in a few moments of extreme violence.

Death by drowning can occur within 20 to 50 seconds.

Because at that moment, the victims can’t get oxygen or expel carbon dioxide, to live quite a few seconds more, to recite the last prayer before the eternal sleep, the only way is to breathe. In Sea water, the high salt concentration prevents the water from crossing into lung tissue.

But unfortunately, this day, trapped inside the boat, the water enter to their stomach then the lungs leading to cardiac arrest

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Survivors

Did they witness their death ?

The eyes glued to their Smartphone, probably some thought that it was a just an unreal staging, a remake of the Titanic, as one of them stated, joking.

At the end, within a few minutes, they smelled their own death.

Some died silently, accepting their tragic fate.

For others, their deafening cries and paralyzing screams of fear and pain trouble us for days.

What kind of world is this one ? raised a grieving mother.

No voice tells us what the world is for.

No other light explains the mystery of our own presence on earth.

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Class mates

Troublesome responsibilities

Are we in a position to point a finger at who is to blame for this disaster ?

Various reasons have been discussed but the most troubling one is perhaps the meaning of obedience.

Passengers were told to stay inside cabins said repeatedly an alarm of the command of the boat.

A blind faith of loyalty and obedience to the Chain of Command can lead to dramatic situation.

The victim’s uncritical reliance in the boat team, in their ultimate safety, drove them to their death.

By contrast, those who have disobeyed, those who have misconduct the lawful command have survived.

Just a few.

Running selfishly, breaking the rules, assuming command of their own destiny, they are still living on Earth.

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civil disobedience

The issue

Many religions like the widely popular in Korea, the catholic belief, tell us that it is a sin to disobey God’s orders.

In addition, in this country, the cultural pattern urges the citizens to do so in a way to maintain the coherence and stability of the society.

Thus, the so well educated young people have complied with this principle.

Even worse, when they understood that the situation was critical, their unbeatable sense of respect, then their insufficient confidence in themselves make them incapable of disobeying.

At the end, their free choice is questioned.

Every one has free choice to obey or disobey.

Your choice determines the consequences. Nobody ever did, or ever will, escape the consequences of his choices.

This disaster sketches a masterful reflection about disobedience-know-how as an essential component of our humanity.

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Civil disobedience 1

During the Second World War, in France, some ordinary citizens attempted to protect the Jewish people from deportation to the concentration camps.

Others, law-abiding citizens, have fully respected the law to the letter, causing, by their passivity of collaboration, the death of the Jews.

Accordingly, as stated by Henry Thoreau : « disobedience is the true foundation of liberty ».

 

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MH370 and the Jellyfish (飞机 & 海蛰)

Posté par ITgium le 3 avril 2014

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Jellyfish in the Indian Ocean

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事

Since nearly one month, 12 countries with the today most advanced technologies has long sought some evidence of the plane’s debris.

And what they found ?  Nothing more than a large-size dead Jellyfish !

I will name her, Graziela.

Until now, she was unknown to the entire world public.

She spent her lifelong in the cold and rough waters of the indian ocean.

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MH370

Day and night, she jumped into the water, twisted gracefully and swung her numerous arms to the rhythm, barely pausing between the songs of the deep ocean.

In the view of many local fish, she was very generous and warmly.

She had so many friends, from a white dolphin to a bunch of funny shrimps. Furthermore, she loved talking. With her fellows, she discussed a lot about the human beings.

What are they so complicated ? she asked sometimes.

However, she had a great deal of sympathy to them.

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Jellyfish in a way to rescue unfortunate people

If she had lived, Graziela would have gone to rescue the unfortunate passengers of the MH370 flight.

Once she had seen a brightly coloured comet turned cartwheels in the blue of the sky.

She would have found them instantly.

Why ? Because Graziela wasn’t that complicated. She got right to the core.

So she would provide immediately a consistent information.

- Whether they are on Earth or heaven, they pave the way of the history of the world, the known, the unknown.

 

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Les asiatiques sont-ils plus intelligents ?

Posté par ITgium le 18 mars 2014

Les asiatiques sont-ils plus intelligents ? dans Intelligence des chinois chine-foule-noms-famille

Foule asiatique

(suivi d’un lexique franco chinois jouant sur le mot intelligent)

A jùn mǎ tale 俊 马 故事

 

L’enjeu

Une composante de l’espèce humaine serait-elle plus intelligente qu’une autre ?

D’emblée, la réponse est négative, sans appel.

L’intelligence revêt d’innombrables formes depuis celle valorisant le raisonnement jusqu’à celle du cœur en passant par celle de situation.

Dès lors, un fort en thème, abonné aux premières places, peut présenter d’énormes faiblesses dans ses rapports avec l’autre.

Intelligent sur une échelle métrique, il ne s’impose pas nécessairement sur le plan humain.

Nullement réductible à une approche scientifique, le sujet est sulfureux à la merci d’appréciations subjectives, parfois même confisqué par les tenants d’une idéologie suprématiste.

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Test IQ

Les résultats des tests QI

La question mérite d’être posée au regard des résultats des tests psychométriques « normalisés » QI pratiqués dans des universités américaines.

Au fil des années, ces derniers laissent apparaitre une nette domination des asiatiques. Derrière les caucasiens, plus loin les hispaniques.

En fin de peloton, les noirs.

Nul besoin d’être un sociologue averti pour constater de visu que la population asiatique domine sur les campus des universités américaines et canadiennes bien au delà de leur pourcentage dans les démographies respectives des Etats Unis et du Canada.

Dans les universités de la Ivy League schools, les plus prestigieuses des États-Unis, les étudiants d’origine asiatique constitueraient 20 % des inscrits alors qu’ils ne représentent que 4 % de la population américaine. A l’entrée de ces établissements, leur nombre est délibérément pondéré afin d’éviter leur surreprésentation.

Dans les institutions secondaires de haut niveau où cette correction est absente, la proportion des étudiants asiatiques évolue entre 40 et 70 % des places. Dans ce cas, seuls sont retenus les tests d’entrée, les résultats scolaires, les titres académiques.

De l’autre côté de l’Atlantique, en France, dans les écoles primaires présentant une forte proportion d’élèves originaires de l’Asie, notamment, dans les quartiers de Belleville et de la place d’Italie, les succès scolaires sont notables.

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IQ

Commentaire contestable

Prétextant ces résultats, certains suggèrent comme James Watson, généticien et biochimiste américain, codécouvreur de la structure de l’ADN, prix Nobel de médecine en 1962, que l’intelligence des noirs serait moins pertinente que celle des occidentaux.

Il précise en particulier : « qu’il n’y a aucune raison de s’attendre à ce que les capacités intellectuelles de peuples séparés géographiquement dans leur évolution aient évolué de manière identique ».

Fort de ce raisonnement, Il explique que cette situation est la cause du retard économique de l’Afrique Subsaharienne. 

Quelques points de réflexion

Sans nullement chercher à être exhaustif, ci-après  quelques éléments qui pourraient participer à ce débat.

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Test QI

La valeur du quotient intellectuel

Comme les fonctions intellectuelles et instinctives sont stockées dans des gènes, le Q.I (Quotient Intellectuel) est appelé à mesurer les capacités cognitives de l’être humain.

Les tests de QI suggèrent l’existence de « gènes intelligents ». 

Toutefois la race n’a aucun sens génétique.

Le génome des hommes est identique à 99.9% à 0.4% près. A l’échelle moléculaire, la couleur de peau s’apparente à un épiphénomène, généralement désigné sous le terme de polymorphisme génétique.

Néanmoins si l’homme partage 98% de son matériel génétique codant avec le chimpanzé, il faut reconnaître des différences notables entre des deux espèces.

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Genome

Qu’est ce qui distingue les hommes ?

Bien davantage que les gènes, les traits biologiques accusent des différences parmi les hommes.

Certains sont visibles comme la couleur de la peau, la stature. D’autres sont invisibles comme le  groupe sanguin. Bien que ce dernier soit capital pour les transfusions sanguines ou les transplantations, donc irrémédiable, c’est le critère de visibilité qui a marqué l’histoire de la planète avec l’établissement de subdivisions arbitraire de l’espèce humaine en groupes distincts.

La culture, les civilisations

« Les hommes sont naturellement identiques, c’est leurs habitudes (cultures) qui les placent, les uns loin des autres ».

Cette citation prêtée à Confucius annonce une réalité. 

Toutes les cultures n’offrent pas la même pertinence.

Certains peuples ont créé des civilisations d’exception, d’autres ont apporté une moindre contribution à l’histoire de l’humanité.

Toutefois, il faut se méfier des apparences.

Si la civilisation occidentale était presque archaïque à l’approche de l’an mille, elle domine le deuxième millénaire. A l’inverse, la civilisation islamique rayonnait dans la seconde partie du premier millénaire pour se montrer plus discrète au tournant du XVIIIème siècle.

De surcroît, la valeur d’une civilisation au rapport du progrès est subjective. Des civilisations supposées endormies peuvent se révéler d’une efficacité redoutable quelques siècles après.

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religion

Le poids de la religion

Cet argument mérite d’être entendu.

Toute croyance tenue pour absolue ferait-elle obstacle à une analyse contradictoire, à une ouverture d’esprit ? Toute exégèse étant proscrite, ne risque-t-on pas d’embastiller les individus dans un monde clôt et d’affaiblir leur imagination, leur sens de l’initiative, donc le progrès ?

Le retard accumulé de certains pays ne serait-il pas lié à l’exagération de la place de certaines croyances ?

A ce jour, il n’existe pas d’études permettant de vérifier ou d’infirmer cela.

Tous les noirs ne se ressemblent pas 

C’est par cette formule que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell soulignait en introduction de ses Mémoires que les noirs jamaïcains ne souffrant pas des mêmes traumatismes que les noirs natifs des Etats Unis réussissaient bien davantage.

Au Sénégal, terre de naissance de Léopold Sedar Senghor et de Cheikh Anta Diop, les intellectuels sont légion. De surcroît, les Sénégalais concourant à l’entrée des universités nord américaines présentent des résultats identiques à ceux des caucasiens, voire au delà.

In fine, il faut évoquer le cas de Condoleeza Rice, ancienne secrétaire d’Etat lors du mandat du Président Bush.  Elle fut admise à l’université à 15 ans, obtint son diplôme à 19 ans et fut nommée professeur à l’université de Stanford à 26 ans.

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Ecole

Une Ecole exigeante et sans trouble est source de succès

C’est sans doute le meilleur argument justifiant la réussite des asiatiques aux tests QI.

Le système scolaire dans les pays asiatiques est incomparablement plus contraignant que dans les pays occidentaux.

Non seulement le rythme scolaire est beaucoup plus lourd avec près de 40 heures en durée hebdomadaire mais les devoirs à la maison, également très conséquents, consiste le plus souvent en des questions réponses proches peu ou prou de l’esprit des test QI.

Aussi les élèves y sont-ils naturellement préparés alors que l’élève occidental n’a pas la même pratique.

De surcroît, l’inexistence de contestation dans les écoles en Asie ajoutée à l’autorité absolue du maître favorise une meilleure utilisation du temps.

Pas de temps perdu à toutes sortes de peurs, de gesticulations, de faux compromis et l’étreinte du politiquement correct.

Dans ces conditions, l’école améliore les résultats aux Tests QI. Selon une étude, une année d’école en Asie exerce sur ce quotient le même effet positif que deux ans sans école ou d’école bâclée.

En Asie, les systèmes éducatifs asiatiques fonctionnent bien car ils sont très exigeants et que tous les acteurs de la chaine éducative (parents, enfants, enseignants) travaillent dans le même sens.

Dès lors la formation des enseignants, sujet mille fois débattu en France, est plus aisée car l’enseignant est naturellement au cœur du système, sans contestation possible.

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Calcul

Mode de calcul dans la langue

Dans les langues asiatiques, la manière dont les chiffres sont codifiés favorise de meilleurs résultats.

Prenons l’exemple d’une suite de sept chiffres comportant le nombre 4.

Après 20 secondes, la capacité d’un occidental de les retenir est de 50%. En revanche, celle d’un asiatique, de 100%. 

Pour un occidental, il lui faut 1/3 de seconde pour le dire.  Le même chiffre se traduisant « Si » en chinois, il faut à un asiatique seulement ¼ de secondes. 

Pareillement pour le chiffre 7.

D’autres exemples existent, notamment, concernant l’énumération des dizaines.

Comme dans les langues occidentales, les chiffres sont énumérés en des termes relativement longs, la rapidité de mémorisation en est mécaniquement atteinte. 

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Siberie

Histoire d’un peuple

Autre élément, l’intelligence des asiatiques serait aussi le produit d’une adaptation à un environnement particulièrement hostile.

Voici 70,000 ans av. J.-C, un mouvement de population s’est dirigé depuis l’Europe vers la Sibérie. Entre 70,000 ans et 40, 000 ans av. J.-C, la température était tolérable.

Mais à partir de 40,000 ans av. J.-C, un froid intense sévit dans la région obligeant ces populations à se déplacer vers le sud. 

Selon les partisans de la théorie darwinienne, elles ont du s’adapter aux aléas de la nature, ce qui aurait renforcer leur intelligence, du moins, celle de pouvoir survivre dans un milieu hostile.

En témoigne un exemple concret comme le mise en œuvre de la culture du riz en terrasse. Organisée autour d’une double couche d’humus et d’argile, l’eau s’y maintient sur une certaine durée avant de s’écouler. Ainsi plusieurs récoltes de riz peuvent avoir lieu dans l’année. Pour conduire cette opération, les agriculteurs travaillaient 3000 heures par année au lieu de 200 heures pour les agriculteurs européens au 18ième siècle. 

En conclusion, ces proverbes chinois

« Ne comptez pas sur le ciel pour votre nourriture mais plutôt sur vos 2 mains »

« Si un homme travaille fort, la terre ne sera pas paresseuse! » 

Lexique chinois sur le mot intelligence

En chinois, le mot intelligence recouvre différents aspects, aucun dominant réellement.

Dit brutalement, l’intelligence se compose ainsi (zhì lì 智力).

Au besoin, elle peut valoriser la tolérance (xīn yǎn 心眼) ou être porteuse d’une sensibilité (wù xìng 悟性).

L’intelligence s’exerce par le talent (tóu jiǎo 头角) mais dans ce cas, il faut s’en méfier. Une personne intelligente peut devenir la victime de sa propre intelligence (cōng míng fǎn bèi cōng míng wù 聪明反被聪明误).

L’intelligence doit renvoyer à l’idée de la sagesse (cōng ming cái zhì 聪明才智).

Fort de cet attribut, l’on sera alors un parangon de vertu et d’intelligence, un personnage exemplaire, un modèle moral et intellectuel (shī biǎo 师表).

Ainsi, l’on pourra travailler ingénieusement, mettre en oeuvre son intelligence (qiǎo gàn 巧干) en communiquant des connaissances aux élèves selon leurs différences d’aptitude et d’intelligence (yīn cái shī jiào 因材施教).

Moins noblement, on pourra s’exercer à de l’intelligence économique, au renseignement économique d’entreprise, au renseignement sur les concurrents (jìng zhēng qíng bào 竞争情报).

Qu’importe la musique, sur le long terme, l’intelligence sera chaque jour davantage artificielle (rén gōng zhì néng 人工智能) ou (rén gōng zhì huì 人工智慧).

A bon entendeur, salut !

De Francois de la Chevalerie, mars 2014

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Les chinois achèteront-ils de la peinture française ?

Posté par ITgium le 7 mars 2014

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Ma Jing Hu

Le récit de jùn mǎ 俊 马 (François de la Chevalerie)

Voilà peu, lors de mon dernier passage à Paris, une amie m’a entrainé à une réception rue Royale dans un bâtiment haussmannien entièrement rénové.

Un fonds d’investissement chinois a récemment pris possession des murs ayant acquis par la même occasion une société renommée.

Ce jour là, de charmantes hôtesses en qipao (旗袍) accueillent avec délicatesse le tout Paris.

Aussitôt, je les entretiens dans la langue de Bái Jūyì (白居易) les interrogeant sur leur ville d’attache.

L’une est de Pékin, l’autre de Shenyang.

L’ambiance est raffinée.

Dans les rangs, robes longues et nœuds papillons. La Chine est célébrée comme il s’entend, la terre de la grande promesse.

Dans l’assistance, des peintres Français.

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Qipao

Beaucoup se regardent en chiens de faïence.

Quel est donc celui qui aura les faveurs du Prince ?

Poussés par leurs agents, ils arpentent des salles assez spacieuses. Silencieux, s’interrogeant. Il guette le mécène chinois, la poule aux œufs d’or, suggère l’un d’eux.

Mais il se fait rare, presque une exception.

Toutefois, dans un recoin, un membre de l’espèce. Cravate orange, espadrilles jaunes, veste froissée, une atteinte au bon goût occidental.

- N’ayez crainte, s’exclame ce dernier l’air hilare, nos gênes se ressemblent à s’y méprendre.

Chaleureux et à l’esprit vif, il est issu d’une famille bien établie de Nanjing, la terre des mandarins (guān).

Malgré sa tenue quelque peu décalée, il s’enquiert de tout avec le souci de comprendre. Et c’est alors qu’il glisse dans mon oreille.

- Sommes nous à Paris ?

Je comprends la malice. Paris ne serait plus Paris seulement une ville d’autrefois s’enlisant dans la paresse, gavée à de seuls vestiges légèrement rancis.

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Hotesse

Il m’accable plus encore :

- L’autre jour, j’étais à Hongkong. La semaine dernière à Singapour.

Suit l’inévitable récit de ses achats, des millions par ici, des liasses par là.

- Dans une Chine qui en fabrique à la pelle, s’en comptent même jusque sur les rebords des fenêtres, avoue-t-il.

Il s’emmêle dans les chiffres, il en rit aux éclats.

L’assistance l’observe avec étonnement, avec gêne. Certains s’éloignent.

N’auraient-ils pas l’intuition misérable ?

Notre homme est le maitre des lieux !

Chinois dans l’habit, les manières, chinois jusqu’au fond de l’âme, sincère et débonnaire si loin des jeux de rôles qui entachent la vie des salon parisiens.

Comprendre le monde chinois

Une semaine plus tard, je le retrouve parmi d’autres chinois, une brochette d’homme d’affaires très en verve.

Au fil d’une conversation soutenue par des bouteilles de baijiu (白酒), je recueille ces propos.

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Ma Jing Hu

La peinture française au risque du goût chinois

La peinture française est très éloignée de l’imaginaire chinois.

Rarement compose-t-elle avec une civilisation cinq fois millénaires.

Comment plaire aussi à des acheteurs dont l’immense majorité ne dispose d’aucune connaissance de la peinture occidentale.

Le profil type d’un acheteur en Chine correspond à un homme s’étant outrageusement enrichi dans les vingt dernières années.

Nullement a-t-il eu le temps de parcourir les musées.

Pas davantage a-t-il lu des livres d’art.

Tout juste connaît-il de la France dài gāo lè (戴高乐) autrement dit le Général de Gaulle.

Bougrement chinois, il est essentiellement à la recherche de ses racines bien davantage que toute autre aventure à l’autre bout de la planète.

Zhāngjiājiè (张家界) plutôt que Barbizon !

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Un tableau est un actif parmi d’autres.

Cependant, un homme riche est homme avisé.

La remarque est encore plus pertinente en Chine. Effrayé par la bulle immobilière, craignant d’être dépossédé du jour au lendemain de ses biens par le centralisme démocratique très en pointe depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, il veille à diversifier ses actifs.

Plutôt que des prises de participation dans des start-up à la santé incertaine, l’art est un horizon possible.

Le moment venu, il habillera son entreprise avec des tableaux colorés.

Quels seront les heureux élus ?

Même les peintres français les plus reconnus trouveront difficilement preneurs en Chine, remarque un jeune chinois.

Il faudrait un singulier tour de France pour qu’un tableau français contemporain rentre par la grande porte.

- Que voulez vous dire ?

- La grande porte, celle de la rationalité. Un tableau, c’est un actif. S’écoule une année et, au bilan, la mise doit doubler.

Je lui oppose le cas de la bourse de Shanghai, véritable montagne russe.

- Sur le long terme, un ROI doit être toujours favorable.

Discours couru d’hommes d’affaires par trop sûr d’eux mêmes !

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La concurrence chinoise

Beaucoup d’artistes français sous estiment la déferlante chinoise dans le domaine de l’art moderne, raconte un autre.

Avant de se perdre dans d’inutiles illusions, beaucoup gagneraient à faire le tour de Dashanzi (大山子) à Pékin ou du Redtory (红专厂) à Canton.

Dans ces immenses usines désaffectées dédiées à l’art moderne, les galeries s’imposent comme des musées éphémères. Chaque jour, s’y déversent de nouvelles toiles qui s’évaporent la semaine suivante. Aujourd’hui des fins fonds du Henan. Demain, du Shanxi.

Mais cela n’est rien si l’on songe à Dafen (大芬).

A la sortie de Shenzhen (深圳), ce qui était seulement un village est devenu une ville exclusivement dédiée à la peinture.

En un éclair de temps, 8000 artistes s’y sont installés avec le soutien bienveillant des autorités.

- Nous avons la ville du bracelet, de la chaussure, de l’oreiller, nous aurons la ville de la peinture, s’est exclamé le Maire, le jour de l’inauguration d’un hall d’exposition.

A Dafen (大芬), les artistes sont des forçats comme ils pouvaient l’être dans les ateliers de peintre Italiens au XVIème siècle. Selon le maire, ils produiraient le 60 % de la peinture à l’huile du monde. Ce chiffre peut paraître invraisemblable mais lorsque l’on connaît le dynamisme de villes du Guangdong, cela s’entend.

Parmi les ateliers de reproduction et des chaines presque industrielles, dans les interstices, surgissent des peintres honorables.

Portons donc nos regards, le talent se découvre à l’œil nu.

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En Chine, la peinture est un instrument de paiement dans le monde des affaires.

Je l’ai appris incidemment.

La pratique est peut-être connue des spécialistes de l’art mais j’avoue mon étonnement lorsque je me suis rendu à Chongqing dans la demeure d’un général à la retraite. Dans sa maison en forme de temple, grouillaient des calligraphes, tous à l’œuvre.

Charmant et affable, le maitre des lieux m’invite à prendre un thé.

Vient la raison de ma visite, une demande d’appui  pour l’installation d’une usine à faire parvenir au Maire.

- Vous souhaitez que je parle au vice Marie ? demande-t-il.

Je dodeline de la tête.

Aussitôt une jeune femme déroule une calligraphie. Quelques coups de pinceau élégamment posés. Rien d’irrésistible ! A côté, mon associé chinois a le teint palissant. Nous passons à la caisse. Pour le prix d’une messe basse au Vice Maire, nous avons été de notre poche pour 300 000 yuans (40 000 euros).

Recueillant notre chèque, le Général s’en amuse.

- L’art n’a pas de prix ! dit-il.

Le marche de la calligraphie prospère grâce aux dessous de table.

Peut-être est ce aussi le cas pour le marché de l’art moderne ?

(c) BRIDGEMAN; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Femme chinoise

La femme chinoise, l’ange gardien des peintres français

Dans un de mes commentaires, Le soft power chinois dans le cœur d’une chinoise[1], je conviens que la femme chinoise est aux avant-postes du changement des mentalités en Chine.

Généralement ouverte sur le monde, se mélangeant davantage que les hommes de son pays, elle apporte naturellement sa contribution à la construction du soft power chinois.

Pour se répandre par delà les monts, voire se renforcer, la culture chinoise a besoin d’apports extérieurs.

C’est donc la femme chinoise qui sera la meilleure introduction en Chine des peintres français.

Elle cherchera à les accommoder dans un monde qui s’éveille pas à pas à l’autre.

Peindre la Chine, c’est aimer la Chine

Peindre des paysages à la chinoise forcera le respect. Outre la reconnaissance d’un talent, ce geste est un signe d’amour qui ne laissera personne indifférent.

J’en veux pour preuve un chanteur Nigérian, Hao Ge, qui en reprenant le répertoire musical populaire chinois a bouleversé l’écoute des chansons chinoises.

Ensuite, les échelons gravis, le peintre français pourra revenir à ses premiers amours et, comme le disait Friedrich Wilhelm Nietzsche, « faire de l’art pour se venger de la vie ».

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Can science explain love ? A love mathematical equation is on the way !

Posté par ITgium le 28 février 2014

Can science explain love ? A love mathematical equation is on the way ! dans Can science explain love ? neuroscddiences-300x243

neurosciences

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (Francois de la Chevalerie)

I went yesterday at a Neuroscience (shén jīng kē xué 神经科学) seminar led by the department of physics of the University of Tianjin (Tianjin Dàxué 天津大学).

The topic that’s debated : « Can science explain love ? ”.

You think you love someone, naturally, sincerely and forever. It isn’t !

That’s the verdict : Everlasting Love has nothing to do with feelings.

The relation between a man and a woman is rather structured on a sound scientific process, today mainly inintelligible.

NeurosciThe principal speaker, a very old man, as old as the world itself, the so-called (lǎo mǎ 老 马).

He spoke of the « horrible effect » of the today divorce growing oriented trend in China and elsewhere, its detrimental social and economic impacts.

He has brought to our attention the consequences for tomorrow stability of the society, its survival (cún huó 存活).

« We cannot afford to leave men and women dealing alone with this ! » he said.

Through the molecular, cellular and medical aspects of your nervous system, you are exposed to so many fields such as chemistry, linguistics, mathematics, medicine, philosophy, physics and psychology.

neurosciences_seniors-300x225 dans Can science explain love ?

Brain waves

As a consequence of this, to each couple corresponds to a “love mathematical equation” (ài xīn shù lǐ fāng chéng 爱心数理方程) that integrates all those elements and which augurs its success or… its failure.

A multi-disciplinary team of researchers is working on this topic.

The report and conclusions will be made public in 2015. When the results come out, we will all learn the truth.

Though, this theory offers then the possibility of setting up the most fabulous speculations.

Instead of searching desperately during your lifelong an elusive love, you will rather concentrate on your LME.

And so, finding someone who knows how to listen, you will not carry your burden alone as so many couples do !

This time your loving affair will be everlasting and irreversible.

As someone said, your brain’s mysteries just got easier to unlock !

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How many chinese people will die because of pollution ?

Posté par ITgium le 20 février 2014

How many chinese people will die because of pollution ? dans Pollution in China china_-_river_pollution-300x175

Haihe River Pollution

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (François de la Chevalerie)

I have been impressed and extremely moved by the reading of the survey written by professors Yuyu Chen and Hongbin Li :

“Evidence on the impact of sustained exposure to air pollution on life expectancy from China’s Huai River policy (淮河)”.

This document suggest that an arbitrary Chinese policy greatly increases total suspended particulates (TSPs) air pollution caused the 500 million residents of Northern China to lose more than 2.5 billion life years of life expectancy.

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Huai River Policy Graph

The approach is based on China’s Huai River policy, which provided free winter heating via the provision of coal for boilers in cities north of the Huai River but denied heat to the south.

Using a regression discontinuity design based on distance from the Huai River, they find that ambient concentrations of TSPs are about 184 μg/m3 or 55% higher in the north.

Further, the results indicate that life expectancies are about 5.5 lower in the north owing to an increased incidence of cardio respiratory mortality.

More generally, the analysis suggests that long-term exposure to an additional 100 μg/m3 of TSPs is associated with a reduction in life expectancy at birth of about 3 years.

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Les filles de joie chinoises à Paris. Prostitution Chinoise en France. Weixin, la voie royale (微信).

Posté par ITgium le 2 février 2014

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Filles chinoises

Le récit de jùn mǎ (俊 马) et les dessins de Sà bīn (Sabino Cagigos 萨宾)

Lors de l’un de mes passages en France, dans la tiédeur d’un salon parisien, un ami me rapporte une information étonnante.

De nombreuses artères de Paris seraient arpentées par des prostituées chinoises.

Comment se peut-il que de belles perles de la moitié du ciel (bàn biān tiān 半边天) sillonnent nos rues ?

Quel vent étrange les a conduit en France ?

Pourquoi ont-elles entrepris une aussi longue route pour un destin si funeste ?

Pourquoi pavaner dans les arrières-cours alors que tant de touristes chinois s’exposent fièrement aux Champ Elysées et sur les Grands boulevards ?

Comme mon ami ne pouvait apporter des réponses à ces questions, j’ai cherché à comprendre.

Premier réflexe, une recherche linguistique.

Les filles de joie chinoises à Paris. Prostitution Chinoise en France. Weixin, la voie royale (微信). dans Chinoises Paris hhg-200x300

Sabino Cagigos painting

En chinois, le terme « prostitution » recouvre une variété large de définition, aucune ne dominant vraiment.

Avec le chinois, aucune traduction n’est aisée.

Mài yín (卖淫) s’imposerait comme la traduction officielle mais certains préfèrent souvent mài chūn (卖春).

Si l’on sépare les signes, l’un se lit : « acheter le bizarre », l’autre : « acheter le printemps ».

Cette dernière proposition a une valeur historique.

Sous la dynastie Tang (VIII. siecle), il était de tradition que les hommes mariés puissent s’offrir quelque liberté à l’annonce du printemps. D’après, les textes de l’époque, cela leur permettait de se libérer d’un surcroît d’énergie. En somme, les empereurs voulait ainsi se prémunir contre toute rébellion possible. Mieux valait le sexe que les lances ! Des jeunes femmes se prêtaient au jeu dans l’intérêt de la stabilité de la Chine millénaire. 

Une autre piste s’affirme xìng jiāo yì (性交易).

Segmenté, cela donne : « sexe, payer, facile ». D’autres privilégient piáo sù (嫖宿).

Traduction intéressante puisqu’on retrouve des mots tangibles, « putain et nuit ».

Dans ce cas, mieux vaut peut être chú jì (雏妓) ou encore biǎo zi (婊 ) lesquels mots désignent sans délicatesse et sans nuance une prostituée.

Plus raide cette proposition, mǔ quǎn (母犬).

Habilement traduit, cela donne « un animal de femme ».

Ou sommairement lancé, la gorge graveleuse, « chienne ! ».

« N’en est-on pas moins un être humain ? » interroge Anxmandae de Leira.

La prostitution est une affaire de convenance.

Elle s’impose naturellement là où existent des enjeux de pouvoir, des rapports de force.

Entre des hommes d’influence, se glissent des femmes accommodantes. Tantôt elles les consolent tantôt elles les aiguillonnent.

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Sourire triste

Ainsi, serait prostituée « la seconde femme » d’un homme d’influence, Baoernai (包 二 奶 ).

Triste sort pour des courtisanes souvent de bonne composition !

Les accompagnatrices se verront plutôt affublées d’un marqueur baopo (包 婆) dont la traduction anglaise est redoutable, voilà les bien nommées : « packaged wife ».

Mieux vaut clarifier la situation selon l’essentiel, santing (三 厅) désigne ces toutes jeunes femmes qui pullulent dans les karaoké et les bars. Cependant, dans ces lieux, toutes ne sont pas des prostituées. Parfois seulement de gentilles filles, dansant et chantant au bon plaisir des clients.

Allons plus loin ! Composons avec le diable !

Les doorbell girls ou les dingdong ladies (叮 咚 小 姐)  sollicitent le chaland par téléphone, le plus souvent dans les hôtels.

Certaines pourtant s’attèlent à un massage bien pudique.

3495399234_ff9514f634_z-300x204 dans Prostituées chinoises à Paris

Talentueuses ?

Plus sûrement, les coiffeuses d’apparat, falangmei (发 廊 妹), vous entraineront vers un back room peu reluisant. Tout comme les filles de rue, jienü (街 女) ou jì nǚ (妓女).

Cependant la palme revient aux xiagongpeng, les malheureuses qui font des passes sur les chantiers.

Plus d’hésitation alors !

Le mot est crû, sans ambigüité, ce sont des « putes » lesquels se verront traitées de mǔ gǒu (母狗).

Au lieu de décortiquer un mot intraduisible, mieux vaut aller sur le terrain.

pros0402e-300x170 dans Reseaux sociaux en Chine - Weixin

Ballade encourageante

 La voie royale (kāng zhuāng dà dào 康庄大道)

En Chine, l’arme absolue pour aller à la rencontre des filles de joie se nomme Weixin (微信).

En anglais Wechat.

En d’autres mots, « micro message ».

Fort de 800 millions d’utilisateurs, le face book chinois a une longueur d’avance sur son concurrent américain.

Et en temps passé, il le domine de trois têtes.

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Weixin

Weixin s’apparente à révolution tranquille.

Bien que le gouvernement chinois maintienne un corset rigide de règles pour taire toute contestation, toute liberté de propos, Weixin offre d’innombrables brèches.

Parmi celles-ci, une touche accessible aux usagers, le Weixin de voisinage (fù jìn 微信 附近), c’est à dire la possibilité de partir à la rencontre des personnes se situant physiquement dans votre environnement immédiat.

Ainsi vous vous trouvez à la terrasse d’un café et vous souhaitez partir la conquête de quelques jolis minois attablés plus loin. Weixin se charge de l’opération.

Apparaitra sur votre Smartphone, la liste détaillée de personnes que vous pourrez aussitôt contacter en masse ou individuellement.

Cette application n’est pas passée inaperçu auprès des charmeuses.

Je me souviens d’un soir à Chongqing (重慶).

Alors que je m’apprêtais à dormir, soudain mon weixin s’est mis à sonner. D’innombrables appels, telle une charge militaire.

Tous provenaient de jeunes femmes dont je relevais leur apparent agréable profil.

Afin de faire taire cette intrusion, j’ai mis mon smartphone en veille.

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A Paris, le phénomène se répand peu a peu.

Voilà un an, mon Weixin de voisinage était sobre.

S’y manifestaient des visages sérieux, des personnes souhaitant enseigner le mandarin, des chinois de la deuxième génération, des hommes d’affaire.

Cette année, l’atmosphère a beaucoup changé.

Pullulent les quémandeuses !

Un vrai déferlement !

L’utilisation de Weixin n’est pas seulement en cause.

Le grand débarras (zhòng dà rēng diào 重大 扔掉)

Depuis que le Président chinois, Xi Jinping (习近平) s’est installé au pouvoir (fin 2013), dans le sillage de sa politique anti corruption (fǎn fǔ ou fǎn tān 防腐) souffle un vent de moralisation dans le pays.

Au nombre des mesures décidées, la fermeture en des lieux de débauches potentiels (centre de massages, karaoké sulfureux, Spa par trop intimiste, etc.) s’impose comme la plus emblématique.

Participant des pratiques culturelles ancestrales, depuis toujours l’industrie du sexe était tolérée en Chine. Loin de tout jugement moral, les autorités s’en accommodaient. Comme aussi la population habituée à voir au coin de sa rue un centre de massage pratiquant le dà fēi jī ( ).

Nulle ligue supposée vertueuse n’a jamais manifesté sa désapprobation.

En 2013, entre 4 et 6 millions de chinoises officiaient selon des statuts divers.

Généralement très jeunes, beaucoup s’exilent de leur province d’origine pour pratiquer ce métier 1000 ou 3000 kilomètres plus loin, principalement des grands centres urbains. Pour certaines villes, ces activités constituaient l’essentiel de leur force économique ou, du moins, leur label (Tanggu, Dongguang, etc).

Elles y voient un tremplin pour acquérir quelques deniers afin d’acheter une maison dans leur ville natale et de se marier blanche comme neige.

Personne localement n’ayant connaissance de leur activité antérieure, elles se relèvent de cette période de leur vie sans encombre.

La nouvelle politique a mis dans la rue nombre de ces jeunes femmes.

Les établissements de massage fermés, beaucoup ont rejoint leur province natale, d’autres, la mort dans l’âme, des chaines industrielles avec des revenus amputés de 80 %.

Cependant la situation de l’emploi en Chine marquant des signes d’effritement, proches du désespoir, beaucoup s’exilent.

Près de deux millions de chinoises seraient prêtes à l’aventure au delà des frontières.

Plus de 200 000 auraient déjà rejoint la Malaisie, Singapour et l’Indonésie.

10 000 auraient fait souche en France.

Si la nouvelle orientation est maintenue en Chine, compte tenu d’un afflux probable, les chinoises pourraient s’accaparer 30 % du marché de la prostitution en France, voire plus.

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Jolie chinoise

M’en allant à leur rencontre

Faute de comprendre, je me suis décidé à faire les cent pas sur les artères d’infortune des quartiers réputés chauds, hóng dēng qū (红灯区).

Première destination, avenue de Clichy.

Devant une station de bus, je remarque des formats pâlissants.

Trois dames d’âge mur plongées dans une conversation chaleureuse secouée par des éclats de rire.

Jouant de discrétion, je m’approche, l’oreille bien tendue. Avec leur accent inimitable, je reconnais la langue du Dōngběi sānshěng (东北三省), le dialecte du nord de la chine.

L’une d’elle à la voix qui porte. Elle restitue un dialogue avec un client.

- Je suis chinoise, lui ai-je dit !

Toutes trois se laissent emportées par un rire tellement communicatif que je me laisse gagner par un sourire.

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Ce besoin d’être autre

Elle poursuit :

- Si tu le veux, dit l’homme, je t’emmène dans mon pays. De l’autre côté de la mer, proche d’une vielle forteresse en argile, non loin du désert.

- Je suis chinoise, lui ai-je répété.

- Une femme simplement, a-t-il répondu.

- J’en ai connu un autre, s’exclame une autre comparse, il m’a dit, chez moi, tu seras comme une reine car personne ne te ressemble sous les baobabs. La chinoise du village tel un emblème exotique.

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Mlle Wang, Reine de Paris (Sa Bin)

- C’est tout de même étonnant, reprend la première, de rencontrer des gens autrement mieux attentionnés que nos clients à Dongguang (东光县). Dans mon centre de massage, jamais je n’ai reçu pareille invitation.

Soudain, un passant s’arrête.

Il murmure à leurs oreilles. Il surprend mon regard et s’éloigne aussitôt.

Elles se tournent alors vers moi.

Au lieu de tenir ma langue, je m’excuse en chinois.

- Vous parlez chinois ?

Je m’étrangle dans mes explications. Je leur raconte que je ne parle pas le chinois tout en m’exprimant en chinois.

- Vous travaillez avec les Wēnzhōu rén ? demandent-elles de concert.

- Je passais seulement par là. J’ai surpris votre conversation. J’en suis honteux de l’embarras que je vous ai causé.

- D’où venez-vous ? interrogent-elles encore.

- De Chine !

Un éclat de rire s’élève dans le ciel.

Je les invite à prendre un thé dans une brasserie du coin.

D’une voix enfiévrée, elles me rapportent leur itinéraire.

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S’ouvrir au monde

Leur histoire

Toutes trois se considèrent comme des filles normales, (pǔ tōng nǚ rén 普通 女人) appartenant à des familles de travailleurs (gōng zuò zhě 工作者).

Leur famille n’ayant pas beaucoup de moyens, elles ont pris la direction de la terre promise du Guangdong (广东), dans le sud de la Chine, pour trouver du travail avec un souhait bien louable, celui de réunir suffisamment d’argent pour acheter un appartement dans leur ville d’origine.

Après quelques années passées sur les chaines de fabrication de Foxcom (la société taïwanaise qui fabrique presque tous les Smartphones du monde), elles ont réalisé que leur salaire de 160 dollars par mois ne suffirait pas pour atteindre leur objectif.

Elles sont allés prospecter du côté de Dongguang, ville aux mille visages à la réputation sulfureuse connue pour ses bordels et ses ateliers d’assemblage.

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Leur visage se glace…

Soudain leur visage se voile tristesse.

De fil en aiguille, elles se laissent emporter par un mauvais courant. 

Les voilà dans les entrailles du mal dans une maison secrètement close (àn mén zi 暗门子).

Jour et nuit, elles massent les péquenauds du coin.

La tâche est rude mais elles recueillent plus que leur dime. Quelques années après, elles retournent dans leur ville d’origine, la cassette bien remplie. Leur bonheur ne dure souvent pas longtemps car la manne est suspecte.

N’auraient-elle pas fréquenté une curieuse maison (chāng mén 娼门) ?

Les regards se figent.

Elles décident de partir pour une destination lointaine, décidées de se libérer de l’opprobre.

Destination, la France.

Elles payent comptant un passeur qui leur prend presque l’intégralité de leur cagnotte.

Un jour saumâtre à en mourir, elles arrivent à Paris. Leurs économies asséchées, dépourvus de papiers en règle, elles donnent leur bras à des Wenzhou ren lesquels accaparent l’essentiel des activités chinoises dans la capitale. Peu scrupuleux, ces derniers les exploitent, les stigmatisant au quart de tour.

Le temps passant, les cernes encombrant leur visage, elles admettent la fatalité de leur existence.

Peut être ne doivent-elles leur survie qu’à leur corps ?

C’est ainsi qu’elles atterrissent avenue de Clichy, chassant les hommes de France, du Monde.

Silence maintenant. Leurs mains glissent sur leur visage.

Triste après midi à Paris, abimée sous une pluie dense, la nuit déjà.

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Meili, la belle

Le lendemain, je vogue à Belleville.

Une touffe de femmes chinoises devant une porte cochère. Plus jeunes que celles de la place de Clichy. L’habillement loqueteux. Le regard triste, déconfit.

Je m’approche. Elles se forment en cercle autour de moi. L’une exécute deux signes de la main lesquels indiquent en chinois les chiffres 5 et 0. Le coût de la passe est de 50 euros.

Tout juste vingt ans au compteur, elle m’attire d’une main volontaire. Sans le vouloir, je me laisse emporter dans les tréfonds, l’âme coupable.

Nous traversons un dédale de cave pour arriver dans une pièce minuscule à la lumière tamisée.

Je l’interroge sur sa ville natale. Elle est originaire de Jilin (吉林), dans le nord de la Chine.

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Regard implicite

Je lui raconte que je m’y suis rendu. Son visage s’éclaire. Elle s’amuse à l’écoute de mon récit de la visite du musée de la pluie de météorites qui regroupe les météorites tombées à Jilin en mars 1976.

Selon une chance inouïe, j’ai gardé des photos de mon passage dans cette ville sur mon Iphone. Je lui montre mes souvenirs du parc de Beishan où le soir venu, je suis allé danser. J’étais peut être trop vieux car seules les femmes d’un certain âge répondaient à mes sollicitations.  Elle rit de mes aventures. La sentant maintenait en confiance, je l’interroge.

- Tu es toute jolie, que fais tu ici ? 

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Nourrice, le matin

- Je suis nourrice, dit-elle.

Elle répète cela à plusieurs comme pour taire toute autre question de ma part.

Brutalement, son visage se replie, la larme à l’œil. Elle me révèle que son père est atteint du cancer de la plèvre, son logement de ses parents étant attenant à une usine chimique.

- Il n’a pas les moyens de se soigner correctement. J’adore plus que tout ma père. Je ferai tout pour la sauver.

Silence.

En Chine, les lourdes pathologies sont rarement prises en charge et le plus souvent à l’avenant. De surcroît, son père étant un petit commerçant de quartier, il n’a pas les moyens de s’offrir les soins appropriés.

- Je suis venu ici pour lui envoyer l’argent nécessaire afin qu’il puisse se rendre dans le meilleur hôpital de Pékin. Je souhaite que mon père soit fier de moi ! Lorsque je lui adresse de l’argent, je mentionne sur le pli : « Voilà l’apport d’une partie de mon travail de secrétaire dans une société internationale de grande renommée ».

Puis un silence

- C’est faux, bien sûr ! Le matin, je suis nourrice. Le soir…

Une larme glisse sur son visage.

Lugubre, cette cave, cette vie.

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Le rêve d’une vie normale dans le sillage d’Antoine de Saint-Exupéry

Le troisième périple me conduit porte d’Italie. Un voyage presque à la dérobée car ce quartier n’est pas connu pour abriter des femmes aux mœurs libres.

Nulle ombre le long des rues.

Nulle femme guettant au pied d’une porte.

Nul regard en biais.

Premier quartier chinois de Paris, lieu d’accueil des boat people dans les années soixante dix, la communauté chinoise se montre discrète, se lâche rarement.

Ce mutisme est encore plus accusé dès lors qu’il s’agit du commerce du sexe.

Aussitôt la question abordée, les visages se ferment.

Malgré tout, me glissant d’une porte à l’autre, je fais le siège de la forteresse, décortiquant la moindre allusion, rassemblant les indices.

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Saint Exupery

De fil en aiguille, je me retrouve dans un bureau import export.

La pièce est déserte.

Au mur, le portait du nouveau président chinois.

Soudain, une femme apparait, la cinquantaine, plutôt volubile.

Immédiatement, elle forme avec sa main le chiffre cinq.

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Cinq filles rentrent dans la salle, la trentaine en moyenne, la beauté imparfaite.

Comme je les interpelle en chinois, elles s’amusent de mon accent nasillard de Tianjin.

Comme je m’y accomplis toujours, je les interroge sur leur lieu de naissance.

Dans la foulée, je commente la réputation de leur ville.

Je me répands contre les Shanghaiennes. Ne rêvent-elles pas inlassablement de trouver un homme fortuné plutôt que d’aimer ?

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La meneuse me demande d’interrompre la taquinerie.

Dans l’urgence, je retiens une femme de petite taille, originaire de Tangshan (唐山), ville proche de Tianjin.

Comme le Tianjin hua (la langue de Tianjin) est aussi parlée à Tangshan, nous nous comprenons parfaitement, notre échange en sera plus aisé.

Les autres femmes quittent la pièce.

Je prends mes notes.

D’emblée, elle me raconte son itinéraire, très ordinaire, trop ordinaire.

Sa famille étant pauvre, à dix-huit ans tout juste, elle sillonne la Chine à la recherche d’une vie meilleure mais les hommes qu’elles rencontrent lui offrent de bien pâles raisons d’espérer.

Elle s’enlise dans ce qu’elle nomme une « vie malheureuse », faite d’insomnie et d’une sourde peur, celle de basculer dans l’inconnu.

Un homme de mauvaise vie l’encourage jour après jour à garnir le cheptel d’un KTV (en fait, ce sont des Karaoke, lieu souvent d’accueil d’une prostitution soft).

Elle refuse d’abord mais dépourvue de moyens, faute de perspectives, elle finit par accepter.

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Le rêve d’une vie meilleure

Suivent deux ans de souffrance avec des clients sans vergogne.

Glisse une larme sur son visage.

Cependant, au hasard des rencontres, un vieil homme mesure sa peine. Plutôt que de l’encombrer de son corps abimé, il lui raconte sa vie.

Voilà longtemps, il étudiait à l’école de langues étrangères de Beijing où il a appris le français. Il évoque l’âme romantique des hommes francais. Il rapporte des récits, des lectures. Il reprend presque mot pour mot le petit prince (小王子 – 小说).

La jeune femme est conquise.

Dès lors, son sort est joué, elle se rendra en France, à la recherche de la perle rare.

Aussitôt à Paris, elle fait le siège des agences matrimoniales chinoises de la capitale. Pour un montant faramineux (10 000 euros), une officine propose des rencontres.

Elle s’émerveille de cette perspective mais elle déchante très vite. Comme dans les plus lugubres KTV, les femmes sont présentées groupées à des hommes peu scrupuleux, souvent libidineux.

Voilà trois mois qu’elle remorque douloureusement sa vie.

Elle est à bout, peine à trouver ses mots.

- Heureusement, me dit-elle, j’ai toujours à l’esprit ce mot d’Antoine de Saint-Exupéry (安托万·德圣埃克絮佩里).

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Peut être que l’homme français romantique vit dans un monde qui n’existe pas, conclut-elle.

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Lexique

Lexique sommaire des prostituées chinoises de Paris

D’où viennent elles ?

La plupart de ces femmes sont originaires du Dongbei (东北三省), la région nord-est de la Chine ou la Manchourie.

Alors que la Chine connaît des taux exceptionnels de croissance, le nord de la chine a connu des vents moins favorables. Région autrefois très industrielle, organisée autour de conglomérats d’Etat, la modernisation de la chine a condamné ces entreprises. Du coup, cette région affiche les pires taux de chômage de la Chine, près de 30%, en priorité les femmes.

Quel est leur âge ?

En Chine, la prostitution est l’affaire de très jeunes femmes, généralement entre 20 et 27 ans. A 28 ans, la plupart cherchent un mari afin de ne pas passer la trentaine célibataire comme les encouragent la tradition et surtout la pression familiale.

A Paris, nombre de gourgandines sont d’un âge bien avancé. Pour beaucoup, elles n’auraient pas pu exercer ce métier en chine plus longtemps. Poursuivre cette activité à l’étranger est donc peut être leur seule solution ?

Combien sont elles sur le pavé de Paris ?

Selon les estimations des services de la préfecture de police, elles seraient plus de 500 à Paris avec une présence affirmée dans le quartier de Belleville (20ème arrondissement).

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D’après ce qu’elles m’ont rapporté, elles n’auraient pas de protecteur, du moins, un homme dans le parage.

Quel est le coût du voyage en France ?

Les officines en tous genres offrent des services dispendieux pour des résultats incertains. Autour de 20 000 € pour les migrants de Wenzhou, entre 5 000 €~ 12 200 € pour les migrants de Dongbei

Qui prête cette somme ?

Cette somme est généralement collectée auprès des proches, des amis et des voisins avec une promesse de remboursement à échéance. Parfois l’argent est prêté par les organisations intermédiaires lesquels imposent des taux d’intérêts très élevés.

Où résident-elles ?

Le plus souvent, elles dorment dans des  « chambres » ou sont rassemblés quatre à six filles. Nullement s’agit-il d’une collocation sympathique ! Le prix mensuel d’un lit est fixé 120€.

Coût de la passe

Le frais d’une passe se situerait entre 30€ et 50€, ce à quoi s’ajoutent souvent les frais de l’hôtel.

Connaissance du français

Très approximatif mais compréhensible.

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My journey in Hangzhou (杭州)

Posté par ITgium le 18 décembre 2013

Hangzhou

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (François de la Chevalerie)

I should like to pay an admiring and affectionate tribute to Hangzhou and its citizens.

The Hangzhou hidden secret

Ten years ago, I met the remarkable Israel Esptein (伊斯雷尔) who was during half the XX century an active comrades-in arms of the China Defense League, which had been established by Soong Ching-ling (宋庆龄).

By then, an extremely old man towards the end of his life.

Israel EpsteinAt that time, I had a poor, cursory and insubstantial knowledge of China.

I was all ears in front of this man who personified the companionship between foresighted foreigners and forward-looking Chinese men and women.

I asked him cautiously.

- What way should I take in order to understand China? Is it somewhere a hidden secret to catch ?

He remained silent for a moment.

- If you want to capture the spirit of this country, he whispers in a slow voice. You must go to Hangzhou! Hangzhou, the home of Bai Juyi (白居易). At midnight, precisely at midnight, take a walk along the lake. Alone, with your sole energy. Be brave, young fellow! Then, when you will reach the Yadi Bridge, stop there, breath deeply, shrug a little, nodding your head slightly. Then as you feel better close your eyes and turn your attention inward.

Then, the old man became strangely silent. Nearly approaching one hundred years old, I couldn’t decently ask him an explanation.

AboutHangzhou_clip_image001Hangzhou, year 2013

One decade later, I was invited and welcomed by the honorable Federation of Literary And Art Circles led by Mrs. Chen Yihui.

Since so many years, Mrs. Chen brought so many strengths and qualities to the table: intelligence, passion and warmth, a deep understanding and appreciation of the lifelong history of Hangzhou.

All around her, beautiful and smiling people, creative and skilled

Among them, Mrs. Chen Fenghua (陈风华), Mrs Shao Yixia (邵毅霞), M. Qi Xiaoguan (戚晓光) and Mrs Mandong (曼东).

Mrs Chen, magic teamHow gladly I wanted to speak to them, because I felt my urge and strong will to get to know about the Hangzhou cultural life.

Each of them presented their activities, their colorful eyes feeding with love for their city.

I saw instantly in a their eyes the concern of the people who care about the past, the present, the future.

The beauty of a person must be seen from in her eyes, because that is the doorway to her heart, the place where love resides.

My journey in Hangzhou (杭州) dans Love in Hangzhou, aimer à Hangzhou yeux-femme-meilleure-photo-noir-blanc_329574-300x93

The eyes

So abruptly, I turned shy.

They went right ahead, proclaiming their enthusiastically belief of the culture, their will of pooling their energy.

As Aristotle said once: The energy of the mind is the essence of life.

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Hnagzhou scenery

Walking in Hangzhou

Built along the banks of the Xī Hú (西湖), this beautiful city with its two thousand year-old culture reflects all artistic styles and developments through its fine monuments.

It is being said that Hangzhou is a home to all the beautiful people in the world who can afford to get a walk.

Recently built, the museum brings together a number of collections of pieces of the traditional and local art. The museum is also home to open workshops where artist, using their impressive skills, work their art, copper, bronze, calligraphy, painting.

Zhu BingrenThere I remembered this quote from Albert Einstein: ”True art is characterized by an irresistible urge in the creative artist”.

Later, we came to visit the house of the outstanding Master Zhu Bingren (朱炳仁) a powerful descendant of a long line of bronze craftsmen.

Zhu Bingren’s exquisite skills were passed down from his ancestors.

As the modern time went on, he uses his skills in the combining of modern technology and traditional know how, building a whole variety of art made and preserved for future generations.

In that way, he contributes in the spreading of the Chinese soft power, make known to the world how Chinese creativeness is great.

No great artist ever sees things as they really are. If he did, he would cease to be an artist.

That’s the Zhu Bingren thinking.

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Happy team

On the afternoon, we went to the Hangzhou Library Citizen Center (市民中心) where we were warmly welcomed by the Director, a beautiful and well minded woman.

The culture is a key of everything, she said as an introduction to this beautifully designed building with spacious layouts, tastefully furnished.

She is very respectful of the readers even is some of them were mostly sleepy.

- Let them take a rest. They need to put in dreams what they have just read, she said.

At the end of this visit, we sat on the garden.

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Laugh as a way to be

For the years to come, this picture has the potential to go down in history as a turning point of a new companionship between the western and the Chinese mind as Israel Epstein had encouraged me to do so.

For unknown reason, I guess that one of the people present in this photo will become well known in the years to come.

Then, we went at Xixi National Wetland Park (西溪国家湿地公园), breathing deeply amid persimmon, bamboo, maple and hibiscus.

Breathing and laughing

Laughter and songs of joy, spreading a spirit of genuine universal brotherhood far above the barriers that rise between the cultural gaps.

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Hangzhou night

The night comes

Alone, now.

Loneliness adds beauty to life. It puts a special burn on sunsets and makes night air smell better.

Midnight approaching, I went discretely away by a back door.

My meeting date with the unknown.

What is the secret that was hidden since before the ages in Hangzhou?

Alone in HangzhouI walked fairly rapidly through the Hangzhou cities, quicker than my own shadow!

I was alone, extremely alone.

All great and precious things are lonely.

Nobody at the horizon, not even a whisper.

Cold and rain have been driven the people away.

Reaching the Yadi bridge, I stand there, breathing deeply, waiting for the miracle.

Endless time, Confronting the fate.

History & CultureSuddenly a voice was heard like a roll of thunder.

« Move ahead with trust on the road of peace » the one said.

Suddenly appeared an image of the whole Chinese history.

A fraction of second, a hundredth of seconds, may be even a thousandth, but it is time.

That this little time that we need to become aware of things, history and culture, past, present and future.

Our responsibilities.

Our future.

 

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The Chinese woman and the Jew

Posté par ITgium le 13 décembre 2013

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Jade, woman with two faces

A jùn mǎ 俊 马 tale 故事 (François de la Chevalerie)

Jade… as the British actor Georges Sanders whispers with his inimitable cockney accent

Jade Yu Shan is a native of the city of Donguang, southern china, in a family learned and rather well off.

Her dad is committed in a computer equipment manufacture. Mom at home.

Jade spent twenty years of her early life having the small talks, the same food, the same everything, worse still, the same ways in treating colds and flu’s.

So, she enjoyed the daily life of the average Chinese middle class, revenues goes up to.

Those early years, sometimes she looked herself in her room mirror and compared to others.

- I want to see what it would be like to live in another body, in another land. For what unknown reasons, I am rooted here in China? For what reason I am what I am? She asked nervously.

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Jade Yu Shan

Hers is indeed a curious situation.

Rejecting a sense of despair, she decided to take its fate into her own hands. She went in England, Manchester, stayed one year in the middle of the British crowd.

- Even if I smelt the sense of freedom, a possibility of going so far as to say everything, I realized that I have a Chinese mind, an indestructible sense of conservatism.

Tradition still carried considerable weight in her mind.

She came back in China having no hope, however, of improving her intelligence.

She recalled the Albert Einstein quote: “It’s not that I’m so smart, it’s just that I stay with problems longer.”

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Jade, Queen of the night

In Guangzhou, this modern woman devoted her leisure time drinking, chatting. Mainly, dressing as the Queen of the Night, she danced until the music was over, enthralled with her dance steps and oblivious of others around her.

Jade claimed often she is cynical.

Apparently, a state of mind.

She isn’t but, over the years, she built her own credo, a somewhat celebration of a pessimistic thinking.

As stated by J. Robert Oppenheimer “The optimist thinks this is the best of all possible worlds. The pessimist fears it is true.”

Some examples of Jade Yu Shan quotes:

- I don’t like competition.

- I don’t like arguing.

- I am so tired of all these arguments.

- I don’t like quite anything in this goddamn world except my shoes. I like to take them in picture. Do you know for what reason? Shoes are innocent! I can go everywhere without arguing. Good slaves, aren’t they?

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Her shoes

Her sad soul nestles as sorrow, coined with this latin saying:

“Accipe quam primum, brevis est occasio lucri[1]

In her complex life, there’s very little she can control.

As for instance, her age. As she nears 30 years, it comes as no surprise that her parents urged her to get married.

- Take a man no matter who he is as he is wealthy!

This old Chinese saying comes to every mouth.

She was exhausted to hear such noisy call.

That’s when a Jew comes to her life.

Two cultures very far from each other and still very similar. Both rooted in eternities.

Other culture

Jew

 

As a Jew, the man has an oratorical art, made of imprecations and repetitions, peculiar to the subtle and grandiloquent prophets the Jewish people has always had.

As a Jew, he is extremely sensitive.

Every morning, he asks himself whether he will remain alive the same night.

August 1942, by a thick fog in the Belgium countryside, his family was tracked down, arrested and taken to the Auschwitz concentration camps.

None returns alive except his dad disabled and mentally destroyed.

Seventy years after, his son bears always the stigma of being chronically invaded by the thunder of guns.

This man is a real wandering Jew living in more than one country simultaneously, gaining market share from one company to another.

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Jade Yu Shan and he

Growing old, he realized the urgency of being father.

When he saw her for the first time in a cozy artist painter workshop, he loved her at the first sight.

Well, she welcomed the idea by a very short, writing SMS stylized.

“Yes!”

That’s a poor beginning but something was perhaps much more striking and disturbing in the guy’s mind.

For him, nobody exists except in suffering.

“ Jade, once i saw you dancing, I read on your face some sadness, a mark of absolute desperation. I believe that this will be one of my fondest memories of our relation. “

Do you believe that?

What kind of man is he?

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Jade Yu Shan

Accordingly, he spent all his time arguing as he learned in his Kabbalah teachings.

When, for instance, she suggested him a closer relation, he replied with anger:

- I don’t appreciate your comment about my somewhat “sex” interest for you. If you think in that way, I should recommend you to stop any kind of relation with me!

More disruptive was his faith that the child of this union was to embody a bridge between the West and china.

However, those thoughts were part of the Jewish universalism arsenal that claims that the course of human history may change by the Jewish waves.

Jade didn’t care so much.

She went away in India, dressed beautifully in a Sari.

Any man would do well to keep in mind the Chinese saying: « I hear and I forget”.

At the end, she wrote to him:

- I think your problem is, you want more than one woman, so you’ve been busy between two, you won’t get any if you lost their trust, and your sensitiveness blocks all the communication. If you insist this way, you tired people.

Then she left.

Then, the wandering Jew followed his way with no place to settle, no wish to do so.

“The worst thing in life, lost the love of the life”.

They will remember.

 


[1] « Act now, the chances of success doen’t last long.  »

[2] Kabbalah is the closest science to man because it speaks of the purpose of life, of why we are born and live in this world.

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Le dernier rêve de de Gaulle, la Chine !

Posté par ITgium le 10 décembre 2013

Le dernier rêve de de Gaulle, la Chine ! dans De Gaulle et la Chine de-agiulle-221x300

De Gaulle

A jùn mǎ tale 故事 (François de la Chevalerie)

Quelque mois avant sa mort, le 9 novembre 1970, le Général de Gaulle préparait activement son voyage en Chine.

Parce qu’il avait été le premier chef d’Etat à reconnaître la Chine, en 1964, le Général avait le souhait de réaffirmer ce geste par une présence sur le sol chinois, ce qu’il n’avait pas accompli durant l’exercice de ses mandats présidentiels.

Sans doute voulait faire résonner le mot d’esprit qui lui prêté : “La Chine est un grand pays habité par des chinois.”

En vue de ce voyage, le général s’enquit des meilleurs lectures : « la comédie humaine » d’André Malraux ; « un Barbare en Asie » d’Henri Michaux et surtout les merveilleux récits du père jésuite Matteo Ricci que l’on appelle en Chine Lì Mǎdòu (利瑪竇) or Xītài (西泰) selon que l’on se trouve dans le Hebei ou le Hubai.

Il consulta encore le journal de Pierre Teilhard de Chardin, philosophe et paléontologue dans le désert de Gobi, avec une interrogation en filigrane.

Le rêve d'un hommeComment se fait-il que cet intellectuel de premier plan n’ait pas rejoint Londres en 1940 ?

Se peut-il que la Chine soit si absorbante ?

Parcourant les allées de la Boisserie, le Général cherche à éclaircir ce mystère.

Les hommes de la longue marche (Chángzhēng 长征) ne portaient-ils pas à cœur leur engagement comme le firent autant les français libres ? se demande-t-il.

L’engagement, n’est-ce pas le commencement de tout ?

Et c’est alors que naissent les premières strophes du discours qu’il entendait prononcer devant Mao Zedong (毛泽东), Zhōu Ēnlái (周恩来) et les pairs de Chine.

Se tenir droit entre ces hommes avant que la mort ne le chasse de ce monde, tel fût son dernier rêve.

Ce moment n’eut jamais lieu.

Quelques semaines plus tard, elle l’emporta élégamment, sans trop de souffrance.

Les pairs de ChineNul héros ne meurt en Chine !

Pour les chinois, nul héros ne meurt vraiment.

Par delà la mort (sǐ wáng), tout au long des siècles à venir, courant par delà les millénaires, il se maintient, le regard porté vers un avenir s’annonçant comme l’éternité.

La mort venue, Il prend sa place parmi les grands de Chine, des Kǒng Fūzǐ (孔夫子), des Lǎozǐ  (老子), très en verve.

Partout, dans chaque maison, les voilà se glissant dans les meubles.

S’accommodant à l’ombre, Ils écoutent l’homme de nos jours, s’amusent de son ignorance, une impossibilité à comprendre.

jpg_medium_malraux_mao_1965-300x195 dans De Gaulle et la Chine

Malraux, 1965

Nul silence mortifère dans les rangs.

Bien heureusement, chaque défunt porte la voix.

Plus que des saillies, des temps de paroles infinies, des fils déroulant de conseils et de jugements, jamais rompus par quelque clameur de rue.

A tout moment, à toutes heures, celle-ci ne comptant plus jamais, chacun s’exprime comme bon lui semble.

Tel qu’il fut, un grand homme, dài gāo lè (戴高乐) comme le nomme les chinois, le Général raconte la France, nullement sous des airs nostalgiques mais en célébrant plutôt une idée de l’existence humaine.

Confucius

Se peut-il que les nations existeront encore dans mille ans ? lui demande Sun Zhongshan (孫中山).

La France de Molière sera-t-elle celle de Dante et de Goethe ? Ou celle de Cheikh Anta Diop, de Senghor, d’Octavio Paz et de Bái Jūyì (白居易) ?

Ses hôtes l’écoutent, s’impatientent d’une réponse qui ne peut venir.

Celle-ci dépend de l’intelligence des hommes vivant présentement sur Terre.

Seront-ils à la hauteur des enjeux ?

Auront-ils la force de combattre encore et toujours mille difficultés, ce trouble de vivre si peu de temps ?

Peut être faudra-t-il leur apporter quelque aide ?

Au besoin, l’heureuse tablée leur insufflera des ondes bienveillantes, celles du Général se comptant parmi d’autres.

Vue de Chine, la France ne sera jamais orpheline !

Elle sera toujours guidée par un souffle délicatement suggéré par les héros de l’histoire, plus encore par le tout venant ayant vécu un jour sur Terre, venant de l’inconnu.

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Shanghai est-elle menacée d’effondrement ?

Posté par ITgium le 15 novembre 2013

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Shanghai Tower

De jùn mǎ 俊 马 (Francois de la Chevalerie) et Abraham Goldenberg

The complete document is available in English on request.

Silence dans les rangs !

Chaque fois que l’on pose la question de l’affaissement du sol (土地沉陷) de Shànghǎi (上海), les regards se glacent, des gestes de la main éludent aussitôt la question.

Dans son splendide envol, l’avenir de cette ville qui rassemble une richesse toujours croissante ne saurait souffrir la moindre critique.

Cependant le silence suggère bien davantage le trouble que l’acceptation d’un problème.

Le cas de México

Ayant longtemps vécu à México, ville de 20 millions d’habitants, j’apprécie les débats intenses et jamais clos sur les glissements de terrain du bassin endoréique du District Fédéral. Cependant ces échanges démocratiques ne sont pas sans conséquences.

“ A México, l’existence même de ce débat a fait perdre à la ville près de 100 milliards d’actifs depuis 1990 selon une évaluation basse ” se plaint un prometteur. A l’inverse, la municipalité de gauche s’en félicite : « La menace géologique tire le foncier vers bas, ce dernier se maintient à l’écart des spéculations ».

Aspect de l'effondrement

Aspect de l’effondrement

Fissures sur le sol de Shanghai

A Shanghai, il n’existe pas de débat sur la question. Quelques brèves tout au plus au ton retenu, de surcroît, au contenu contrôlé.

Toutefois, l’information s’est légèrement emballée avec la découverte à la mi-février 2012 d’une longue fissure dans une rue au pied de l’emblématique Shànghǎi zhōngxīn (上海中心, 632 mètres), en voie de construction alors, dépassant la Shànghǎi huánqiú jīnróng zhōngxīn (上海环球金融中心, 492,5 mètres, 2008) et la jīn mào dàshà (420,5 m, 1999), toutes trois situées dans le quartier de Pǔdōng Xīn Qū (浦东新).

La présence de ces tours légitime des inquiétudes quant à l’impact environnemental, notamment, en rapport avec l’affaissement des sols. Toutefois, les craquellements de surface sont banals sur des terrains constitués de remblais.

Land Subsidence à Shanghai

Land Subsidence à Shanghai

Rapports

Plusieurs études traitent de la problématique de l’affaissement du sol de Shanghai. Cependant, faute d’une étroite collaboration avec la société de géologie de Shanghai, aucune ne fait vraiment autorité.

Ainsi selon un rapport établi par l’Université du Colorado, le delta du Chángjiāng (长江/長江) serait doublement affecté par l’affaissement du sol et de la montée du niveau de la mer. Reposant sur l’analyse de photos prises par satellite, selon ce rapport, la région serait sérieusement menacée.

Pour rappel, le delta recouvre une surface totale de près de 38,500 sq mi pour une population évaluée à 100 millions d’habitants dont 80 millions établis en zone urbaine. Ainsi la problématique de Shanghai est inséparable de celle de la région. S’étendant sur une superficie de 6340 Km2, la municipalité autonome héberge 24 millions d’habitants.

Exemple d'effondrement

Exemple d’effondrement

Démenti officiel

Cette analyse est contestée par la Municipalité, notamment, par la Société de géologie de Shanghai.

Sans rejeter l’idée que le sol du Shanghai s’affaisse dans la zone deltaïque, elle récuse la perspective que la région soit dangereusement menacée.

La Société de géologie de Shanghai s’appuie sur des données obtenues à partir de 220 GPS et 37 systèmes de contrôle des sols. D’après cet organisme, cette méthode serait plus précise que des photos prises par satellite.

Dans ce cadre, un contrôle particulier est réalisé sur les tunnels du métro et de la localisation des futures lignes.

Autre exemple

Autre exemple

Cependant ces données ne font l’objet ni de débat contradictoire ni d’examens complémentaires. Très liée à la Municipalité, la Société de géologie ne peut délibérément rapporter des informations exactes car comme il a été précisé plus haut, les enjeux financiers sont trop importants.

Toutefois la société de géologie se fend d’un chiffre. Elle mesure le tassement du sol de Shanghai à hauteur de 7 millimètres par an. Elle préconise de ramener ce chiffre à 5 mm par an.

Tassement

Tassement

Une situation ancienne et connue

Selon les archives de la ville, le tassement de Shanghai est connu depuis longtemps. Construite à l’embouchure du fleuve huángpŭ jiāng sur un sol sédimentaire chahuté et boueux, cette situation est constatée dès 1921.

Depuis le début du siècle jusque dans les années 70, les nombreuses usines alors présentes dans le delta exploitaient à outrance la nappe, laissant à terme des poches d’air, contribuant mécaniquement à l’enfoncement des sols.

En presque cent ans, la ville aurait perdu entre 2 et 3 mètres de hauteur. Un indicateur en témoigne. Sur les bords du sūzhōu hé, la surface de l’eau est souvent au-dessus de celle des quais.

Jouant de prudence, les archives précisent que la situation serait sous contrôle depuis 1965.

Le poids des tours

Shanghai compte peu ou prou 1 000 tours de plus de 100 mètres. Garant d’une croissance sans limite, la construction de gratte ciels ne ralentit toujours pas.

Selon le Bureau de la planification de la ville de Shanghai, le tiers des affaissements dans le centre-ville serait provoqué par ces immeubles.

Tssement

Tssement

Le Bureau municipal de protection de l’environnement a confié à l’Institut de recherche des sciences environnementales de Shanghai une étude sur l’impact de la Shànghǎi huánqiú jīnróng zhōngxīn, construite en 2008. Toutefois, à l’exception d’un bref communiqué de presse, cette étude n’a jamais été rendue publique.

Néanmoins l’affirmation selon laquelle l’affaissement serait dû aux tours géantes est hasardeuse car celles-ci, arrimées à de solides piliers, reposent sur des couches géologiques profondes.

Dégâts

Degats

Pompage exacerbé de l’eau souterraine

Toutefois les mesures de la société de Géologie négligent l’invraisemblable pompage dans les réserves d’eau souterraines présente et à venir comme en témoigne, par exemple, la présence de 250 golfs dans l’aire de Shanghai.

A l’évidence, la forte pression démographique induit forcément un plus fort prélèvement de l’eau.

Avec les activités humaines allant se multipliant, la subsidence de l’écorce terrestre est devenue une réalité incontestable. En géologie, La subsidence est un affaissement lent de la lithosphère entraînant un dépôt progressif de sédiments sous une profondeur d’eau constante.

En Chine, la cause principale de subsidence est le pompage de l’eau des nappes ce qui réduit la porosité de roches. La subsidence est particulière significative en amont du Chángjiāng (5 mètres) principalement à cause de l’exploitation ancienne des aquifères souterrains.

Selon Zhang Weiran, professeur à Tóngjì Dàxué, le sol de Shanghai est une véritable éponge. Ce dernier a quantifié économiquement les conséquences du phénomène en s’appuyant, notamment, sur la récurrence des inondations.

L’enjeu de l’exploitation de l’eau souterraine

Selon la société de géologie de Shanghai, cette situation peut être freinée, notamment, par le contrôle de l’exploitation de l’eau souterraine, le réajustement des couches de nappes d’eau souterraine à exploiter, le développement du recyclage de l’eau souterraine, etc.

Typhon

Typhon

Sur le chemin des typhons (tái fēng)

Un fait est acquis. Selon un rythme à en débattre, Shanghai s’enfonce doucement dans la terre. Ville côtière située sur le chemin des typhons, quels seraient les conséquences d’un tel événement ? Plusieurs fois, des alertes au typhon ont eu lieu à Shanghai mais jamais la ville ne s’est trouvée dans l’œil du cyclone.

Toutefois, selon l’hypothèse où le niveau de la mer continuerait à s’élever au rythme actuel et dans l’hypothèse de la déferlante d’un typhon, les digues existantes à Shanghai sont notoirement insuffisantes.

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